Violences, menaces, rébellion… Michael commet 10 infractions en une soirée

Violences, menaces, refus d’obtempérer, conduite en état d’ivresse, rébellion… Pas moins de 10 infractions commises en l’espace d’une soirée. Michael Lenestour, âgé de 39 ans, a été jugé hier par le tribunal correctionnel de Toulouse pour l’ensemble de ces faits commis le 25 octobre.
Le prévenu conduisait tous feux éteints lorsqu’une équipe de police a voulu l’interpeller. Une folle course-poursuite s’en est suivie au cours de laquelle le prévenu a volontairement chargé deux véhicules de polices et réalisé de nombreuses embardées.
Les fonctionnaires de police ont alors éprouvé les plus grandes difficultés pour interpeller l’individu, recevant coups, menaces et insultes. «Il s’est débattu comme un fou», expliquent les policiers qui avouent «n’avoir jamais eu affaire à une interpellation aussi violente».
Pour le procureur Traffi, «l’alcool n’y est pour rien. Il se savait recherché par un juge d’instruction !» Trois ans de prison sont requis. Me Legros Gimbert, avocat du prévenu déjà condamné à 2 reprises, décrit le poids «d’une première incarcération, qui l’a poussé à réfléchir». Michael a été condamné à 2 ans de prison. Un précédent sursis de 6 mois a été révoqué. Il a été incarcéré.
Le militant sioniste Sammy Ghozlan condamné pour diffamation

Les juges de la 17ème chambre correctionnelle de Paris ont condamné ce mardi Sammy Gholan, le colon à la tête du BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme), reconnu coupable de diffamation.
A force d’abuser du chantage à l’antisémitisme, le patron de cette officine israélienne s’est fait prendre la main dans le sac.
Il avait traité d’antisémite et traîné dans la boue un restaurateur du Calvados, lui attribuant des propos déshonorants qu’il n’avait jamais tenus.
Mais ce dernier ne s’est pas laissé faire. Défendu par Me Olivier Morice, il a attaqué en justice, celui qui se répand partout en propos nauséabonds, en se croyant intouchable, et il a gagné.
Sammy Ghozlan devra payer 4000 euros à ce restaurateur pour le préjudice moral qu’il lui a fait subir.
Ce spécialiste de la diffamation a été en outre condamné à une amende de 500 euros avec sursis.
Escroquerie, fausses factures… la fédération FN du Nord devant la justice

Philippe Bernard était secrétaire départemental du Front national dans le Nord, dans les années 2000. Mais il a été exclu en 2008, quand il a été mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie, après une enquête portant sur les frais de campagne du parti d’extrême droite dans la région.
C’était hier, devant la cour d’appel de Douai. Parce que Philippe Bernard a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, à Lille, en 2013. Il a donc fait appel.
Philippe Bernard, dont l’avocate générale cherche encore, après toutes ces années, à fixer le montant des détournements qu’on lui reproche (elle parle d’un peu plus d’un million d’euros…), il plaide non coupable. « Tous les travaux commandés aux entreprises ont été effectués », se justifie-t-il, contestant les fausses factures.
Ce dont doute la magistrate : elle a demandé quatre ans de prison, dont une partie de sursis.
« Je suis une terroriste en puissance» Eugénie condamné pour apologie du terrorisme

Eugénie, jeune esthéticienne au chômage, conduisait en ayant consommé « 5 whisky-Cocas ».
« Je suis une terroriste en puissance, je vais faire péter les bombes », « j’ai une ceinture d’explosifs », « ils auraient dû vous faire sauter vous et vos gamins », « hier t’a pas perdu quelqu’un dans l’attaque ? » a notamment lancé la jeune femme, selon les témoignages des policiers lus par la présidente du tribunal.
La jeune femme de 22 ans a été condamnée mardi par le tribunal correctionnel de Nice à deux mois de prison ferme pour « apologie du terrorisme ». Il s’agit d’une « infraction de contexte », dans le cadre des massacres terroristes du 13 novembre qui ont fait 129 morts et 352 blessés, a souligné la procureur de la République.
« Comment ne pas l’assimiler à l’apologie du terrorisme ? » a-t-elle requis, qualifiant les propos de la jeune femme d’« intolérables » et précisant qu’elle avait pris le volant avec « 2 grammes d’alcool par litre de sang » et alors qu’elle avait perdu son permis.
Le tribunal correctionnel, qui a suivi les réquisitions du parquet, n’a pas requalifié le délit en simple « outrage » aux forces de l’ordre, comme le demandait l’avocate de la défense. La prévenue, dont la mère travaille pour la mutuelle générale de la police, n’avait pas de casier judiciaire.
Paul, le cambrioleur récidiviste condamné à deux ans de prison ferme

«C’est toujours la même façon d’agir. C’est toujours dans des habitations proches de votre domicile », résume le président du tribunal correctionnel du Havre, hier.
Paul Barret ne cesse de multiplier les cambriolages, quartier d’Aplemont, au Havre. L’homme de 55 ans est sorti de prison le 12 octobre. Il a attendu seulement quatre jours pour commettre un nouveau cambriolage. Dans la nuit du 3 au 4 novembre le multirécidiviste a été arrêté. Paul est aperçu par des policiers rue Balzac entrant dans une maison « à vendre ». La locataire est hospitalisée depuis plusieurs mois.
Une caverne d’Ali-Baba
Le professionnel du vol ressort de l’habitation avec un sac rempli d’objets. Après son interpellation, les policiers perquisitionnent son domicile. Les enquêteurs y découvrent « une caverne d’Ali-Baba » : un buste en bronze dans le salon, des tableaux, une commode Louis XV, du matériel multimédia… Les agents le soupçonnent d’une douzaine de vols, puis de sept et enfin de trois.
Mathieu condamné pour avoir tabassé Nourredine et menacé de le couper avec une scie

l’histoire de Mathieu B., plombier chauffagiste de 28 ans qui, conduisant en état d’ivresse le 5 novembre 2013 à Pavilly, a été impliqué dans une bagarre.
Pour ces faits, qui ont entraîné de sérieuses blessures à Nourredine M. dans un contexte évoquant un certain racisme même si ce dernier n’a pas été poursuivi, le tribunal a condamné en son absence le prévenu à une peine de cinq mois de prison ferme, assortie d’une annulation de son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant six mois.
L’affaire démarre vers 20 h, alors qu’il fait nuit, dans une rue de Pavilly. La gendarmerie vient d’être appelée par des témoins qui ont vu deux automobilistes en venir aux mains. L’un d’entre eux, plus chétif que son agresseur, c’est Nourredine M. Il est dominé par son adversaire et roué de coups selon les témoignages. Rapidement, les militaires arrivent sur place et découvrent Mathieu B. à califourchon sur la victime, en train de lui asséner des coups.
Il menace de le découper à la scie sauteuse
Au service de médecine légale du CHU, un expert a noté des blessures au front, au visage, au torse. Et, surtout, la perforation d’un tympan valant 21 jours d’ITT.
« Il voulait m’emmener à l’arrière de la camionnette, il ne voulait pas faire de constat amiable, note à la barre la victime. Il m’a même montré sa scie circulaire et a menacé de me couper en deux si je téléphonais à la police. Je lui ai dit de reposer la scie et c’est quand je me suis saisi de mon téléphone pour téléphoner aux secours qu’il a commencé à me frapper. J’ai immédiatement été sonné. »
Un homme masqué menace de tuer «Un arabe chaque semaine » Partout au Québec suite aux attentats de Paris

La police de Montréal enquête sur une vidéo dans lequel un homme portant un masque menace de tuer «un arabe chaque semaine. »
« dans les prochaines semaines, il y aura des meurtres partout au Québec,» dit-il avec un accent québécois. «Nous allons éliminer tous, un par un. L’Islam nous a nui assez. » La vidéo a depuis été supprimé.
Faisant référence aux attaques de Paris, l’homme non identifié affirme qu’il a recruté plus de dix autres personnes pour participer à la série de crimes.
«Je vais tirer une balle dans la tête d’un arabe par semaine, dès la semaine prochaine, » dit-il, brandissant une arme de poing, même si on ne sait pas si elle est vraie ou fausse. « Je vous garantis que je suis sérieux. »
Faute d’expertise psychiatrique, Le procès de deux pédophiles Jean Marc et Kevin, repoussés

Petite affaire mais qui met crûment en lumière la pénurie d’experts-psychiatres acceptant de travailler pour la justice. Jean-Marc C., un Dieppois de 56 ans, est poursuivi pour agression sexuelle et détention d’images pédopornographiques. Le tout a été commis en 2013 et 2014.
Mais le tribunal correctionnel de Rouen renvoie l’affaire au 1er avril 2016, tout en sollicitant un psychiatre qui a souhaité être rayé de la liste officielle tout en pouvant être consulté ponctuellement. « Tout le problème, si ce n’est pas lui qui accepte l’expertise, c’est que les délais seraient de plusieurs mois voire davantage vu la pénurie d’experts », souligne le tribunal.
Rebelote quelques instants plus tard avec Kévin L., qui via Facebook a fait des propositions grivoises à un mineur de moins de 15 ans.
Kevin condamné pour avoir injurié et frappé des policiers

Le 30 octobre dernier, les clients du Monoprix situé rue du Gros-horloge signalent au service de sécurité un client à l’attitude étrange.
Le directeur du magasin et le vigile de service décident de le faire sortir. Ne comprenant pas les raisons de son expulsion et sûrement mal conseillé par son taux d’alcoolémie le client éconduit tente de pénétrer dans le magasin à plusieurs reprises.
À chaque fois un refus lui est opposé. Le ton monte, l’individu s’énerve alors plus que de raison.
Deux policiers en civil, qui par hasard passent dans la rue à ce moment-là assistent à l’altercation. Ils reconnaissent tout de suite Kevin M., bien connu d’eux pour avoir à de nombreuses reprises outragé leurs collègues.
Ils décident d’intervenir. Ces derniers déclarent qu’ils plaquent alors l’homme contre le mur afin de le menotter. Il ne se laisse cependant pas faire. Il se débat, donne des coups de pied, les insulte. Il se met au sol, dissimulant ses bras sous lui pour ne pas être menotté. Une fois relevé par les agents il aurait saisi l’un d’eux à la gorge. Il aurait été repoussé et serait tombé sur une barrière de sécurité. Il finit par être maîtrisé.
Meurtre d’un homosexuel : Maximilien et son frère Aurélien condamnés à 20 et 25 ans de prison
La cour d’assises a retenu l’homophobie comme circonstance aggravante bien que les deux jeunes aient eu des rapports sexuels avec la victime.
Le tribunal a finalement condamné Aurélien Lefèvre à 25 ans de prison, et Maximilien, son frère, à 20 ans. La voisine, quant à elle, sera condamnée à 2 ans de prison ferme pour non-assistance à personne en danger.
Maximilien et Aurélien Lefèvre jugés pour avoir assassiné un homosexuel

Le procès de deux frères accusés d’un homicide homophobe s’ouvre aujourd’hui devant la Cour d’assises de Seine-Maritime. Le 27 août 2012, le corps de Johnny Aubert, 38 ans, était découvert, en état de décomposition, sur le sol de la cuisine.
Trois écrits homophobes dans l’appartement
Outre le contenu de tous les meubles, dont certains brisés, répandus par terre, des traces de sang étaient visibles sur les murs et au sol partout dans l’appartement, notamment dans la salle de bains.
Deux inscriptions à caractère homophobe visant la victime avaient également été écrites sur le mobilier et une troisième sur un mur.
Parmi des vêtements tachés de sang, un couteau était retrouvé, en plus de deux autres plantés dans des murs. Sur la table basse du salon se trouvait une carte d’identité au nom de Maximilien Lefevre, ancien amant de la victime. Leur relation avait pris fin courant 2011, mais il était revenu vivre rue de Lausanne fin juillet début août à la demande de son ex.
Selon le témoignage de la voisine du dessous, cet homme de 25 ans qu’elle connaissait de vue pour être l’amant de la victime, est venu dans la soirée d’un lundi, le 6 août, lui demander une cigarette.
Il lui a parlé de Johnny Aubert, qu’elle avait entendu le matin même crier « Arrête, arrête », en déclarant qu’il n’était pas mort. Maximilien Lefevre l’a alors invité à venir vérifier ses dires. La voisine l’a suivi. En entrant dans l’appartement, elle a aperçu un inconnu, Aurélien Lefevre, 22 ans, en train de s’habiller.
Aurélien Lefevre nie avoir voulu tuer. Son frère Maximilien, sous curatelle depuis 2008, l’a admis.
Attentats: Un pasteur américain qualifie la France de « nation pécheresse » et s’en prend aux victimes

Le pasteur chrétien, Steven Anderson, a vivement critiqué les gens qui étaient présents au Bataclan pour voir un concert qu’il qualifie de «death metal».
Le pasteur, connu pour ses nombreuses frasques, notamment pour avoir suggéré d’exécuter les homosexuels pour mettre fin au sida, a dit, lors de son sermon dimanche, qu’il ne condamne pas les actions des assaillants qui ont attaqué Paris.
Il s’en prend plutôt aux gens qui assistaient au concert.
[À 5:45] «Si vous allez à un concert de death métal, quelqu’un peut être tué, vous savez. Vous vouez un culte à la mort, et ensuite, soudainement, les gens se mettent à mourir.
Vous aimez tellement la mort que vous avez acheté un billet de concert. Vous vénérez Satan! Sa religion est entrée pour vous tuer. Je veux dire, c’est ce que ces personnes devraient penser avant d’aller dans des concerts maudits», a-t-il dit
Le pasteur a poursuivi en qualifiant le chanteur du groupe de «Dealer de drogue campagnard pédé».
Il a aussi mentionné que «Les violences connues en France découlent des pêchés sociaux de la nation».
[À 8:45] «Maintenant, laissez-moi vous parler de cette nation pécheresse qu’est la France. Saviez-vous que la France est le seul pays au monde où plus de 50% de la population pense que l’adultère est bien?»
Il en ajoute en disait : «Nous ici, à Tempe en Arizona, on est censés être en deuil à cause de ces 120 personnes qui sont mortes, mais nous ne sommes pas censés nous préoccuper des 500 bébés avortés aujourd’hui? Ça, ça ne compte pas», a-t-il aussi déclaré.
Des identitaires perturbent un hommage aux victimes des attentats par des « saluts nazis »

A Reims (Marne), dimanche, alors qu’une centaine de personnes se recueillaient devant l’hôtel de ville, une dizaine de militants d’extrême droite se sont postés devant la cathédrale avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « On est chez nous, islamisation hors de notre nation ».
Une vidéo de la manifestation prise par un passant et publiée par L’Union montre des participants faire des saluts nazis.
And the hate speech begins. #Prayers4Paris needed indeed. (protest/hate speech in Reims east of Paris) pic.twitter.com/I9tCBTEhwN
— Austin A. Kennedy (@austinakennedy) 15 Novembre 2015
Un membre de l’EI espère l’élection du FN

Réaction d’un Francais de l’#EI à l’actu #Thalys « vivement que le FN prenne le pouvoir, ça forcera ptet les musulmans endormis à bouger »
— David Thomson (@_DavidThomson) 24 Août 2015
Le directeur de campagne de Marion Maréchal Le Pen déjà condamné pour violence avec arme

Frédéric Boccaletti, directeur de campagne de Marion Maréchal Le Pen en PACA a écopé de sept mois ferme pour avoir fait tirer avec son arme un jeune frontiste de 19 ans sur des opposants.
Le Point a retrouvé une lettre manuscrite de Frédéric Boccaletti rédigée alors qu’il purgeait sa peine de prison à Toulon, en 2000. L’en-tête est explicite : « Maison d’arrêt… Boccaletti Frédéric, écrou 54451 cellule 135, 2 place Léon Blum, BP5503 83097 Toulon cedex ». (Cf ci-dessous.) Dans ce courrier, l’actuel patron du FN du Var réclame la plus grande discrétion à son entourage, et sonde son interlocuteur sur son inéligibilité future.

De nombreux cadres frontistes locaux ne lui reprochent pas que son lointain passé : il aurait fait parler de lui plus récemment. Ils rappellent au passage, preuves à l’appui, que Boccaletti s’est servi dans les caisses du Mouvement national républicain, le parti fondé par Bruno Mégret après son éviction du Front national – qu’il a réintégré en 2009.
En 2008, Boccaletti, élu de Six-Fours-les Plages, avait convié à s’exprimer dans une salle municipale l’avocat négationniste Éric Delcroix, condamné à plusieurs reprises pour contestation de crime contre l’humanité, comme son client Robert Faurisson.
Près d’Alès : tentative d’incendie de la salle de prière musulmane

Dans la nuit de dimanche 15 à lundi 16 novembre, à Lédignan, des individus ont tenté de mettre le feu à la salle de prière musulmane située dans le bas du village.
Á Lédignan, des individus ont tenté de mettre le feu à la salle de prière musulmane située dans le bas du village. Avec un liquide inflammable ils ont, semble-t-il, aspergé la porte et le paillasson. Ce dernier se serait enflammé.
Le maire, Bernard Cauvin, dans son allocution lors du rassemblement en hommage aux victimes des derniers attentats, a fermement condamné cette agression et a demandé de ne pas stigmatiser injustement et abusivement la communauté musulmane.