Déjà connu pour tentative d’assassinat, Richard condamné pour un coup de couteau

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Richard Ormeno, qui a poignardé un homme, le blessant gravement, devant un bar de Salbris, le 12 février 2014, a été condamné, hier, à huit ans de réclusion.

Comment en arrive-t-on à cette réaction instinctive primaire extrêmement brutale ? interroge Me Florian Mégret dans sa plaidoirie pour défendre Richard Ormeno, qui donné un coup de couteau dans le bras d’un homme lors d’une altercation devant un bistrot de Salbris, le 12 février 2014.

Me François Larrous Carreras, représentant Daniel, l’homme resté handicapé du bras gauche après le coup de couteau, s’interroge sur les éventuels remords de la victime : « Je n’ai pas entendu une seule fois qu’il regrettait (… ) Il est toujours dans une logique où il se dérobe, cherche à accuser l’autre. »

Me Larrous Carreras est revenu sur le passé judiciaire de l’accusé. Richard a en effet déjà été condamné par une cour d’assises – celle du Loiret – en 1999, pour tentative d’assassinat.

Il avait, à l’époque, été commandité, en échange de 1.000 francs (NDLR : 152,40 €), avec d’autres personnes, pour tuer un homme. Il lui a asséné des coups de couteau dans le dos. Il avait été condamné à 11 ans de prison.

L’avocate générale, Delphine Amacher, a souligné que le point commun entre cette affaire et celle jugée par la cour d’assises de Loir-et-Cher depuis jeudi est l’usage d’une arme et la violence.  Elle a requis 10 ans de réclusion à l’encontre de Richard. La cour l’a condamné à huit ans de réclusion.

La Nouvelle République

Richard, jaloux et violent poignarde un ami de sa femme suite a un SMS

TRIBUNAL DESSIN

Ma belle. Voilà ce qui est resté en travers de la gorge de Richard Ormeno, 41 ans, qui comparaît depuis hier devant la cour d’assises. Deux mots écrits à la fin d’un SMS envoyé à sa compagne, qui réside à Salbris, par l’un de ses amis, Daniel.

Décrit comme étant d’un naturel jaloux, Richard veut en savoir plus. La situation est tendue dans le couple. Le lendemain matin, le 12 février 2014, ils « se font toujours la gueule. » Pour « se déstresser », selon les termes de l’accusé, il s’occupe de l’entretien de ses couteaux, car il affectionne particulièrement les armes blanches.

Sa conjointe,« très impressionnée » de voir Richard aiguiser couteaux et machette, décide de quitter la maison avec ses enfants.  Elle se rend dans un bar de Salbris. Richard, lui, s’est lancé à la recherche de sa compagne.

Lorsqu’il la retrouve dans le café, « pour se détendre », comme le dit l’accusé, il descend quatre verres de whisky et deux doses de pastis pur en un quart d’heure. La discussion entre le couple est houleuse.

L’un des enfants de sa compagne crie. Daniel, l’auteur du « fameux » SMS, qui était à l’extérieur du bar en train de fumer une cigarette, rentre alors précipitamment. « J’ai cru qu’une claque avait été donnée, j’ai entendu un des enfants pleurer, hurler. C’est là que je suis rentré dans le bar »,déclare-t-il à la barre.

Le patron leur demande de sortir. Dehors, la tension monte d’un cran. Daniel met deux coups de tête à Richard. Ce dernier sort un couteau qu’il avait dans sa poche et poignarde Daniel au bras gauche. L’entaille est sévère, elle s’étend de l’aisselle au coude. « J’ai senti une brûlure, j’ai vu le sang gicler », décrit la victime.

Aujourd’hui, il est complètement paralysé de la main et de l’avant-bras gauches. Les forces de l’ordre l’interpellent quelques heures plus tard dans sa voiture dans une cité HLM située à quelques centaines de mètres du bar. Véhicule dans lequel ils trouvent trois couteaux et une machette.

Étant en récidive, Richard Ormeno encourt jusqu’à 30 ans de réclusion. Le verdict sera rendu dans la soirée.

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