Un militant FN oublie son micro et traite les journalistes de «bande de chiens»

L’équipe de France 3 Poitou-Charentes n’en a pas cru ses oreilles. Alors qu’ils interviewaient des militants FN dans la Vienne lundi dernier, les journalistes ont demandé aux deux hommes de marcher côte à côte dans le but de tourner des plans d’illustration.

L’un des militants, Patrick Martinet, s’est alors laissé aller à quelques commentaires désobligeants. « Marchez pas trop vite pour qu’ils aient le temps de filmer correctement, cette bande de chiens », persifle-t-il. « Est-ce qu’on a le droit de leur donner une prime ou c’est eux qui nous en donnent une ?

Pour passer à la télé, c’est quand même gratuit, c’est dommage ! » Le militant FN pensait qu’il était trop loin pour que les journalistes l’entendent… mais il avait oublié que son acolyte portait un micro-cravate !

Une des journalistes a posté la vidéo compromettante sur Twitter avec le hashtag ironique #bandedechiens.

La Dépêche

Un élu socialiste ciblé par des tags homophobes venant de militants pro FN

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« Le FN montre à nouveau son vrai visage. Celui de la haine de l’autre, de la division et des discriminations assumées », c’est en ces termes que le mouvement des jeunes socialistes de l’Hérault s’indigne des propos « haineux et insultants » tagués sur les murs d’Alignant-du-Vent et qui seraient attribués au Front national.

Ces propos “Boulade mange boul ! Ici c’est FN” attaquent la vie privée et intime d’un colistier de Carole Delga, la présidente de la région LRMP et recouvrent de nombreux murs de la commune.

La victime, Geoffrey Boulade, est militant MJS et PS et aussi secrétaire de la section PS d’Alignan-du-Vent. « Nous apportons tout notre soutien à Geoffrey dans cette épreuve difficile, insiste l’ensemble des représentants du parti socialiste de l’Hérault et des jeunes de ce même parti. Le ou les auteurs de ces actes doivent faire l’objet d’une enquête policière et de poursuites pénales.

La démocratie impose de ne pas laisser passer une telle offense à la liberté individuelle et au respect de la vie privée des personnes. La République exige de réprimer sévèrement les ennemis de ses valeurs intrinsèques que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. L’extrême droite n’a pas changé. La République, elle, doit être intransigeante face à ses ennemis. »

Geoffrey Boulade, la victime a déposé plainte à la gendarmerie de Pézenas.

Midi Libre

Une enquête préliminaire ouverte contre le maire FN David Rachline pour menaces et incitations au viol

David-Rachline-le-jeune-qui-monte-au-Front-nationalLe parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire contre David Rachline, sénateur maire FN de Fréjus. L’enquête vise des propos injurieux à l’encontre d’une sénatrice diffusés sur la page Facebook de l’élu.

L’affaire remonte au mois de juillet dernier lorsque David Rachline critique l’intervention de la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts, Esther Benbassa sur la crise des migrants.

De nombreux internautes ont profité de la critique faite par le sénateur maire frontiste pour poster des commentaires très virulents. Parmi les commentaires violents, injurieux et dégradants, celui d’un internaute qui appelle même au viol de l’élue écologiste selon les éléments de la plainte enregistrée.

Capture d'écran de commentaires laissés sur la page Facebook de David Rachline. - Aucun(e)

Des commentaires qui passent un temps inaperçus jusqu’au mois d’octobre. La ministre de la Justice Christiane Taubira interpelle l’élu frontiste au sénat. S’en suit une plainte déposée par Esther Benbassa.

Selon l’avocat de la sénatrice EELV, David Rachline n’a fait retirer les commentaires qu’après l’intervention de Christiane Taubira. C’est donc son inertie et sa complaisance qui sont en cause : le sénateur maire de Fréjus est directeur de publication de sa page Facebook, autrement dit, responsable des commentaires qui y sont écrits.

France Bleu

Nouvelle plainte d’une étudiante contre le militant identitaire Boris Le Lay

Boris Le Lay condamné extreme droite

Deux nouvelles plaintes ont été déposées contre Boris Le Lay, militant d’extrême-droite, sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis le 23 avril 2014. Stumdi, (organisme de formation au breton) et une stagiaire ont déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race ».

Boris Le Lay s’en est pris à une jeune femme originaire du Kenya qui suit un stage de breton à Saint-Brieuc, dans le cadre des formations proposées par Stumdi. Elle a déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race » dès le 2 décembre au commissariat de Saint Brieuc. L’organisme de formation Stumdi, également mis en cause, a déposé plainte à Brest le 5 décembre.

Dans son article du 2 décembre, Boris Le Lay se refère à un article du Télégramme sur cette jeune stagiaire. Il taxe Stumdi « d’organisme d’extrême gauche » et  attaque sur le thème : « Conseil Régional : des stages subventionnés  par le PS pour apprendre le breton à des migrants kenyans. »

France Bleu

 

4 individus attaquent une mosquée de Stuttgart au cocktail Molotov

Peu avant 2h du matin ce mardi, les voisins d’une mosquée de Stuttgart ont alerté les pompiers après un incendie qui s’est déclenché dans un complexe qui comprend entre autres une mosquée, des bureaux et des commerces appartenant à l’association qui gère le lieu de culte (DITIB). Le feu vite maîtrisé, a provoqué d’importants dégât matériels estimés à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.

Pour les reponsables de la cette mosquée située dans le quartier de Feuerbach, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un attentat. Les caméras de vidéosurveillance montrent plusieurs hommes jetant trois engins explosifs sur la façade du bâtiment avant que ceux-ci n’explosent.

Après les attentats de Paris et de Californie, plusieurs attaques ont visé des mosquées en Europe et aux Etats-Unis. En France, au moins une quinzaine ont subi des attaques dont trois tentatives d’incendie à Lédignan, Ermont et Loudéac.

Dômes et Minarets

Thomas et Geoffrey, 2 identitaires interpellés pour l’attaque au marteau d’un local communiste

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Il a reconnu avoir vandalisé la Maison des communistes de Gentilly le 31 mai dernier. Thomas D., un jeune de 21 ans domicilié à 200 m de la permanence, a été interpellé le 1er décembre. Une intervention menée sur commission rogatoire d’un juge d’instruction. Un second individu, Geoffrey L., 25 ans, qui réside, lui, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a également été arrêté le même jour.

Tous deux, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque du local de la rue Lefebvre, militent pour le GUD, organisation étudiante d’extrême-droite bien connue pour ses actions violentes. Le Gentilléen est même considéré comme le bras droit de Logan Djian, dit le « Duce », actuel patron du Groupe union défense.

Déférés au parquet de Créteil le 3 décembre, Thomas D. et Geoffrey L. ont été laissés libres, mais placés sous contrôle judiciaire assorti d’obligations particulièrement strictes.

Vers 7 heures, le 31 mai à Gentilly, des voisins de la Maison des communistes avaient mis en fuite trois personnes au visage dissimulé, armés d’un marteau et d’une masse. Les coups répétés venaient de briser les deux vitrines du local, sur lesquelles demeurait le sceau du GUD de Paris, un autocollant blanc orné d’une croix celtique noire. L’adresse avait de nouveau été prise pour cible trois semaine plus tard, avec la même signature.

Et le 18 octobre, c’était au tour du « 21 », le siège des communistes de Villejuif, de faire l’objet de dégradations similaires revendiquées par le GUD. L’enquête qui a permis le coup de filet du 1er décembre n’a, pour l’heure, permis de faire la lumière que sur l’attaque du 31 mai. Le PCF s’en félicite : « Espérons maintenant que ces deux personnes soient sévèrement condamnées », souffle le secrétaire départemental, Fabien Guillaud-Bataille.

Selon nos informations, des documents à la gloire d’Hitler et de l’idéologie nazie ont été trouvés chez Thomas D. et Geoffrey L.

Le Parisien

L’identitaire Claude Hermant et son épouse placés en garde à vue dans l’enquête sur l’attentat de l’hyper cacher

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Deux personnes, dont un homme déjà incarcéré pour trafic d’armes en bande organisée, ont été placées en garde à vue ce mardi, selon une information de BFMTV confirmée par l’AFP.

Il s’agit de Claude Hermant, proche des milieux d’extrême droite du nord de la France, et de sa compagne, a précisé le parquet de Lille. Les enquêteurs les interrogent car des armes retrouvées dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, avaient transité par une société gérée par la compagne d’Hermant, a expliqué une source proche de l’enquête.

Claude Hermant appartient au Bloc identitaire, un groupuscule nationaliste révolutionnaire. Proche des milieux néonazis, ancien mercenaire et ex-membre du service de sécurité du Front national.

Ancien para, boxeur, c’était aussi un proche de Serge Ayoub, membre du mouvement d’extrême droite radical dissout Troisième Voie.

L’Express

Démissions en chaîne à la fédération FN du Nord au lendemain de la défaite

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Une vague peut en cacher une autre. Épisodiques jusqu’à il y a quelques mois, les démissions se sont multipliées au sein de la fédération Flandre maritime du Front national, et sortent au grand jour. Démissionnaires et membres de la fédération mettent directement en cause la personnalité de Philippe Eymery.

« Ça va tomber en cascade », lâche Laurent Renaudin. Élu municipal à Grande-Synthe, il a attendu le lendemain des élections régionales pour officialiser sa démission de la fédération Flandre maritime du Front national, « pour ne pas faire de vague. Je m’y étais engagé auprès du Défi grand-synthois », explique-t-il.

Par respect pour la section, il a mis de côté ses griefs à l’encontre de Philippe Eymery, tête de liste pour le Nord aux régionales. L’ex-syndicaliste carté FN depuis 2011 a quitté la fédération, pas le parti. « J’attends qu’on me vire du FN », précise-t-il. Fabienne Bolle, conseillère grand-synthoise FN, lui a emboîté le pas. Le duo explique son choix par la personnalité de Philippe Eymery. « C’est un homme procédurier, qui n’aime pas le débat et fait le vide autour de lui. Son ambition prime. Il va reproduire le même schéma à la Région, ce sera dramatique », prédisait Laurent Renaudin avant le second tour.

Une vision partagée par Anita Ginko. Élue à Coudekerque-Branche, elle a quitté le FN, où elle était adhérente depuis 1989. L’élue est devenue militante active quand on est venu la chercher pour les municipales de 2014. « À partir de là, j’ai rencontré des adhérents et les dirigeants du FN, dont Philippe Eymery. » Très vite, elle a « été interpellée par le nombre de critiques dont il fait l’objet. Il est détesté ». Son organisation décousue dérange aussi : « Il n’y a pas de planning des réunions. Nous recevons des mails : Demain soir, rendez-vous rue Oscar-Delille (le siège dunkerquois du FN, ndlr) ».

Sous couvert d’anonymat, des militants engagés décrivent des scènes ubuesques. « Philippe Eymery débarque chez nous à n’importe quel moment », y compris la nuit. Ils évoquent aussi des scènes d’humiliation, comme après le premier tour des Départementales, « toujours sous couvert de propos mal compris ».

« Il dit que nous sommes des fantômes, que les électeurs votent pour Marine. Dans son cas aussi alors ! », ajoute Anita Ginko. Cette année, en voulant savoir combien de candidats aux régionales de 2010 remettaient le couvert en 2015, elle a découvert que son nom figurait à la 44e place sur la liste il y a cinq ans… « Je n’étais pas au courant, je n’ai rien signé . »

Dépité, Laurent Renaudin ne mâche plus ses mots : « La fédération Flandre maritime est une branche pourrie dont nous souhaitons nous désolidariser ».

Comme les démissionnaires déclarés et à venir (certains annonceront leur départ en janvier, lors du conseil municipal de la commune où ils sont élus), il attendait beaucoup du passage de témoin à la tête de la fédération entre Philippe Eymery et Adrien Nave, fin août. Mais « Adrien Nave doit faire son compte-rendu tous les jours à Philippe Eymery. » D’où les démissions.

La Voix du Nord

A peine élu, le frontiste Louis Aliot annonce qu’il ne siégera pas

Louis Aliot, Front National (FN) South-West region candidate, steps out of a polling booth before voting for the European elections on May 25, 2014 in Perpignan. AFP PHOTO / RAYMOND ROIG

Il est élu, pourtant il ne siégera pas. Louis Aliot, le candidat FN arrivé deuxième en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (33,87%) lors du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre, a annoncé en fin de soirée qu’il avait choisi de privilégier ses autres mandats.

A l’issue du scrutin, le FN a obtenu 40 sièges sur 158 au sein du conseil régional. Louis Aliot est conseiller régional en Languedoc-Roussillon depuis 2010. Auparavant, il avait exercé ce mandat en Midi-Pyrénées, entre 1998 et 2010. Il est aussi député européen et conseiller municipal de Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Egalement vice-président du Front national, il avait déjà fait part de ce choix. Sa déclaration de dimanche soir confirme cette intention. Il est néanmoins la cible de critiques de la part de Dominique Reynié, le candidat de la droite arrivé en troisième position (21,32%) en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

France TV

Le journal « La Voix du Nord » menacé de mort par des militants FN « c’est pas Charlie qui aurait dû être rafalé, mais votre torchon »

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« Nous n’avions jamais reçu ni suscité autant de réactions à un sujet. Plus de 650 courriers entre lundi et mardi ; plus de 5 800 mentions sur Twitter ; plus de 3 000 commentaires Facebook pour la première partie du dossier, autant pour la seconde

#lavoixdunord comme hashtag le plus utilisé sur Twitter lundi matin ; nos articles partagés plus de 7 200 fois… sans compter les articles des confrères. »

Ces deux unes consacrées à un dossier contre le parti d’extrême droite ont évidemment provoqué l’indignation de la présidente du Front national. Mais certains lecteurs n’ont pas manqué de faire entendre leurs voix :

« Vomi », « collabos », « socialobolcheviks », « esclaves de musulmans », « pourriture de consanguins », « je chie sur votre journal », « ce n’est pas Charlie qui aurait dû être rafalé, mais votre putain de torchon« …

Autant de commentaires et d’insultes recensés par Laurent Decotte dans un petit édito au titre évocateur : « Tant de haine ». Et le journaliste d’expliquer que les messages de sympathie, car il y en a eu aussi, ont été notamment envoyés au quotidien par message privé pour « éviter de subir publiquement la foudre des haineux ».

Une haine indéniable, si l’on en croit Laurent Decotte, qui assure que les personnes qui les agressent verbalement n’hésitent pas à aller « chercher des éléments sur les profils Facebook pour discréditer ceux qui ont juste comme tort à leurs yeux de ne pas être d’accord avec eux ».

Le Point

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville « a mort les arabes » « bleu marine »

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville a mort les arabes bleu marine

Ce sont les professeurs qui ont appelé la gendarmerie, ce vendredi matin. Les enfants de l’école primaire et élémentaire de Marville ont découvert plusieurs inscriptions sur les murs de leur établissement au moment d’entrer en classe. Croix gammées, inscriptions racistes ou encore une insulte au maire de la commune en place Jean-Michel Jodin. Tout cela en peinture orange, dans un périmètre historique protégé.

Comment expliquer la situation aux enfants de cette école qui compte 90 élèves ? La direction de l’établissement a, elle éludé le problème en empêchant carrément les têtes blondes de se rendre dans la cour de récréation, à 10 h. « On nous a demandé un nettoyage express ! C’est impossible », tranche le premier adjoint au maire, Francis Bonne, complètement dépité face à cette situation.

L’élu est allé acheter des produits nettoyants dans un magasin mais les murs tagués sont en pierre ancienne et ce sera difficile de faire disparaître rapidement les inscriptions.

Il n’y a pas que l’école qui a été touchée. L’hôtel Renaissance, qui appartient à l’ancien maire a aussi été tagué d’une croix gammée, tout comme la maison du garde-pêche. Une des inscriptions appelle à voter Front national et une autre porte la mention : « La France au Français. » Les gendarmes de Montmédy ont ouvert une enquête.

Est Républicain

Selon la tête de liste FN, Pierre-Charles Cherrier « la croix gammée n’est pas antisémite »

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Mercredi 9 décembre au matin, des tags racistes et antisémites ont été découverts à Brie-Comte-Robert. Mais, pour Pierre-Charles Cherrier, la croix gammée n’a rien d’antisémite !

La tête de liste FN pour le département, a vivement réagi, après la diffusion de notre article sur les tags racistes et antisémites découverts ce mercredi 9 décembre au matin, à Brie-Comte-Robert. Pourtant, sur l’un des bâtiments, une croix gammée a été dessinée.

“La croix gammée n’est pas antisémite, il s’agit d’une interprétation”, a-t-il déclaré.

L’occasion de rappeler donc l’origine de ce symbole qui, à la base, n’a rien de péjoratif. Dans la culture hindoue, la croix gammée est, en effet, bien un signe de chance. Mais force est de constater que, cette image, largement utilisée par les nazis, se transforme, au temps de la deuxième guerre mondiale, en signe antisémite.

Le contexte dans lequel la croix gammée a été taguée sur les murs d’une association communautaire laisse alors peu de doutes quant à son caractère raciste ET antisémite. N’en déplaise à Pierre-Charles Cherrier !

La République

Pour Aymeric Chauprade Marine Le Pen n’a «aucune morale» elle est « menteuse » et « égoïste »

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Au delà de divergences politiques autour du «choc des civilisations», c’est la personnalité de Marine Le Pen qui est aujourd’hui critiquée par son ancien conseiller chargé des relations internationales.
«La pudeur n’existe pas dans le reste de la famille Le Pen. Ce n’est pas la bourgeoisie du XIXe siècle; c’est le XVIIe siècle baroque, avec un petit côté décadent»

Mais, poursuit-il, «Les Pen n’ont aucune morale dans aucun domaine, ce sont des jouisseurs». «Ils n’ont pas de limites dans l’exercice du pouvoir cela veut dire que ce pourrait être l’Empire byzantin», s’avance encore l’élu, ex-tête de liste aux élections européennes en Île-de-France.

Il dit avoir rompu avec le parti sans avoir eu un seul échange téléphonique avec Marine Le Pen. «C’est son mode de fonctionnement: elle cogne toujours sans appeler (…) Les Le Pen, ils s’en foutent des autres, ils leur marchent dessus», détaille Aymeric Chauprade pour qui la candidate à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie «est une énorme menteuse». «Vous ne pouvez pas imaginer à quel point elle sait mentir», insiste-t-il.

Le Figaro

Incitation à la haine des musulmans : l’homme arrêté avec 17 armes a été libéré

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Malgré la gravité des faits l’homme a été libéré, ce qui scandalise beaucoup d’internautes

Tu trouves 17 armes dans le domicile d’un musulman qui appelle à tuer les cathos. Tu le relâches en attendant son procès ? Je crois pas.

— NON (@VotezNon) 10 Décembre 2015


Perquisition chez un individu incitant a la haine des musulmans, 17 armes saisies et 4,9 kg de poudre noire

La brigade criminelle de la Sûreté départementale, assistée du Raid 06 a interpellé ce mardi un homme de 59 ans à son domicile de Cagnes-sur-Mer.

L’individu tenait des propos anti-musulmans inquiétants sur son compte Facebook. La  justice les a considérés comme une incitation à la haine raciale.

Lors de la perquisition, il a été saisi 4,9 kg de poudre noire, plus de 3 500 cartouches, et dix-sept armes, le suspect devra répondre de ses actes en juin prochain devant le tribunal.

Nice Matin

Des tags racistes et pro FN a Brie-Comte-Robert « A mort les Portugais », « les étrangers », « les gitans »

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« Là, c’est vraiment grave », lâche dépité Aouida, un habitant du quartier populaire du Four-à-chaux à Brie-Comte-Robert. La mine sombre, il regarde un employé de la ville passer un rapide coup de peinture blanche sur le mur du local du club des Portugais, où des inscriptions racistes ont été apposées dans la nuit de mardi à ce mercredi.

« A mort les Portugais », « les étrangers », « les gitans » et aussi « l’Afrique », accompagnés de croix gammées. « J’ai déjà eu des graffitis de ce genre sur ma porte, poursuit ce Tunisien arrivé en France il y a 15 ans. Ça fait vraiment peur.

Au milieu des menaces tous azimuts, les auteurs de ces tags célèbrent le Front national, qui « a justement fait un score de 40 % dans le bureau de vote local au premier tour des régionales, souligne Josette Bonnichon, conseillère municipale de la majorité socialiste. Du coup, je ne suis pas si étonnée que ça… » Dimanche, le FN était en tête à Brie avec 29,7 % des voix.

La mairie devrait déposer plainte ce jeudi. « On ne pourra jamais totalement éviter ce genre de faits, regrette Jean Laviolette (PS), le maire. Surtout dans le contexte actuel très tendu après les attentats et avec les élections… » Des élections régionales sur lesquelles cette saillie « n’aura pas d’effet », estime Pierre Cherrier, tête de liste du FN en Seine-et-Marne.

Le Parisien

La nécropole de Chasselay, rendant hommage a des tirailleurs africains profanée

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Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, a réagi ce mercredi 9 décembre dans un communiqué en « condamnant avec la plus grande fermeté cet acte de vandalisme commis sur le mur d’enceinte de la nécropole nationale de Chasselay ».

« Cet acte est une insulte à la mémoire des 194 tirailleurs d’Afrique de l’Ouest massacrés par la division de SS Totenkopf en juin 1940 et qui reposent dans la nécropole », a commenté le secrétaire d’Etat demandant que « toute la lumière soit faite sur les auteurs et les circonstances de cet acte ».

 Les 19 et 20 juin 1940, ignorant que Lyon venait d’être déclarée « ville ouverte », « le 25e régiment de tirailleurs sénégalais affrontait l’armée allemande à Chasselay et dans ses environs (…) Les combats s’étaient achevés par le massacre des prisonniers d’origine africaine par la division SS Totenkopft« , selon le site « chemins de Mémoire » du ministère de la Défense.

Inaugurée en novembre 1942 et située à l’endroit même où plusieurs dizaines de soldats africains ont été massacrés, la nécropole de Chasselay ou « Tata », endroit où sont enterrés les guerriers morts au combat en Afrique occidentale, se caractérise par une architecture d’inspiration soudanaise. Elle est entourée de hauts murs surmontés à chaque angle et au-dessus de l’entrée d’une pyramide empennée de pieux. Elle est classée nécropole nationale depuis 1966.

France 3