Cologne version Française ? : Vague d’agressions sexuelles à Nuit debout

À Nuit Debout comme ailleurs, les femmes se font agresser, insulter, emmerder. Remarques sexistes et mains aux fesses sont monnaie courante. La commission Féminismes lutte depuis des semaines pour imposer des bonnes pratiques et chasser les relous. 

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Déséquilibre de la parole en faveur des hommes, remarques sexistes, mains aux fesses, agressions sexuelles en tous genre : sur la place de la République, les militantes féministes du mouvement Nuit Debout se battent quotidiennement contre cette violence. Nuit Debout n’est pas un repère de prédateurs sexuels, et la place de la République n’est pas la place Tahrir en Egypte. Mais, comme dans tout lieu public, comme dans le métro où toutes les femmes ont subi du harcèlement sexuel, les participantes sont régulièrement confrontées à la misogynie.

Il arrive que des insultes fusent. Ludivine raconte par exemple cette anecdote, d’un «antifa» qui la prend à partie. «Il a fini par me dire qu’il allait « me baiser », que j’étais une « mal-baisée »».

Dans la violence physique: une militante explique avoir dû se battre contre un homme «se collant à (elle) de tout son corps», une autre se souvient d’un type «mimant ostensiblement une fellation» qui est ensuite «parti en se marrant». Les mains aux fesses dans le noir sont monnaie courante, comme l’ont vécu Simone, étudiante (nous avons changé son prénom) ou Fatima Benomar, cofondatrice du collectif Les effronté-e-s, qui participent toutes les deux à la «commission Féminismes» qui squatte la place depuis plusieurs semaines.

Fatima Benomar se souvient également d’un homme ayant plongé brutalement les mains dans ses longs cheveux bouclés, en criant «j’adôre vos cheveux».

Nous avons reparlé des viols à République et élargi le débat afin de se questionner sur « Est-ce normal d’appeler « bon-sens » le fait de rentrer chez soi à minuit, le fait de faire attention à comment l’on s’habille et à comment on se comporte?  » Sur la place de la république, comme ailleurs, nous nous autocensurons afin de ne pas « avoir de problèmes » mais nous réclamons le droit de pouvoir agir en toute liberté à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit sans avoir peur de se faire agresser.

Triste banalité

Les victimes d’agressions contactées insistent pour la plupart pour rappeler, à leur grand dam, le caractère tristement «banal» des agressions sexuelles et remarques sexistes sur la place.

Répondant à un appel à témoignages lancé par nos soins sur Twitter, Laura raconte que des «gamins de 16/17 piges» l’ont accostée, et sont vite devenus «un peu trop tactiles à son goût»«L’un d’entre eux m’a agrippée en mode « tu me fais un bisou« , j’ai dû le dégager vite fait. 

Slate

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