Un ministre qui traite les noirs de «nègres» fait condamner d’une amende un avocat noir qui l’a traité de consanguin

Le ministre bavarois de l’Intérieur a un sens de l’humour sélectif. Alors qu’il avait évoqué les «nègres merveilleux» à la télévision, il s’est offusqué qu’un avocat d’origine africaine l’ait qualifié de «merveilleux produit de la consanguinité».

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Bataille médiatique de noms d’oiseau en Allemagne. Tout a commencé l’été dernier, après que le ministre bavarois de l’Intérieur Joachim Herrmann a traité le chanteur populaire Roberto Blanco de «nègre merveilleux» lors d’une émission télévisée. «Roberto Blanco a toujours été un nègre merveilleux qui a toujours merveilleusement plu à la plupart des Allemands. […] Et au FC Bayern [de Munich], il y en a aussi beaucoup avec la peau noire qui jouent et les fans du FC Bayern trouvent ça très bien», a t-il lâché comme si de rien n’était.

Avec cette diatribe, le ministre entendait montrer sa tolérance vis à vis d’autres cultures et son point de vue favorable à l’immigration, alors que son gouvernement débattait de la crise des migrants. Si Roberto Blanco avait pris son commentaire avec humour, le traitant à son tour de «merveilleux blanc», la boulette n’a pas fait rire sur les réseaux sociaux, où elle a provoqué un déluge de réactions outrées, qualifiant de racistes les propos de Joachim Herrmann. 

Au-delà des réseaux, les propos du ministre ont également indigné un avocat allemand d’origine africaine, David Schneider-Addae-Mensah, qui a décidé de prendre sa plume pour rédiger une lettre ouverte qu’il a terminée en saluant son interlocuteur comme «un merveilleux produit de la consanguinité». 

Joachim Herrmann ayant moyennement apprécié la plaisanterie, il décide de présenter la lettre de l’avocat à la police, ce qui vaudra une amende à son auteur.

La surenchère s’arrêtera là, les procureurs ayant estimé que l’accusation de consanguinité avait été trop loin mais qu’elle était néanmoins méritée en raison de la provocation raciale initiale.

RT

Etats-Unis: Une élève voilée rebaptisée avec l’acronyme de Daesh dans l’annuaire de son lycée

Une élève américaine portant le voile a été nommée à tort «Isis», l’acronyme anglais de l’organisation Etat Islamique, dans l’annuaire d’un lycée californien…

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Véritable tradition aux Etats-Unis, le livre de l’année (yearbook en VO), annuaire qui compile les portraits des élèves, est en général un recueil de doux souvenirs scolaires. Celui du lycée Los Osos en Californie a cette année un goût amer, surtout pour l’une des lycéennes. Une jeune femme a vu son portrait légendé du nom Isis Phillips. Problème : elle s’appelle en réalité Bayan Zehlif. De confession musulmane et arborant un voile sur la photo du livre, elle est choquée d’avoir été rebaptisée de l’acronyme anglais de l’organisation djihadiste Etat islamique, Isis (pour Islamic State of Irak and Syria).

Une « faute de frappe » ?

« Je suis extrêmement attristée, dégoûtée, blessée et embarrassée que l’annuaire du lycée Los Osos puisse s’en tirer comme ça », a déploré Bayan Zehlif sur sa page Facebook samedi. « Apparemment je suis « Isis » dans l’annuaire des élèves. L’établissement m’a contactée et a eu l’audace de dire qu’il s’agissait d’une faute de frappe. Je ne suis pas d’accord, soyons honnêtes ».

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Le lycée a réagi dimanche. La principale Susan Petrocelli a présenté ses « sincères excuses » sur Twitter, expliquant que l’établissement fait tout pour que cette « regrettable coquille » soit « corrigée et élucidée ».

20 Minutes

Afrique du Sud : une juge estime que le viol est un trait culturel des hommes noirs

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Une juge Blanche sud-africaine a été fermement condamné pour avoir déclaré sur les médias sociaux que le viol faisait partie de la culture des hommes noirs.

la juge Mabel Jansen a déclaré que le viol des bébés, des filles et des femmes a été considérée comme un passe-temps « agréable » pour les hommes noirs.

Une pétition a été lancée pour demander son retrait en tant que juge. Elle a dit que ses commentaires ont été pris hors contexte.

L’Afrique du Sud a été frappée par une série de racisme au cours des derniers mois, déclenché par des commentaires sur les médias sociaux.

Le gouvernement a répondu en disant qu’il a l’intention de renforcer les lois anti-racisme.

BBC

Laïcité à l’école : la jupe longue va-t-elle devenir le nouveau voile ?

Une adolescente de 16 ans s’est vu refuser ce mardi l’accès à son lycée en Seine-et-Marne car elle portait… une jupe trop longue. Une situation qui s’était déjà produite avec un groupe de collégiennes l’an dernier. Autant de décisions controversées qui posent la question de l’interprétation de la loi de 2004, et de ses éventuels détournements.

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« Une robe longue n’est pas un motif d’exclusion« . L’académie de Créteil le rappelle, nul ne peut être exclu d’un établissement scolaire pour un excès de tissu porté ailleurs que sur la tête. Pourtant ce mardi 3 mai, une élève du lycée Flora Tristan à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) s’est vu refuser l’entrée dans son lycée par la proviseure. La raison ? Elle portait une jupe longue qui, d’après la cheffe d’établissement, constituait un « signe ostentatoire religieux« . A la mère de l’adolescente, il a d’ailleurs été expliqué, rapporte L’Obs, que « porter des robes longues dans un établissement public et laïc n’est pas tolérable, c’est un signe religieux« .

Pour justifier une telle mesure, l’équipe éducative dit agir au nom de la laïcité. En se référant à la loi du 15 mars 2004 et à sa circulaire du 18 mai suivant. Que disent ces textes exactement ? La loi tout d’abord : « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit« . La circulaire, elle, précise les éléments interdits – « le voile islamique, quel que soit le nom qu’on lui donne, la kippa ou une croix de dimension manifestement excessive » – tout en laissant la voie libre à l’interprétation d’autres signes : « (La loi) n’interdit pas les accessoires et les tenues qui sont portés communément par des élèves en dehors de toute signification religieuse. En revanche, la loi interdit à un élève de se prévaloir du caractère religieux qu’il y attacherait, par exemple, pour refuser de se conformer aux règles applicables à la tenue des élèves dans l’établissement« .

« Juger du caractère prosélyte ou pas, non pas de la tenue, mais de l’attitude de l’élève »

La législation laisse donc de la place à l’interprétation afin d’éviter qu’une fois le voile, la kippa ou la croix retirés, d’autres tenues ne soient utilisées par les élèves pour revendiquer, de manière détournée mais ostensible, leur appartenance religieuse. C’est ce qu’il s’était passé en avril 2015 dans un collège de Charleville-Mézières, où une élève avait été interdite de cours à deux reprises pour avoir porté une longue jupe noire. Il était apparu qu’avec elle, un groupe de jeunes filles du collège auxquelles ont avait demandé de retirer leur voile s’étaient entendues pour faire de cette jupe longue le signe supplétif de leur appartenance religieuse.

L’interprétation de ces cas n’en reste pas moins délicate. Dans l’affaire de Charleville-Mézières, le rectorat de Reims l’avait ainsi résumé : « Il est parfois difficile de distinguer simplement ce qui relève du port ostentatoire de signes religieux, de la provocation ou de la tentation d’éprouver les limites des règles communes« . La suite en début de semaine prochaine, puisque l’Académie de Créteil a indiqué à L’Obs que la jeune fille de Montereau-Fault-Yonne « n’a en aucun cas été exclue de l’établissement » : « Elle a été convoquée, cela n’a pas été d’une absolue sérénité, mais un dialogue a eu lieu avec la famille et qui va être poursuivi lundi et qui sera maintenu« .

Marianne

Cologne version Française ? : Vague d’agressions sexuelles à Nuit debout

À Nuit Debout comme ailleurs, les femmes se font agresser, insulter, emmerder. Remarques sexistes et mains aux fesses sont monnaie courante. La commission Féminismes lutte depuis des semaines pour imposer des bonnes pratiques et chasser les relous. 

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Déséquilibre de la parole en faveur des hommes, remarques sexistes, mains aux fesses, agressions sexuelles en tous genre : sur la place de la République, les militantes féministes du mouvement Nuit Debout se battent quotidiennement contre cette violence. Nuit Debout n’est pas un repère de prédateurs sexuels, et la place de la République n’est pas la place Tahrir en Egypte. Mais, comme dans tout lieu public, comme dans le métro où toutes les femmes ont subi du harcèlement sexuel, les participantes sont régulièrement confrontées à la misogynie.

Il arrive que des insultes fusent. Ludivine raconte par exemple cette anecdote, d’un «antifa» qui la prend à partie. «Il a fini par me dire qu’il allait « me baiser », que j’étais une « mal-baisée »».

Dans la violence physique: une militante explique avoir dû se battre contre un homme «se collant à (elle) de tout son corps», une autre se souvient d’un type «mimant ostensiblement une fellation» qui est ensuite «parti en se marrant». Les mains aux fesses dans le noir sont monnaie courante, comme l’ont vécu Simone, étudiante (nous avons changé son prénom) ou Fatima Benomar, cofondatrice du collectif Les effronté-e-s, qui participent toutes les deux à la «commission Féminismes» qui squatte la place depuis plusieurs semaines.

Fatima Benomar se souvient également d’un homme ayant plongé brutalement les mains dans ses longs cheveux bouclés, en criant «j’adôre vos cheveux».

Nous avons reparlé des viols à République et élargi le débat afin de se questionner sur « Est-ce normal d’appeler « bon-sens » le fait de rentrer chez soi à minuit, le fait de faire attention à comment l’on s’habille et à comment on se comporte?  » Sur la place de la république, comme ailleurs, nous nous autocensurons afin de ne pas « avoir de problèmes » mais nous réclamons le droit de pouvoir agir en toute liberté à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit sans avoir peur de se faire agresser.

Triste banalité

Les victimes d’agressions contactées insistent pour la plupart pour rappeler, à leur grand dam, le caractère tristement «banal» des agressions sexuelles et remarques sexistes sur la place.

Répondant à un appel à témoignages lancé par nos soins sur Twitter, Laura raconte que des «gamins de 16/17 piges» l’ont accostée, et sont vite devenus «un peu trop tactiles à son goût»«L’un d’entre eux m’a agrippée en mode « tu me fais un bisou« , j’ai dû le dégager vite fait. 

Slate

Yvan Attal agacé par l’absence de son film sur l’antisémitisme au festival de Cannes

L’acteur et réalisateur français s’est agacé du refus du Festival de Cannes de retenir dans sa sélection son nouveau film Ils sont partout, une comédie sur l’antisémitisme. Pour Yvan Attal, le sujet même de son film a été « un problème ».

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Maire de Londres « musulman » : Une précision qui agace

La plupart des médias français qui ont évoqué le favori de l’élection pour la mairie de la capitale britannique, Sadiq Khan, ont mis en avant sa confession musulmane. Ce qui a provoqué de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

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Le Premier maire musulman d’une capitale occidentale? L’insistance des médias français sur la confession du probable vainqueur de la campagne pour la mairie de Londres, Sadiq Khan, en agace plus d’un sur Twitter. La plupart des journaux et sites d’informations ont en effet mis en avant cet aspect de sa biographie plutôt qu’un autre. Y compris L’Express:

Il existerait en effet de nombreuses façons de qualifier le candidat travailliste. La presse britannique insiste par exemple sur le fait que ce fils d’un chauffeur de bus pakistanais, natif du quartier populaire de Tooting dans la capitale britannique, ayant grandi en HLM est un pur produit de la méritocratie de la ville qu’il entend diriger.

Les médias français, peut-être épatés par la rareté du cas de figure d’une personnalité issue d’une minorité choisie pour un poste électif de haut rang, ont en revanche presque exclusivement mis en avant la religion du candidat. De quoi agacer, parmi d’autres, une journaliste du Bondy Blog.

Une irritation partagée par le sociologue Marwan Mohamad : 

D’autres s’étonnent que titrer sur la religion de l’un des deux candidats aurait été impensable dans le cas de son adversaire Zac Goldsmith:  

L’Express

Discrimination : dans les quartiers prioritaires, la galère des bac+5

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C’est une facette méconnue des inégalités qui structurent les villes françaises. Dans les quartiers prioritaires, la faible qualification de l’emploi ne se limite pas aux seuls habitants peu diplômés. Elle concerne aussi les bac+5. Selon un rapport publié mardi par l’Observatoire politique de la ville, les habitants des quartiers prioritaires disposant d’un master II ne sont que 53% à occuper un emploi de cadre contre 71% de leurs voisins de même niveau de diplôme.

Pour les autres, les emplois occupés peuvent se révéler très peu qualifiés. Ainsi, parmi les hommes, 1 diplômé sur 5 ayant un niveau bac+5 résidant en quartier prioritaire occupe un poste d’employé ou d’ouvrier. Ils ne sont que… 5% parmi les autres diplômés bac+5 du reste de l’agglomération.

Toutes choses égales par ailleurs, le rapport indique qu’un homme diplômé de niveau de bac+5 de plus de trente ans a 22% de chances de moins d’occuper un emploi de cadre lorsqu’il est issu d’un quartier prioritaire. Et la situation est amplifiée chez les femmes diplômées bac+5 des quartiers populaires, qui ne sont que 46% à occuper un poste de cadre.

Challenges

France Culture: les auditeurs regrettent que Finkielkraut fasse trop souvent référence à la Shoah

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Des auditeurs s’étonnaient que, le dimanche matin, alors que les différentes religions sont présentes sur l’antenne de France Culture, l’Islam n’y était pas. L’émission « Cultures d’Islam » était en quelque sorte à l’écart l’après-midi. À partir du 8 mai, cela change et l’émission sera diffusée le dimanche matin, à 7h. Ghaleb Bencheikh en prend les commandes.

Les auditeurs écrivent aussi souvent à propos de l’émission d’Alain Finkielkraut du samedi. Ils regrettent qu’il fasse trop souvent référence à la Shoah, à l’antisémitisme, à la situation des Juifs : la question de l’identité française l’occupe aussi très souvent et le producteur est bien sûr libre de choisir ces sujets.

Radio France

Une adolescente convertie à l’Islam expulsée de son lycée car sa robe est jugée «trop longue»

Pour la proviseure de l’établissement scolaire, il s’agit « d’un signe ostentatoire religieux ».

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K. est âgée de 16 ans et est élève au lycée Flora Tristan à Montereau-Fault-Yonne (France). La jeune fille s’est convertie à l’islam il y a un an, mais enlève toujours son voile avant de rentrer dans l’établissement scolaire. Mardi dernier, elle s’est vue refuser l’entrée de son école par la proviseure en raison de sa tenue vestimentaire, raconte l’Obs. Sa robe noire a en effet était jugée « trop longue », ce qui représente « un signe ostentatoire religieux », selon la proviseure.

Les robes longues, « un signe religieux »

La maman de K. ne comprend pas la décision du lycée. «  Ma fille, franco-portugaise, issue d’une famille catholique, s’est convertie à l’islam, oui. Je l’ai toujours accompagnée dans son choix et dans ses décisions. En début d’année, je l’ai autorisée à porter le voile, qu’elle enlève avant d’entrer en cours. Et donc elle met des robes longues pour aller à l’école  », a-t-elle déclaré à nos confrères français.

Alors que l’adolescente avait été convoquée lundi par la responsable de l’établissement, sa mère a pu brièvement s’entretenir avec la proviseure le jour des faits afin de comprendre son refus. Celle-ci s’est justifiée en affirmant que «  porter des robes longues dans un établissement public et laïc n’est pas tolérable » et qu’il s’agit «  d’un signe religieux  ». Et d’ajouter que sa fille ne pourra pas rentrer dans l’école tant qu’elle adoptera ce style vestimentaire.

« Ma fille respecte la loi »

La famille de K. ne compte pas en rester là et envisage de porter plainte. «  Ma fille respecte la loi, je respecte sa religion, il y a juste de la tolérance et du respect. Jusque-là, on ne lui avait fait aucune remarque sur sa tenue. Excepté les quelques problèmes de bavardages, c’est une fille très discrète sur sa conversion. Il faut que les gens arrêtent de faire des amalgames et de juger trop vite  », conclut la maman.

Le soir

Belgique: L’enseignement catholique flamand veut attirer les musulmans

La proposition a provoqué une levée de boucliers. Le Katholiek Onderwijs Vlaanderen, le secrétariat flamand de l’enseignement catholique a indiqué son intention d’accorder une place entière au culte musulman et aux autres religions dans ses écoles. Mais alors que la proposition venait à peine d’être annoncée, des voix s’élèvent pour critiquer l’initiative faisant ainsi naître une polémique sur une idée qui n’en est qu’au stade de proposition. 

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L’enseignement catholique flamand souhaite compter plus d’élèves musulmans dans ses écoles. Elle étudie déjà le projet d’un modèle scolaire plus ouvert et surtout plus inclusif des autres religions, rapporte ce mercredi, De Morgen repris par la presse belge.

L’approche sera forcément différente pour convaincre des parents musulmans à inscrire leurs enfants dans des écoles catholiques. « Il n’est plus question de chercher à convertir les musulmans ou les personnes ayant une autre confession. Nous n’allons pas mélanger les religions, mais dans une école de dialogue, il y a par exemple de la place à côté d’une chapelle pour une salle de prière pour les musulmans ou le voile. Les musulmans doivent jouir de leur droit, même si la tradition chrétienne ne sera pas perdue de vue », ajoute Didier Pollefeyt, de la KU Leuven.

Proposition critiqué

A peine annoncée que la proposition fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le porte-parole de l’évêque d’Anger, Olivier Lins voit en cette proposition « un ballon d’essai qui provoque une tornade, mais ce n’est vraiment pas nécessaire ». Il explique que « rien de concret n’a encore été décidé concernant l’introduction de mesures relatives à la présence de lieux de prières pour les musulmans, l’autorisation du port du voile ou l’introduction d’un cours libre consacré à l’islam dans les écoles catholiques ».

Le leader du N-VA et bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever s’est dit, quant à lui, catégoriquement opposé à cette proposition. « Je trouve que c’est une très mauvaise décision. Il faut que nous fassions comprendre que la religion est de moins en moins importante dans notre culture publique. La chrétienté a de facto été laïcisée, et cela devrait en fait être pareil pour l’Islam », a-t-il réagi.

Yabiladi

Vidéo : La police déshabille et retire les prothèses d’un handicapé

Une vidéo publiée sur Facebook et présentée comme faisant état d’une scène de « violence policière » devient virale depuis ce matin sur les réseaux sociaux. On y voit un homme handicapé assis sur un quai de gare, dévêtu, ses prothèses de jambes et ses affaires éparpillées autour de lui. Trois policiers l’entourent, lui rendent une partie de ses affaires puis s’en vont. Si la scène est choquante, la vidéo ne montre pas de bavure policière.

Initialement postée mardi 3 mai à minuit sur le mur Facebook de Jean-Didier Bakekolo, qui a filmé la scène, la vidéo a été vue près de 23 000 fois en à peine 24 heures. Sur d’autres comptes Facebook qui ont repris ces images, elles dépassent les 300 000 vues.

France 24

Propos chocs d’un prêtre flamand: « Mahomet était un voleur, un meurtrier et un violeur »

Un prêtre flamand de Kortemark (Flandre occidentale) a tenu des propos polémiques sur le prophète Mahomet et l’islam lors d’une célébration religieuse devant des enfants de sixième primaire. Si les parents se disent choqués, Germain Dochy (77 ans) ne voit pas où est le problème. « N’ai-je plus le droit de dire la vérité? », s’interroge -t-il.

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Alors que les élèves de l’Ecole communale « De Kreke », âgés de 11 et 12, répétaient une dernière fois pour leur célébration de la Confirmation, le pasteur a dit tout le bien qu’il pensait de l’islam et de son prophète Mahomet. « Mahomet était un voleur, un meurtrier et un violeur. Il avait 45 femmes, dont la plus jeune avait 9 ans. Et en réalité, l’islam n’est pas une religion », a-t-il lancé.

Les parents, mis au courant par leurs enfants, et l’école se disent choqués par ces propos. L’institutrice qui a été témoin des paroles a fait part de son indignation à la direction de l’établissement.

« Mahomet menait une vie de débauche »

Actif depuis 52 ans en tant que prêtre, Dochy ne retire rien de ce qu’il a dit. « J’ai raconté aux enfants que Mahomet n’était pas un prophète. Pour l’islam peut-être, mais pas pour nous », renchérit-il dans le « Krant van West-Vlaanderen ». « Mahomet a mené une vie de débauche et a fait plusieurs guerres. (…) Et puis, il y a l’islam, qui se comporte comme une religion mais qui est en réalité une anti-religion« , prolonge-t-il.

Le diocèse de Bruges est au courant de l’affaire et a contacté le prêtre. « Dochy nous a dit qu’il regrettait ses propos et qu’il s’excusait s’il avait pu offenser quelqu’un », a réagi le porte-parole.

7sur7

Communautarisme, donneurs de leçons : Au Canada, les Français doivent faire preuve d’humilité

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« Le Canada mise sur la valorisation des différences », affirme Sabine Choquet, chercheuse et auteure de Identité nationale et multiculturalisme*. Elle a étudié la gestion et le comportement des immigrants au Canada et en France.

Multiculturalisme, identité, immigration, intégration… Autant d’enjeux qui fascinent Sabine Choquet, détentrice d’un doctorat à la Sorbonne et d’un PhD en Sciences humaines obtenu à l’Université Laval à Québec. Pendant près de douze ans, cette chercheuse, auteure et consultante s’est immergée au Canada et y a observé les pratiques

Ce n’est donc pas un mythe, au Canada, le Français donneur de leçons? 

Si j’avais un conseil à donner aux Français qui veulent s’installer au Canada, c’est de suspendre un peu leur jugement, de ne pas sans cesse se mettre dans la position de celui qui « sait », de celui qui connait, de celui qui sait parler français parce qu’il est le garant de la langue et qu’il provient du « pays des droits de l’Homme ». Ne pas imposer ses valeurs, sa vision du monde, ses vérités. Car malheureusement c’est le genre de caricature qui fait que nous ne sommes pas toujours appréciés à l’étranger.

Quels autres conseils donneriez-vous pour une intégration réussie au Canada ?  

Les personnes qui immigrent au Canada devraient, avant de partir, davantage se renseigner sur cette culture, sur la manière dont on interagit au quotidien. Sinon, un phénomène communautaire se crée et provoque ce que l’on observe à Montréal par exemple : la concentration des Français sur le Plateau-Mont-RoyalIls vivent entre eux. J’ai vu des soirées de Français où il n’y avait que des Français, parce qu’ils n’arrivent pas à s’intégrer. S’il ne se défait pas de ses réflexes, le Français aura du mal à s’intégrer au Canada. C’est un peu dommage de partir au Canada et de ne vivre qu’avec des amis français, de n’avoir que des voisins français...

L’Express

 

 

Abdelkader Arbi, aumônier en chef musulman de l’armée, chevalier de l’Ordre du mérite

L’aumônier en chef musulman de l’armée, Abdelkader Arbi, a été nommé chevalier de l’Ordre du mérite dans la promotion publiée au Journal Officieldu 29 avril, pour ses 17 ans de services au sein du commissariat des armées.

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Abdelkader Arbi, 56 ans, est le chef de cette aumônerie depuis sa création 2005. Elle compte trente-huit aumôniers d’active – dont une femme – et six aumôniers de réserve.

Né en Algérie, où son père servait dans l’armée française, arrivé en France en 1962, Abdelkader Arbi est un ancien chimiste devenu imam dans le milieu des années 1990 à l’issue d’un pèlerinage à La Mecque.

« Normalisation » de l’islam dans les troupes

En 2003, il a été élu président du conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie, la région où il réside. Après une décennie à la tête de l’aumônerie musulmane de l’armée, il avait estimé lors d’une cérémonie en 2015 avoir rempli le contrat d’inscrire « pour la première fois » l’islam « dans le droit positif ». En l’occurrence, celui de la défense.

De très nombreux musulmans maghrébins ou africains ont combattu dans l’armée française, notamment durant les deux guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945.

Mais il a fallu attendre mars 2005 pour qu’un arrêté interministériel institue, au sein des armées françaises, une aumônerie musulmane, à l’instar des aumôneries catholique, protestante et juive. Faisant le bilan d’une décennie d’existence, Abdelkader Arbi a constaté « une normalisation » de l’islam dans les rangs de la troupe.

La Croix

En Tunisie, Michel Onfray enterre ses critiques de l’Islam

 

TO GO WITH AFP STORY BY CHLOE COUPEAU
Fr

L’auteur du Traité de l’Athéologie abordait la question de l’islam avec beaucoup de précautions linguistiques, ne voulant visiblement pas heurter le public tunisien.

Celui qui disait que l’islam n’est pas une religion de paix, de tolérance et d’amour, a opté en Tunisie pour le politiquement correct, s’abritant derrière les contradictions de l’islam et se focalisant sur les versets qui prônent la tolérance. Le mot islam n’est jamais suivi d’une critique. 

Il préfère plutôt parler des religions prosélytes, de celles appelant au meurtre sans s’y atteler davantage.

L’origine du terrorisme

Michel Onfray se livre à une critique acerbe contre l’ingérence occidentale dans les pays arobo-musulmans, origine de la terreur terroriste qui frappe l’Europe, selon lui.

Le philosophe ne mâche pas ses mots contre les dirigeants occidentaux qui « ont renversé des dictateurs laïcs », semant ainsi le chaos dans ces pays.

Quant à la supposée laïcité du régime syrien, agitée en épouvantail par Bachar Al Assad lui-même, elle s’apparente plus à de la propagande qu’à un souci réel de préserver les minorités notamment chrétiennes: « La manipulation de la laïcité par le régime se manifeste à deux niveaux: au niveau interne, liée à la nature communautaire du pouvoir, et au niveau externe, liée à l’image du régime devant la communauté internationale et notamment les pays occidentaux.

L’inanité du discours expliquant le terrorisme

Michel Onfray pointe du doigt également « une République rendue indésirable pour des enfants », en parlant de la situation des Français de culture musulmane en France. Les discriminations dont souffrent certains musulmans en France expliquent, selon lui, que certains d’entre eux adossent la cause djihadiste. 

Le Hufpost