Une dizaine de tombes musulmanes profanées, au Havre. Les familles indignées

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Au cours du week-end des samedi 21 et dimanche 22 mai 2016, une dizaine de tombes des trois carrés musulmans du cimetière de Bléville ont été vidées de tous leurs objets d’ornement : vases, fleurs, plaques, Coran. Des objets jetés dans les poubelles. Les faits ont été constatés, lundi 23 mai 2016, par des familles venues se recueillir.

Le Havrais, choqué par ces actes malveillants qui se sont répétés sur dix à quinze tombes dans le carré musulman, a immédiatement prévenu les autorités religieuses musulmanes du Havre et l’adjoint au maire, Luc Lemonnier.

Les familles demandent l’organisation rapide d’une réunion pour éviter que le scénario se répète. L’idée que ses morts ne puissent plus être respectés, l’affecte encore plus », développe le commerçant du Havre qui regrette que le cimetière de Bléville ne soit pas surveillé, les week-ends.

Le président de l’association musulmane en charge du transfert des corps des Algériens dans leur pays natal, Mahdjoub Benamar, se dit aussi choqué :

J’aurais aimé porter plainte, mais les responsables du cimetière me disent que c’est aux familles dont les tombes ont été touchées par ces actes malveillants, de se présenter au commissariat. »

Les familles pourraient s’organiser pour un dépôt de plainte collectif. La Ville du Havre, par la voix de son premier adjoint, Luc Lemonnier assure qu’elle va se montrer plus vigilante pour éviter la répétition de ces faits.

Des faits similaires se sont déjà produits au cimetière de Bléville, 15 jours plus tôt, sur des tombes chrétiennes. « Nous allons demander à la police municipale s’il lui est possible de faire des tournées le week-end, un temps où les gardiens sont moins présents. »

Normandie Actu

La nécropole de Chasselay, rendant hommage a des tirailleurs africains profanée

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Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, a réagi ce mercredi 9 décembre dans un communiqué en « condamnant avec la plus grande fermeté cet acte de vandalisme commis sur le mur d’enceinte de la nécropole nationale de Chasselay ».

« Cet acte est une insulte à la mémoire des 194 tirailleurs d’Afrique de l’Ouest massacrés par la division de SS Totenkopf en juin 1940 et qui reposent dans la nécropole », a commenté le secrétaire d’Etat demandant que « toute la lumière soit faite sur les auteurs et les circonstances de cet acte ».

 Les 19 et 20 juin 1940, ignorant que Lyon venait d’être déclarée « ville ouverte », « le 25e régiment de tirailleurs sénégalais affrontait l’armée allemande à Chasselay et dans ses environs (…) Les combats s’étaient achevés par le massacre des prisonniers d’origine africaine par la division SS Totenkopft« , selon le site « chemins de Mémoire » du ministère de la Défense.

Inaugurée en novembre 1942 et située à l’endroit même où plusieurs dizaines de soldats africains ont été massacrés, la nécropole de Chasselay ou « Tata », endroit où sont enterrés les guerriers morts au combat en Afrique occidentale, se caractérise par une architecture d’inspiration soudanaise. Elle est entourée de hauts murs surmontés à chaque angle et au-dessus de l’entrée d’une pyramide empennée de pieux. Elle est classée nécropole nationale depuis 1966.

France 3

Une trentaine de tombes dégradées avec des inscriptions FN

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Une trentaine de tombes ont été dégradées au moyen, sans doute, d’une bombe de peinture noire ce mardi au cimetière de Chambry, près de Laon.

C’est une famille venue se recueillir qui a alerté la commune en début d’après-midi. Les services de police sont venus sur place procéder aux constatations.

Il semble que certaines tombes aient été plus particulièrement visées pour « l’autorité » que représentaient les défunts (élu, militaire, anciens combattants…). Trois inscriptions « FN » ont aussi été relevées. 

L’Union