Une étudiante agressée dans le métro à Toulouse parce qu’elle portait un foulard

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Il était environ 12 heures, samedi 12 décembre 2015, à la station de métro Roseraie, à Toulouse, lorsqu’une jeune femme de 22 ans a été victime d’une agression. De confession musulmane, l’étudiante portait le voile et c’est, selon elle, ce qui aurait causé son agression.

La victime, qui témoignait dimanche dans les colonnes de La Dépêche du Midi, une femme d’une cinquantaine d’années lui aurait craché dessus en la traitant de « terroriste », avant de lui asséner « un coup de pied en bas du dos ». L’étudiante a déposé plainte.

Nous relevons beaucoup d’agressions, notamment verbales, à l’encontre des femmes qui portent le voile. Il y a aussi l’exemple de ces professeurs qui ont convoqué des parents parce que leur fils n’était pas venu à l’école un vendredi. Le petit était malade, il avait un certificat médical.

Mais les professeurs ont convoqué les parents, insinuant qu’ils emmenaient leur fils à la mosquée…explique Hanna Mellouki, en charge de la communication pour l’Association des jeunes musulmans de France.

Dimanche 6 décembre, ce sont des tags islamophobes qui avaient été découverts à Toulouse, dans le quartier Bonnefoy, sur la devanture d’une entreprise de pompes funèbres musulmanes.

Une femme voilée, enceinte, agressée après les attentats de Charlie Hebdo

Déjà en mars dernier, quelques mois seulement après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo, des actes islamophobes particulièrement violents avaient été recensés en Haute-Garonne. Une femme enceinte avait notamment été agressée le 24 mars, par deux individus, alors qu’elle marchait en direction de la Cité Blanche, depuis l’école Lapujade où elle venait de déposer ses deux filles.

Après l’avoir suivie sur quelques mètres, les deux hommes s’en étaient violemment pris à elle, l’un d’entre eux l’attrapant par le voile en lui criant : « Pas de voile ici, sale musulmane ».

La jeune femme était tombée à terre où elle avait reçu plusieurs coups de pied avant que l’un de ses agresseurs ne se rende compte qu’elle était enceinte et incite son complice à la laisser tranquille.

Cette agression avait vivement fait réagir à Toulouse, et notamment parmi la classe politique.

Coté Toulouse

Jérémy, après un délit de fuite il est arrêté avec 14 kg de cannabis

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Le 5 novembre dernier, Jérémy Kada et sa copine arrivent au péage autoroutier de Pau, en provenance de Toulouse, dans l’après-midi. Leur voiture est arrêtée par les policiers et gendarmes, un chien renifleur de stupéfiants doit faire son travail.Le Toulousain de 26 ans est contrôlé positif lors du dépistage de produits stupéfiants (sa consommation habituelle est de dix joints par jour). Il remet le contact et démarre en trombe, sa portière encore ouverte… et sa compagne sur le bas-côté. La herse ne l’arrête pas.

Les motards le prennent en chasse et retrouvent la voiture, une Peugeot 307, abandonnée rue Nelson-Mandela, vers Calicéo. Le chauffard a pris la fuite à pied. Un sac contenant 13,8 kg de résine de cannabis est retrouvé derrière la palissade d’un pavillon, boulevard du Cami Salié. Soit 14 pains de 10 plaquettes.

Jeudi dernier, l’homme décide de se rendre, il est placé en garde à vue puis en détention. Il explique qu’il transportait ce sac pour le compte d’une personne à qui il devait 1 000 euros, pour de la cocaïne

La procureure de la République, qui ne croit pas au portrait d’un « simple coursier occasionnel », requiert trois ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis, avec mandat de dépôt. La réquisition de la procureure est suivie par le président. Première condamnation. Jérémy Kada repart en prison.

Sud Ouest

Le prédateur sexuel voulait «voir la peur dans le regard» de ses victimes

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Un jeune homme de 24 ans vient d’être condamné à 18 mois de prison dont 3 mois ferme pour des agressions sexuelles. Il avait été interpellé en début de semaine à Toulouse.

Six victimes en six mois et un profil plus qu’inquiétant. L’homme de 24 ans interpellé cette semaine, après l’enquête menée par les policiers de la brigade criminelle et de répression des atteintes aux personnes suite à des agressions sexuelles sur le campus de Rangueil, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Grand, blond, frêle et longiligne, l’homme s’exprime bien dans le box des prévenus. «Je ne sais pas pourquoi je passais à l’acte. Cela ne me procure que du mal mais avant de passer à l’acte je croyais que j’allais en tirer un bénéfice».

Toutes ses victimes décrivent le même mode opératoire. L’agression avait lieu au même endroit, avenue du colonel Roche, derrière l’université Paul Sabatier à Toulouse, à la même heure, tôt, vers 7 h 10, le matin.

«Je me rendais à vélo à mon travail, et quand je passais à cet endroit, je ne pouvais pas m’empêcher de m’arrêter pour regarder le monde qui passe», explique le prédateur.

À l’audience, le jeune homme fait face à ses victimes. Elles relatent toutes la peur qui les habitent désormais. Toutes ont le même profil. Jeunes, étudiantes, brunes. «Je ne les choisis pas, je n’en exclus pas», explique maladroitement le prévenu. Marié depuis un mois seulement, il n’a pas pu s’empêcher de continuer les agressions commencées au mois de mai. Mais, selon lui, son comportement n’est pas dû à une pulsion sexuelle. Le procureur Grellet lui rappelle néanmoins ses déclarations en garde à vue :

«Vous avez dit avoir agi ainsi pour voir la peur dans le regard de vos victimes». «Rien ne m’excite là-dedans !», se défend le jeune homme.

Pourtant, pour le procureur, la personnalité du prévenu «reste inquiétante» et «il faut également sécuriser ces jeunes victimes». Et de requérir dix-huit mois de prison dont quinze mois avec sursis et une injonction de soin.

«Je vais avoir du mal à passer 3 mois en prison, a-t-il plaidé. Je suis malade. J’ai besoin de soins et ce ne sera pas en prison que ce sera possible.»

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et l’a condamné à 18 mois de prison dont 15 mois avec sursis mise à l’épreuve. Il a l’obligation de se soigner. Il n’a pas été écroué pour la partie ferme.

La Dépêche

Lynchage de Brice Taton: un des condamnés arrêté déguisé en moine

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Dejan Puzigaca, 34 ans, a été appréhendé à l’aéroport d’Athènes, à l’arrivée d’un vol en provenance de Thaïlande, selon la police grecque.

Considéré comme l’un des quatre organisateurs du lynchage du supporteur français, quelques heures avant la rencontre de Ligue Europa entre le Partizan Belgrade et le Téfécé, il avait été condamné à 32 ans de prison en première instance et avait vu sa peine réduite à 14 ans en 2012.

Habillé en moine, il a d’abord présenté un faux passeport slovène à la police grecque. Les autorités grecques, qui ont procédé à des vérifications d’identité, ont envoyé ses empreintes à Interpol, où il était fiché comme recherché depuis le meurtre de Brice Taton, 28 ans, le 17 septembre 2009 dans un bar de Belgrade.

Le Parisien