Stains: le tribunal rejette la demande de retrait d’une banderole soutenant un résistant palestinien

Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté mardi un recours de la préfecture de Seine-Saint-Denis demandant le retrait d’une banderole déployée sur la mairie de Stains en soutien à Marwan Barghouti, figure de la cause palestinienne emprisonné en Israël.

5790305_6893b24e-1871-11e6-9ecd-9b90c69656d8-1_1000x625

Le tribunal a considéré que les conclusions de la préfecture motivant ce recours sont « tardives et irrecevables », a expliqué Azzedine Taïbi, le maire de Stains.

En mars, la préfecture avait dans un premier temps obtenu gain de cause en référé, une procédure d’urgence. L’élu avait dû décrocher la banderole, déployée sur la façade de la mairie communiste depuis 2009, en attendant le jugement sur le fond.

« C’est une belle victoire, je suis très, très heureux de cette décision », a ajouté M. Taïbi. Il a annoncé son intention de redéployer la banderole sur la mairie « dès que possible ».

Représentant Marwan Barghouti, un des leaders de la Seconde Intifada (2000-2005), menotté en train de faire le V de la victoire, la banderole proclame: « Stains s’engage pour la paix. Libérez Marwan Barghouti, le Mandela palestinien ».

Pour la préfecture, la décision d’apposer une telle banderole, « non justifiée par un intérêt local », constituait une intervention dans un conflit international « contraire au principe de neutralité des services publics » et « susceptible de porter atteinte à l’ordre public ».

« C’est une banderole de soutien à un citoyen d’honneur de la ville », élevé à ce rang en décembre 2008 par une décision jamais contestée, avait défendu Me Roland Weyl lors de l’audience. L’avocat de la mairie avait fait valoir qu’elle n’avait provoqué aucun trouble et que le recours de la préfecture était hors-délai.

L’élu a également annoncé qu’une plainte déposée à son encontre par le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNCVA) pour « apologie du terrorisme » avait été classée.

Marwan Barghouti, condamné en 2004 par Israël à la prison à vie pour son implication dans la Seconde Intifada.

Il a été élevé au rang de citoyen d’honneur par une vingtaine de communes en France, principalement communistes. En 2015, la justice administrative a annulé une délibération en ce sens de la mairie d’Aubervilliers.

I24

3 réflexions sur “Stains: le tribunal rejette la demande de retrait d’une banderole soutenant un résistant palestinien

  1. en France il n’y a que les sionistes qui voudraient avoir tout les droits,eux qui en Palestine qu’ils occupent,s’y comportent comme des nazis,a quand le retrait de la missive d’1 membre d’1 gouvernement sarkozy qui était pro sioniste

    J'aime

Tout commentaire à caractère raciste, diffamatoire ou incitant à la haine envers quelconque communauté sera supprimé et pourra donner lieu à des poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s