Des tags islamophobes “Kill Muslims” dans le métro de Tuscany au Canada

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Six chefs d’accusation de méfait ont été déposés à l’encontre d’un homme de 30 ans soupçonné d’avoir dessiné des graffitis racistes et injurieux à la station de train léger Tuscany de Calgary le 3 décembre dernier.

La Couronne devra décider si les gestes qu’il est accusé d’avoir commis méritent que des accusations plus graves, comme incitation à la haine, soient également portées. L’autre suspect identifié grâce aux images de la vidéo surveillance présentée par la police a été arrêté et fait également face à six chefs d’accusation de méfait.

Le coût des réparations nécessaires pour effacer les dommages causés par les graffitis est estimé à plus de 20 000 $. Les messages injurieux et haineux envers les Syriens et les musulmans étaient accompagnés de symboles associés aux mouvements de la suprématie blanche.

Radio Canada

Salima, victime d’une agression islamophobe une femme tente de lui arracher son voile

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Serrant sa petite fille de 18 mois dans ses bras, elle semble encore sidérée. Salima Khadda a porté plainte ce lundi pour violence au commissariat de La Défense. Vers 16 heures, en plein cœur du centre commercial des 4 Temps, une femme a tenté de lui arracher son voile.

« J’avais rendez-vous avec ma mère. Ma fille était dans sa poussette, j’étais au téléphone et j’arrivais devant la boulangerie Paul, raconte cette habitante de Colombes. Tout à coup, j’ai senti une douleur et ma tête est partie en arrière, violemment.

Je n’ai pas tout de suite réalisé. Je me suis retournée et j’ai vu une femme qui rigolait. Ça me paraissait irréaliste. »

Salima reste quelques secondes interdite. « Cette femme avait l’air tout à fait normale, pas folle : entre 60 et 65 ans, soignée, avec un brushing de couleur acajou, décrit-elle. Je lui ai dit bravo, et je pleurais en même temps. J’étais choquée et j’avais mal : les épingles m’ont griffé le crâne.Elle est partie, et ensuite j’ai réalisé qu’elle n’avait pas le droit de faire ça. » Salima Khadda tente de rattraper son agresseur. En vain. « Une femme est alors venue et m’a dit : « Calmez-vous, calmez-vous. On va aller porter plainte. »

Pour la jeune habitante de Colombes, il ne fait aucun doute que cette agression est à caractère islamophobe. « Cette femme aurait pu taper ailleurs, relève calmement Salima. On ne tire pas sur un voile comme ça ». La jeune musulmane se sent démunie.

Le Parisien

Eric Zemmour condamné pour incitation à la haine envers les musulmans

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L’interview par laquelle le scandale est arrivée avait été publiée en octobre 2014, dans le journal italien Corriere della Sera (en italien). Près d’un an plus tard, le jeudi 17 décembre, Eric Zemmour a été condamné à 3 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale en raison de ses propos sur les musulmans.

Dans l’article, à la question du journaliste :

« Mais alors, que suggérez-vous de faire : déporter 5 millions de musulmans français ?« , le polémiste répond : « Je sais, c’est irréaliste, mais l’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? » 

Dans la foulée de la polémique, la chaîne d’information en continu i-Télé avait annoncé la fin de sa collaboration avec son chroniqueur Eric Zemmour. 

France TV

Gilles Clavreul, le militant nanti-raciste dans la tourmente

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Depuis 
sa nomination à 
la tête d’une mission de lutte contre le racisme, Gilles Clavreul multiplie les déclarations partiales, islamophobes et mensongères.

C’est l’histoire d’une belle et noble mission qui tourne en eau de boudin. Celle du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), poste confié à Gilles Clavreul par son mentor Manuel Valls, l’homme qui voulait plus de « Blancos » dans sa ville d’Évry. L’énarque arrogant s’ingénie depuis 2014 à opposer les communautés les unes aux autres.

« Tous les racismes sont condamnables, mais le racisme anti-arabe et anti-noir n’a pas les mêmes ressorts que l’antisémitisme », a-t-il rapporté, allant jusqu’à accuser des associations, dont le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), de se complaire dans « une revendication victimaire ». Au fil des mois, ses bouffées délirantes ont enflé, naturellement nourries par les attentats parisiens.

Le délégué hors-sol vient ainsi de dénoncer sur les réseaux sociaux des « collectifs antidémocratiques, racistes et antisémites » et « certaines organisations d’extrême gauche et syndicats professionnels » clairement taxés de collabos actifs de « l’islamisme terroriste ». Tous ceux qui oseraient porter un regard critique sur les perquisitions arbitraires menées sous l’état d’urgence se retrouvent cloués au même pilori, Ligue des droits de l’homme (LDH) en tête. «

Vous êtes-vous seulement rendu compte que votre propos ne peut qu’être ressenti que comme un mépris institutionnel au risque de ruiner l’impact de la mission que le gouvernement vous a confiée ? » lui a répondu Françoise Dumont, présidente de la LDH.

Face à l’insistance de la journaliste Widad Ketfi, ce militant des échelles de souffrance a franchi le Rubicon en lançant que le « CCIF n’a jamais eu un mot pour les victimes de l’Hyper Cacher ». Problème : sur le site du CCIF, des communiqués attestent du contraire. Après tout, sa haine islamophobe et conservatrice vaut bien quelques arrangements avec la vérité…

L’Humanité

Daniel, policier, forçait des femmes noires a des relations sexuelles

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Daniel Holtzclaw, âgé de 28 ans, a été reconnu coupable de viol et agression sexuelle sur treize femmes noires. La sentence a été prononcée dans l’État de l’Oklahoma par huit jurés blancs, une décision inédite selon la presse américaine. À l’annonce du verdict, le policier s’est effondré devant les caméras.

Menottée à un lit d’hôpital, sous le porche de la maison de sa mère, à un feu rouge… Les scénarios des viols et agressions sexuelles perpétrés par Daniel Holtzclaw sont abjects. Leur nombre ne l’est pas moins : 13 femmes au total ont porté plainte contre l’officier et 36 charges ont été retenues contre lui. Si l’horreur des faits ne suffisait pas, le laxisme de la police d’Oklahoma dans cette affaire laisse bouche bée. L’ancien officier n’a pas été démis de ses fonctions pendant l’enquête préliminaire. Ce qui lui a laissé le temps d’attaquer 5 personnes de plus pendant les 6 semaines qui l’ont finalement mené au procès.

Jannie Ligons, 57 ans, employée dans une garderie, est la dernière victime de Holtzclaw. Tôt dans la matinée du 18 juin, la femme revient de chez un ami. L’officier l’arrête et la force à lui faire une fellation. Si Jannie a osé porter plainte immédiatement, elle est un cas isolé. Holtzclaw ne choisit pas ses victimes au hasard : il les sélectionne pour mieux les intimider et les réduire au silence.

Agées de 17 à 57 ans, toutes sont noires et habitent des quartiers pauvres. Elles ont toutes eu des démêlés avec la justice, souvent pour trafic de drogue ou prostitution. Il suffisait donc pour Holtzclaw de les menacer pour qu’elles n’en réfèrent pas aux autorités. Toutes sauf Jannie.

Les jurés ont décidé de condamner l’homme à 263 ans de prison. Dans le très conservateur État de l’Oklahoma aux États-Unis, la décision fait date. Les cas d’acquittement concernant l’agression de policiers envers des femmes noires sont légion.

Mais cette fois-ci, le jury composé exclusivement de blancs dont 8 hommes a décidé de croire les femmes violées. « Il faut parler des agressions sexuelles, de viol et du soutien dont ont besoin les femmes noires et les femmes de couleur quand ces situations arrivent » explique Grace Franklin, une activiste qui a contribué à médiatiser le procès. « Il y a une tendance à ne pas croire les femmes noires, (…) à ne pas donner autant d’importance aux femmes noires qu’aux autres femmes. » L’activiste se dit cependant déçue que le jury acquitte Holtzclaw de plusieurs charges.

Le Figaro

Nouvelle plainte d’une étudiante contre le militant identitaire Boris Le Lay

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Deux nouvelles plaintes ont été déposées contre Boris Le Lay, militant d’extrême-droite, sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis le 23 avril 2014. Stumdi, (organisme de formation au breton) et une stagiaire ont déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race ».

Boris Le Lay s’en est pris à une jeune femme originaire du Kenya qui suit un stage de breton à Saint-Brieuc, dans le cadre des formations proposées par Stumdi. Elle a déposé plainte pour « diffamation envers un particulier en raison de sa race » dès le 2 décembre au commissariat de Saint Brieuc. L’organisme de formation Stumdi, également mis en cause, a déposé plainte à Brest le 5 décembre.

Dans son article du 2 décembre, Boris Le Lay se refère à un article du Télégramme sur cette jeune stagiaire. Il taxe Stumdi « d’organisme d’extrême gauche » et  attaque sur le thème : « Conseil Régional : des stages subventionnés  par le PS pour apprendre le breton à des migrants kenyans. »

France Bleu

 

Le Figaro condamné pour avoir diffamé le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF)

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Le 18 juillet 2013 à Trappes (Yvelines), Cassandra, une jeune femme portant le voile intégral, est contrôlée par la police avec son mari. La situation dégénère et le mari est placé en garde à vue. A l’époque, le CCIF s’était exprimé afin de mettre en avant les zones d’ombres de l’affaire. (Pour lire l’article, cliquez ici )

C’est ainsi que le 23 juillet 2013, un article intitulé initialement « Trappes : un collectifaux contre l’islamophobie aux méthodes contestées » avait été publié par le Figaro. Le titre avait été modifié dès le lendemain.

Ce sont les propos tenus dans cet article qui avaient mené au dépôt d’une plainte pour diffamation.

Face à ces accusations, le CCIF avait publié un droit de réponse et avait déposé plainte contre le directeur de la publication du Figaro ainsi que le journaliste à l’origine de l’article.

C’est donc dans cette affaire que le CCIF a obtenu aujourd’hui la condamnation du Figaro pour diffamation. Le directeur de la publication a ainsi été condamné au versement d’une amende de 1000 €, d’1 € symbolique de dommages et intérêts à verser au CCIF (conformément à notre demande), et de 2000 € au titre des frais d’avocats.

Le journaliste auteur de l’article mis en cause a, lui, été condamné au payement de 1000 euros au titre des frais d’avocat. Le travail du journaliste est de chercher les informations, de veiller au contradictoire et non pas de cibler des associations dont le seul objectif est de défendre  les droits des victimes en tentant de mettre en évidence la vérité des faits.

L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit. Ensemble, continuons à la dénoncer.

CCIF

Le maire de Cholet qui regrettait qu’Hitler n’avait pas tué assez de gens du voyage relaxé

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Poursuivi pour « apologie de crime contre l’Humanité », le député-maire de Cholet Gilles Bourdouleix, avait été condamné à 3000 € d’amende en janvier dernier pour avoir dit, à l’occasion d’une altercation avec des gens du voyage, un an plus tôt, qu’Hitler « n’en avait peut-être pas tué assez ».

Le député avait été contraint de quitter l’UDI après cette déclaration. La peine avait été confirmée en appel au mois d’août. La Cour de cassation a annulé, ce mardi, cette condamnation.La chambre criminelle de la Cour de cassation a estimé que la cour d’appel a eu tort de condamner Gilles Bourdouleix, puisque ces propos avaient été tenus « dans des circonstances exclusives de toute volonté de les rendre publics ».

L’Express

Une étudiante agressée dans le métro à Toulouse parce qu’elle portait un foulard

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Il était environ 12 heures, samedi 12 décembre 2015, à la station de métro Roseraie, à Toulouse, lorsqu’une jeune femme de 22 ans a été victime d’une agression. De confession musulmane, l’étudiante portait le voile et c’est, selon elle, ce qui aurait causé son agression.

La victime, qui témoignait dimanche dans les colonnes de La Dépêche du Midi, une femme d’une cinquantaine d’années lui aurait craché dessus en la traitant de « terroriste », avant de lui asséner « un coup de pied en bas du dos ». L’étudiante a déposé plainte.

Nous relevons beaucoup d’agressions, notamment verbales, à l’encontre des femmes qui portent le voile. Il y a aussi l’exemple de ces professeurs qui ont convoqué des parents parce que leur fils n’était pas venu à l’école un vendredi. Le petit était malade, il avait un certificat médical.

Mais les professeurs ont convoqué les parents, insinuant qu’ils emmenaient leur fils à la mosquée…explique Hanna Mellouki, en charge de la communication pour l’Association des jeunes musulmans de France.

Dimanche 6 décembre, ce sont des tags islamophobes qui avaient été découverts à Toulouse, dans le quartier Bonnefoy, sur la devanture d’une entreprise de pompes funèbres musulmanes.

Une femme voilée, enceinte, agressée après les attentats de Charlie Hebdo

Déjà en mars dernier, quelques mois seulement après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo, des actes islamophobes particulièrement violents avaient été recensés en Haute-Garonne. Une femme enceinte avait notamment été agressée le 24 mars, par deux individus, alors qu’elle marchait en direction de la Cité Blanche, depuis l’école Lapujade où elle venait de déposer ses deux filles.

Après l’avoir suivie sur quelques mètres, les deux hommes s’en étaient violemment pris à elle, l’un d’entre eux l’attrapant par le voile en lui criant : « Pas de voile ici, sale musulmane ».

La jeune femme était tombée à terre où elle avait reçu plusieurs coups de pied avant que l’un de ses agresseurs ne se rende compte qu’elle était enceinte et incite son complice à la laisser tranquille.

Cette agression avait vivement fait réagir à Toulouse, et notamment parmi la classe politique.

Coté Toulouse

Un soldat britannique amputé répond aux racistes qui lui reprochent de ne pas haïr les musulmans

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Séquence mise au point pour ce vétéran britannique grièvement blessé au combat. Fatigué d’être « invité » par les membres d’un groupe islamophobe à les rejoindre sous prétexte qu’il avait été victime d’un musulman, Chris Herbert a tenu à préciser le fond de sa pensée dans un message posté sur sa page Facebook.

L’homme, originaire de Portsmouth (sud de l’Angleterre), a été amputé de la jambe droite après avoir été touché par une explosion .

Le texte du militaire, rapidement devenu viral, a été « liké » par près de 15.000 personnes et partagé plus de 170.000 fois. Le voici, in extenso:

Je commence à en avoir assez de certaines personnes qui attendent que je sois raciste, parce que j’ai été touché par une explosion. Donc, voici une mise au point:

Oui. Un musulman m’a fait sauter et j’ai perdu une jambe.
C’est aussi un musulman, qui portait l’uniforme britannique, qui a également perdu un bras ce jour.
C’est un infirmier musulman qui était dans l’hélicoptère qui m’a évacué.
C’est un chirurgien musulman qui m’a opéré et a sauvé ma vie.
C’est une infirmière musulmane qui faisait partie de l’équipe qui m’a aidé lors de mon retour au Royaume-Uni.
C’est un assistante musulman qui faisait partie de l’équipe qui a subvenu à mes besoins lors de ma rééducation quand je devais réapprendre à marcher.
C’est un taxi musulman qui m’a offert la course quand je suis sorti pour la première fois boire une bière avec mon père après mon retour à la maison.
C’est un docteur musulman qui a réconforté et conseillé mon père dans un pub, alors qu’il ne savait pas comment gérer mon traitement et ses effets secondaires.

A l’inverse,

C’est un Britannique blanc qui a craché sur ma copine, parce qu’elle « baisait avec un estropié plutôt qu’avec [lui] ».
C’est un Britannique blanc qui a poussé mon fauteuil roulant d’un ascenseur pour qu’il puisse l’emprunter avant.
C’est un Britannique blanc qui a hurlé sur mon père qui se garait sur une place « handicapé » pour venir me chercher (cela dit, beaucoup de gens m’ont aidé lors de ma convalescence ! Je ne suis pas anti-blancs non plus ! Hahaha).

Pour résumer, allez vous faire foutre. je sais qui je n’aime et je sais qui j’aime. je sais qui j’apprécie et ceux que je méprise. Si vous tenez à haïr une « race » entière d’hommes et de femmes à cause des actions de quelques abrutis, allez-y. Mais n’essayez pas de m’imposer votre point de vue, croyant avoir affaire à une cible facile, tout ça parce qu’un crétin a décidé que mon heure avait sonné.

Jeter l’opprobre sur tous les musulmans à cause de daech ou des talibans, c’est comme accuser tous les chrétiens des actions du KKK ou de la Westboro Baptist Church (église américaine connue notamment pour ses discours de haine envers les homosexuels, ndlr).
Ressaisissez-vous, embrassez votre famille et retournez au travail. »

Huffington Post

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville « a mort les arabes » « bleu marine »

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville a mort les arabes bleu marine

Ce sont les professeurs qui ont appelé la gendarmerie, ce vendredi matin. Les enfants de l’école primaire et élémentaire de Marville ont découvert plusieurs inscriptions sur les murs de leur établissement au moment d’entrer en classe. Croix gammées, inscriptions racistes ou encore une insulte au maire de la commune en place Jean-Michel Jodin. Tout cela en peinture orange, dans un périmètre historique protégé.

Comment expliquer la situation aux enfants de cette école qui compte 90 élèves ? La direction de l’établissement a, elle éludé le problème en empêchant carrément les têtes blondes de se rendre dans la cour de récréation, à 10 h. « On nous a demandé un nettoyage express ! C’est impossible », tranche le premier adjoint au maire, Francis Bonne, complètement dépité face à cette situation.

L’élu est allé acheter des produits nettoyants dans un magasin mais les murs tagués sont en pierre ancienne et ce sera difficile de faire disparaître rapidement les inscriptions.

Il n’y a pas que l’école qui a été touchée. L’hôtel Renaissance, qui appartient à l’ancien maire a aussi été tagué d’une croix gammée, tout comme la maison du garde-pêche. Une des inscriptions appelle à voter Front national et une autre porte la mention : « La France au Français. » Les gendarmes de Montmédy ont ouvert une enquête.

Est Républicain

Islamophobie, sexisme: les flics se lâchent pendant la perquis’ d’un foyer pour femmes

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Mardi soir, les policiers débarquent dans un foyer pour femmes d’Argenteuil. Pendant la perquisition, la police se serait lâchée : « C’est du gâchis [de porter le voile]. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée ». A StreetPress, Célia raconte sa soirée.

Argenteuil, mardi 8 décembre, 20 heures. – « Police ! Police ! » Célia, 20 piges est tranquillement posée dans sa chambre, en train d’envoyer des SMS quand elle entend des cris et des coups portés dans la porte du foyer. Les forces de l’ordre déboulent en trombe dans ce foyer pour femmes en grande précarité, géré par l’asso muslim Baytouna.

Quelques secondes plus tard, une quinzaine de policiers cagoulés, casqués pour certains, grimpent 4 à 4 les marches qui mènent à la chambre de Célia, seule ce soir-là dans le foyer. Arrivé à l’étage, un homme en bleu braque son arme dans sa direction. Les agents lui auraient intimé l’ordre de se mettre face au mur et lui arrachent son téléphone. Célia s’exécute :

« Je n’ai pas eu le temps d’enfiler mon Jilbab [un grand-voile islamique qui couvre la tête et le corps, ndlr], heureusement que j’étais habillée d’une robe dotée d’un voile intégré. J’ai pu me couvrir rapidement. »

Pendant près de 2h30, les forces de l’ordre retournent la maison. Célia nous raconte sa sale soirée et, elle l’assure, émaillée de commentaires sexistes et islamophobes. Car comme l’explique lui-même un agent, ils disent « ce qui leur passe par la tête ». Et c’est gratiné : « coquine », « bien gaulée », « tu as l’air con »

Perquisition et fouille au corps

Dans sa chambre, Célia est fouillée minutieusement par une policière. « Ils m’ont palpée à plusieurs reprises et m’ont arraché mon voile. » La situation est tendue :

« Ils se demandaient entre eux en criant “ y’a d’autres personnes? “ Je me suis retournée pour leur répondre que non, mais un policier m’a crié : “ face au mur “, en me poussant afin que je plaque bien ma tête contre la paroi. Sa collègue appuyait fortement sur mon dos afin que je reste immobile. »

Dans le pavillon, c’est le grand ménage de printemps : les affaires des 7 occupantes sont jetées au sol et 4 portes, fermées à clef, enfoncées à coup de bélier. Le contenu des ordinateurs et des téléphones portables est copié.

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Ambiance café du commerce

Pendant que les policiers jouent les fées du logis, Célia est conduite au rez-de-chaussée. 3e fouille au corps. D’un ton plus léger, la policière tient à préciser : « Je fais ça car c’est mon métier, je préfère vous le dire pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. » Célia esquisse un sourire. Quelques flics entament la conversation. Sur un ton badin, ils auraient enchainé les punchlines :

« C’est du gâchis. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée, vous pouvez vous en sortir ! »

Une autre policière, plus virulente, se serait lancée dans des commentaires sur la femme musulmane, forcément « soumise » : « Combien de femmes se sont battues pour leurs droits! Pourquoi vous portez le voile? » Célia commence à perdre patience et lance « qu’est-ce que ça peut vous faire ? » en guise de réponse :

Dans la pièce, c’est ambiance café du commerce. Le commissaire fait son entrée et aurait lancé en guise de vanne, à sa collègue : « Tu n’es pas encore convertie? » Et d’enchaîner : « Le commissaire m’a dit de toute façon, tu ne peux pas être à la fois policier et musulman, ce n’est pas possible. » Puis une autre :

« – Je suis sûr que t’es une petite coquine. – Pourquoi vous dites ça ? – Je dis ce qui me passe par la tête… »

22h30, la police plie bagage. « Au revoir, bonne soirée ! », lance sans rire un agent. Pour Virginie, co-fondatrice de l’asso, cette perquis’ va laisser des traces :

« C’est vraiment dur pour les filles, ce sont des femmes qui n’ont presque rien et le peu qu’elles ont, elles l’ont chez Baytouna. Et là ils ont tout saccagé ! Mais on reste combatifs, d’autant qu’on a reçu de nombreux soutiens de gens de toutes les confessions. Nous, on ne veut pas opposer les religions. »

La chambre de Célia après le passage de la police :

Street Press

Des tags racistes et pro FN a Brie-Comte-Robert « A mort les Portugais », « les étrangers », « les gitans »

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« Là, c’est vraiment grave », lâche dépité Aouida, un habitant du quartier populaire du Four-à-chaux à Brie-Comte-Robert. La mine sombre, il regarde un employé de la ville passer un rapide coup de peinture blanche sur le mur du local du club des Portugais, où des inscriptions racistes ont été apposées dans la nuit de mardi à ce mercredi.

« A mort les Portugais », « les étrangers », « les gitans » et aussi « l’Afrique », accompagnés de croix gammées. « J’ai déjà eu des graffitis de ce genre sur ma porte, poursuit ce Tunisien arrivé en France il y a 15 ans. Ça fait vraiment peur.

Au milieu des menaces tous azimuts, les auteurs de ces tags célèbrent le Front national, qui « a justement fait un score de 40 % dans le bureau de vote local au premier tour des régionales, souligne Josette Bonnichon, conseillère municipale de la majorité socialiste. Du coup, je ne suis pas si étonnée que ça… » Dimanche, le FN était en tête à Brie avec 29,7 % des voix.

La mairie devrait déposer plainte ce jeudi. « On ne pourra jamais totalement éviter ce genre de faits, regrette Jean Laviolette (PS), le maire. Surtout dans le contexte actuel très tendu après les attentats et avec les élections… » Des élections régionales sur lesquelles cette saillie « n’aura pas d’effet », estime Pierre Cherrier, tête de liste du FN en Seine-et-Marne.

Le Parisien

Le magazine « Valeurs actuelles » condamné pour provocation à la haine raciale

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Nouvelle condamnation pour le magazine Valeurs actuelles. Le directeur de publication de l’hebdomadaire, Yves de Kerdrel, et la société Valmonde, éditrice du journal, ont été condamnés mercredi 9 décembre en appel à 2 000 euros d’amende pour provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers les Roms, dans un dossier intitulé « Roms, l’overdose ».

En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné le magazine le 5 mars à une amende de 3 000 euros et avait également retenu la diffamation. Jugement dont le prévenu avait fait appel. Mercredi, la cour d’appel de Paris a également ordonné la publication dans Valeurs actuelles et un autre journal d’un communiqué judiciaire qui souligne le caractère « particulièrement stigmatisant » envers les Roms du dossier publié fin août 2013.

La semaine précédente déjà, la cour d’appel avait déjà confirmé la condamnation de M. de Kerdrel à 2 000 euros d’amende pour provocation à la discrimination envers les musulmans, pour une couverture présentant une Marianne voilée fin septembre 2013. L’hebdomadaire est devenu coutumier des « unes » choc sur lesquelles il construit son image, comme l’expliquait notre enquête, La France de Valeurs actuelles.

Le Monde

La nécropole de Chasselay, rendant hommage a des tirailleurs africains profanée

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Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, a réagi ce mercredi 9 décembre dans un communiqué en « condamnant avec la plus grande fermeté cet acte de vandalisme commis sur le mur d’enceinte de la nécropole nationale de Chasselay ».

« Cet acte est une insulte à la mémoire des 194 tirailleurs d’Afrique de l’Ouest massacrés par la division de SS Totenkopf en juin 1940 et qui reposent dans la nécropole », a commenté le secrétaire d’Etat demandant que « toute la lumière soit faite sur les auteurs et les circonstances de cet acte ».

 Les 19 et 20 juin 1940, ignorant que Lyon venait d’être déclarée « ville ouverte », « le 25e régiment de tirailleurs sénégalais affrontait l’armée allemande à Chasselay et dans ses environs (…) Les combats s’étaient achevés par le massacre des prisonniers d’origine africaine par la division SS Totenkopft« , selon le site « chemins de Mémoire » du ministère de la Défense.

Inaugurée en novembre 1942 et située à l’endroit même où plusieurs dizaines de soldats africains ont été massacrés, la nécropole de Chasselay ou « Tata », endroit où sont enterrés les guerriers morts au combat en Afrique occidentale, se caractérise par une architecture d’inspiration soudanaise. Elle est entourée de hauts murs surmontés à chaque angle et au-dessus de l’entrée d’une pyramide empennée de pieux. Elle est classée nécropole nationale depuis 1966.

France 3

Un électeur du FN frappe un épicier a coup de barre de fer le soir du 1er tour « Bougnoule, on vient de voter Le Pen pour vous dégager »

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Deux employés d’une épicerie de quartier ont été agressés verbalement et physiquement au soir du premier tour en raison de leur couleur de peau. La scène a été filmée par un témoin.

« Sale bougnoule, on vient de voter Le Pen, c’est pour vous dégager » « Ta place elle est chez Daesh, pas ici ». C’est en ces termes qu’un client de l’épicerie Vival rue des Etats-Généraux s’est emporté dimanche vers 21h45. Le commerçant venait de lui indiquer qu’il fallait une pièce d’identité s’il voulait payer par chèque. Après avoir ensuite menacé de « casser le magasin », l’homme a été sorti manu militari par les deux employés.

Il est retourné à sa voiture, comme on peut le voir sur cette vidéo amateur, pour s’emparer d’une barre de fer. Une fois à la porte de l’épicerie, il a frappé l’un des salariés à la tête puis s’est dirigé vers la caisse. Avec son arme de fortune, il a pulvérisé le présentoir à friandises avant de passer par-dessus la caisse, menaçant de prendre l’argent. Les employés ont pu maîtriser le client, qui a été blessé dans sa chute.

Toujours aussi énervé à l’arrivée des policiers, il aurait proféré des menaces de mort au commerçant s’il portait plainte. L’homme touché à la tête n’a été que légèrement blessé.

Aisne Nouvelle