USA : un ancien président de la Chambre des représentants accusé de pédophiles, il encourt 6 mois ferme

Un ancien président de la Chambre des représentants était samedi sous le coup d’accusations de la justice américaine pour des abus sexuels commis sur des adolescents pendant des années, un récit détaillé qui précipite le républicain Dennis Hastert dans la tourmente.

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Avant de gravir l’échelle du pouvoir à Washington jusqu’à devenir « Speaker » à la Chambre, un poste qui l’a placé entre 1999 et 2007 au deuxième rang dans l’ordre de succession à la présidence des États-Unis, Dennis Hastert, 74 ans, avait été professeur de sport dans un lycée de l’Illinois.

Pendant plus de quinze ans passés à enseigner notamment la lutte à Yorkville, entre les années 1960 et 1980, il est accusé par les procureurs de cet État du nord des États-Unis d’avoir abusé d’au moins cinq mineurs.

Selon les « faits connus », Dennis Hastert aurait « touché intentionnellement l’aine et les parties génitales des mineurs, et aurait eu une relation sexuelles orale avec un mineur », écrivent les procureurs dans un document daté de vendredi et consulté par l’AFP.

Le républicain avait plaidé coupable en octobre 2015 d’avoir retiré 1,7 million de dollars en liquide entre 2010 et 2014 et d’avoir dissimulé à la police la destination de cet argent. Des sommes qui auraient en fait servi, selon les procureurs, à acheter le silence d’une victime.

Compte tenu de l’état de santé de Dennis Hastert, qui a eu une crise cardiaque peu après avoir plaidé coupable, les procureurs demandent une peine ne dépassant pas six mois d’emprisonnement ferme.

L’enseignant aurait forcé une victime à dormir dans sa chambre et lui aurait « touché les parties génitales » avant de se déshabiller et de « demander à l’enfant qu’il lui masse le dos ».

Dennis Hastert aurait d’autre part infligé à deux reprises à deux garçons des séances de massage dans les vestiaires du lycée, allant jusqu’à se livrer à un acte sexuel dont la nature exacte n’a pas été précisée.

L’une de ses victimes présumées, Stephen Reinboldt, décédé en 1995, aurait subi des abus pendant toute sa scolarité à Yorkville, de 1967 à 1971, selon sa soeur.

Yahoo

Affaire de stups, escroquerie immobilière: Eric et Emmanuel, 2 gendarmes mis en cause

Entre 2010 et 2012, ils avaient fait tomber un réseau d’importation de cocaïne. Cinq ans plus tard, deux gendarmes et leurs indics de l’époque sont mis en cause dans une sombre arnaque immobilière, qui jette le trouble sur leur belle affaire.

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Les deux gendarmes, le major Eric T., 49 ans, et Emmanuel B., 46 ans, sont mis en examen depuis le 17 mars pour complicité d’abus de confiance, de faux en écriture publique et usurpation de titre. Tous deux en poste à l’époque des faits à la Section de recherches (SR) de Paris où ils jouissent d’une bonne réputation, ils sont sous contrôle judiciaire et suspendus. Le parquet de Paris avait requis leur placement en détention provisoire.

Selon une plainte, les victimes — une dizaine en l’état — se voyaient approcher par un intermédiaire, qui leur promettait de juteuses affaires immobilières sur des biens saisis par la justice. A condition de verser une somme en cash.

Des rendez-vous étaient organisés aux tribunaux de Paris et Bobigny, en présence d’avocats. Mais les sommes versées, des dizaines de milliers d’euros par transaction, se sont envolées.

– Nouvelles plaintes –

Problème, les quatre mis en cause ont aussi joué un rôle-clé dans le démantèlement d’un réseau d’importation de cocaïne depuis la Belgique et les Pays-Bas, les deux premiers comme enquêteurs, les autres comme indics, expliquent des sources proches de l’enquête.

Ce dossier-là démarre en 2010. Il mène les gendarmes sur les traces de plusieurs Go Fast et à un laboratoire clandestin à l’Ile-Saint-Denis, où sont saisis 5 kg de cocaïne, 45 kg de produits de coupes et du matériel pour fabriquer la drogue.

Les indics apparaissent dans la procédure, sous un prénom et un alias, mais en dépit d’un témoignage les reliant aux suspects, ils ne seront pas identifiés.

L’arnaque a-t-elle servi à les rémunérer, reposant la question des relations troubles entre enquêteurs et informateurs? Autre question, les indics ont-ils joué un rôle dans le trafic?

L’avocat a multiplié les plaintes, accusant les gendarmes d’avoir menti sur leurs PV de constatations, ou le juge d’instruction de les avoir couverts.

Un autre élément intrigue. L’un des plaignants avait demandé des comptes à l’un des gendarmes. Lors de cette conversation qu’il a enregistrée, l’enquêteur reconnaît les rendez-vous, où des collègues auraient porté la robe, mais les justifie par des opérations pour infiltrer le milieu des voyous.

La cour d’appel rendra sa décision le 17 mai.

Yahoo

Thionville : Jimmy profère des insultes racistes et tabasse une femme noire dans le train

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« Je m’excuse », finira par sortir le petit homme malingre, présenté hier à la barre du tribunal correctionnel de Thionville. Mais la victime ne s’en contentera pas. « Je ne les accepte pas ses excuses. Elles ne sont pas sincères. Il m’a agressée parce que je suis une femme et que je suis noire », assène-t-elle, la voix chevrotante. La peur ne l’a pas quittée depuis l’agression dont elle a été victime dans le train qui la ramenait chez elle mardi dernier, en provenance du Luxembourg.

Ce soir-là, la jeune femme rentre tranquillement du boulot. Il est tard et le wagon est quasi vide. Elle met ses écouteurs et regarde la télé sur son téléphone. Son regard croise celui d’un autre voyageur visiblement énervé et alcoolisé. Elle lui demande ce qui cloche. Et le ton monte.« T’es qu’une sale pute, tu comprends rien, c’est toujours pareil avec les gens comme vous ! », lui aurait-il lancé.

La jeune femme lui demande de la laisser en paix. Mais il la roue de coups de poing. Un contrôleur intervient. Le calvaire prendra fin en gare de Thionville où l’énervé est débarqué. Puis difficilement appréhendé par les policiers.

10 mois de prison ferme

Le prévenu a du mal à contester cette version livrée par la victime et les fonctionnaires. « Je ne m’en souviens pas. J’avais bu », lâche-t-il. Pourtant, même dégrisé, au lendemain de son interpellation, les insultes continueront de fuser depuis sa cellule de garde à vue.

« Les faits sont inadmissibles », martèle le procureur de la République de Thionville, Christelle Dumont, dénonçant des violences gratuites et des propos racistes intolérables.

« Je ne suis pas raciste », marmonne le petit homme. Jimmy Cristinelli, 21 ans, originaire d’Uckange, est déjà bien connu des autorités pour des vols notamment. Il ne travaille pas. « J’ai arrêté l’école de la 2e chance », raconte-t-il. « Et comment vous envisagez l’avenir ? », l’interroge le président du tribunal. Dans l’immédiat, ce sera en prison pour 10 mois.

Républicain Lorrain

Une manifestation d’extrême droite interdite ce dimanche à Bruxelles

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La Ville de Bruxelles interdit toute manifestation et rassemblement sur son territoire le dimanche 10 avril, en accord avec le chef de corps de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles et en tenant compte du rapport d’évaluation de l’Organe de coordination de l’analyse de la menace (Ocam) du 7 avril, a-t-elle annoncé vendredi.

Manifestations d’extrême-droite interdites

La décision a été prise par la bourgmestre faisant fonction Karine Lalieux (PS). De la sorte, les manifestations ou rassemblements de militants d’extrême-droite appartenant aux groupes Nation ou Vlaanderen seront interdits sur le territoire bruxellois. Tous avaient annoncé vouloir manifester ensemble contre le bourgmestre Yvan Mayeur.

Une autre manifestation d’un groupe d’anarchistes a été annoncée pour samedi après-midi pour dénoncer «la militarisation de nos vies» dans la capitale. Aucune demande n’a cependant été introduite. Elle est donc illégale et interdite, fait-on savoir au cabinet du bourgmestre de Bruxelles.

Des rassemblements d’associations musulmanes sont en revanche bien prévus samedi vers 14h30 devant la station de métro Maelbeek, théâtre des attentats du 22 mars, afin de rendre un hommage aux victimes.

Le Soir

Christophe et Mickaël poignardent a mort Alexis pour lui voler son téléphone

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La fratrie était jugée depuis lundi pour le meurtre d’Alexis Moulinier, un étudiant de 19 ans, poignardé à mort à Talence, près de Bordeaux (Gironde).

La cour d’assises des mineurs de Gironde a condamné Mickaël et Christophe Houwer, jumeaux de 23 ans, à 20 ans de prison sans peine de sûreté, rapporte «Sud Ouest». Ils ont également interdiction de demeurer en Gironde pendant les dix ans suivants leur sortie de prison.

Leur complice, une jeune fille mineure au moment des faits, a quant à elle été condamnée à six ans de prison. Selon «Sud Ouest», elle aurait bénéficié de l’excuse de minorité.

Un portable revendu 40 €

Le 5 mars 2014, Alexis Moulinier, étudiant en économie, rentre retrouver son amie à Talence. En quête d’une cible à qui voler son téléphone, les deux frères Houwer le suivent, accompagnés d’une fille de 17 ans. Les deux garçons ont des couteaux de cuisine sur eux.

Dans le hall de l’immeuble, Alexis est plaqué au sol, un coup de couteau est donné. Alexis est mortellement touché au coeur. Il parvient tout de même à se traîner jusqu’au palier de son appartement.

Ses trois agresseurs volent son téléphone avant de prendre la fuite. Interpellés onze jours plus tard, ils expliqueront avoir revendu le smartphone pour 40 euros.

Au moment de sa mort, Alexis Moulinier avait été décrit par le vice-procureur de la République de Bordeaux, comme un «garçon bien inséré inconnu de la police et de la justice».

Le Parisien

Steven, un migrant américain condamné pour pédophilie au Maroc

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Un ressortissant américain a été condamné jeudi par le tribunal de Marrakech à deux ans de prison ferme pour pédophilie et abus sexuels sur deux mineurs.

Pour l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), dont les propos d’un des responsables ont été recueillis par le journal Al Akhbar, la peine infligée au pédophile est très légère et inciterait les autres prédateurs sexuels à venir s’installer à Marrakech, « capitale du tourisme sexuel ».

Plus grave encore, durant l’enquête menée par la police, il s’est avéré que Steven Hawley avait déjà été condamné pour des faits similaires dans plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et aux Etats-Unis.

La justice a également condamné l’accusé à payer 20 000 dirhams en faveur de chacune des victimes et un dirham symbolique au profit de l’AMDH, partie civile dans cette affaire.

Bladi

Vidéo : Voile, salafisme, UOIF… Raphaël Liogier répond a Caroline Fourest

Le chercheur Raphaël LIOGIER n’en revient pas. Caroline FOUREST l’a carrément démoli en direct dans la séquence de l’émission C À VOUS, interviewée par Patrick COHEN (France 5, 06 avril 2016).

Sauf que LIOGIER n’était pas invité sur le plateau ! Caroline a pu sans risque taper à bras raccourcis sur cet affreux partisan du port du voile islamique, ce « complice » de nos ennemis dans « la bataille culturelle que nous sommes en train de perdre » et autres amabilités.

Oui, vous avez bien lu, le voile, revoilà le voile !

C’est Manuel VALLS qui l’a ressorti pas plus tard que ce lundi 04 avril. Alors que toute la place de la République vibre de la NUIT DEBOUT qui est en train de gagner le pays, au coin même de la place, discrètement, au théâtre Déjazet, lors d’un colloque sur l’islamisme et le populisme en Europe, Manuel VALLS ressortait l’épouvantail du voile, « asservissement de la femme », et contre lequel « il faut agir ». Alors que la jeunesse est dans la rue, alors que la révolte sociale gronde un peu partout, le Premier ministre tente de faire diversion. « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire. » Au moins c’est clair.

Incapable de faire face au chômage, à la précarité, aux inégalités, tout comme à l’évasion fiscale des grosses fortunes, Valls tente de dissimuler la bombe sociale sous le voile et les vieux amalgames chers au FN et aux partisans de la « guerre des civilisations ».

En cela il peut compter sur le fidèle soutien de Caroline FOUREST. Si Laurent RUQUIER a décidé de ne plus jamais l’inviter dans son émission suite à de trop gros mensonges, Caroline est toujours présente dans les médias quand il s’agit de protéger la France du péril islamiste.

Là-bas si j’y suis

Un scandale de pédophilie étouffé par le Quai d’Orsay

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Un scandale de pédophilie étouffé

L’homme n’est pas cité nommément dans le livre. « Comme il n’a été ni condamné ni officiellement sanctionné, on ne peut pas citer son nom », explique le journaliste. Il est pourtant accusé d’être un prédateur sexuel. En 2013, le FBI monte une opération anti-pédophilie et tombe dans « les numéros de téléphone des prédateurs » sur ce jeune diplomate détaché récemment du Quai d’Orsay au siège des Nations Unies à New York. Immédiatement, l’homme est renvoyé par le secrétaire général des Nations-Unis, Ban Ki-Moon.

Alors que l’homme aurait pu être remis par la France à la justice américaine, il est simplement rappelé à Paris. Pour éviter d’être arrêté sur le tarmac de l’aéroport de New York, l’homme décide alors de rentrer en France en passant par Montréal au Canada, qu’il rejoint en voiture.

Rentré à Paris, on le prévient qu’il ne sera plus jamais envoyé à l’étranger mais il n’est pas poursuivi ni licencié. Il est alors chargé de gérer les réseaux sociaux d’une direction de la maison avant d’être recruté dans une prestigieuse banque d’affaires par un ancien diplomate de haut rang.

L’histoire ne s’arrête pas là. L’homme n’a pas été rayé des cadres du ministère puisque son nom apparaissait récemment dans un jury de concours interne du Quai d’Orsay.

Le JDD

Israël érige son mur de séparation dans un secteur chrétien pour « confisquer les terres »

Le projet avait donné lieu à une vive résistance de la communauté chrétienne palestinienne locale qui déplore une « confiscation de ses terres ».

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Israël a commencé à ériger son mur de séparation avec la Cisjordanie occupée dans un secteur où le projet a donné lieu à une farouche résistance de la communauté chrétienne palestinienne locale, a constaté un photographe de l’Agence France-Presse jeudi. Après des mois de travaux préparatoires, des grues disposaient jeudi des blocs de béton de huit mètres de haut dans le secteur majoritairement chrétien de Beit Jala et de la vallée de Crémisan, non loin de la ville de Bethléem.

Nicola Khamis, maire de Beit Jala, a condamné ce qu’elle considère comme une appropriation de terres par Israël. « Ces terres sont à nos familles, à nos enfants », a-t-elle dit au téléphone à l’Agence France-Presse près des lieux de la construction.

Contestée par les Palestiniens sur tout son parcours, la construction du mur a rencontré une résistance particulière autour de Beit Jala. La communauté chrétienne avait réussi à mobiliser le pape en sa faveur. Elle avait manifesté à maintes reprises et saisi la justice israélienne.

Vive protestation

L’affaire avait suscité d’autant plus d’attention que le mur devait passer entre un monastère et un couvent de l’ordre salésien. Les habitants protestent contre la confiscation de leurs terres et la fragmentation de leur vie.

Les Palestiniens voient aussi dans le tracé du mur le moyen pour Israël d’étendre encore les colonies adjacentes de Gilo et Har Gilo, illégales aux yeux de la communauté internationale.

De nouvelles frontières ?

Interrogée, l’armée israélienne a renvoyé au ministère de la Défense, qui n’a pas répondu aux sollicitations de l’Agence France-Presse. La construction du mur dans le secteur est « cohérente avec la politique d’apartheid du gouvernement israélien en Cisjordanie », a dit Xavier Abou Eid, un porte-parole de l’Organisation de libération de la Palestine.

Israël a commencé en 2002, en pleine intifada, à construire cette barrière censée le protéger des attaques venues de Cisjordanie. Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre, à terme, environ 700 kilomètres. Elle est l’une des matérialisations les plus frappantes du conflit et, pour les Palestiniens, l’un des symboles les plus honnis de l’occupation. Non seulement elle empoisonne la vie des Palestiniens, mais elle est accusée d’établir de fait de nouvelles frontières : son tracé se trouve à 85 % en Cisjordanie, isolant 9,4 % du territoire palestinien, selon l’ONU. La Cour internationale de justice a jugé le 9 juillet 2004 illégale la construction du mur et exigé son démantèlement, de même que l’Assemblée générale de l’ONU.

Le Point

La passion russe de l’extrême droite

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En quelques mois d’existence, RT en français est devenu une source suivie et reprise par de nombreux représentants de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Comme un écho à la «passion russe» de cette famille politique, qui voit dans Moscou un contrepoids géopolitique à «l’empire américain» et un antidote à son modèle de société «matérialiste» et «cosmopolite».

L’idée n’est pas neuve : «Certains ne se résignent pas à la pensée d’avoir un jour à porter la casquette de l’Armée rouge ; nous, nous ne supportons pas l’idée d’avoir un jour à passer ce qui nous reste à vivre en mangeant des hamburgers du côté de Brooklyn», écrit dès 1980 Alain de Benoist, figure de la Nouvelle Droite. Un point de vue certes minoritaire, que rejette notamment le FN de l’époque : l’anticommunisme y est une valeur prépondérante, et Jean-Marie Le Pen fait alors l’éloge de Ronald Reagan. La chute du soviétisme lève ces réserves.

Conservatrice et autoritaire, appuyée sur le clergé orthodoxe, combattant l’islamisme au Caucase comme au Moyen-Orient, la Russie poutinienne préfigure cette «Europe boréale» chère à une certaine extrême droite, qui se pâme aussi devant les qualités viriles de Vladimir Poutine — à l’opposé de la supposée «féminisation» d’un Occident ramolli.

De son côté, Moscou a trouvé dans certains mouvements d’extrême droite européens de providentiels relais d’influence. Illustration de ces bons rapports : en 2014, c’est auprès d’une banque russe que le Front national a décroché un prêt de 9 millions d’euros. Avant RT, la propagande russe en France avait été brièvement sous-traitée à ProRussia, une Web-TV active entre 2012 et 2013.

Lancée par Gilles Arnaud, un ancien membre du FN, ProRussia était une sorte d’antenne française de la radio publique Voix de la Russie, qui en assurait le financement. «Cela plaisait beaucoup aux Russes et on avait même remporté en 2013 un deuxième appel d’offres avec doublement du budget initial, raconte Gilles Arnaud. Mais à la même époque, Poutine a réorganisé les médias publics russes, et ils ont préféré tout miser sur le développement de RT plutôt que sur nous.»

Libération

Agressions sexuelles sur des jeunes : Hervé Gèze incarcéré

Début janvier 2016, Hervé Gèze, personnalité discrète mais bien connue à Toulouse, a été incarcéré pour des faits d’agressions sexuelles. Il est visé par au moins deux plaintes.

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Peu connu du grand public, il est un acteur incontournable dans le monde de la restauration et de l’hôtellerie, à Toulouse comme ailleurs. Début janvier 2016, Hervé Gèze, président départemental de la Confédération des Professionnels Indépendants de l’Hôtellerie (CPIH) et référent formations à l’institut Infa Midi-Pyrénées, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour des faits d’« agression sexuelle » et d’ « agression sexuelle imposée à une personne vulnérable ».

Personnalité influente dans le monde économique toulousain et proche de nombreux personnages politiques locaux, Hervé Gèze serait, d’après nos informations, visé par au moins deux plaintes, déposées par deux jeunes hommes majeurs, la première à Toulouse et la seconde à Carcassonne.

Cote Tououse

#TousVoilés : quand les internautes s’insurgent contre les propos de Valls et Rossignol

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 « Ras-le-bol ». Après les réactions politiques hostiles au lancement de modes « islamiques » par de grandes marques et plus généralement au voile, qui se sont emballées jusqu’à occuper tout le débat public, des dizaines d’internautes de toutes confessions publient sur les réseaux sociaux, en signe de soutien, des photos d’eux portant le foulard, sous le hashtag #TousVoilés.

A l’origine de ce mouvement : les propos de la ministre des droits des Femmes, Laurence Rossignol critiquant le lancement de collections « islamiques » par des marques de prêt-à-porter et comparant les femmes qui les portent avec les soi-disant « nègres » américains pro-esclavage.

Le premier ministre Manuel Valls a renchéri en affirmant que la question de l’interdiction du port du voile à l’université était « posée », alors que celui-ci signifie selon lui un « asservissement de la femme ».

La philosophe Elizabeth Badinter a quant à elle appelé au boycott de ces enseignes, considérant qu’on ne peut se considérer féministe et défendre le port du voile.

Enfin la sénatrice écologiste Esther Benbassa a considéré que le voile n’est « pas plus aliénant que la minijupe » dans une tribune publiée sur « Libération ». Le « voile bashing » va bon train.

Refus de l’hystérisation du débat

Face à cette « foire d’empoigne de la laïcité », Nadir Dendoune, journaliste et écrivain engagé – qui souhaite toutefois « ne pas se faire mousser » -, a lancé mercredi 6 avril une mobilisation autour du mot d’ordre « tous voilés », appelant à se photographier avec un hijab pour montrer son soutien aux femmes voilées et son refus de l’hystérisation du débat.

L’initiative a d’abord été lancée sur Facebook.

#TousVoilés Mon #BWA Nadir Dendoune boycotté par @facebook pour son opération #AntiIslamophobe sur le réseau social,…

Posté par Almamy Mam Kanouté sur jeudi 7 avril 2016

Le mouvement invite toute personne, homme ou femme, à se prendre en photo la tête recouverte d’un voile et à envoyer le cliché à tousvoiles@gmail.com ou à le publier sur les réseaux sociaux sous le hashtag #TousVoilés. Une page Facebook a également été créée.

« Marre que Valls and co pointent du doigt les femmes voilées, les arabes et l’Islam, comme boucs émissaires pour cacher leurs échecs et leurs magouilles ! » Noëlle (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Ras le bol » Chadia (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Libre » Mokkhtari (Crédits photos : « Tous voilés »)

« De la part d’une française épanouie, cultivée, informée, libre, sereine,
en paix… Et voilée :-)! Bon courage et tout simplement merci. » Charlotte (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Merci pour l’initiative qui est une très bonne idée et le résultat redonne foi en l’humanité ! Merci pour votre temps! » Eproud  (Crédits photos : « Tous voilés »)

 » Merci pour cette belle initiative!  » Céline (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Pour exprimer notre solidarité auprès des femmes voilés et pour la liberté de culte de chacun voici notre modeste participation ! Merci… pour ELLES ! » Tiphaine (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Une haine qui grandit sans cesse »

Sur Twitter et Facebook, le hashtag #TousVoilés prend de l’ampleur.

« Le mouvement ‘Tous voilés’ initié un peu pas hasard il y a 48 heures sur Facebook connaît un énorme succès. C’est la preuve que les Français (toutes origines, toutes les classes sociales confondues) ne sont pas si dupes que ça. Qu’ils sont nombreux à en avoir ras le casque qu’on se serve des ‘nanas voilées’ pour faire diversion et alimenter une haine qui grandit sans cesse », écrit l’instigateur du mouvement.
« Nous avons reçu des milliers de photos : des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, des athées, des croyants, des Juifs, des musulmans, des Cathos, des hétéros, des homosexuels… Une belle variété de gens qui fait la richesse de ce pays : n’en déplaise aux fachos. »
« Big up à tous ceux qui en ont ras le casque qu’on marginalise ces nanas, juste parce qu’elles portent un foulard sur leur tête. J’en profite ici pour dire que je ne répondrai à aucune interview […]. Les questions, posez les aux femmes qui portent un voile, à ces filles à qui on donne quasiment jamais la parole, alors qu’elles sont les principales concernées. Cette histoire de ‘voile ou pas voile’ me fait penser à une citation de Saint-Exupéry : ‘Si tu diffères de moi, frère (soeur), loin de me léser tu m’enrichis…' » 

L’OBS

Tristan frappe une femme avec sa cannette de bière pour lui voler son sac à main

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Sur la vidéo de la gare RER de Noisiel, la substitute du parquet Séverine Delacour voit bien Tristan, 25 ans, frapper une femme avec sa cannette de bière pour lui voler son sac à main. Puis la victime se relève en titubant, choquée, et aura six jours d’incapacité totale de travail.

Les faits se sont déroulés en août 2015 et Tristan a été jugé vendredi. En semi-liberté à la prison de Nantes (Loire-Atlantique) en mars 2015, il n’a pas réintégré sa cellule une semaine plus tard et se trouvait donc en état d’évasion quand il a volé ce sac à main à Noisiel.

Quand la substitute du procureur a requis deux ans de prison ferme avec interdiction de venir en Seine-et-Marne pendant cinq ans, l’intéressé a haussé les épaules : « Ça fait beaucoup, pourquoi pas dix ans aussi ! » Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du parquet.

Le Parisien

Jean-Marie Le Pen à l’anniversaire de Rivarol, hebdo antisémite et fier de l’être

L’hebdomadaire antisémite Rivarol organise samedi 9 avril un banquet pour ses 65 ans d’existence avec pour invité d’honneur Jean-Marie Le Pen, fraîchement condamné pour ses propos réitérés sur les chambres à gaz. Le journal d’extrême droite, qui multiplie lui-même les provocations, croule littéralement sous les procès.

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Jérôme Bourbon en fait une marque de fabrique. Dans une récente vidéo postée sur YouTube pour annoncer le »grand banquet » d’anniversaire de l’hebdomadaire antisémite Rivarol – 65 ans cette semaine –, le directeur de la publication d’extrême droite se targue de détenir « le record de saisies, de procès et de condamnations depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Soit, selon lui, « plus de 80 procédures » étalées dans le temps.

Le Pen, révisionnistes et nationalistes au banquet

Pour fêter l’événement, tout le gratin d’extrême droite – le « mouvement national », selon son propre lexique – sera présent samedi autour du banquet, soit « 550 couverts » à 40 euros par tête. Alors qu’au dîner du Crif, c’est « 700 couverts à 900 euros », persifle le patron de Rivarol. S’y retrouveront auteurs révisionnistes, adorateurs du maréchal Pétain ou jeunes nationalistes, avec pour « invité d’honneur » Jean-Marie Le Pen, l’ancien président du FN, tout juste condamné lourdement pour ses propos réitérés, il y a un an, sur les chambres à gaz, « détail de l’histoire », qui lui ont valu son exclusion du Front national.

« Déchaînement antisémite » sur Twitter

Il faut dire que, depuis son inscription sur Twitter, au printemps 2015, le patron du journal révisionniste s’en est donné à cœur joie. Juin 2015 : « Triste époque : les gens ne croient pas en Dieu ni en l’Enfer mais ils croient aux chambres à gaz sans les avoir vues« .

Décembre 2015 : « Quelle chance ont eu les générations qui ont vécu sous Pie XII, sous Pétain, sous Franco et sous Hitler ! Nous n’avons, nous, que des minus ». Mars 2015 : « Les juifs ne sont responsables ni de la mort du Christ ni du massacre des Palestiniens. Ils sont innocents. C’est la jurisprudence Dreyfus. » Et ainsi de suite. Sauf que, depuis une énième salve du même acabit publiée en février, les choses se gâtent.

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Metro News

Dima al-Wawi,, une palestinienne de 12 ans emprisonnée dans les geôles israéliennes

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Dima al-Wawi, 12 ans, a été arrêtée par l’occupation israélienne le 2 février 2016 et elle a été condamnée à 4 mois de prison. Originaire d’Halhoul, au nord d’al-Khalil/Hébron, la police d’occupation l’a arrêtée près de la colonie de Karmei Tzur et l’a accusée d’avoir eu l’intention d’attaquer un colon avec un couteau qu’elle aurait transporté dans son cartable.

Dans la lettre qu’elle écrit à sa famille, elle parle du rôle des autres prisonnières palestiniennes auprès d’elle.

« Paix, miséricorde et bénédictions de Dieu pour vous.

Ma chère maman, mon cher papa et mes frères,

Vous me manquez tous. Je veux que vous sachiez que vous êtes toujours près de moi.

Ne t’inquiète pas pour moi, mère, je suis heureuse et je n’ai besoin de rien à part de savoir que tu es en bonne santé.

Tout le monde ici prend soin de moi et m’aide, je joue et j’étudie, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de savoir que tu vas bien.

Je sais que les portes de la prison ne peuvent pas être fermées pour toujours.

Maman (dessin d’un coeur) – Dima

Dis bonjour à papa et à mes frères, à mes amis et à mes proches.« 

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The Intenational Solidarity Movement