#TousVoilés : quand les internautes s’insurgent contre les propos de Valls et Rossignol

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 « Ras-le-bol ». Après les réactions politiques hostiles au lancement de modes « islamiques » par de grandes marques et plus généralement au voile, qui se sont emballées jusqu’à occuper tout le débat public, des dizaines d’internautes de toutes confessions publient sur les réseaux sociaux, en signe de soutien, des photos d’eux portant le foulard, sous le hashtag #TousVoilés.

A l’origine de ce mouvement : les propos de la ministre des droits des Femmes, Laurence Rossignol critiquant le lancement de collections « islamiques » par des marques de prêt-à-porter et comparant les femmes qui les portent avec les soi-disant « nègres » américains pro-esclavage.

Le premier ministre Manuel Valls a renchéri en affirmant que la question de l’interdiction du port du voile à l’université était « posée », alors que celui-ci signifie selon lui un « asservissement de la femme ».

La philosophe Elizabeth Badinter a quant à elle appelé au boycott de ces enseignes, considérant qu’on ne peut se considérer féministe et défendre le port du voile.

Enfin la sénatrice écologiste Esther Benbassa a considéré que le voile n’est « pas plus aliénant que la minijupe » dans une tribune publiée sur « Libération ». Le « voile bashing » va bon train.

Refus de l’hystérisation du débat

Face à cette « foire d’empoigne de la laïcité », Nadir Dendoune, journaliste et écrivain engagé – qui souhaite toutefois « ne pas se faire mousser » -, a lancé mercredi 6 avril une mobilisation autour du mot d’ordre « tous voilés », appelant à se photographier avec un hijab pour montrer son soutien aux femmes voilées et son refus de l’hystérisation du débat.

L’initiative a d’abord été lancée sur Facebook.

#TousVoilés Mon #BWA Nadir Dendoune boycotté par @facebook pour son opération #AntiIslamophobe sur le réseau social,…

Posté par Almamy Mam Kanouté sur jeudi 7 avril 2016

Le mouvement invite toute personne, homme ou femme, à se prendre en photo la tête recouverte d’un voile et à envoyer le cliché à tousvoiles@gmail.com ou à le publier sur les réseaux sociaux sous le hashtag #TousVoilés. Une page Facebook a également été créée.

« Marre que Valls and co pointent du doigt les femmes voilées, les arabes et l’Islam, comme boucs émissaires pour cacher leurs échecs et leurs magouilles ! » Noëlle (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Ras le bol » Chadia (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Libre » Mokkhtari (Crédits photos : « Tous voilés »)

« De la part d’une française épanouie, cultivée, informée, libre, sereine,
en paix… Et voilée :-)! Bon courage et tout simplement merci. » Charlotte (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Merci pour l’initiative qui est une très bonne idée et le résultat redonne foi en l’humanité ! Merci pour votre temps! » Eproud  (Crédits photos : « Tous voilés »)

 » Merci pour cette belle initiative!  » Céline (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Pour exprimer notre solidarité auprès des femmes voilés et pour la liberté de culte de chacun voici notre modeste participation ! Merci… pour ELLES ! » Tiphaine (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Une haine qui grandit sans cesse »

Sur Twitter et Facebook, le hashtag #TousVoilés prend de l’ampleur.

« Le mouvement ‘Tous voilés’ initié un peu pas hasard il y a 48 heures sur Facebook connaît un énorme succès. C’est la preuve que les Français (toutes origines, toutes les classes sociales confondues) ne sont pas si dupes que ça. Qu’ils sont nombreux à en avoir ras le casque qu’on se serve des ‘nanas voilées’ pour faire diversion et alimenter une haine qui grandit sans cesse », écrit l’instigateur du mouvement.
« Nous avons reçu des milliers de photos : des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, des athées, des croyants, des Juifs, des musulmans, des Cathos, des hétéros, des homosexuels… Une belle variété de gens qui fait la richesse de ce pays : n’en déplaise aux fachos. »
« Big up à tous ceux qui en ont ras le casque qu’on marginalise ces nanas, juste parce qu’elles portent un foulard sur leur tête. J’en profite ici pour dire que je ne répondrai à aucune interview […]. Les questions, posez les aux femmes qui portent un voile, à ces filles à qui on donne quasiment jamais la parole, alors qu’elles sont les principales concernées. Cette histoire de ‘voile ou pas voile’ me fait penser à une citation de Saint-Exupéry : ‘Si tu diffères de moi, frère (soeur), loin de me léser tu m’enrichis…' » 

L’OBS

Les juifs noirs venus de l’Ethiopie victimes de racisme en Israël

Revenus nombreux (près de 16.000 juifs éthiopiens) en Israël rien qu’avec « l’opération Moïse » en 1984,  les juifs noirs ou encore les Falashas venus de l’Ethiopie ne mènent guère une vie reluisante en Israël et c’est le journal middleeastmonitor.com qui décrit ce tableau sombre des falashas.

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« Les deux tiers des Ethiopiens ont besoin d’assistance. Dans certaines villes, près de 90 pour cent demandent l’accès aux soins. Près de 75% des familles éthiopiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté », rapporte le ministère israélien de la protection sociale et des services sociaux qui ajoute par ailleurs que le chômage dans cette communauté est de 70%.

Ce rapport ajoute que  les jeunes falashas ont mille chances d’abandonner l’école et sont largement sous représentés dans les universités du pays. Outre la pauvreté ambiante dans cette communauté, les falashas sont confrontés aussi au racisme, en témoigne ce fait vécu par cette femme noire à qui un chauffeur avait refusé d’embarquer : «  je ne permets pas qu’une kushim (ndlr : un terme péjoratif qui désigne les noirs) de montrer à bord du bus. Est-ce qu’il y avait des bus en Ethiopie ? En Ethiopie, vous n’avez même pas des chaussures alors pourquoi ne marchez vous pas ? »

Des propos choquants et indignes que dénonce Avi Maspin, de l’association israélienne des juifs éthiopiens (IAEJ) : «  La société israélienne est profondément infectée par le racisme et malheureusement, il n’y a pas de châtiment approprié contre le racisme en Israël ».

Dans le secteur immobilier, les falashas sont vraiment discriminés de façon aberrante et middleeastmonitor.com rapporte qu’un agent immobilier qui recherchait des logements pour ses clients a été choqué par les propos d’un propriétaire d’immeuble à Ashkelon tenus en ces termes : « Tout le monde peut venir, mais pas les Ethiopiens. »

Voila notre politique. Au moins je l’espère, il est important pour nous de préserver la valeur de l’appartement et la valeur de l’immeuble… cependant lorsqu’on loue un appartement à un falasha, l’appartement baisse de 30% en valeur… je ne suis pas raciste, mais lorsque je croiserai mes locataires, ils vont me regarder comme un traître parce que j’ai loué aux Éthiopiens. Je ne veux pas ruiner mes relations avec mes amis. »

Mais de tout ces faits dégradants, le summum a été atteint lorsqu’une enquête a montré que 57% des femmes qui ont pris le médicament « Depo-provera » étaient des femmes éthiopiennes. Le but étant de contrôler à long terme, les naissances alors que les falashas ne représentent que 2% de la population israélienne.

Selon le judaïsme, les falashas ou familles d’Israël sont des descendants des israélites qui auraient accompagnés le prince Ménélik, fils du roi Salomon et de la reine de Saba en Ethiopie pour apporter l’arche d’alliance au Xè siècle avant Jésus Christ.

Media Presse

Autriche : le niveau de l’antisémitisme est à son apogée

Selon la communauté juive en Autriche, les incidents antisémites ont augmenté de 82% depuis 2014, de quoi confirmer les propos des autorités pour qui le niveau de racisme et de xénophobie a fortement progressé. 

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Les données, collectées par l’organisation non-gouvernementale «Forum contre l’antisémitisme», montrent que le nombre d’incidents antisémites est passé de 255 en 2014 à 465 en 2015.

Les origines de ce retour en force de l’antisémitisme ne sont pas clairement déterminées, même si le président de la communauté juive autrichienne, Oskar Deutsch, suppose que la multiplication par trois des remarques sur les juifs faites par des musulmans sur internet en est responsable.

En réponse aux chiffres présentés par le Forum contre l’antisémitisme, la police a souligné que, selon ses propres statistiques, les crimes racistes étaient en hausse de 60% sur la même période.

«La vie des juifs doit être protégée en Autriche. L’Etat a l’obligation de leur fournir une protection en Autriche et pour nous c’est une grande responsabilité», a fait remarquer Sebastian Kurz, ministre autrichien des Affaires étrangères.

RT

Laurence Rossignol : le CCIF porte plainte pour «injure publique à caractère racial»

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a annoncé vendredi 8 avril son intention de porter plainte avec plus de 400 personnes contre la ministre Laurence Rossignol pour «injure publique à caractère racial», à la suite de ses propos islamophobes et afrophobes.

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Le CCIF a décidé de répondre via la justice. Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi 8 avril, le collectif a annoncé sa décision de porter plainte contre la ministre des Droits des femmes, à la suite des propos tenus le 30 mars dernier sur les ondes de RMC.

Laurence Rossignol avait comparé les femmes voilées aux nègres, en abordant la question du voile avec Jean-Jacques Bourdin. «Mais bien sûr, il y a des femmes qui choisissent (le port du voile, ndlr), il y avait des nègres afri.., des nègres américains qui étaient pour l’esclavage», avait-elle déclaré.

«Le premier discriminant est l’Etat»

Lors de cette conférence, Yasser Louati, le porte-parole du collectif a tiré la sonnette d’alarme et condamné de nouveau ces propos «islamophobes et afrophobes».

«Il ne faut surtout pas croire que c’est un dérapage anodin dû au hasard….surtout quand le premier discriminant est l’Etat», a-t-il déclaré.

Yasser Louati a également pointé du doigt les médias qui ont donné la parole à la ministre pour «se justifier» mais pas aux personnes concernées par ce débat. «On a confisqué la parole aux premières concernées dans les émissions auquelles Laurence Rossignol était invitée (après ses propos), il n’y avait pas de femmes voilées ni des personnes de couleur noire qui auraient pu parler» a-t-il ajouté.

Plus de 400 plaignants

Yasser Louati a abordé l’action de groupe menée comme une contre-attaque. Plus de 400 plaignants vont porter plainte contre Laurence Rossignol et se joignent au CCIF qui les accompagne dans cette démarche.

Ce dépôt de plainte se fera sur le fondement de l‘«injure publique à caractère racial», a précisé Lila Charfi, responsable juridique du CCIF.

«Le CCIF est très fier d’accompagner cette action de groupe et espère mettre au centre de l’action les plaignants», a déclaré Marwan Muhammed, président du collectif. «Il faut un rapport de force pour assigner ces personnalités politiques à leur propre responsabilité», a-t-il ajouté.

Le CCIF et la fondation Frantz Fanon vont donc saisir la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger des délits par les ministres pour «injure publique à caractère racial» mais également le tribunal correctionnel pour les mêmes faits.

Zaman France

Des salariés musulmans licenciés en raison de .. la taille de leur barbe après les attentats de Paris

L’entreprise Securitas a défendu devant les prud’hommes, au nom de la laïcité, sa décision de licencier quatre agents de sûreté, qui avaient refusé de raccourcir leur barbe.

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Une semaine après les attentats, une vingtaine d’agents de sûreté, personnels chargés de scanner les passagers avant leur embarquement, sont convoqués par leur employeur, Securitas Transport Aviation Security (STAS).

La filiale du numéro un européen des services de sécurité leur enjoint de se conformer au « référentiel vestimentaire » en vigueur dans l’entreprise stipulant que les « barbes, boucs ou moustaches » doivent être « courts, taillés, soignés et entretenus ».

Pour avoir refusé de raccourcir leur barbe, quatre d’entre eux, qui se revendiquent musulmans pratiquants, sont renvoyés chez eux sans être payés.

Licenciés pour « faute grave 

 « On m’a convoqué, je l’ai taillée et on m’a dit que ce n’était pas assez », a affirmé, en marge de l’audience, l’un des plaignants, qui veut garder l’anonymat pour ne pas compromettre ses chances de retrouver du travail.

Licenciés pour « faute grave » entre janvier et avril, les quatre ex-salariés, dont chacun porte une barbe de longueur et d’épaisseur variables, réclament des rappels de salaire et 5.000 euros de « provisions en dommages et intérêts » dans le cadre de cette procédure en référé.

Pour leur avocat, Me Eric Moutet, « c’est une affaire de principe, qui est liée de manière évidente aux attentats de novembre ».

Les ex-agents, qui ont entre neuf et dix ans d’ancienneté, n’ont « jamais posé de problème particulier ». La preuve, c’est que l’autorisation qui leur a été délivrée de travailler dans la zone réservée de l’aéroport n’a jamais été « remise en cause par le préfet et le procureur de la République ».

Contexte de « peur »

« Ils sont porteurs d’un badge, mais également porteurs d’une barbe, qui ne s’est pas mise à pousser soudainement le 13 novembre au soir », ironise l’avocat.

« Leur comportement n’a pas changé d’un pouce: c’est le regard sur eux qui a changé », dans le contexte de « peur » qui a suivi les attentats. Signe, selon lui, que l’on a affaire à une « discrimination liée à la pratique religieuse ».

Or, pour l’avocat, si le voile est un « signe religieux incontestable »« la barbe, non ». Mais pour Me Benoît Dubessay, l’avocat du groupe suédois, ce sont les salariés eux-mêmes qui ont « fait le lien » entre leur religion et leur barbe, en affirmant: « Non, je ne la couperai pas car c’est une manifestation de ma foi et vous n’avez pas le droit de porter atteinte à ma liberté religieuse. »

Quant à l’allégation selon laquelle ces salariés ont toujours porté une barbe et que Securitas a changé de politique après les attentats, c’est « faux ». Non seulement ils ne l’ont pas toujours arborée, mais le « référentiel vestimentaire » de Securitas date d’au moins 2011, fait valoir l’avocat.

« À partir de quel moment c’est court ou c’est long? » l’interroge l’un des deux conseillers prud’homaux, qui porte une barbichette.

Embarras de l’avocat, qui admet une « part de subjectivité »« Votre bouc, pour moi, il est court. » Le jugement sera rendu le 17 juin.

Ouest France

Un Londonien noir débarqué d’un vol easyJet parce que son voisin se disait « en insécurité »

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Un Londonien d’origine érythréenne a été débarqué fin mars de l’avion de la compagnie aérienne easyJet parce que son voisin ne se sentait pas en sécurité à ses côtés. Meghary Yemane-Tesfagiorgis a raconté mercredi cet acte de racisme ordinaire à une télévision britannique.

Il était déjà assis à son siège et attendait tranquillement le décollage de l’avion qui devait l’amener de Rome à Londres où il vit. Mais Meghary Yemane-Tesfagiorgis, d’origine érythréenne, a été surpris d’être convoqué par un membre de l’équipage.

Nous sommes le 29 mars, à bord d’un avion de la compagnie easyJet sur le vol EZY5234. « On m’a demandé de me présenter à l’avant de l’appareil », a-t-il raconté, mercredi 6 avril, à ITV News London. Là, il apprendra que son voisin « ne se sentait pas en sécurité avec [lui] dans l’avion ».

Après des « contrôles spécifiques » complémentaires, confirmés par la compagnie aérienne, rien n’a été trouvé sur Meghary. Mais « il ne pouvait plus voyager avec son vol initial », a reconnu easyJet, qui souligne avoir offert par la suite « hébergement en hôtel » et « repas » au passager humilié, en attendant le prochain vol disponible.

« Je me suis senti violé »

Meghary a donc été débarqué, puis conduit à un poste de police de l’aéroport. « Les autorités italiennes m’ont posé des questions et m’ont intimidé avant de m’abandonner sur un siège pendant 15 heures », a-t-il expliqué.

Après son retour à Londres, via un autre vol, Meghary envisage de saisir la justice. Malgré les excuses de la compagnie aérienne. « Je me suis senti violé », a-t-il déclaré, dénonçant un délit de faciès, de « profilage racial ».

Jeune Afrique

Haute-Savoie: un retraité jugé coupable d’avoir hébergé une famille de réfugiés

L’homme avait hébergé pendant plus d’un an et demi une famille de Kosovars qui avait été déboutée du droit d’asile. Il encourait 30 000 euros d’amende et cinq ans de prison, mais a été exempté de peine.

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Il avait hébergé à titre gracieux une famille de Kosovars en situation irrégulière dans une maison de famille inoccupée. Fernand Bosson, un retraité de 74 ans originaire d’Onnion, une commune située à proximité de la frontière suisse, a été reconnu coupable ce jeudi d’avoir « par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France ». Il encourait 30 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement, mais a été exempté de peine, raconte Le Figaro.

Comme le raconte le site Bastamag, la famille avait été déboutée du droit d’asile. Les trois enfants étaient scolarisés dans la commune d’Onnion, dont Fernand Bosson avait été maire. C’est un des raisons, raconte au Figaro un membre de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) venu soutenir le retraité, pour lesquelles ce dernier a décidé d’héberger pendant un an et demi les Kosovars. Il les a ensuite aidés à nouveau pendant quelques mois entre fin 2015 et début 2016.

L’Express

Des réfugiés se convertissent au christianisme pour avoir une chance d’obtenir l’asile au Danemark

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Des centaines de réfugiés musulmans, pour la plupart iraniens, se préparent ces derniers mois à se convertir au protestantisme au Danemark, par conviction ou dans l’espoir d’augmenter leurs chances d’obtenir le droit d’asile. Cette poussée de conversions, qui n’a jamais été aussi forte, préoccupe le ministre danois du Culte, Bertel Haarder, qui a exhorté les pasteurs de l’Eglise évangélique-luthérienne d’Etat à attendre que leur demande d’asile soit examinée avant de baptiser ces nouveaux venus.

« C’est dans le propre intérêt des réfugiés et pour écarter tout soupçon sur leurs motivations qui seraient liées à l’espoir d’obtention plus facile du droit d’asile », a-t-il expliqué.

Selon l’association d’entraide aux réfugiés chrétiens, Folkekirkens Asylsamarbejde, au moins cent Iraniens ont été baptisés depuis la fin de l’année dernière et entre 250 à 300 demandeurs d’asile (iraniens et afghans notamment) participent actuellement à des cours de préparation au baptême.

Une stratégie risquée et peu payante

Cet engouement croissant des musulmans pour le christianisme s’explique, peut-être, par le fait que la commission de recours des réfugiés a réexaminé l’année dernière plusieurs cas de refus des services de l’immigration, accordant finalement l’asile à 42 sur 55 réfugiés convertis, qui craignaient d’être persécutés s’ils étaient expulsés vers leurs pays.

La Libre

USA : 58% des apprentis médecins pensent que la peau des noirs est plus épaisse que celle des blancs

Une étude souligne une corrélation entre préjugés raciaux et évaluation de la douleur du patient.

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Aux États-Unis, plusieurs études ont montré qu’à diagnostic égal les patients noirs recevaient moins souvent de médicaments antidouleurs que les blancs, ainsi que des doses moins fortes. Par exemple, selon une étude de 2000 sur les urgences d’un hôpital d’Atlanta, 74% des patients blancs recevaient des antidouleurs en cas de fracture des os, contre 50% des noirs. Un article publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences montre que cette divergence de traitement est liée à certains préjugés sur les noirs. 

Entre autres, 58% des apprentis médecins pensaient que la peau des noirs était plus épaisse que celle des blancs, 39% pensaient que le sang des noirs coagulait plus vite que celui des blancs et 20% pensaient que les nerfs des noirs étaient moins sensibles que ceux des blancs, alors qu’aucune de ces différences n’est réelle.

«Il semble que les préjugés raciaux dans la perception de la douleur ont des conséquences pernicieuses en matière de recommandation de traitement pour les patients noirs», écrivent les auteurs de l’article.

Slate

Grand remplacement, Génocide culturel des Amérindiens : le Canada face à son devoir de mémoire

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La cour d’appel de l’Ontario vient d’autoriser la destruction de milliers de témoignages des survivants des pensionnats autochtones. Une décision controversée.

C’est, selon les mots de Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada, un « des chapitres les plus sombres de l’Histoire » du pays. Entre 1874 et 1996, 150 000 enfants d’Indiens ont été placés dans des « pensionnats autochtones » pour assimiler la culture occidentale.

Un véritable « génocide culturel », a tranché après des années de travaux en juin 2015 la commission de vérité et réconciliation (CVR). Sept générations d’enfants privés de leur famille et de leur identité. Interdits de parler leur langue, corvéables à merci, victimes de violences et d’abus sexuels en tout genre.

Le Point

Le Washington Post critique la «paranoïa collective» de la France face à l’Islam

Le quotidien déplore que la dernière édition de Charlie Hebdo soit devenue l’expression de la «paranoïa française» envers l’Islam. Pour le Washington Post, le journal satirique accuse les «musulmans ordinaires» d’être responsables du terrorisme.

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L’édito de Riss, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, aura réussi à faire parler de lui et à s’attirer des critiques même chez ses confrères américains. Dans son édition du 5 avril, le célèbre quotidien américain analysait le dernier edito du journal satirique, et critiquait ce qu’il considère comme un grossier amalgame nourrissant la «paranoïa collective» en France.

Charlie Hebdo, à travers son dernier éditorial, pointe du doigt l’ensemble de la communauté de confession musulmane, à travers plusieurs personnages, dont Tariq Ramadan, professeur d’études islamiques à Oxford, analyse le Washington Post.

Reprenant chaque point de l’édito, le quotidien souligne que Tariq Ramadan est présenté comme une tête de turc, étant accusé de participer à une islamisation rampante à travers ses conférences en France, consistant, selon Charlie Hebdo, à dissuader les étudiants, «futurs journalistes ou élus locaux», de se montrer critiques envers l’Islam.

Selon Charlie, décrypte avec ironie le Washington Post, le rôle de l’islamologue ne serait pas de «se saisir d’une Kalachnikov et de tirer sur des journalistes», ni de «fabriquer des bombes utilisées dans un aéroport». Plus pernicieuse, sa mission consisterait plutôt à mettre à mal la «laïcité» des gens pour qu’ils n’osent plus critiquer l’Islam, de peur d’être taxés d’islamophobie.

Outre Tariq Ramadan, le quotidien américain rappelle également que Charlie Hebdo voit dans les individus anonymes du quotidien une menace : une femme voilée et un boulanger musulmans sont là pour mettre les gens mal à l’aise dans la rue et les «empêche[r] d’acheter des croque-monsieur gorgés de porc et des baguettes jambon beurre, des droits nationaux de naissance». Des personnages qui forcent les Français «à s’adapter, comme le demande Tariq Ramadan».

Ajoutées aux propos des intellectuels français (Alain Finkielkraut, et Michel Houellebecq en particulier), qui selon le Washington Post surfent sur cette vague anti-islamique, ce sont toutes ces considérations et visions apocalyptiques de l’Islam qui nourriraient la paranoïa française.

RT

Israël : la femme d’un élu refuse d’accoucher à côté d’une femme arabe

Des pratiques controversées de séparation des patientes selon leur ethnicité ont été révélées par des journalistes israéliens. Pour le membre de la Knesset, Bezalel Smotrich, il est «naturel» que sa femme accouche dans une ambiance «pacifique».

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Même s’il s’agit d’une pratique interdite par le ministère israélien de la Santé, le personnel accède aux désirs des patients dans la plupart des hôpitaux du pays et sépare les femmes juives et arabes dans les maternités, a révélé la radio Voix d’Israël.

 

Alors que les membres du Parlement israélien exigent du gouvernement que cette question soit étudiée pour assurer le respect de la loi dans les centres médicaux, un membre du parti Foyer juif, Bezalel Smotrich, s’est exprimé en faveur de la séparation confessionnelle dans les maternités. Commentant les révélations des journalistes sur son compte Twitter, il a écrit que sa femme n’était vraiment pas raciste, mais, qu’après un accouchement, elle voulait plus se reposer qu’assister à la fête habituelle des arabes.

Il est naturel que ma femme ne veuille pas se coucher [dans un lit] à côté d’une femme qui vient de donner naissance à un bébé qui pourrait vouloir l’assassiner dans vingt ans 

D’après The Times of Israel, face aux réactions négatives à son tweet, le député a décidé d’aller plus loin en écrivant : «Il est naturel que ma femme ne veuille pas se coucher [dans un lit] à côté d’une femme qui vient de donner naissance à un bébé qui pourrait vouloir l’assassiner dans vingt ans.» Avant d’ajouter : «Les Arabes sont mes ennemis, voilà pourquoi je n’aime pas être à côté d’eux.»

Revital, sa femme a, à son tour, déclaré aux journalistes qu’elle avait refusé d’être accompagnée par du personnel arabe au sein la maternité. «Je refuse d’avoir une sage-femme arabe, parce que pour moi, l’accouchement est un moment juif et pur», a-t-elle expliqué, précisant : «Je veux que des mains juives touchent mon bébé et je ne me sens pas à l’aise, couchée dans la même chambre qu’une femme arabe.»

RT

L’émergence des « judéo-nazis »

Une enquête du centre de recherche Pew reflétait en mars les « profondes divisions » de la société : 79 % des Arabes israéliens disaient que les musulmans souffraient d’une forte discrimination ; près de la moitié des juifs étaient favorables à l’expulsion d’Israël des Arabes.

Ben Caspit, commentateur réputé s’alarmait dans le quotidienMaariv de l’émergence des « judéo-nazis ». Pour lui, « Smotrich est le juif le plus nazi que nous ayons vu ici depuis bien longtemps« . Betzalel Smotrich avait supprimé les tweets controversés mercredi.

Le Point

Pour Charlie Hebdo, Tariq Ramadan et les femmes voilées sont complices du terrorisme

Dans son dernier édito publié sur Charlie Hebdo, le dessinateur Riss assimile directement le travail de Tariq Ramadan, le port du voile et la pratique religieuse de l’islam à un vaste projet dont le terrorisme ne serait que la partie émergée.

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Le dernier édito de Riss dans Charlie Hebdo est passé inaperçu dans la presse française. Alors que la Une de l’hebdomadaire satirique sur Stromae, qui avait été jugée choquante sur les réseaux sociaux, a été très diffusée, en revanche aucun article, billet, éditorial ou chronique de la presse française n’a été consacré au dernier édito du dessinateur.

Et pourtant, la charge éditoriale est violente : le journal satirique établit en effet une continuité directe entre le terrorisme des attentats de Bruxelles, les conférences de l’intellectuel suisse Tariq Ramadan, le port du voile par des musulmanes, jusqu’au…. boulanger barbu qui ne vend plus de sandwichs au jambon !

Tariq Ramadan, la femme voilée et le … boulanger barbu

«Tariq Ramadan ne prendra jamais une kalachnikov pour tirer sur des journalistes dans leur salle de rédaction et ne confectionnera jamais de bombes destinées à des halls d’aéroport. D’autres le feront à sa place. Ce n’est pas son rôle. Le sien, sous prétexte de débattre, est de dissuader ses interlocuteurs de critiquer sa religion (…)

Pourquoi critiquer encore le port du voile et heurter ces femmes dignes en les montrant du doigt ? Taisons-nous, regardons ailleurs, fuyons les polémiques et les esclandres de rue. Leur rôle, même si elles ne se rendent pas compte qu’elles en jouent un, ne va pas au-delà (…)

Le boulanger qui a remplacé le précédent, parti à la retraite, fait de bons croissants. Il est aimable et a toujours un sourire pour le client. Il est parfaitement intégré au quartier, sa longue barbe et son petit cal sur le front qui indiquent sa grande piété ne gênent pas sa clientèle, qui apprécie aussi ses sandwichs à midi.

Ceux qu’il propose sont très bons, même s’il n’y en a désormais plus aucun au jambon de pays ou aux rillettes (…) On s’y fera. Comme le prêche Tariq Ramadan, on s’adaptera. Le rôle de ce boulanger travailleur est ainsi rempli.»

Zaman

Com de l’Arabie Saoudite, pub sexiste… quand la businesswoman Badinter contredit la « féministe »

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Philosophe et en même temps femme d’affaires, difficile pour Elisabeth Badinter de rester cohérente à travers ses divers engagements. En témoigne cette contradiction de taille entre son appel au boycott des marques surfant sur « la mode islamique » et la dernière mission attribuée à Publicis dont elle est la principale actionnaire : assurer la communication de l’Arabie Saoudite.

Elle est philosophe, farouche défenseuse de la laïcité, penseuse du féminisme et administratrice d’une grande entreprise française. Elisabeth Badinter, depuis longtemps, porte de nombreuses casquettes… et les contradictions qui vont avec.

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Roman Abreu. Directeur chez Publicis des affaires publiques, de la communication financière et de la gestion de crise, il est l’interlocuteur privilégié de l’ambassadeur saoudien en France, Dr Khalid Al-Ankari. « Mon rôle est de gérer les relations presse de l’Arabie Saoudite en France, d’assurer sa communication sur les réseaux sociaux et de mettre en contact ses représentants avec diverses personnalités publiques », nous détaille-t-il. « L’idée est de montrer que nous sommes dans une relation de transparence avec ce pays, que ce n’est pas non plus la Syrie. »

Cette nouvelle mission, c’est le magazine Challenges qui la révèle au début du mois d’avril. Une information plutôt passée inaperçue, selon laquelle Publicis serait désormais en charge d’assurer une partie de la communication… de l’Arabie Saoudite. Ce lien, pour le moins inattendu, avec un pays qui n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 2011, a de quoi interroger.

Et pourtant. Ce n’est guère la première fois que les positions de la philosophe et ses obligations de femme d’affaire entrent en conflit. Plusieurs spots publicitaires produits par Publicis, par le passé ont pu avoir une teneur jugée profondément sexiste. Citons, pêle-mêle, cet homme qui, souhaitant changer de vie, troque sa copine contre une fille en bikini mais garde sa Clio. Ou encore ce petit garçon malade qui attend « le bon geste d’une maman » grâce à la pommade Vaporub.

Mise face à ses contradictions par le site d’information Rue89 en 2010, Elisabeth Badinter ne s’était, une nouvelle fois, fendue d’aucun commentaire. Quarante-septième fortune française, héritière du numéro deux mondial de la publicité, elle préfère se retirer en campagne « pour écrire sur les philosophes des Lumières », selon son attachée de presse.

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