Stains: le tribunal rejette la demande de retrait d’une banderole soutenant un résistant palestinien

Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté mardi un recours de la préfecture de Seine-Saint-Denis demandant le retrait d’une banderole déployée sur la mairie de Stains en soutien à Marwan Barghouti, figure de la cause palestinienne emprisonné en Israël.

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Le tribunal a considéré que les conclusions de la préfecture motivant ce recours sont « tardives et irrecevables », a expliqué Azzedine Taïbi, le maire de Stains.

En mars, la préfecture avait dans un premier temps obtenu gain de cause en référé, une procédure d’urgence. L’élu avait dû décrocher la banderole, déployée sur la façade de la mairie communiste depuis 2009, en attendant le jugement sur le fond.

« C’est une belle victoire, je suis très, très heureux de cette décision », a ajouté M. Taïbi. Il a annoncé son intention de redéployer la banderole sur la mairie « dès que possible ».

Représentant Marwan Barghouti, un des leaders de la Seconde Intifada (2000-2005), menotté en train de faire le V de la victoire, la banderole proclame: « Stains s’engage pour la paix. Libérez Marwan Barghouti, le Mandela palestinien ».

Pour la préfecture, la décision d’apposer une telle banderole, « non justifiée par un intérêt local », constituait une intervention dans un conflit international « contraire au principe de neutralité des services publics » et « susceptible de porter atteinte à l’ordre public ».

« C’est une banderole de soutien à un citoyen d’honneur de la ville », élevé à ce rang en décembre 2008 par une décision jamais contestée, avait défendu Me Roland Weyl lors de l’audience. L’avocat de la mairie avait fait valoir qu’elle n’avait provoqué aucun trouble et que le recours de la préfecture était hors-délai.

L’élu a également annoncé qu’une plainte déposée à son encontre par le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNCVA) pour « apologie du terrorisme » avait été classée.

Marwan Barghouti, condamné en 2004 par Israël à la prison à vie pour son implication dans la Seconde Intifada.

Il a été élevé au rang de citoyen d’honneur par une vingtaine de communes en France, principalement communistes. En 2015, la justice administrative a annulé une délibération en ce sens de la mairie d’Aubervilliers.

I24

L’organisation intégriste Civitas crée un parti politique pour « rechristianiser la France »

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C’était vraiment compliqué pour les Français dont le programme politique se résume à « rechristianiser la France ». Ceux-là n’avaient pas vraiment de parti politique susceptible de les représenter. Vers qui se tourner ? Vers quel saint se vouer ? Tout était vide, nul, non avenu. Mais ce vide politique est aujourd’hui comblé.

Comme le relève Le Parisien ce mardi 28 juin, le groupuscule Civitas, découvert par le grand public au travers de ses actions musclées lors de La Manif pour tous, est désormais un parti politique. L’agrément de parti politique a été envoyé le 23 avril aux concernés. L’avis a été publié par Le Journal Officiel.

Mais alors n’allez pas dire à ces catholiques intégristes qui composent Civitas que leur démarche est pécuniaire et que la formation en parti politique n’a pour autre objectif que de bénéficier d’une déductibilité fiscale des dons. Ex falso sequitur quod libet (Du faux découle ce que l’on veut) comme on dit parfois (d’accord, pas très souvent).

Auprès du Parisien, le président de Civitas Alain Escada explique :

Ce n’est pas pour l’avantage fiscal, nous avons une vraie démarche politique. […] On l’annoncera en septembre.

Vous allez voir que Civitas va nous présenter un candidat à la présidentielle…

Si vous ignorez en tout cas ce qu’est Civitas, l’avis publié par le JO et diffusé en extrait par Le Parisien, peut vous offrir un bon résumé. Le but du parti est de « promouvoir et défendre la souveraineté et l’identité nationale et chrétienne de la France en s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise, du droit naturel et des valeurs patriotiques, morales et civilisationnelles indispensables à la renaissance nationale ».

Europe 1

Christian Estrosi promet d’empêcher l’ouverture de la mosquée En-Nour

« Tant que je serais maire de Nice, cet équipement [la mosquée En-Nour, NDLR] n’ouvrira pas, j’utiliserai tous les moyens juridiques en ma possession ». Christian Estrosi l’avait promis. Il le fait.

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Après les tentatives d’expropriation, la saisine de tracfin, un conseil municipal extraordinaire, une action contre l’État, etc., le désormais Premier adjoint a dégainé, jeudi, un communiqué de presse: « Christian Estrosi apporte de nouveaux éléments démontrant l’irrégularité du projet », annonce la Ville.

À trois jours de l’audience devant le Conseil d’État qui doit décider de l’ouverture ou non de l’établissement recevant du public (ERP), « Christian Estrosi a été destinataire d’un courrier relatif à la démarche des copropriétaires de l’association foncière « AFUL Nice La Plaine » où se situe En-Nour ».

Nice Matin

Maïssa la «bougnoule» bannie pour avoir été agressée sexuellement par le maire Michel Rotger

La lingère d’une commune de la banlieue de Dijon a été reconnue victime d’agressions sexuelles par son maire, mais elle est toujours hospitalisée pour dépression, contrainte de quitter sa ville.

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Une double peine. Maïssa* a été victime d’agressions sexuelles par son employeur, le maire LR de la commune, Michel Rotger, 66 ans. Si l’homme a été condamné par la justice début juin, c’est elle qui est bannie de la ville. En arrêt maladie depuis le 30 janvier 2014, date de la dernière agression sexuelle devant témoins, la veille de son dépôt de plainte, cette lingère d’une cantine communale a fini par accepter son « exfiltration » dans un hôpital psychiatrique de Dijon en janvier 2016.

« J’étais enfermée chez moi comme dans une prison », confie-t-elle. En raison de la violente hostilité contre elle, Maïssa ne pouvait plus sortir dans les rues de Chevigny-Saint-Sauveur, commune de 10 000 habitants dans la banlieue est de Dijon où elle réside depuis dix-huit ans.

« Cette affaire m’obsède, je vis avec elle à chaque instant »

Depuis l’audience correctionnelle de Dijon, le 11 mai, Maïssa va un peu mieux. Elle a réussi, grâce aux médicaments, à la présence d’un psy et d’infirmiers et au soutien comme partie civile de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), à faire face à son agresseur pendant les six heures d’audience. La condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis de son agresseur lui a mis du baume au coeur. Un peu seulement, car elle sait qu’elle devra affronter à nouveau un procès, devant la Cour d’appel de Dijon cette fois.

« Cette affaire m’obsède, je vis avec elle à chaque instant. » Les agressions sexuelles lui reviennent en mémoire comme des flashs, avec un sentiment de dégoût. Il y aussi tout ce qu’elle a dû subir après.

Tentative de suicide en mars 2014

En jean et veste de cuir noir, Maïssa, 45 ans, reçoit L’Express dans un Centre hospitalier spécialisé de Dijon, un environnement très verdoyant.

Toujours sous antidépresseurs, elle accepte de raconter son calvaire depuis deux ans et demi. A commencer par ce 9 mars 2014, où elle a fait une tentative de suicide par médicaments, suivie de deux jours d’hospitalisation. C’était quelques heures après une altercation avec le maire sur le marché. « Il a foncé sur moi en me tendant la main, comme si de rien n’était. Il me niait! » Elle a hurlé: « Vous m’avez pris pour un objet sexuel! » Et elle a agité une photocopie de sa plainte.

Selon son souvenir, il lui a répondu qu’il la chasserait de la ville. Ce qu’il a nié devant la juge d’instruction. Le lendemain de cet incident du marché, il a porté plainte contre elle pour « dénonciation calomnieuse et diffamation ».

Dix jours plus tard, Michel Rotger est placé en garde à vue et mis en examen pour agressions et harcèlement sexuels. Lorsqu’il est libéré, il prend la tête d’une manifestation de soutien forte de 350 personnes avec pour slogans: « Halte à la calomnie!« , « Soutien à notre maire ». Un frère de Maïssa et des amis organisent une contre-manifestation, avec une soixantaine de participants, des femmes surtout, portant des pancartes: « Quand une femme dit non, c’est non! », « Rendons sa place à la victime! »

« Putain! », « bougnoule! »

Ces soutiens ont apporté un peu de réconfort pour Maïssa. Mais c’est bien insuffisant pour supporter les insultes. « En allant chercher des clopes dans un café à deux pas de chez moi, j’ai entendu dans mon dos: ‘Putain!’ Puis, en sortant de la boulangerie, je passe devant un autre bistrot, et un client me lance: ‘Bougnoule!' » En parler lui fait monter les larmes aux yeux. « Être renvoyée à ma condition de bougnoule! Je suis née à Langres, en Haute-Marne, et j’ai toujours vécu sans souci à Chevigny depuis près de deux décennies. »

Maïssa ne parvient pas à comprendre que, victime d’agressions sexuelles, elle doit aussi subir du racisme, du simple fait qu’elle est née de parents algériens. Propos de comptoir, entendus dix fois par des amis: « Cette Arabe a voulu draguer le maire et comme il n’en a pas voulu, elle se venge pour gagner de l’argent. » Sa plainte a manifestement ulcéré certains de ses voisins, dont les réactions subtiles lui sont rapportées: « C’est le maire tout de même! Pour qui elle se prend? » Comme s’il était inconvenant qu’une petite employée municipale saisisse la justice contre le patron de la commune.

« Tu aurais dû accepter de coucher avec le maire »

Si ce n’était que des ragots de bistrots, elle n’en souffrirait pas trop, mais Maïssa a dû aussi lire des dépositions de collègues qui l’on fait passer pour aguicheuse, avec de soi-disant tenues provocantes et des talons de 13 cm. Elle se souvient qu’à l’audience correctionnelle de mai dernier, la procureure de la République s’est moquée de l’invraisemblance de ces témoignages. « Comme si on pouvait bosser dans une cantine avec des talons de 13 centimètres! » Difficile d’entendre de ses oreilles une collègue lui confier le plus sérieusement du monde: « Tu aurais dû accepter de coucher avec le maire, tu aurais eu la promotion que tu voulais. »

Maïssa était assommée par tous ces propos, plus sordides les uns que les autres, certains relayés par la force des réseaux sociaux. Le 22 mai 2015, devant la juge d’instruction, elle déclare: « Je ne pensais pas qu’il parviendrait à retourner la moitié de la population contre moi, ni à se faire passer pour la victime. Avec le recul, je me dis que je n’aurai jamais dû déposer plainte et si j’ai un message à faire passer aux femmes, c’est qu’il ne faut pas déposer plainte, partir et se murer dans le silence. »

Aujourd’hui, treize mois plus tard, elle juge terrible sa déclaration devant la juge. Elle n’a changé d’avis qu’après le procès, où elle a enfin pu dire: « J’ai bien fait de porter plainte. » Et pourtant, sa situation n’est pas devenue rose. Hospitalisée en psychiatrie depuis cinq mois, elle est en procédure de divorce. « Mon mari ne voulait pas que je saisisse la justice, il aurait préféré régler lui-même son compte au maire. Et il n’a pas supporté l’étalage public de notre sphère intime. » A cause de son état de santé et de sa séparation avec leur père, ses relations avec ses deux fils, âgés de 15 et 18 ans, se sont dégradées.

L’Express

 

Banque centrale du Brésil dirigée par un israélien: un journal blâme les Juifs pour la suspension de Rousseff

La fédération juive de Rio a déposé une plainte contre un journal d’extrême-gauche après la publication d’un article antisémite, blâmant les juifs pour la suspension de la présidente Dilma Rousseff le mois dernier. 

Ilan Goldfajn

L’article, publié dans Vermelho, soutenait qu’Israël, à travers ses mandataires, était en charge de ce qu’il considère être les trois secteurs les plus importants du pays – la défense, les renseignements et la banque centrale – et était impliqué dans la suspension de Rousseff.

Le Sénat brésilien a voté en mai une procédure d’impeachment contre Rousseff, à la suite d’allégations proclamant qu’elle avait illégalement manipulé des comptes fiscaux.

« Nous n’autoriserons pas ces personnes isolées, ces partis politiques ou ces médias qui distribuent des nouvelles gratuites ou non à détériorer l’image du peuple juif », a affirmé Paulo Maltz, le président de la fédération juive de Rio. La plainte a été déposée mercredi.

L’article – intitulé « L’empreinte d’Israël et des Etats-Unis sur le coup » – présentait une liste de juifs qui seraient censés diriger certaines parties du gouvernement, les décrivant comme les « sionistes d’Israël ». Mais deux des personnes citées sont chrétiennes. Seul Ilan Goldfajn, le troisième officiel nommé dans l’article, est juif. Choisi par le nouveau président Michel Temer, Goldfajn, né en Israël, est le nouveau directeur de la banque centrale du Brésil. 

Vermelho se qualifie de portail d’informations à but non-lucratif, en partenariat avec le parti communiste du Brésil. L’article s’est aussi attiré les foudres de groupes non-juifs.

Après que l’éditorialiste du journal O Globo a écrit à propos de l’article que « cela ressemble à du racisme, et ça en est », l’article a été retiré du portail d’informations. Mais le journal juif Alef News a distribué le texte originel à des milliers de lecteurs, agrémenté d’un commentaire.

L’article de Vermelho affirme également qu’Israël aurait une forte influence dans tous les importants ministères, ainsi que sur l’élection des membres du Congrès aux Etats-Unis, et que son influence augmentait sur la politique latino-américaine.

« Pour ceux qui pensaient que le combat palestinien était un lointain conflit au Moyen-Orient, il vient maintenant de taper à la porte de notre gouvernement », pouvait-on lire dans l’article.

Time Of Israel 

Le camp Trump promet à Israel une meilleure aide militaire que celle d’Obama

Un des principaux conseillers de Donald Trump a déclaré mercredi que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou devrait attendre que le candidat républicain à la présidentielle accède à la Maison Blanche, avant de signer un pacte d’aide militaire avec Washington, soulignant que Trump proposerait une meilleure offre que l’administration Obama. 

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Dans une interview accordée à la télévision israélienne Arutz 2, David Friedman a affirmé qu’une administration Trump aurait le souci de maintenir l’avantage militaire d’Israël sur ses voisins, ajoutant que Trump ne réduirait pas l’aide américaine attribuée à la défense israélienne, mais « l’augmenterait de façon significative, selon toute vraisemblance ».

« Le programme d’aide ne diminuera certainement pas, selon toute vraisemblance. Il augmentera de façon significative, car Israël doit maintenir une supériorité technologique et militaire dans la région« , a déclaré Freidman. « Je ne peux pas donner de conseils à Israël sur la façon de négocier et le développement de sa propre stratégie ».

Les propos de Friedman sont apparemment en contradiction avec l’appel du candidat républicain à ce qu’Israël rembourse l’aide étrangère dont il a bénéficié. En mars dernier, Trump avait en effet déclaré qu’il estimait qu’Israël devait payer pour l’aide militaire qu’il reçoit des États-Unis.

Ses propos étaient intervenus alors qu’Israel et Washington sont au milieu de négociations sur une nouvelle aide militaire américaine pour dix ans, à la suite de celle qui expire en 2018 et qui se chiffre actuellement à plus de 3 milliards de dollars par an.

Israël tente de convaincre l’administration américaine d’augmenter cette aide à 5 milliards de dollars par an.

Lors de sa visite aux Etats-Unis, Liberman a rencontré son homologue américain Ashton Carter à Washington, avant de participer mercredi à une cérémonie de présentation des avions de chasse F-35 fabriqués par Lockheed Martin et achetés par l’armée de l’air israélienne.

Les premiers sont censés être livrés en décembre.

I24

Fraude : Six élus FN apportent 21 voix lors d’un vote au conseil régional d’Île-de-France

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Lors du vote d’un amendement sur le projet de règlement intérieur du Conseil régional, dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 juin, six élus FN étaient présents dans l’hémicycle. Mais le parti d’extrême droite a réussi à avoir un peu plus de voix. 21 pour être précis. 

De fait, un élu présent peut voter pour un absent. Au maximum, donc, le FN pouvait apporter 12 voix. Pas 21. Les deux chiffres sont il est vrai assez semblables, il est sans doute possible de les confondre.

Oups… Wallerand de Saint Just a donc fait amende honorable :

Il était tard, on a commis une erreur, plusieurs élus ont voté trop de fois, je frappe ma coulpe. C’est une erreur de jeunesse [le FN est entré au conseil régional en 2015] et une erreur d’une heure du matin.

Et voilà comment énerver Carlos Da Silva, élu PS au conseil régional qui, accusant le FN de tricher, a donc redemandé un vote. « Il a beau être 1 h 22 du matin, on va revoter », a-t-il déclaré. Avec au final un amendement adopté sans les voix du FN.

Europe 1

La France, ce pays qui passe tout à Balkany et rien à Benzema

Patrick Balkany et Karim Benzema

Bien que frappé par quatre mises en examen, le député-maire de Levallois, Patrick Balkany, a reçu l’investiture Les Républicains en vue des législatives de juin 2017. S’il était Karim Benzema, aurait-il été sélectionné pour l’Euro ? Non. La politique est-elle devenue moins exigeante que le football ?

Balkany est plus fort que Benzema. Et la politique moins regardante que le football dans la sélection de ses élites. Pour une mise en examen, Karim Benzema n’a pas obtenu l’investiture de Didier Deschamps en équipe de France afin de pouvoir se présenter à l’Euro. Avec plusieurs mises en examen, Patrick Balkany obtient celle de Les Républicains et sera candidat aux prochaines élections législatives de juin prochain.

C’est un bien étrange pays à la fin que la France de ce début de 21e siècle. On s’y empoigne ferme dès qu’il s’agit de football, patriotisme et souverainisme en bandoulière, projetant sur l’équipe de France et ses footballeurs, toutes les passions françaises de l’époque, à l’image d’Alain Finkielkraut, Nicolas Sarkozy et bien d’autres, saisis d’effroi dès qu’un footballeur, Anelka ou Benzema, Ribéry ou Nasri, se laisse aller à un dérapage plus ou moins grave, de gros mots prononcés dans un vestiaire à l’éventuelle participation à une mise en examen pour chantage dans une affaire de Sextape en passant par une grève de joueurs lors d’une Coupe du Monde ou des injures adressées à un journaliste lors d’un Euro, mais on se tait quand Patrick Balkany y est investi une nouvelle fois par son parti pour une élection législative. Curieuse hiérarchie des indignations.

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Malgré ses multiples mises en examen, Patrick Balkany est investi pour les législatives

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Mis en examen dans quatre affaires et cité dans les Panama Papers, le maire LR de Levallois-Perret sera quand même candidat aux législatives de 2017, comme en a décidé la commission nationale d’investiture du parti présidé par Nicolas Sarkozy. Pour la ministre des Familles, il s’agit d’un « déshonneur ».

Patrick Balkany sera là. La commission nationale d’investiture Les Républicains a validé mardi 21 juin, la majorité des candidatures du parti en vue des législatives qui auront lieu en juin 2017 et investi le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en dépit de ses quatre mises en examen pour fraude fiscale, corruption passive, blanchiment de fraude fiscale et déclarations mensongères.

Inconditionnel de Nicolas Sarkozy, Patrick Balkany, dont le nom apparaît également dans les Panama Papers, devra choisir s’il est élu, entre sa fonction de maire ou son siège à l’Assemblée nationale, après l’entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul cumul des mandats. Selon Libération, si ce dernier choisit d’honorer sa fonction de député, sa première adjointe, « une certaine Isabelle Balkany », reprendrait la mairie de Levallois-Perret.

Métro News

77% de jugements négatifs : Manuel Valls explose les compteurs d’impopularité

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Manuel Valls atteint un record d’impopularité en juin, avec 20% (-5) de jugements favorables sur son action, tandis que Nicolas Sarkozy (+5) réduit l’écart avec Alain Juppé en vue de la primaire à droite, selon le baromètre Ipsos/Le Point publié lundi. Avec 16% (-2 points en un mois) d’avis favorables, François Hollande reste stable auprès des sympathisants PS (43%), mais recule auprès de ceux du Front de gauche (14%, -5) et d’EELV (17%, -11).

Quant à Manuel Valls, jamais un Premier ministre n’avait obtenu si peu de jugements positifs depuis la création de ce baromètre en 1996, et autant de jugements négatifs (77%) depuis Alain Juppé (73%) en novembre 1996.

Depuis février et la présentation de la loi travail, la cote de Manuel Valls a chuté de 15 points. Le chef du gouvernement bascule dans l’impopularité auprès des sympathisants du PS (53% d’avis défavorables, +7) et plonge auprès de ceux du Front de gauche (90% d’avis négatifs, +7) et d’Europe Ecologie-Les Verts (83%, +12).

Challenges

Anglet : Ancien cadre de l’UMP, Frédéric Delval abat sa femme et ses 2 enfants

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A 18 heures, peu après l’assaut, les forces de police ont confirmé que 2 enfants, une fillette de 11 ans et un garçon de 16 ans ont été abattus par leur père, Frédéric Delval, qui a aussi tué sa femme. Il s’est ensuite donné la mort.

Le forcené s’était retranché dans une maison du quartier bellemarion d’Anglet. Les voisins avaient donné l’alerte. L’absence des enfants à l’école ce mardi avait fini d’inquiéter les proches de la famille.

Le père de famille est un habitant d’Anglet, ancien gérant de discothèque et commerçant. Il est aussi connu pour ses activités politiques . Ancien militant de l’UMP-Les Républicains, il avait été évincé de la camapagne des municipales de 2014 d’Anglet.

En septembre dernier il avait été condamné par le tibunal de Bayonne dans un dossier où il mettait en cause le maire actuel.

France 3

Birmanie : les musulmans Rohingyas, possibles victimes de «crimes contre l’humanité»

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Le Haut Commissariat des droits de l’homme de l’ONU a rendu un rapport ce lundi 20 juin sur le traitement des minorités ethniques et religieuses en Birmanie. Il dénonce « une série de violations grossières des droits de l’homme contre les Rohingyas […] qui laisse supposer une attaque de grande ampleur ou systématique […] qui pourrait déboucher sur une possible accusation de crimes contre l’humanité devant un tribunal ».

Les Rohingyas constituent une minorité de plus d’un million de personnes vivant en Birmanie. Il s’agit d’une des minorités les plus persécutées au monde. Certains d’entre eux sont installés dans le pays depuis des générations, mais ils restent considérés comme des immigrés illégaux du Bangladesh voisin.

Dans l’Etat d’Arakan, situé dans l’ouest de la Birmanie, plus de 100 000 Rohingyas s’entassent toujours dans des camps de déplacés. En 2012, des violences intercommunautaires entre bouddhistes et musulmans ont fait plus de 200 victimes, notamment musulmanes.

Des « atteintes aux droits de l’homme » contre d’autres minorités

Le rapport de l’ONU souligne que les Rohingyas, apatrides, sont exclus du marché du travail, du système éducatif et de santé et soumis à des menaces pour leur vie et leur sécurité, au travail forcé, à la violence sexuelle. Les enfants rohingya ne reçoivent pas de certificat de naissance depuis les années 1990.

Même le mot « rohingya » est tabou en Birmanie

Le rapport du Haut Commissariat réclame une enquête globale sur la situation des minorités dans l’Etat d’Arakan et dans les autres zones de Birmanie, et « des enquêtes indépendantes sur les violations présumées du droit international des droits de l’homme et du droit humanitaire, y compris celles commises par des responsables de l’application des lois ».

Début mars, l’ONU avait lancé un signal d’alarme concernant la minorité des Rohingyas, toujours contrainte de vivre dans des « conditions terribles » avec notamment des enfants mourant faute d’accès aux soins. 

RFI

Pourquoi Donald Trump attire tant de fans violemment antisémites

Sur Twitter, les juifs qui critiquent Trump sont harcelés par des trolls antisémites et le candidat républicain reste silencieux.

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En mars, la journaliste conservatrice Bethany Mandel a écrit un article intitulé «Depuis que je tweete sur Trump, j’ai tellement d’ennemis antisémites que j’ai dû acheter un revolver». Dans le journal The Forward, elle raconte que, depuis qu’elle a critiqué les fans de Trump sur Twitter après la primaire républicaine de Caroline du Sud, des fans néonazis du milliardaire lui ont dit, entre autres, qu’elle «méritait le four». Elle a reçu des menaces de mort sur Facebook et porté plainte.

En février, elle avait tweeté: «Je n’ai jamais autant reçu de tweets antisémites que depuis l’ascension de Trump.»

Ben Shapiro, un autre journaliste juif anti-Trump, a également été obligé de porter plainte. Il expliquait à Bethany Mandel «[avoir] reçu plusieurs menaces de mort et [dormir] avec un fusil près du lit». Après avoir quitté le site conservateur Breitbart, qu’il jugeait trop pro-Trump, Shapiro avait été visé par un torrent de haine antisémite. Sur Twitter, des trolls lui ont souhaité de finir dans une chambre à gaz avec sa femme et ses enfants.

Cibler les juifs sur Twitter

Plus récemment, Julia Ioffe, qui a écrit un article dans GQ sur Melania Trump, a déposé plainte, après un déluge de posts violents censés venger Trump. Pour l’occasion, les fans du candidat républicain ont ressorti les pires caricatures antisémites des années 1930 et ont même utilisé Photoshop pour poster des images de la journaliste avec une tenue de prisonnier de camp de concentration.

 

Le dernier cas en date est celui de Jonathan Weisman, un journaliste du New York Times, qui se fait insulter par des néonazis depuis qu’il a retweeté un article sur Trump intitulé «Voici comment le fascisme arrive en Amérique». Dans un éditorial, il a expliqué qu’il préférait retweeter les insultes pour conserver cette «base de données de la haine». Le seul message qu’il a envoyé à Twitter pour se plaindre est une image de lui décapité.

Dynamiser les jeunes d’extrême droite

Si Donald Trump, dont la fille Ivanka s’est convertie au judaïsme, n’a pas lui-même fait de déclarations antisémites, son discours xénophobe (particulièrement sur les Mexicains et les musulmans), nationaliste («L’Amérique d’abord» est son slogan de politique étrangère) et parfois complotiste plaît beaucoup à certains groupes suprémacistes blancs:

Le complotisme de Trump était particulièrement virulent en 2011 et 2012, lorsque le milliardaire a passé des mois à dire que Barack Obama était un musulman né au Kenya. Il a aussi insinué que le père de Ted Cruz était peut-être complice dans l’assassinat de John F. Kennedy, que les vaccins pouvaient causer l’autisme et que des milliers de musulmans du New Jersey avaient célébré les attentats du 11-Sseptembre.

Un des comptes Twitter du mouvement a pour photo de bio un portrait de Marion Maréchal-Le Pen. On peut y lire quotidiennement des messages racistes et antisémites, comme celui-ci, censé décrire l’Amérique idéale en cinq mots: «Donald Trump expulse toutes les personnes à la peau foncée.»

Suprémacistes blancs de l’ère internet

Le journaliste Yair Rosenberg, qui tweete beaucoup sur l’antisémitisme, explique qu’avant la campagne de Trump les insultes antisémites à son égard venaient surtout de personnes violemment anti-Israël, mais que, ces derniers mois, les trolls néonazis et suprémacistes blancs étaient devenus plus actifs sur Twitter.

C’est aussi l’impression de Josh Marshall, le rédacteur en chef du site Talking Points Memo, qui a récemment tweeté:

«L’ascension de Trump a radicalement fait augmenter les commentaires antisémites contre les juifs sur Twitter, et pas seulement les critiques hyper agressives d’Israël et du sionisme. Plutôt le style “sale youpin, retourne à Auschwitz”.»

 

Pendant sa campagne, Trump a même retweeté un post venant de @whitegenocide, un compte Twitter obsédé par l’idée d’un «génocide blanc» dans une Amérique multiculturelle.

Slate

 

Etats-Unis : un migrant britannique a tenté d’assassiner Trump lors d’un meeting

Un Britannique de 19 ans a tenté de voler l’arme d’un policier afin de tuer Donald Trump lors d’un rassemblement en faveur du candidat républicain samedi à Las Vegas (Nevada). Il a été inculpé, lundi, ont annoncé les autorités américaines.

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D’après une plainte déposée lundi, Michael Sandford a essayé de désarmer un policier lors d’un rassemblement le 18 juin au casino Treasure Island de Las Vegas, avant d’être maîtrisé par les forces de l’ordre. «Michael Sandford a révélé qu’il avait fait des plans pour venir à Las Vegas afin de tuer Trump», précise la plainte.

Il est actuellement détenu sans possibilité de libération sous caution car, selon Natalie Collins, la porte-parole du bureau du procureur, il est considéré comme dangereux et présentant un risque d’évasion. Il risque plus de dix ans de prison et 250 000 dollars d’amende.

L’assassinat planifié depuis un an

Michael Sandford aurait indiqué aux enquêteurs américains qu’il avait planifié un assassinat depuis un an et qu’il s’était procuré un billet d’entrée pour ce rassemblement en faveur de Donald Trump, Il a également confié être aller s’entraîner sur un champ de tir de Vegas vendredi, à l’aide d’un pistolet 9 mm qu’il s’était acheté, avant le rassemblement des Républicains. Ce qu’a confirmé aux enquêteurs un salarié du magasin lui ayant fourni l’arme.

L’accusé a reconnu qu’il n’aurait probablement pas pu tirer plus d’une ou deux balles et s’est dit convaincu qu’il aurait été tué par les forces de l’ordre pendant sa tentative, précise la plainte. Il a également confié aux enquêteurs qu’il avait acheté un billet pour un autre rassemblement à Phoenix, en Arizona (sud-ouest), avec l’intention «d’essayer à nouveau de tuer (Donald) Trump» si son plan échouait à Las Vegas.

Le Parisien

Un député LR qui doute de la «sincérité» des manifestants musulmans indigne Twitter

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Trump se dit ouvert au profilage des musulmans en prenant exemple sur Israël

Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, a affirmé dimanche que les Etats-Unis devraient réfléchir à des mesures de profilage des musulmans afin de lutter contre les attaques d’inspiration jihadiste.

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« Je pense que le profilage est une option à laquelle il va nous falloir commencer à réfléchir en tant que pays », a déclaré à CBS le milliardaire, qui s’était félicité il y a une semaine d’avoir « eu raison sur le terrorisme islamique » juste après l’attentat sanglant commis dans une boîte gay d’Orlando.

« Vous savez, je déteste le concept du profilage. Mais nous devons commencer à utiliser le bon sens et à nous servir de notre cerveau », a poursuivi M. Trump.
« Des pays y ont recours, comme Israël et d’autres, et cela marche en ce qui les concerne », a ajouté le milliardaire, en concluant: « Ce n’est pas la pire des choses à faire ».

Lui qui ne rate jamais une occasion de dépeindre la France comme un pays aux autorités impuissantes face à la radicalisation islamique issue des vagues migratoires, a pour une fois cité en exemple la politique française. On l’interrogeait précisément sur comment il envisagerait de « contrôler avec respect les mosquées ». »Eh bien, ils le font en France. D’ailleurs, dans certains cas, ils ferment des mosquées. Les gens ne veulent pas en parler, les gens n’en parlent pas, mais dans les faits ils ferment des mosquées », a martelé Donald Trump.

Dans le cadre de l’état d’urgence décrété après les attentats du 13 novembre 2015, le ministère français de l’Intérieur a pris des arrêtés de fermeture d’un nombre très restreint de mosquées, pour motif de radicalisation. Contrairement à ce qu’affirme M. Trump, ces fermetures ont été annoncées publiquement par le ministre Bernard Cazeneuve.

L’Orient