La mosquée turque de Montélimar attaquée aux cocktails Molotov avec un tag du PKK

Une attaque a eu lieu, dans la nuit de dimanche à lundi, contre la mosquée turque de Montélimar dans la Drôme, vers 2h du matin. Un tag « PKK », pour Parti des travailleurs du Kurdistan, a été inscrit sur l’édifice. Des cocktails Molotov ont également été lancés, mais les dégâts sont mineurs. Une enquête a été ouverte.

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Ces dégradations interviennent au lendemain d’une manifestation monstre en Turquie, mais il n’y a pour l’instant pas de lien avéré. Selon les estimations, près de trois millions de personnes se sont rassemblées à Istanbul pour montrer leur soutien au président Recep Tayyip Erdogan, trois semaines après la tentative de putsch. Les principales formations de l’opposition étaient conviées, à l’exception du HDP pro-kurde en raison de ses liens présumés avec la guérilla du PKK.

France Info

Des individus taguent des appels à « exterminer les Arabes » dans la ville Sissonne

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Des tags racistes d’une extrême violence invitant chacun « à exterminer les Arabes », ont été découverts rue Charles-de-Gaulle à Sissonne, mercredi matin. Rapidement, les services de la commune ont effacé les inscriptions, dont la signification a provoqué quelques réactions sur les réseaux sociaux. Si ce n’est plus visible à Sissonne, à Liesse-Notre-Dame, un drapeau nazi, une croix gammée et divers sigles ont été dessinés sur le mur de la chapelle située à côté de la fontaine miraculeuse.

Au sein de la mairie, on explique que cela reste en l’état en attendant la fin de l’enquête de gendarmerie. Cela fait plus d’un mois et demi que ces « dessins » sont présents, ce qui commence à agacer les riverains et bon nombre de Liessois.

L’Union

Le Havre : Des slogans racistes et islamophobes tagués sur les murs d’une école

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Que ce soit à l’entrée de ville, près de l’enseigne de fast-food McDonald’s, ou autour de l’école élémentaire Édouard Herriot, des tags à caractère raciste sont apparus. Sur l’un des murs de l’école, ou encore sur un immeuble qui longe le Boulevard François 1er, on peut voir notamment « Islam hors d’Europe. » Ils semblent avoir été réalisés durant la nuit, comme l’indiquent Annick et Claude, un couple habitant le quartier du Perrey depuis 13 ans.

« Ils n’y étaient pas hier, on a vu ça ce matin. Cela ne mène à rien et ne va pas apaiser les choses. On a peur que cela divise les gens, abasourdis par ce qu’il se passe, encore un peu plus. On condamne ces tags, il faut les effacer car cela peut en amener d’autres. »

D’autres Havrais sont révulsés par ces inscriptions condamnables. « C’est la première fois que j’en vois au Havre, c’est écoeurant, s’indigne Véronique, de passage dans le coin. Il n’y a vraiment aucun respect. » « C’est désolant, rajoute un jeune habitant le quartier. Cela va créer des amalgames qu’il ne faut surtout pas faire. Ce n’est pas normal de réaliser ce genre de tags, n’importe où. Surtout avec des propos de ce type, ce n’est pas acceptable. Mais à force, à force… »

Pris Normandie

Des tags racistes défigurent la chapelle du village de Coolus

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Au bord de la route entre Coolus et Compertrix, les trois lettres inscrites sur les portes métalliques de l’édifice correspondent à des initiales des plus odieuses : «  KKK  », comme Ku Klux Klan, soit rien de moins que l’organisation suprématiste blanche fondée au XIX e  siècle aux États-Unis.

Sur les murs de la chapelle, des messages à caractère sexuels et racistes cohabitent avec des cadavres de bières et des sachets froissés de chips. «  Nous avions mis des poubelles pour remédier à ça, explique Michel Flot, maire de la commune entre 1995 et 2014, mais nous les retrouvions tout le temps au bord de la route. Nous sommes confrontés ici aux mêmes problèmes d’incivilités qu’ailleurs.  »

Pendant de nombreuses années, Michel Flot et les Cooluats se sont pourtant mobilisés pour faire vivre l’édifice. «  Nous l’avions ouverte une fois pendant les journées du patrimoine et nous nous relayions pour assurer le gardiennage, poursuit l’ancien premier magistrat de Coolus, mais ce n’est pas toujours évident de trouver du monde, on dit qu’il faut ouvrir les églises mais il faut quelqu’un pour s’en occuper.  »

L’Union

Selon la tête de liste FN, Pierre-Charles Cherrier « la croix gammée n’est pas antisémite »

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Mercredi 9 décembre au matin, des tags racistes et antisémites ont été découverts à Brie-Comte-Robert. Mais, pour Pierre-Charles Cherrier, la croix gammée n’a rien d’antisémite !

La tête de liste FN pour le département, a vivement réagi, après la diffusion de notre article sur les tags racistes et antisémites découverts ce mercredi 9 décembre au matin, à Brie-Comte-Robert. Pourtant, sur l’un des bâtiments, une croix gammée a été dessinée.

“La croix gammée n’est pas antisémite, il s’agit d’une interprétation”, a-t-il déclaré.

L’occasion de rappeler donc l’origine de ce symbole qui, à la base, n’a rien de péjoratif. Dans la culture hindoue, la croix gammée est, en effet, bien un signe de chance. Mais force est de constater que, cette image, largement utilisée par les nazis, se transforme, au temps de la deuxième guerre mondiale, en signe antisémite.

Le contexte dans lequel la croix gammée a été taguée sur les murs d’une association communautaire laisse alors peu de doutes quant à son caractère raciste ET antisémite. N’en déplaise à Pierre-Charles Cherrier !

La République

Des tags racistes et pro FN a Brie-Comte-Robert « A mort les Portugais », « les étrangers », « les gitans »

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« Là, c’est vraiment grave », lâche dépité Aouida, un habitant du quartier populaire du Four-à-chaux à Brie-Comte-Robert. La mine sombre, il regarde un employé de la ville passer un rapide coup de peinture blanche sur le mur du local du club des Portugais, où des inscriptions racistes ont été apposées dans la nuit de mardi à ce mercredi.

« A mort les Portugais », « les étrangers », « les gitans » et aussi « l’Afrique », accompagnés de croix gammées. « J’ai déjà eu des graffitis de ce genre sur ma porte, poursuit ce Tunisien arrivé en France il y a 15 ans. Ça fait vraiment peur.

Au milieu des menaces tous azimuts, les auteurs de ces tags célèbrent le Front national, qui « a justement fait un score de 40 % dans le bureau de vote local au premier tour des régionales, souligne Josette Bonnichon, conseillère municipale de la majorité socialiste. Du coup, je ne suis pas si étonnée que ça… » Dimanche, le FN était en tête à Brie avec 29,7 % des voix.

La mairie devrait déposer plainte ce jeudi. « On ne pourra jamais totalement éviter ce genre de faits, regrette Jean Laviolette (PS), le maire. Surtout dans le contexte actuel très tendu après les attentats et avec les élections… » Des élections régionales sur lesquelles cette saillie « n’aura pas d’effet », estime Pierre Cherrier, tête de liste du FN en Seine-et-Marne.

Le Parisien

Le Secours populaire de Saint-Sébastien ciblé par l’extrême-droite

Le mur du vestiaire du secours Populaire de Saint-Sébastien-sur-Loire tagué.

Un collectif anti-migrants s’attaque de nuit aux locaux des associations humanitaires en mettant de la colle dans les serrures et signe son acte par un tag.

 #On ferme est leur signature. Ce groupe d’activistes d’extrême-droite s’attaque aux associations caritatives parce qu’elles apportent de l’aide aux réfugiés.

Ils sévissent dans toute la France et revendiquent leurs actes de vandalisme sur les réseaux sociaux, photos à l’appui. Le 11 novembre, le Secours populaire de Saint-Sébastien-sur-Loire était leur cible. De nuit, ils ont encollé une serrure et signé leur méfait par un tag.

Ce n’était pas une porte habituellement empruntée, aussi les bénévoles ont mis quelques jours à comprendre qu’ils avaient eu des visiteurs. La secrétaire générale du comité sébastiennais vient de porter plainte.

« Nous luttons contre la pauvreté et l’exclusion sans distinction d’origine, de confession, ni d’opinions et nous continuerons à œuvrer pour nos valeurs sans nous laisser intimider », déclare-t-elle.

« Le Secours populaire français est une association laïque, reconnue d’utilité publique et grande cause nationale, dont l’unique but est la solidarité. »

Ouest France

« La France aux Français », Libérez la Gaule », et croix gammées taguées sur la mosquée de Pontarlier

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Outre des inscriptions à connotation raciste, du jambon et du lardon ont été déposés devant le palier. Le responsable de la mosquée prône l’apaisement.

Le président de l’association de la mosquée de Pontarlier a été prévenu à 1 heure du matin, ce dimanche. Des personnes mal avisées ont déposé du jambon et du lardon sur la poignée et devant la porte d’entrée du lieu de culte, place Jules-Pagnier. Des inscriptions consternantes et une croix gammée, vite effacées dans la nuit par les services d’astreinte de la Ville, ont également été constatées par les policiers (« La France aux Français », Libérez la Gaule »).

Le président de l’association cultuelle Naceur Benyahia a expliqué la situation à ses fidèles ce dimanche à midi et, comme à son habitude, prône l’apaisement : « Je leur ai dit qu’il y aurait toujours des dérapages, mais qu’il fallait garder son calme. Le président François Hollande a fait un appel à l’union nationale, il faut jouer le jeu. Ce qui s’est passé à Pontarlier, ce n’est pas grave comparé à ce qui s’est passé à Paris. Il ne faut pas ajouter de l’huile sur le feu comme le font certains politiques et faciliter la division. »

Par le passé, la mosquée Philippe-Grenier de Pontarlier avait déjà été l’objet de vandalisme similaire, notamment en janvier et novembre 2014.

Naceur Benyahia portera plainte ce lundi. Dans le cadre de la procédure de justice à venir, les images de la caméra de vidéoprotection installée sur la place en début d’année seront certainement exploitées à bon escient.

Est républicain

Des inscriptions nazis et islamophobes tagués dans le centre-ville de Bernay

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De la peinture et des produits nettoyants pour effacer l’abominable. Dans la nuit de vendredi à samedi, près d’une dizaine de tags nazis ont été inscrits sur du mobilier urbain et des bâtiments du centre-ville de Bernay, dans l’Eure.

« Je n’ai jamais vu ça à Bernay » explique Martine, retraitée qui a croisé une croix gammée taguée sur un panneau publicitaire, avenue Jean-de-la-Varende, pendant qu’elle promenait son chien, hier matin. «Les gens qui font ça ne comprennent pas la portée de leur geste. »

« Je suis scandalisé et choqué que certains se livrent à de tels actes, qui rappellent les pires moments de l’histoire de l’humanité », s’indignait Hervé Maurey, sénateur-maire de Bernay. Le premier magistrat n’a jamais vu ça dans sa ville « depuis au moins 2001 » et son entrée au conseil municipal.

« Nous devons rester vigilants face à la montée des extrêmes et du racisme, car ces faits démontrent qu’il y a des individus qui manquent de repères et n’ont plus la culture de l’Histoire. »

Près d’une dizaine de tags ont été trouvés. Si la piste de jeunes individus malveillants ayant agi sans réflexion particulière semble privilégiée, un indice interpelle : au milieu des croix gammées et sigles « SS », l’un des tags représente une croix celtique écourtée, symbole des skinheads néonazis, souvent reprise par les mouvements d’extrême droite.

Autre élément à prendre en compte, le ciblage de certains des tags, comme un « SS » laissé sur la vitrine de l’Eurokebab, rue du Général-Leclerc. Elle a été enlevée dès samedi matin.

Paris Normandie