Nadine, gérante de bar, aux assises pour avoir poursuivi et poignardé a mort Lounes

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Dans le quartier de la gare SNCF, à Nantes, la mort d’un homme, tué à l’arme blanche sur le trottoir un soir de novembre, avait marqué les esprits.

Lounes Ouzir avait 39 ans. Ce père de famille algérien n’était pas un habitué de Chez Mamazette. Il avait eu un différend, la veille, avec la gérante, Nadine Jean-Baptiste. Ce jeudi 7 novembre 2013, il était revenu dans le bar.

Elle n’avait pas supporté le comportement « exaspérant » de ce dernier. Alcoolisée (elle avait 2 g d’alcool dans le sang), elle lui avait demandé de quitter l’établissement, avec son groupe d’amis. Pourquoi a-t-elle poursuivi alors Lounes Ouzir à l’extérieur ? « Ils voulaient rentrer de force », précise maître Yvon Chotard, son avocat.

Elle est sortie avec un couteau. À l’extérieur, « elle a poussé la victime. L’homme est tombé. Une fois à terre, elle lui a asséné un coup de couteau à l’abdomen », avait déclaré le procureur.

Une information judiciaire avait rapidement été ouverte et la gérante avait été écrouée pour homicide volontaire. Mais, le procès ne devrait pas se tenir avant la fin 2016, au plus tard début 2017. La priorité dans l’agenda des affaires criminelles est donnée aux personnes détenues. La date n’est pas encore fixée.

Ouest France

Déjà connu pour tentative d’assassinat, Richard condamné pour un coup de couteau

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Richard Ormeno, qui a poignardé un homme, le blessant gravement, devant un bar de Salbris, le 12 février 2014, a été condamné, hier, à huit ans de réclusion.

Comment en arrive-t-on à cette réaction instinctive primaire extrêmement brutale ? interroge Me Florian Mégret dans sa plaidoirie pour défendre Richard Ormeno, qui donné un coup de couteau dans le bras d’un homme lors d’une altercation devant un bistrot de Salbris, le 12 février 2014.

Me François Larrous Carreras, représentant Daniel, l’homme resté handicapé du bras gauche après le coup de couteau, s’interroge sur les éventuels remords de la victime : « Je n’ai pas entendu une seule fois qu’il regrettait (… ) Il est toujours dans une logique où il se dérobe, cherche à accuser l’autre. »

Me Larrous Carreras est revenu sur le passé judiciaire de l’accusé. Richard a en effet déjà été condamné par une cour d’assises – celle du Loiret – en 1999, pour tentative d’assassinat.

Il avait, à l’époque, été commandité, en échange de 1.000 francs (NDLR : 152,40 €), avec d’autres personnes, pour tuer un homme. Il lui a asséné des coups de couteau dans le dos. Il avait été condamné à 11 ans de prison.

L’avocate générale, Delphine Amacher, a souligné que le point commun entre cette affaire et celle jugée par la cour d’assises de Loir-et-Cher depuis jeudi est l’usage d’une arme et la violence.  Elle a requis 10 ans de réclusion à l’encontre de Richard. La cour l’a condamné à huit ans de réclusion.

La Nouvelle République

Sylvie avait organisé le braquage de son bar-tabac pour éviter la faillite

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Une buraliste de Tours (Indre-et-Loire) a été condamnée jeudi soir par le tribunal correctionnel à 2 ans de prison avec sursis pour avoir organisé le braquage de son bar-tabac PMU en septembre 2014 afin d’éviter la faillite.

 La mise en scène avait bien fonctionné dans un premier temps et l’assurance La Maison des Buralistes (MUDETAF) avait été bel et bien escroquée. La compagnie a obtenu du tribunal plus de 38.000 euros de dommages et intérêts en remboursement des primes versées.

Les deux complices de la buraliste ont eux aussi été condamnés : 15 mois ferme pour l’auteur du faux braquage, et 18 mois avec sursis pour un homme de main.

Appelée sur les lieux, la police avait retrouvé la buraliste ligotée et en pleurs. Mais les enquêteurs ont vite découvert le pot aux roses en recherchant l’auteur du faux braquage, une connaissance du compagnon de la prétendue victime. Il devait recevoir la moitié du prétendu butin, soit 19.000 euros, mais n’en a jamais vu la couleur.

Pour justifier cette arnaque à l’assurance, Me Jean-Raphaël Mongis, l’avocat de la prévenue, Sylvie Quentin, 53 ans, a expliqué que sa cliente était acculée à la faillite par les charges et les faibles rentrées d’argent de son bar.

Le Parisien