Procès de François Lefort, prêtre français condamné pour viols sur de jeunes Sénégalais

François Lefort, ce prêtre et médecin des enfants de la rue que la justice française a condamné, en 2005, à huit ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, n’en démord pas : il se dit innocent des crimes qui lui ont été reprochés à l’époque par de jeunes Sénégalais et vient d’engager une demande de révision de son procès devant la Cour de cassation. 

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En guise d’éléments nouveaux, il produit les rétractations de trois de ses six accusateurs. Problème : l’une d’entre elles est un faux grossier – l’intéressé, incarcéré à Thiès, ne pouvait témoigner à Dakar à cette date, et le numéro de sa carte d’identité est fantaisiste.

Rétractation forcée ?

Une seconde victime, qui a apparemment accepté de revenir sur ses accusations, avait quant à elle dénoncé deux ans plus tôt, devant huissier, les tentatives répétées de l’entourage de Lefort pour obtenir une rétractation contre rémunération.

Jeune Afrique

A Lyon, catholiques et protestants soutiennent l’Institut de Civilisation musulmane

Kamel Kabtane, président de l’IFCM s’est rendu aujourd’hui au conseil de Lyon Métropole afin d’obtenir une subvention supplémentaire pour couvrir les 6,5 millions d’euros que doit coûter le projet de construction des 2 400 m² du futur Institut Français de Civilisation musulmane .

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Un refus, du Front de gauche au Front national

«Nous ne pouvons considérer que viennent s’immiscer de manière significative des États étrangers par le biais du financement de l’IFCM», a-t-il expliquer. «Quand allons-nous cesser d’accepter que l’Algérie ou des pays du Golfe viennent ici tisser leurs réseaux à l’ombre de nos mosquées ? Quand allons-nous ouvrir les yeux ? C’est la France et ils n’ont rien à faire ici !» a-t-il clamé au congrès national des Républicains le 2 juillet 2016.

Christophe Boudot, conseiller municipal lyonnais du Front national, met en avant le même argument des financements étrangers.

Du côté du Parti de Gauche, l’opposition à ce financement serait dû à une «atteinte à la laïcité», fustigeant une «politique politicienne» de la Ville de Lyon qui ne chercherait qu’à «acheter la paix sociale», refusant de s’attaquer «aux questions de fond» alors que la priorité serait de développer «des projets culturels et sociaux».

 

«La mosquée de Lyon a été financé à 80 % par les Saoudiens, ce n’est pas pour ça qu’on est devenu salafiste ou wahhabites», lance Kamel Kebtane, recteur de la fameuse mosquée. En aucune façon, ils ne se sont ingérés dans nos affaires. La Turquie a aussi participé à la mosquée de Lyon», affirme-t-il, niant toute influence idéologique.

«Comme si les édifices culturels musulmans étaient les seuls à pouvoir en bénéficier»

«Les financements qui viennent de l’étranger semblent inquiéter de façon démesurée certains hommes politiques comme si les édifices culturels musulmans étaient les seuls à pouvoir en bénéficier», a pour sa part écrit Azzedine Gaci, imam de la mosquée Othmane de Villeurbane.

Etienne Tissot, président du Conseil de Consistoire de l’Eglise Protestante Unie et le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon ont de leur côté signé un appel commun en faveur de l’IFCM. «De même qu’existent aujourd’hui l’ECCLY (Espace culturel du christianisme à Lyon) et l’Espace Hillel (consacré à la culture juive) lancés avec le soutien du Grand Lyon, il nous paraît juste qu’un lieu de présentation, d’études et de débats permettant de découvrir les apports de la culture musulmane, puisse fédérer de larges soutiens.»

L’ECCLY a été par exemple, largement financé par les collectivités qui ont contribué pour environ la moitié du budget d’investissement (2,5 millions d’euros). «Les subventions n’ont fait l’objet d’aucun vote négatif au conseil général du Rhône, au conseil régional Rhône-Alpes, ni conseil municipal de Lyon», avait d’ailleurs souligné l’association.

«Contribuer à créer un sentiment d’exclusion et de mépris chez les musulmans de France»

«Pourquoi refuser aux musulmans de France d’avoir les mêmes droits que les autres ?» s’est demandé par ailleurs Azzedine Gaci avant d’affirmer qu’«on ne peut pas s’opposer éternellement aux financements étrangers et refuser de participer systématiquement à la construction de tout édifice lié à la culture et à la civilisation musulmane.»

Azzedine Gaci conclut que «ces discours et attitudes contradictoires deviennent à la longue insupportables et ne peuvent que contribuer à créer un sentiment d’exclusion et de mépris chez les musulmans de France.»

Zaman

Institut de civilisation musulmane: les identitaires envahissent violemment le conseil de Lyon

Alors que se discutait lors du conseil de la Métropole de Lyon le projet de financement de 1 million d’euros dédié à l’Institut français de civilisation musulmane, une quinzaine de fauteurs de troubles de Génération identitaire sont venus perturber les débats ce lundi soir.

Aux cris de « non non non à l’islamisation. On va tous vous dénoncer auprès de vos électeurs parce que vous financer les musulmans ».

Les élus, subjugués, ont assisté à cette manifestion durant de longues minutes avant l’évacuation des fauteurs de trouble. Ces derniers se trouvaient dans le box des spectateurs, à quelques mètres de Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon.

L’IFCM est dans la lignée de l’institut du monde arabe de Paris. Ce projet, dans les cartons depuis 1983, suscite de vives protestations depuis que le président de le régions Auvergne-Rhône-Alpes ,Laurent Wauquiez, ait refusé une subvention de 1 million d’euros au prétexte que l’IFCM bénéficiait de financements de l’Algérie et de l’Arabie Saoudite.

Or, ces fonds étrangers sont de l’ordre d’un million d’euros, soit l’équivalent de la subvention refusée de la Région.

Pour rappel, le Département du Rhône avait aussi refusé de subventionner l’IFCM à hauteur d’un million d’euros.

Gérard Collomb a rappelé que ceux qui se disent identitaires « ne connaissent pas l’histoire de Lyon. Le premier évêque de Lyon, Saint Pothin, était d’Asie Mineure, Saint Irenée et Saint Blandine de Smyrne ».

Lyon Mag

Espagne: plusieurs victimes de viols dont une française lors des fêtes de Pampelune

Une jeune Française a porté plainte pour viol samedi, alors qu’elle participait aux traditionnelles fêtes de San Fermin à Pampelune, dans le nord de l’Espagne. Depuis le début des festivités, les plaintes pour viol ou agression sexuelle se sont multipliées.

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L’élu qui a accusé Valls de «parti pris» envers la communauté juive, contraint de démissionner

Le 8 mars dernier Jallal Chouaoui, adjoint au maire de Nogent-sur-Oise, avait posté sur Facebook un message qui avait alors divisé le conseil municipal et qui lui avait valu des accusations d’antisémitisme.

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« Le parti pris de Manuel Valls envers la communauté juive est bien connu, notamment par le lien avec sa femme qui elle-même est juive », avait-il publié sur le réseau social.

Au lendemain de cette publication, un vote avait été réalisé au bureau municipal qui laissait à Jallal Chouaoui deux options, rapporte le Parisien.

Il pouvait choisir d’abandonner ses fonctions ou de se soumettre au vote du conseil municipal.

Après discussion avec le maire, Jean-François Dardenne, Jallal Chouaoui a décidé de démissionner de son poste de 5e adjoint au maire tout en conservant son rôle de conseiller municipal.

« Il a commis une faute politique et l’a payée. Sa décision est tout à son honneur. C’est un geste d’altruisme envers la majorité. Ceux qui ont voté pour sa destitution en bureau municipal, pour des raisons autres que l’affaire des propos sur Facebook, feraient bien de s’en inspirer, » a indiqué le maire de Nogent-sur-Oise.

 

Time Of Israel

Un acte islamophobe par jour depuis les attentats de Bruxelles

Le rapport 2015 du Collectif contre l’islamophobie (CCIB) publié vendredi est formel: durant la période qui a suivi les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, le nombre d’actes islamophobes envers la communauté musulmane de Belgique a explosé. Des faits qui n’auraient pour objectif que « d’accentuer la fracture sociale déjà importante en Belgique« , selon le collectif. 

 

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36 actes en un mois 

Le CCIB s’est chargé de récolter et recenser ces plaintes qui ont suivi les terribles attaques du mois de mars. Résultat: pas moins de 36 actes islamophobes ont été signalés du 22 mars au 22 avril 2016. Soit plus d’un acte islamophobe par jour sur cette période d’un mois. Plus précisément, le collectif a compté 19 plaintes pour délits de haine (agression, incitations à la haine, et/ou appel au meurtre), 6 discriminations (harcèlement compris) ainsi que 11 propos haineux. Les délits de haine sont majoritaires (53%) et sont principalement diffusés dans les médias et sur Internet ( 44% des cas).

La part belle aux clichés

Le rapport stipule également que les raccourcis et les clichés faciles sur la communauté musulmane, se sont multipliés eux aussi. Le collectif parlant de « réflexes qui tendent à assimiler la pratique religieuse du culte musulman à des signes de radicalisation« . Deux exemples de faits relatés dans les médias sont cités: l’existence d’une salle de prière clandestine à Zaventem (information démentie par le parquet) ainsi que l’écartement d’un employé parce qu’il portait une barbe.

Lutter au fédéral 

L’objectif du CCIB reste clair : mettre en place un plan interfédéral de lutte contre l’islamophobie en Belgique. Et les élus nationaux ont « leur rôle à jouer dans la déconstruction de l’islamophobie« . Le CCIB a d’ailleurs toujours en travers de la gorge les propos tenus par le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), en avril dernier, lorsqu’il affirmait qu’une « partie significative de la communauté musulmane » avait dansé après des attentats.

La Libre

Les candidats d’origine maghrébine discriminés dans l’accès aux fonctions publiques

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Les candidats d’origine maghrébine et ceux vivant dans les quartiers défavorisés sont pénalisés dans l’accès aux fonctions publiques hospitalière et territoriale, selon un rapport remis mardi au Premier ministre, le premier à s’intéresser à la discrimination dans l’emploi public. Ce rapport, commandé par Manuel Valls à Yannick L’Horty, enseignant-chercheur à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, est le premier du genre à se pencher sur les risques de discrimination dans le recrutement de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale).

Yannick L’Horty s’est appuyé sur l’exploitation systématique de bases de données de concours externes de la fonction publique d’État, et des campagnes de tests de discrimination dans l’accès à l’emploi public et à l’information sur les offres d’emploi. À ces données s’ajoutent des entretiens auprès de recruteurs.

Des modes de recrutement « décentralisés et peu organisés »

Concernant l’accès à l’emploi, les tests ont porté sur l’envoi de 3 258 candidatures virtuelles en réponse à 1 086 offres d’emploi réelles concernant cinq professions dans les trois versants de la fonction publique : policier national, infirmier en soins généraux, responsable administratif, technicien de maintenance et aide-soignante.

Ils montrent que les candidats d’origine maghrébine sont pénalisés dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, où les modes de recrutement sont « très décentralisés et très peu organisés », proches de ceux du privé, et qu‘il en va de même pour les candidats résidant dans des quartiers défavorisés.

Le Point

Allemagne : vaste opération policière contre des auteurs de messages racistes et antisemites

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La police fédérale allemande a annoncé, mercredi 13 juillet, avoir procédé à une importante opération visant des auteurs de messages haineux postés sur Internet.

L’opération a eu lieu simultanément dans 14 Länder à travers tout le pays, et visait au moins 60 suspects, selon un communiqué de l’Office fédéral de police criminelle (Bundeskriminalamt, BKA). Parmi ces perquisitions quarante ont débouché sur l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Cette intevention visait tout particulièrement les auteurs de messages à caractère nazi, xénophobe ou antisémite postés sur un groupe Facebook privé entre juillet et novembre 2015.

« L’action menée aujourd’hui montre que les autorités agissent fermement contre la haine sur Internet, qui a considérablement augmenté dans le sillage de la situation des réfugiés. Les attaques sur les réfugiés sont souvent le résultat de la radicalisation, qui commence sur les réseaux sociaux. Ces propos ne doivent pas empoisonner le climat social » s’est félicité le chef du BKA, Holger Münch.

Depuis plusieurs mois, les autorités allemandes – et la presse – mettent la pression sur les grandes entreprises du Net pour lutter contre les contenus illégaux, et plus spécifiquement les messages racistes, et tentent de juguler leur augmentation. En décembre, des géants du Web, dont Facebook, s’étaient engagés à examiner et à supprimer dans un délai de vingt-quatre heures les commentaires haineux.

Le Monde

Le viol des Palestiniennes et des non juives peut être licite, selon le Grand Rabbin de Tsahal

 


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La nomination du nouveau grand rabbin des armées d’Israël a suscité de vives réactions dans le pays, l’homme ayant sous-entendu par le passé que la Torah autorisait les militaires juifs à violer des femmes non-juives.

Mauvaise pioche : l’homme que Tsahal a choisi de nommer grand rabbin des armées, le colonel Eyal Karim, a sous-entendu il y a 14 ans qu’en temps de guerre, le viol de femmes non-juives par des soldats juifs était légitime. Des propos qui, à l’époque, avaient suscité une ample polémique.

Sans surprise, l’annonce de cette nomination n’est pas passée inaperçue : le leader du parti de gauche Meretz, «Energie» en hébreu, a pressé le premier ministre Benjamin Netanyahou d’intervenir, tandis que le principal journal du pays, Yedioth Ahronoth, a titré Nouveau grand rabbin de l’armée : «le viol est admissible en temps de guerre».

Les insinuations polémiques avaient été publiées en 2002 dans la section «Demandez au rabbin» du site israélien kipa.co.il. Eyal Karim répondait, alors, à une question concernant les recommandations de la Torah sur le viol en temps de guerre…

RT

Stéphane Robert : il y a une « tradition d’entraînement paramilitaire » chez l’extrême droite

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Le politologue Stéphane Robert décrit les contours et les moyens d’action de cette mouvance que le patron de la DGSI voit entrer en guerre avec « le monde musulman »…

Les entraînements paramilitaires de l’ultra-droite sont-ils une réalité ?

Il y a effectivement une tradition d’entraînement paramilitaire dans ces milieux-là. Il y a eu des passages de témoins d’anciens de l’OAS, de l’extrême droite violente des années 1960-1970. Certaines structures néo-nazies et fascistes s’entraînaient jusque dans les années 1990.

Le font-ils encore ? Difficile à dire, il n’y a plus d’infiltration du renseignement dans ces groupes depuis très longtemps. Je suppose que oui, un groupe de skinheads picard, le White Wolf Klan, avait été arrêté en 2015 par les gendarmes, et eux s’entraînaient. Les entraînements au combat, vous en avez au Bloc identitaire. Officiellement, pour s’entraîner au combat de rue, officieusement pour canaliser la violence de ses membres.

20 Minutes

La directrice d’une ONG poursuivie en Serbie pour avoir parlé de «génocide» à Srebrenica

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Ce lundi, le monde entier commémore la tuerie perpétrée il y a 21 ans en Bosnie. Mais à Belgrade, il est dangereux de briser le tabou

Recevoir menaces et invectives est presque devenu une habitude pour Anita Mitic. À 26 ans, la directrice du bureau serbe de l’ONG Youth Initiative for Human Rights (YIHR, Initiative de la jeunesse pour les droits de l’homme) en est régulièrement la cible. «Il y a quelques jours, nous avons encore été publiquement pris à partie par un politicien pour avoir demandé de faire voter la reconnaissance du massacre de Srebrenica comme un génocide», raconte-t-elle.

L’exécution à Srebrenica, en Bosnie, de plus de 7000 musulmans à partir du 11 juillet 1995 par les forces serbes de Bosnie est l’un des sujets les plus sensibles dans le pays, vingt et un ans après les faits. Mais c’est également un puissant tabou dans la Serbie voisine. Si le président a demandé pardon pour le massacre, les autorités réfutent toujours le terme de «génocide».

L’une des principales activités de YIHR est d’œuvrer à la réconciliation régionale en poussant à reconnaître les crimes commis pendant les guerres des années 1990. L’organisation rend ainsi hommage aux victimes de Srebrenica chaque 11 juillet, jour officiel des commémorations.

La persistance de l’organisation est ce qui vaut aujourd’hui à sa directrice d’être poursuivie en justice pour avoir «illégalement organisé un rassemblement pour commémorer le «génocide» de Srebrenica» à Belgrade en 2015. «Nous avions prévu un rassemblement, autorisé, devant le Parlement. Il a été annulé au dernier moment en invoquant des raisons de sécurité», explique la jeune femme.

L’ONG décide alors de maintenir la manifestation, malgré les nombreuses menaces. Des groupuscules d’extrême droite les attendent sur place. «Ils nous jetaient des objets dessus, nous poussaient», se souvient Anita

Mitic. Quelques jours plus tard, elle reçoit une convocation au tribunal. Mais pas les membres des groupes ultranationalistes.

La Serbie connaît depuis plusieurs années une tendance inquiétante au retour au nationalisme des années 1990 et à la glorification des responsables de crimes de guerre. Dans son dernier rapport sur l’état de la justice transitionnelle, le Centre sur le droit humanitaire décrit la Serbie comme une oasis pour des milliers de criminels qui ne sont pas inquiétés par la justice serbe et pour ceux qui ont été condamnés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie qui rentrent au pays accueillis en héros.

Ceux qui osent élever une voix discordante sont immédiatement dénoncés. Les députés qui demandent un vote sur la reconnaissance du génocide de Srebrenica sont des «traîtres» attaqués par leurs pairs. Les activistes qui parlent de devoir de mémoire sont pris à partie par les tabloïds et la télévision. «Une fois, une émission a même affiché mon profil Facebook sur grand écran», se souvient Anita Mitic.

Pas question pour autant d’abandonner la cause. Pour la jeune femme, la persévérance est la clef pour inverser la tendance. Ce lundi soir, elle allumera à nouveau des bougies en mémoire des victimes de Srebrenica. «C’est le plus persistant qui gagnera», assure-t-elle, convaincue que l’avenir lui donnera raison.

24 Heures

Mantes-la-Ville : des habitants victimes de racisme sur une plage normande

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En ce weekend ensoleillé, des milliers de Franciliens ont pris la direction de la Normandie pour rejoindre les plages. Ce fut le cas ce samedi pour une centaine d’habitants de Mantes-la-Ville (Yvelines) grâce à une sortie organisée par les centres de vie sociale (CVS) de la municipalité à Blonville-sur-Mer (Calvados).

Selon nos informations, les Mantevillois (enfants, adultes, personnes âgées) auraient été victimes de racisme. Le personnel de la plage leur aurait demandé « d’aller plus loin ». Ils auraient donc pris place sur un autre endroit pour se baigner, situé à plus d’un kilomètre. Mais le maire de la commune se serait présenté accompagné d’un policier municipal et la baignade leur aurait été interdite.

« On s’est vite aperçu que l’on gênait et que cela était dû à notre apparence (femmes voilées, familles d’origine africaines) » a affirmé l’une des participantes sur le réseau social Facebook. D’autres propos racistes auraient été entendus : « qu’ils retournent dans leur cité, ils n’ont rien à faire ici ».

Blonville est une destination prisée par des personnalités du spectacle ou de la finance. La tranquillité de sa plage de sable fin et son caractère familial lui a donné au début du XXe siècle le surnom de « Paradis des Enfants ».

Mantes Actu

Srebrenica: Il y a 21 ans, 8 372 musulmans étaient massacrés par les milices serbes de Bosnie

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Veuves ou filles de certains des plus de 8 000 hommes et adolescents musulmans tués en juillet 1995, par les forces serbes de Bosnie, des femmes pleurent, consolées par des proches. D’autres sont accroupies près des cercueils, en caressant l’étoffe verte ou y posant une fleur.  Retrouvées dans des fosses communes et identifiées depuis le dernier anniversaire, ces dépouilles vont être enterrées au mémorial de Potocari, près de Srebrenica, où les cercueils ont auparavant été disposés pour permettre aux proches de se recueillir.

A proximité, quelques hommes s’agenouillent et prononcent une prière. Plus loin, des familles attendent près des tombes creusées où les cercueils seront portés après la prière du midi qui sera prononcée par le grand mufti bosnien, Husein Kavazovic.

Selon les chiffres du Mémorial de Srebrenica, ce massacre a coûté la vie à 8 372 hommes, exécutés en quelques jours, cinq mois mois avant la fin de la guerre intercommunautaire en Bosnie (1992-95).

« Plus de mille personnes sont toujours recherchées », précise Lejla Cengic, porte-parole de l’Institut bosnien pour les personnes disparues. A ce jour, quelque 6 300 victimes du massacre ont été enterrées au mémorial de Srebrenica et 230 sur d’autres cimetières, selon la même source. Les restes de 350 personnes n’ont pas été inhumés, soit parce qu’elles n’ont pas été identifiées, soit faute d’accord des familles. Les morts de Srebrenica ont été retrouvés dans 77 fosses communes.

L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a été condamné en mars par la justice internationale à 40 ans de prison pour crimes de guerre en Bosnie, et a notamment été reconnu coupable de génocide à Srebrenica. Soupçonné d’avoir ordonné ces massacres, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, l’ex-général Ratko Mladic est actuellement jugé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.

Le Parisien

Salérans: Le camp d’été de l’organisation identitaire « Jeune nation » interdit par le prefet

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Prévu du 11 au 17 juillet dans un village des Hautes-Alpes, le rassemblement du groupe « Jeune nation », une émanation de L’oeuvre française et des Jeunesses nationalistes, a été interdit.

« Jeune nation » a en effet été relancé en 2013 par Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac après la dissolution de leurs deux groupuscules L’œuvre française et des Jeunesses nationalistes. Alexandre Gabriac a été condamné en juin dernier, à deux mois de prison ferme pour avoir organisé une manifestation interdite à Paris. 

BFM TV

« White Power », croix gammées…, la chapelle de Liesse-Notre-Dame taguée d’emblèmes nazis

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Trois semaines. Trois semaines qu’ils souillent le mur de la chapelle de Liesse-Notre-Dame. Plusieurs tags nazis ont été découverts vers le 22 juin dernier à l’arrière de l’édifice religieux dans cette commune située à une dizaine de kilomètres au nord-est de Laon. Une croix gammée, un drapeau nazi flanqué de symboles SS ainsi qu’une inscription « Skinheads » ornent ce mur de briques rouges, rue de la Fontaine.

Ayant porté plainte, la mairie n’a pourtant pas fait nettoyer ces dégradations, au grand dam de certains habitants rencontrés. « Tant que l’affaire est en instruction, vous comprenez bien qu’il serait malvenu de l’effacer », justifie Pascal Becquet, premier adjoint au sein de la municipalité. La gendarmerie serait déjà venue réaliser des relevés, mais les élus veulent avoir le feu vert de la maréchaussée.

Dans un cul-de-sac, l’endroit est réputé plutôt calme : « Parfois quelques jeunes s’installent sur les bancs, mais c’est tout », témoigne ce riverain.

Aisne Nouvelle