L’homme avait tenu des propos injurieux sur Twitter et Facebook. Conformément à la loi, il a été condamné à de la prison ferme et une amende de plusieurs milliers d’euros

Un militant d’extrême-droite, Hervé Lalin (dit « Ryssen ») a été condamné mercredi à un an de prison ferme pour des messages antisémites publiés sur Twitter et Facebook.
Le tribunal correctionnel de Paris l’a déclaré coupable des délits de provocation à la haine et injure raciale. Déjà condamné à plusieurs reprises, Hervé Lalin ne s’était pas présenté à son procès.
Les juges ont estimé que les messages poursuivis, publiés en 2014 et 2015, étaient « à l’évidence de nature à susciter la haine contre les juifs », car ils « exhortent les lecteurs à les stigmatiser » et « exploitent l’un des thèmes antisémites les plus éculés, à savoir leur omniprésence dans l’économie et les médias« , et leur impute même « la responsabilité de la traite des Noirs ».
Hervé Lalin a été condamné pour un montage représentant une fausse publicité pour un médicament pour « guérir du judaïsme ».
Le tribunal a ordonné le retrait des messages litigieux et a condamné le prévenu à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations parties civiles et 1 000 euros pour les frais de justice.
Que dit la loi ?
En France, l’injure ou la provocation à la haine raciale est passible d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, y compris lorsqu’il s’agit de publications sur internet.
Liberté d’expression ou délit ?
Les propos injurieux, racistes, xénophobes, antisémites, islamophobes, diffamants ou incitant à la haine et la violence ne relèvent donc pas de la liberté d’expression mais bien d’un délit, passible de poursuites.













