Le prédateur sexuel voulait «voir la peur dans le regard» de ses victimes

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Un jeune homme de 24 ans vient d’être condamné à 18 mois de prison dont 3 mois ferme pour des agressions sexuelles. Il avait été interpellé en début de semaine à Toulouse.

Six victimes en six mois et un profil plus qu’inquiétant. L’homme de 24 ans interpellé cette semaine, après l’enquête menée par les policiers de la brigade criminelle et de répression des atteintes aux personnes suite à des agressions sexuelles sur le campus de Rangueil, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Grand, blond, frêle et longiligne, l’homme s’exprime bien dans le box des prévenus. «Je ne sais pas pourquoi je passais à l’acte. Cela ne me procure que du mal mais avant de passer à l’acte je croyais que j’allais en tirer un bénéfice».

Toutes ses victimes décrivent le même mode opératoire. L’agression avait lieu au même endroit, avenue du colonel Roche, derrière l’université Paul Sabatier à Toulouse, à la même heure, tôt, vers 7 h 10, le matin.

«Je me rendais à vélo à mon travail, et quand je passais à cet endroit, je ne pouvais pas m’empêcher de m’arrêter pour regarder le monde qui passe», explique le prédateur.

À l’audience, le jeune homme fait face à ses victimes. Elles relatent toutes la peur qui les habitent désormais. Toutes ont le même profil. Jeunes, étudiantes, brunes. «Je ne les choisis pas, je n’en exclus pas», explique maladroitement le prévenu. Marié depuis un mois seulement, il n’a pas pu s’empêcher de continuer les agressions commencées au mois de mai. Mais, selon lui, son comportement n’est pas dû à une pulsion sexuelle. Le procureur Grellet lui rappelle néanmoins ses déclarations en garde à vue :

«Vous avez dit avoir agi ainsi pour voir la peur dans le regard de vos victimes». «Rien ne m’excite là-dedans !», se défend le jeune homme.

Pourtant, pour le procureur, la personnalité du prévenu «reste inquiétante» et «il faut également sécuriser ces jeunes victimes». Et de requérir dix-huit mois de prison dont quinze mois avec sursis et une injonction de soin.

«Je vais avoir du mal à passer 3 mois en prison, a-t-il plaidé. Je suis malade. J’ai besoin de soins et ce ne sera pas en prison que ce sera possible.»

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et l’a condamné à 18 mois de prison dont 15 mois avec sursis mise à l’épreuve. Il a l’obligation de se soigner. Il n’a pas été écroué pour la partie ferme.

La Dépêche

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