«Les USA ont été fondés comme une République pour les Blancs», Twitter sponsorise un tweet raciste d’extrême droite

Le système publicitaire automatisé du réseau social a autorisé la publication d’un tweet ciblé d’extrême droite. Jack Dorsey, patron de Twitter, a reconnu une erreur.

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Mercredi dernier, quelques heures seulement après l’annonce, par Twitter, de mesures pour lutter contre le harcèlement en vigueur sur sa plateforme, plusieurs utilisateurs du réseau social voyaient apparaître dans leur fil une publicité ciblée vers un article d’extrême droite au titre évocateur : « Les États-Unis ont été fondés comme une République pour les Blancs ». Sans oublier le hashtag sans équivoque « #AmériqueBlanche ».

Difficile de comprendre comment ce tweet sponsorisé a pu être validé par le réseau social, qui interdit pourtant dans sa « politique en matière de conduite haineuse » la publication de tout contenu qui cible des individus en fonction de leur «  race, origine ethnique, nationalité, orientation sexuelle, sexe, identité sexuelle, appartenance religieuse, âge, handicap ou maladie. » Le réseau social va même plus loin : « Nous n’autorisons pas les comptes dont le but principal est d’inciter à nuire aux autres sur la base de ces catégories.  »

Jack Dorsey a depuis réagi à ce tweet remarqué : « Nous avons commis une erreur et nous nous en excusons. Notre système automatique a autorisé la publication d’une publicité incitant à la haine. Contre notre politique d’utilisation. Nous avons corrigé ça. »

Numerama

Catherine Cusset: «Trump, c’est la victoire de la haine et du racisme»

La romancière, finaliste du Prix Goncourt 2016 pour L’autre qu’on adorait, vit aux États-Unis depuis plusieurs années. Dépitée et en colère, elle livre au Figaro son sentiment sur l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche.

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On a élu un homme sans programme, autre que rendre l’Amérique «great again», chasser les musulmans, construire un mur à la frontière avec le Mexique, et annuler tout de suite Obamacare, la première tentative de sécurité sociale gratuite. Il s’est imposé par l’insulte, en ridiculisant et en attaquant tous ses concurrents, en disant sur eux des choses dégradantes, en parlant des femmes et des minorités comme on n’avait pas parlé d’eux en ce pays depuis longtemps… Ce discours et cette attitude l’ont fait gagner. Pourquoi en changerait-il?

Nous avons suivi tous les débats, nous avons entendu cet homme parler et chaque fois nous nous sommes dit: non, ce n’est pas possible, comment peut-on dire des choses pareilles aujourd’hui, insulter impunément les gens? Parler des femmes, de leur corps, avec cette vulgarité? Parler sans aucun respect de la mère d’un soldat musulman tué en Afghanistan, en utilisant le silence de cette femme bouleversée par la photo de son fils soudain exposée, cette photo qu’elle n’arrivait plus à regarder, pour sous-entendre un désaccord avec les paroles de son mari!

Un voile noir s’étend sur les États-Unis. C’est la victoire de la haine et du racisme.

Il faut voir le film de Michael Moore, Michael Moore in Trumpland. Il a raison de A à Z: cette élection est un gigantesque «fuck you» aux élites et au gouvernement, de ceux qui ont exercé le seul pouvoir qu’ils avaient: voter. Mais comme le dirait Moore: on n’a pas juste «élu» Trump président. Il va en fait être le président des États-Unis pendant quatre ans!

En conclure que les mots n’ont aucune importance, qu’on peut dire n’importe quoi du moment qu’on met de son côté les rieurs, les haineux et les gens en colère? En conclure à la victoire du «bully,» celui qui terrorise les autres dans la cour de récréation?»

Le Figaro

Un électeur du FN frappe un épicier a coup de barre de fer le soir du 1er tour « Bougnoule, on vient de voter Le Pen pour vous dégager »

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Deux employés d’une épicerie de quartier ont été agressés verbalement et physiquement au soir du premier tour en raison de leur couleur de peau. La scène a été filmée par un témoin.

« Sale bougnoule, on vient de voter Le Pen, c’est pour vous dégager » « Ta place elle est chez Daesh, pas ici ». C’est en ces termes qu’un client de l’épicerie Vival rue des Etats-Généraux s’est emporté dimanche vers 21h45. Le commerçant venait de lui indiquer qu’il fallait une pièce d’identité s’il voulait payer par chèque. Après avoir ensuite menacé de « casser le magasin », l’homme a été sorti manu militari par les deux employés.

Il est retourné à sa voiture, comme on peut le voir sur cette vidéo amateur, pour s’emparer d’une barre de fer. Une fois à la porte de l’épicerie, il a frappé l’un des salariés à la tête puis s’est dirigé vers la caisse. Avec son arme de fortune, il a pulvérisé le présentoir à friandises avant de passer par-dessus la caisse, menaçant de prendre l’argent. Les employés ont pu maîtriser le client, qui a été blessé dans sa chute.

Toujours aussi énervé à l’arrivée des policiers, il aurait proféré des menaces de mort au commerçant s’il portait plainte. L’homme touché à la tête n’a été que légèrement blessé.

Aisne Nouvelle

Màj, Mark Colborne l’identitaire qui voulait tuer le prince Charles pour venger les roux reconnue coupable

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Mark Colborne,  Britannique de 37 ans, qui se sentait marginalisé en raison de ses cheveux roux, a été reconnu coupable ce mardi 22 septembre. Il projetait d’assassiner les princes Charles et William pour qu’Harry, roux également, devienne roi un jour.

Cyanure, masques, seringues et gants

Mark Colborne, un suprémaciste blanc, a été reconnu coupable de préparation d’actes terroristes par un jury devant le tribunal londonien de l’Old Bailey.

Il avait été arrêté en juin 2014 après que son demi-frère eut découvert des produits chimiques et des documents suspects dans une maison de famille à Southampton, dans le sud de l’Angleterre. L’enquête a montré que Mark Colborne avait cherché sur internet le moyen de fabriquer des bombes artisanales, et qu’il s’était procuré des produits chimiques pour fabriquer du cyanure, de même que des masques de protection, des seringues et des gants en latex.

Métro News

«Je veux que le monde assiste à ma métamorphose, d’un représentant de cette pauvre communauté rousse qui se fait marcher dessus constamment, à un terroriste militaire.»

Mark Colborne, un Britannique de 37 ans, se sentait marginalisé en raison de ses cheveux roux. Accusé de préparation d’actes terroristes, Colborne, arrêté après la découverte de produits chimiques et de documents suspects dans une maison de sa famille à Southampton, a comparu ce mardi devant le tribunal londonien de l’Old Bailey.

Pour assouvir sa soif de vengeance, ce suprémaciste blanc avait projeté… d’assassiner les princes Charles et William pour qu’Harry, roux également, devienne roi un jour. Dans ses notes, retrouvées par la police lors de son arrestation en juin 2014, il indiquait également vouloir tuer les gens aux «cheveux foncés». Selon la procureure, Colborne se sentait «marginalisé et dénigré par la société parce qu’il est blanc et roux».

«Je veux des représailles massives, un attentat terroriste de masse qui attirera l’attention sur notre souffrance, pas seulement la mienne, mais celle de mes frères à travers le monde», a-t-il ainsi écrit.

Colborne aurait également couché sur le papier sa volonté de «mettre une balle dans la tête de Charles», le fils aîné de la reine Elizabeth II, premier dans l’ordre de succession au trône britannique. «Il est protégé mais pas trop. Je sacrifierais ma vie pour un tir. Tuer Charles et William pour que Harry devienne roi. Tuer les tyrans», dit-il, sans réaliser que William avait, à l’époque, un petit garçon précédant Harry dans l’ordre de succession.

Colborne se compare à l’extrémiste de droite Anders Behring Breivik, qui avait tué 77 personnes en Norvège en 2011. L’enquête a montré qu’il avait cherché sur internet le moyen de fabriquer des bombes artisanales, et qu’il s’était procuré des produits chimiques pour fabriquer du cyanure, de même que des masques de protection, des seringues et des gants en latex.

Le Parisien