La Turquie a besoin d’Israël, déclare Erdogan

La Turquie a besoin d’Israël, a déclaré samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays œuvre à normaliser ses relations avec l’Etat hébreu, fortement mises à mal depuis 2010.

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Membre de l’Otan, la Turquie a longtemps été perçue comme le principal allié régional de l’Etat juif, avant qu’un assaut meurtrier des forces spéciales israéliennes contre une flottille turque à destination de Gaza en 2010 ne brouille durablement les deux pays.

«Israël a besoin d’un pays comme la Turquie dans la région», a déclaré le président turc dont les propos ont été publiés dans les principaux journaux turcs samedi. «Nous devons également accepter (le fait) que nous avons besoin d’Israël. C’est une réalité dans la région», a déclaré M. Erdogan.

«Si des mesures mutuelles sont appliquées sincèrement, alors la normalisation (des relations) suivra», a ajouté le chef de l’Etat turc.

Confrontée à plusieurs querelles de voisinage et désireuse de réduire sa dépendance gazière envers la Russie, la Turquie œuvre à améliorer ses relations avec Israël. Des responsables israéliens ont annoncé à la mi-décembre qu’Israël et la Turquie étaient parvenus à une série d’«ententes» pour normaliser leurs relations après des négociations secrètes en Suisse.

20 Minutes

Jordanie : un commerçant arrêté pour profanation du drapeau israélien

Les autorités jordaniennes considèrent Israël comme un pays ami et piétiner son drapeau est une insulte.
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Un parfumeur d’Irbid, une ville du nord de la Jordanie, qui avait peint un drapeau israélien sur le plancher à l’entrée de sa boutique,a été arrêté par les autorités pour avoir « insulté » une nation considérée comme amie, rapporte le site Ynet.

Abdel Fattah Ja’aron, âgé de 60 ans, a indiqué que lundi dernier, des responsables sécuritaires se sont rendus dans son magasin et ont effacé le drapeau israélien qui avait été peint de telle manière que les clients soient obligés de le fouler.

Ils m’ont transféré le lendemain au siège du gouvernorat d’Irbid, Le gouverneur adjoint m’a forcé à signer un engagement de 3.000 dinars jordaniens (près de 3.900 euros) en cas de récidive« , a confié Ja’aron à un média jordanien.

Les responsables sécuritaires ont indiqué à Ja’aron qu’il n’avait pas le droit d’agir de la sorte car la Jordanie est un pays ayant signé un traité de paix avec Israël et le fait de piétiner le drapeau israélien est une insulte à l’égard d’un pays considéré comme ‘ami’.

En dépit des mises en garde des autorités, Ja’aron a expliqué qu’ il « continuera de peindre le drapeau israélien sur le sol de ma boutique afin d’exprimer ma colère contre les attaques récurrentes des Sionistes contre le peuple palestinien. Même si je dois y perdre toute ma fortune« .

Le journal Al-Araby al-Jadeed publié à Londres rapporte que d’autres commerçants de la ville ont également peint des drapeaux israéliens sur le sol d leurs boutiques par solidarité avec Ja’aron.

Il y a deux mois, le barreau des avocats jordaniens avait peint des étoiles de David sur le sol et l’escalier principal du tribunal d’Amman de telle manière que le symbole juif et israélien soit foulé par tous les passants en solidarité avec les Palestiniens.

I24

Syrie: 800 civils tués en trois mois par les frappes russes

Le ministère russe de la Défense a qualifié ce mercredi d' »infondées » et d' »absurdes » les accusations de Washington selon lesquelles des frappes russes ont visé et tué des centaines de civils en Syrie.

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Le bilan de trois mois de frappes russes est désastreux pour les civils syriens. Depuis le début des raids, le 30 septembre, ils ont fait plus de 2300 morts, dont un tiers de civils, selon l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH). L’ONG, qui dispose d’un vaste réseau de sources médicales et de militants en Syrie, a recensé 792 victimes civiles, dont 180 enfants de moins de 18 ans et 116 femmes.

« Des centres médicaux, des écoles et des marchés »

La semaine précédente, Amnesty International avait effectué des accusations similaires. L’ONG dénonçait les « centaines de civils » et les « destructions massives » causées par les raids aériens. Effectués dans des zones d’habitation, ceux-ci pouvaient « constituer des crimes de guerre », avertissait l’ONG. Amnesty dénonçait notamment l’usage de « bombes à sous-munitions », interdites par les conventions internationales, des bombes incendiaires et des « bombes non guidées » contre « des zones d’habitation à forte densité de population ».

 Le ministère russe de la Défense a aussitôt rejeté ces accusations, qualifiées d' »infondées » et d' »absurdes », comme il avait décrété « fausses » et « sans preuves » celles proférées par Amnesty. Et pour faire bonne mesure, Moscou a renvoyé les reproches à l’envoyeur: « les bombardements de l’aviation des États-Unis dans cette région », a réagi le ministère, ont mené à « des pertes massives (de civils), impossibles désormais à cacher ou à imputer à quelqu’un d’autre ».

Israël prévoit la construction de plus de 55 000 logements dans les colonies

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Les autorités israéliennes continuent, en toute discrétion, de travailler à de vastes projets de construction de logements dans les colonies, et notamment dans la zone très sensible dite E1, à proximité de Jérusalem. C’est ce que révèle un rapport de l’ONG La Paix maintenant publié lundi 28 décembre.

Couper la Cisjordanie en deux

Selon ces données, les autorités cherchent à bâtir plus de 55 500 logements dans des colonies existantes et dans deux nouvelles de Cisjordanie, dont plus de 8 300 en zone E1. De nouvelles constructions dans ce secteur controversé permettraient de relier plus étroitement Jérusalem à la colonie de Maalé Adoumim, au nord-est de la Ville sainte. Elles couperaient encore davantage en deux la Cisjordanie, empêchant toute continuité territoriale palestinienne.

Extension des colonies à Jérusalem-Est

Le rapport publié par La Paix maintenant révèle par ailleurs que les autorités prévoient la « légalisation », en Cisjordanie, de six avant-postes considérés comme illégaux, y compris par Israël. Le ministère a financé des projets de construction non autorisés dans des colonies et a versé au moins 1,8 million de shekels (422 000 euros) aux autorités des colonies pour des campagnes de promotion. Israël prévoit aussi l’extension des colonies de Jérusalem-Est.

Près de 400 000 colons vivent aujourd’hui en Cisjordanie et 200 000 autres à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël. Début décembre, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, estimait que « la multiplication des colonies qui se poursuit pose de sérieuses questions sur les intentions d’Israël sur le long terme ».

Le Monde

 

Latifa Ibn Ziaten, mère d’une des victimes de Merah, raconte son agression à l’Assemblée par des socialistes

#VIDÉO Latifa Ibn Ziaten, mère d’une des victimes de Mohamed Merah, a été huée par certains membres du public lors d’un débat sur la laïcité à l’Assemblée nationale en raison de son foulard. Elle raconte enfin ce qui s’est passé

« Ces personnes m’ont plus que huée, elles m’ont agressée. Deux personnes sont sorties de la salle, elles m’ont suivie jusqu’à l’ascenseur. Elles m’ont dit : ‘vous n’êtes pas française Madame, vous dites que vous avez la nationalité française, mais vous ne pouvez pas parler de la laïcité alors que vous portez un foulard, vous faites honte à la France’

Ce mot ‘honte’ m’a fait beaucoup de mal », raconte Latifa Ibn Ziaten dans une interview au Bondy Blog.

« Il s’agissait de deux personnes qui assistaient au colloque », connues du Parti socialiste, explique-t-elle, sans donner de noms.

« Moi, je me sens française, j’ai le droit de défendre mon pays, défendre ses valeurs […]. Quand mon fils a souhaité être militaire, servir la République, je ne lui ai pas dit ‘non mon fils’, j’avais peur pour lui mais il a voulu servir son pays, il était heureux, et moi aussi, cela aussi fait partie de la laïcité, je l’ai accepté », explique-t-elle encore dans cet entretien émouvant. Elle annonce par ailleurs porter plainte.

L’Obs

Un important député polonais : « L’argent juif finance les manifestations de l’opposition »

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L’ex rockeur et député polonais Pawel Kukiz a accusé dimanche l’argent juif de financer les manifestations de l’opposition à Varsovie.

« Apparemment le pseudo comité de défense de la démocratie est financé de l’étranger. L’argent juif a versé à l’opposition plus de 150 millions de zlotys (35 millions d’euros) », a dénoncé M. Kukiz dans un entretien accordé à Zet Radio.

Selon la radio polonaise, le député polonais faisait référence au milliardaire juif américain George Soros, accusé par les complotistes de financer certains mouvements de contestation dans les pays de l’Est.

Mi-novembre, un mannequin représentant un juif orthodoxe a été brûlé sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Wrocław, la quatrième ville de Pologne par sa population, lors d’une manifestation contre les migrants organisée par l’extrême droite locale.

Haaretz

À peine élus, les nationalistes corses réclament la libération du terroriste Yvan Colonna

Eric Zemmour condamné pour incitation à la haine envers les musulmans

Eric-Zemmour

L’interview par laquelle le scandale est arrivée avait été publiée en octobre 2014, dans le journal italien Corriere della Sera (en italien). Près d’un an plus tard, le jeudi 17 décembre, Eric Zemmour a été condamné à 3 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale en raison de ses propos sur les musulmans.

Dans l’article, à la question du journaliste :

« Mais alors, que suggérez-vous de faire : déporter 5 millions de musulmans français ?« , le polémiste répond : « Je sais, c’est irréaliste, mais l’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? » 

Dans la foulée de la polémique, la chaîne d’information en continu i-Télé avait annoncé la fin de sa collaboration avec son chroniqueur Eric Zemmour. 

France TV

Gilles Clavreul, le militant nanti-raciste dans la tourmente

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Depuis 
sa nomination à 
la tête d’une mission de lutte contre le racisme, Gilles Clavreul multiplie les déclarations partiales, islamophobes et mensongères.

C’est l’histoire d’une belle et noble mission qui tourne en eau de boudin. Celle du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), poste confié à Gilles Clavreul par son mentor Manuel Valls, l’homme qui voulait plus de « Blancos » dans sa ville d’Évry. L’énarque arrogant s’ingénie depuis 2014 à opposer les communautés les unes aux autres.

« Tous les racismes sont condamnables, mais le racisme anti-arabe et anti-noir n’a pas les mêmes ressorts que l’antisémitisme », a-t-il rapporté, allant jusqu’à accuser des associations, dont le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), de se complaire dans « une revendication victimaire ». Au fil des mois, ses bouffées délirantes ont enflé, naturellement nourries par les attentats parisiens.

Le délégué hors-sol vient ainsi de dénoncer sur les réseaux sociaux des « collectifs antidémocratiques, racistes et antisémites » et « certaines organisations d’extrême gauche et syndicats professionnels » clairement taxés de collabos actifs de « l’islamisme terroriste ». Tous ceux qui oseraient porter un regard critique sur les perquisitions arbitraires menées sous l’état d’urgence se retrouvent cloués au même pilori, Ligue des droits de l’homme (LDH) en tête. «

Vous êtes-vous seulement rendu compte que votre propos ne peut qu’être ressenti que comme un mépris institutionnel au risque de ruiner l’impact de la mission que le gouvernement vous a confiée ? » lui a répondu Françoise Dumont, présidente de la LDH.

Face à l’insistance de la journaliste Widad Ketfi, ce militant des échelles de souffrance a franchi le Rubicon en lançant que le « CCIF n’a jamais eu un mot pour les victimes de l’Hyper Cacher ». Problème : sur le site du CCIF, des communiqués attestent du contraire. Après tout, sa haine islamophobe et conservatrice vaut bien quelques arrangements avec la vérité…

L’Humanité

Le Figaro condamné pour avoir diffamé le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF)

Figaro - CCIF

Le 18 juillet 2013 à Trappes (Yvelines), Cassandra, une jeune femme portant le voile intégral, est contrôlée par la police avec son mari. La situation dégénère et le mari est placé en garde à vue. A l’époque, le CCIF s’était exprimé afin de mettre en avant les zones d’ombres de l’affaire. (Pour lire l’article, cliquez ici )

C’est ainsi que le 23 juillet 2013, un article intitulé initialement « Trappes : un collectifaux contre l’islamophobie aux méthodes contestées » avait été publié par le Figaro. Le titre avait été modifié dès le lendemain.

Ce sont les propos tenus dans cet article qui avaient mené au dépôt d’une plainte pour diffamation.

Face à ces accusations, le CCIF avait publié un droit de réponse et avait déposé plainte contre le directeur de la publication du Figaro ainsi que le journaliste à l’origine de l’article.

C’est donc dans cette affaire que le CCIF a obtenu aujourd’hui la condamnation du Figaro pour diffamation. Le directeur de la publication a ainsi été condamné au versement d’une amende de 1000 €, d’1 € symbolique de dommages et intérêts à verser au CCIF (conformément à notre demande), et de 2000 € au titre des frais d’avocats.

Le journaliste auteur de l’article mis en cause a, lui, été condamné au payement de 1000 euros au titre des frais d’avocat. Le travail du journaliste est de chercher les informations, de veiller au contradictoire et non pas de cibler des associations dont le seul objectif est de défendre  les droits des victimes en tentant de mettre en évidence la vérité des faits.

L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit. Ensemble, continuons à la dénoncer.

CCIF

Attentats de Paris, l’abbé Schneider qualifie le concert du bataclan d’« inspiré par Satan »

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Lors d’un sermon fin novembre, l’abbé Schneider a qualifié de « concert inspiré par Satan » la soirée donnée au Bataclan qui a coûté la vie à 90 personnes.

Lors de son sermon, l’abbé François Schneider est en effet revenu sur les attentats du 13 novembre. Il a notamment salué la mémoire des personnes mortes aux terrasses des cafés parisiens. Dans ce contexte, l’auditoire s’attendait à ce qu’il en fasse de même avec les 90 victimes du Bataclan.

Mais ce ne fut nullement le cas. Au contraire, l’abbé Schneider a tenu un discours qui en a désarçonné plus d’un puisqu’il a qualifié la représentation donnée par le groupe Eagles of Death Metal de concert « inspiré par Satan ».

Certains paroissiens vivent très mal « les positions ultra-conservatrices » de l’abbé Schneider sur de nombreux points comme par exemple la contraception.

« Ça nous dérange », avoue Valérie, une pratiquante qui a souhaité conserver l’anonymat. Il manque d’ouverture dans ses homélies… Quand je l’ai entendu prononcer ces paroles à propos du Bataclan, on s’est tous regardé dans les yeux et on s’est dit : ça y est, il recommence. »

D’après ces témoignages, l’abbé Schneider aurait tenu à plusieurs reprises des propos que l’on pourrait qualifier de « limite ». D’ailleurs, le vicaire général Pierre-Jean Duménil ne s’en cache pas : « Ce n’est pas nouveau… »

Vosges Matin

#PasDeJusticePasDeVoix, un hashtag abstentionniste contre le racisme et l’islamophobie

Montpellier : abrogation de l’assignation à résidence de l’imam Khattabi

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Soupçonné de tenir un discours radical, l’imam Mohamed Khattabi avait été assigné à résidence le 22 novembre dernier. Son assignation a été abrogée a annoncé samedi son avocat.

L’assignation à résidence d’un imam de Montpellier, soupçonné de tenir un discours radical, a été abrogée par le ministère de l’Intérieur, a annoncé samedi son avocat. L’imam Mohamed Khattabi avait été assigné à résidence le 22 novembre, après une perquisition menée à son domicile ainsi qu’à la mosquée Aïcha.

L’imam avait lui-même annoncé la perquisition sur les réseaux sociaux, appelant sa communauté à garder « son calme ». Dans l’arrêté d’abrogation daté du vendredi 11 décembre, l’Intérieur considère qu' »aucun élément corroborant » une menace pour l’ordre et la sécurité publics « n’a été établi » lors de la perquisition menée dans le nuit du 22 au 23 novembre, selon une copie consultée par l’AFP.

Après le temps de l’hystérie sécuritaire

Cette abrogation fait suite à une requête transmise par l’avocat de M. Katthabi à la sous-direction du conseil juridique et du contentieux du ministère de l’Intérieur. L’imam, débouté par le tribunal administratif de Montpellier, avait également saisi le Conseil d’Etat, qui devait étudier sa requête lundi. « C’est une grande victoire pour l’État de droit. Après le temps de l’hystérie sécuritaire, nous pouvons entrer dans celui de la réflexion », a affirmé l’avocat de Mohamed Khattabi, Me Arié Alimi.

Un « double discours »

Le 4 décembre, le tribunal administratif de Montpellier avait rejeté la requête de l’imam qui contestait son assignation à résidence dans le cadre d’un référé-liberté, une procédure d’urgence. Le juge des référés avait estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas satisfaite et que les attestations médicales produites ne confirmaient pas que l’obligation de pointage trois fois par jour à « 3,5 km de son domicile » constituait une mesure contraignante pour le requérant.

Midi Libre

Etat d’urgence : le bâtonnier de Paris dénonce le « recul de nos libertés publiques »

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Le bâtonnier de Paris, Me Pierre-Olivier Sur, a appelé vendredi 11 décembre à la mobilisation pour la défense de libertés publiques qui sont selon lui « en recul » depuis l’instauration de l’état d’urgence.

Lors de la rentrée solennelle du premier barreau de France, Me Sur, qui effectuait là sa dernière grande prise de parole publique comme bâtonnier – il cédera sa place en janvier à Frédéric Sicard, après deux ans à ce poste – a lancé :

« Il y a en ce moment quelque chose qui recule dans nos libertés publiques. Nous avons commencé notre action contre la loi sur la surveillance et nous la terminons en plein état d’urgence. Si les mesures de sûreté administratives sont évidemment nécessaires, rien ne justifie qu’on déroge au droit. Plus que jamais, nous avons un rôle à jouer. »

Le bâtonnier a estimé que le recours à ce régime d’exception était « un subterfuge permettant à l’Etat de contourner le manque d’enquêteurs, de magistrats instructeurs et d’avocats ».

Le Monde

La justice belge autorise les employées a garder leurs foulards sur le lieu de travail

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Actiris (l’Office régional bruxellois de l’emploi) ne fera pas appel contre la décision du président du Tribunal de travail de Bruxelles concernant l’article 10 de son règlement de travail. Ledit article stipule que durant leurs prestations, les membres du personnel d’Actiris ne peuvent afficher « leurs préférences religieuses, politiques ou philosophiques ni dans leur tenue vestimentaire, ni dans leur comportement ».

En novembre dernier, le Tribunal de travail avait ordonné la cessation de cette partie du règlement du travail dans le dossier judiciaire opposant l’organisme à trois de ses employées .

En résumé : les travailleuses pourront garder leur voile en travaillant chez Actiris. En outre, un groupe de travail se consacrera exclusivement au règlement de travail «  afin de réfléchir aux conséquences de la décision du Tribunal du travail et donc aux pistes de développements possibles du règlement  ».

Le Soir