Finkielkraut : «aucun français, au sens traditionnel du terme, sur les affiches du CCIF»

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France Culture: les auditeurs regrettent que Finkielkraut fasse trop souvent référence à la Shoah

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Des auditeurs s’étonnaient que, le dimanche matin, alors que les différentes religions sont présentes sur l’antenne de France Culture, l’Islam n’y était pas. L’émission « Cultures d’Islam » était en quelque sorte à l’écart l’après-midi. À partir du 8 mai, cela change et l’émission sera diffusée le dimanche matin, à 7h. Ghaleb Bencheikh en prend les commandes.

Les auditeurs écrivent aussi souvent à propos de l’émission d’Alain Finkielkraut du samedi. Ils regrettent qu’il fasse trop souvent référence à la Shoah, à l’antisémitisme, à la situation des Juifs : la question de l’identité française l’occupe aussi très souvent et le producteur est bien sûr libre de choisir ces sujets.

Radio France

« saloperie » « fascistes » « connards » Alain Finkielkraut se lâche contre le mouvement Nuit Debout

 


« Fasciste » « pauvre conne » Alain Finkielkraut se lâche contre le mouvement Nuit Debout


Nuit Debout : Alain Finkielkraut crie « fascistes » place de la République

 

Alain Finkielkraut accuse Wiam Berhouma d’ « antisémitisme »

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Vendredi 5 février, Alain Finkielkraut est revenu pour la première fois sur les attaques de la professeure d’anglais. Invité de Natacha Polony dans Polonium sur Paris Première, l’académicien a estimé avoir été victime d’acharnement de la part de Wiam Berhouma. «Le débat avec Cohn-Bendit a été très cordial, à mon grand étonnement et puis une jeune femme a parlé. Elle a dit que j’étais raciste, islamophobe, que ma pensée était vaseuse, approximative, que j’étais un pseudo intellectuel et elle m’a invité à me taire», a-t-il débuté. Considérant que l’enseignante n’a pas été victime de racisme, le philosophe s’est alors demandé «pourquoi la République suscite-t-elle tant de haine chez ceux qui devraient éprouver au contraire un sentiment de gratitude».

«Tout ça n’est pas très net, a ajouté Alain Finkielkraut. Cette jeune femme, je l’ai appris sur Internet, avait manifesté le 31 octobre dans le cadre d’une journée de la dignité. Et le slogan était “1, 2 et 3 intifada, nous sommes des enfants de Gaza”. On hurlait des noms, le mien notamment et la foule répondait: “Finkielkraut, ta race!”. Cette jeune femme, en s’en prenant aux intellectuels islamophobes, a donné trois noms: Éric Zemmour, Bernard-Henri Levy et moi. C’est absolument clair que c’est une volonté antisémitisme

Néanmoins, Alain Finkielkraut ne regrette pas son passage dans Des paroles et des actes et n’incrimine pas non plus l’animateur et le producteur. «David Pujadas était très gêné et je pense qu’il a lui-même été dépassé, a confié l’académicien. […] Le producteur m’a dit qu’elle les a roulés dans la farine, qu’elle s’était présentée comme une jeune professeure d’anglais qui disait que mes propos pouvaient provoquer le trouble, que je ne me rendais pas compte. Donc aussi bien lui que David Pujadas se sont sentis piégés et ils étaient désolés de ce qu’il s’est passé.

Le Figaro

DPDA: « Pour le bien de la France, taisez-vous M. Finkielkraut! »

Invité de l’émission de France 2 « Des paroles et des actes », le philosophe Alain Finkielkraut a été attaqué par une enseignante sur sa responsabilité d’intellectuel au coeur du débat sur la place de l’islam en France.

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C’est l’une des séquences qui a le plus fait réagir les téléspectateurs. Jeudi 21 janvier, sur le plateau de l’émission de France 2 Des paroles et des actes, Wiam Berhouma, une professeure d’anglais engagée, n’a pas hésité à critiquer en direct le philosophe Alain Finkielkraut.

« Là où votre rôle d’intellectuel était d’éclairer les débats, vous avez au contraire obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives, je tiens à le dire », a-t-elle lancé (voir le replay à partir de la 42e minute). La jeune femme avait auparavant détaillé son propos, soulignant que « la parole raciste s’est décomplexée ces dernières années en France » et que « les musulmans sont discriminés« . Elle a également regretté que le membre de l’Académie française ne dénonce pas suffisamment ces discriminations dont des musulmans sont victimes. « Êtes-vous conscient de faire mal à la France? », l’a-t-elle interrogé.

« Je dois vous dire que je suis absolument accablé par ce que je viens d’entendre », a répondu Alain Finkielkraut, défendant son point de vue et notamment une « remise en question de l’islam par lui-même », nécessité absolue selon lui. Le philosophe a ensuite tenu à citer des intellectuels musulmans qui dénoncent les dérives de cette religion. « Il est important de le dire », sans pour autant « être accusé d’islamophobie. Je m’inscrirais à SOS Racisme le jour où on mettra racisme au pluriel », a-t-il répliqué, insistant sur le fait qu’il faut condamner « tous les racismes ».

« Pour le bien de la France, taisez-vous »

L’enseignante, préférant « ne pas perdre de temps à répondre » point par point, a préféré demander à Alain Finkielkraut, de se taire « pour le bien de la France ». Une référence à un incident qui s’était déroulé sur le plateau de l’émission Ce soir ou jamais, de Frédéric Taddeï, en 2013. Le philosophe, excédé, avait crié « Taisez-vous » à Abdel Raouf Dafri. Une réplique devenu culte sur Internet.

Alain Finkielkraut en a profité pour revenir sur cette réplique. « Je suis accusé d’être Barressien [partisan de Maurice Barrès, l’une des figures du nationalisme français, NDLR], c’est un contre-sens terrible, j’essaie de répondre et je suis interrompu une fois, deux fois, trois fois pour pouvoir finir ma phrase, je dis ‘taisez-vous' », s’est-il justifié.

Quelques mots d’hébreu

Parmi les autres séquences qui ont retenu l’attention des internautes au cours de la soirée, de nombreux échanges entre Daniel Cohn-Bendit -également invité de l’émission- et Alain Finkielkraut. Et notamment quelques mots échangés en hébreu, au détour d’un débat sur l’école et le problème du système scolaire français.

« Vous caricaturez l’école, ça ne nous avance pas », commence l’ancien député écologiste, immédiatement interrompu par Alain Finkielkraut. « Schhh, hein… Nan, nan tu peux intervenir, mais je peux dire une phrase avant que tu repartes sur ton monologue. Deux? Merci, « toda raba », merci », lance Cohn-Bendit. « Bevakasha », répond le philosophe, « lehitraot », termine enfin Daniel Cohn-Bendit.

« Bon, si on vous gêne, on peut se retirer », intervient alors David Pujadas, qui, comme de nombreux téléspectateurs, n’a pas compris la substance de l’échange. Ce qui n’a pas manqué de susciter de nombreux commentaires. En fait, les deux hommes se sont simplement échangés quelques formules de politesse, à savoir: « Merci beaucoup », « je t’en prie » et « au revoir ».