Finkielkraut : «aucun français, au sens traditionnel du terme, sur les affiches du CCIF»

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«On ne peut pas être français sans être blanc» les identitaires ouvrent un bar privé à Lille

La Citadelle, un club privé douillet comme un estaminet flamand, sera inaugurée le 24 septembre à deux pas de la Grand-Place. Génération identitaire, mouvement de jeunesse d’extrême-droite, aura désormais pignon sur rue.

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« On ne peut pas être français sans être blanc »

Pas mécontent, Aurélien Verhassel. En 2014, au sortir d’une médiatique opération de « sécurisation » du métro, le trentenaire l’avait promis : Génération identitaire allait se doter d’un pied-à-terre lillois. Mission accomplie dès janvier 2015 et la location d’un immeuble de cachet au cœur de la ville. Le cercle privé, accessible sur adhésion, sera inauguré le 24 septembre prochain, après 18 mois de travaux. Le dogme ethnique des identitaires, pour qui « on ne peut pas être français sans être blanc, sauf exception », n’a visiblement pas refroidi le propriétaire.

Pour son QG lillois, le mouvement de jeunesse « flamand, français et européen », violemment anti-immigrés, a choisi le nom de « Citadelle ». Dans la ville de la reine des citadelles, le symbole s’imposait : « Une citadelle, on s’y retranche quand on est assiégés, mais on peut aussi y lancer la reconquête. » Pour les identitaires, obsédés par le concept de « grand remplacement» en vogue dans l’extrême-droite, Roubaix est ainsi une ville « occupée par les populations étrangères ».

L’identitaire ne se prive pas du plaisir de ressortir une affiche maison barrée du slogan « On ne recule plus », désormais adopté par les Copé et autres Sarkozy. « Ce sont nos porte-paroles », rigole Verhassel. Qui n’en préfère pas moins l’original à la copie et assurera à Marine Le Pen, l’an prochain, le soutien de la Citadelle lilloise.

Pourquoi parler de «prénoms français» comme Éric Zemmour n’a aucun sens

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«Donner un prénom qui n’est pas français à ses enfants, c’est ne pas se détacher de l’islam, c’est vouloir continuer la tradition islamique en France et c’est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman», clame le polémiste Eric Zemmour dans l’émission «C à vous» de ce mardi 6 septembre.

Sa sortie sur les prénoms français ne manque pas de faire réagir, d’autant plus que le prénom Éric, porté par le polémiste préféré des plateaux télé, n’est absolument pas d’origine «française», mais tire ses racines du scandinave Eirikr. Et si on veut aller plus loin, il n’a été donné en France qu’à partir des années 1930 et a connu son apogée dans les années 1960 après s’être popularisé dans les pays anglo-saxons et scandinaves.

Les prénoms français n’existent pas

La science des noms propres s’appelle l’onomastique –mot d’origine grecque signifiant le nom. C’est une branche de la linguistique. Pour Stéphane Gendron, chercheur dans ce domaine et membre de la société française d’onomastique, «parler de prénom français n’a aucun sens», et surtout «ne veut pas dire grand chose». Tous les prénoms français sont issus du brassage culturel et des vagues migratoires qu’à connu la France depuis ses débuts –et même bien avant que notre pays ne devienne celui que nous connaissons aujourd’hui. À l’origine, notre pays n’est qu’un ensemble de régions, qui parlent des dialectes différents et ont des cultures différentes, nos prénoms sont donc bien antérieurs à la notion même de France.

«Les prénoms viennent tous un peu de l’extérieur», explique Stéphane Gendron, et ont tous des origines latines, germaniques, grecques, hébraïques, voire même araméennes. Le prénom Louis, porté par plusieurs de nos grands rois, vient du germanique Hlodowig et Emma, l’un des noms les plus données aux petites filles ces dernières années vient de l’hébreu Immanu-el (Dieu est avec nous). D’ailleurs, lorsqu’on parle de modes des prénoms, on parle des prénoms «les plus donnés en France», et pas de prénoms français, ce qui est en soi un indicateur.

Slate

Racisme, Front national : Martinez appelle à la vigilance dans la CGT

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Le secrétaire général de la CGT a débattu vendredi avec le philosophe Régis Debray, à l’invitation des Amis de l’Humanité.

C’est un débat inédit qu’ont organisé les Amis de l’Humanité vendredi soir : ils avaient invité le philosophe Régis Debray à échanger pendant plus d’une heure avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. La discussion dans une salle comble a bien sûr beaucoup tourné autour du mouvement social contre la loi Travail , à la veille d’une rencontre inédite de tous les syndicats opposés à la réforme adoptée cet été à coup de 49-3, à laquelle participera le leader de FO, premier dans l’histoire de l’organisation à venir à une Fête de l’Huma. Mais pas seulement.

Un appel au « volontarisme »

L’un des moments forts de la discussion a concerné la montée de l’extrême-droite et, plus généralement, du racisme dans la société française. Interrogé par Régis Debray sur l’attitude de la centrale vis-à-vis des immigrés, le leader syndical a rappelé le « combat » de son organisation au côté des travailleurs sans papiers, « fierté de la CGT », ou encore des travailleurs détachés. « Par contre, a-t-il averti, la CGT n’est pas un vaccin contre certaines idées dominantes, il faut qu’on soit vigilant. »

« On ne peut pas se contenter de dire qu’il y a moins de syndiqués CGT qui votent Front national qu’à FO, c’est se cacher derrière son petit doigt », a-t-il alerté. « Il faut qu’on ait un vrai débat sur ces questions qui ne sont pas les plus faciles à traiter, mais il faut être volontariste ; on ne peut pas laisser passer des idées d’extrême-droite dans ce pays et dans ses entreprises, laisser passer des propos à caractère raciste dans les réunions de militants. »

Et Philippe Martinez, rappelant son origine espagnole, a raconté comment, il y a 30 ans, lorsque son syndicat de Renault avait décidé de le présenter pour la première fois aux élections des délégués du personnel comme tête de liste, « un de [mes] camarades a dit : il s’appelle Martinez, vous ne croyez pas que ça va déranger un peu les catégories ingénieurs, cadres, techniciens ? ».

« On a laissé filer ce genre de phrases. Je pense qu’il est de notre responsabilité et là aussi de tous les militants que sur cette question on ne dise pas ‘c’est compliqué on va mettre ces questions sous le tapis’. » « Je suis attaché à l’histoire de ma famille, eux se faisaient traiter de ‘pingouins’ avant guerre », a-t-il ajouté. Il y a « un vrai défi à relever ; s’il y a un sujet sur lequel toutes les organisations syndicales devraient se mobiliser ensemble, c’est la lutte contre le racisme et la lutte contre l’extrême-droite ».

Les Échos

« Sale Arabe » gravé sur la boîte aux lettres de la ministre du Travail, Myriam El Khomri

Lorsqu’elle était en première ligne, face aux contestations contre sa loi Travail, la ministre Myriam El Khomri confie avoir eu peur pour ses deux filles. Elle a néanmoins réussi à protéger son cocon familial.

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« J’avoue avoir eu peur pour mes filles lorsque les atteintes se sont faites plus person­nelles« , a glissé Myriam El Khomri, la ministre du Travail, lors d’un entretien avec le magazine Gala publié ce mardi. Elle est revenue sur la fronde qu’elle a dû subir, en plein coeur de la contestation contre la loi Travail, entre les mois de mars et de juin.

« Ce serait mentir de dire que cela m’a lais­sée insen­sible. Je m’étais prépa­rée aux attaques d’ordre poli­tique », continue la ministre qui évoque la venue de manifestants « en bas de mon domicile à 7 heures du matin », ou encore « l’ins­crip­tion ‘sale Arabe’ gravée sur ma boîte aux lettres ».

L’Express

« 180 », le court-métrage qui renverse les clichés racistes, sexistes, islamophobes…

Racistes, machistes, islamophobes… Tout le monde y passe. Dans un court-métage de cinq minutes intitulé « 180 », l’humoriste, producteur et animateur télé Yassine Belattar retourne les clichés sensibles du moment.

Le scénario s’ouvre sur une réunion dans une grande entreprise. Autour de la table, les chefs sont noirs, l’agent d’entretien est blanc. « Les vacances se sont bien passées, Michel, vous êtes parti au pays ? » « Oui mais j’habite en France en fait donc oui. » Tour à tour, tous les clichés en prennent pour leur grade : les blancs qui se ressemblent tous, les femmes qui gagnent plus que les hommes à compétences égales dans le travail, un débat pour savoir si le catholicisme est compatible avec la République…

La petite vidéo, bien sentie, a déjà fait son petit effet sur les réseaux sociaux, et surtout sur Facebook. Mise en ligne par Yassine Belattar mercredi 8 septembre au matin, elle a déjà été vue près de 650.000 fois. Et ça n’est pas prêt de s’arrêter !

« Dépassé » par ce succès, l’humoriste connu pour son engagement promet déjà « d’en refaire d’autres », dans la même veine.

LCI

Henry de Lesquen, militant d’un « racisme républicain », est candidat à la primaire de droite

Le président de Radio-Courtoisie, connu pour ses sorties racistes, se verrait bien débattre avec Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

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Tous aux abris ! Revoilà Henry de Lesquen. Le président du Parti national libéral (PNL) – pourfendeur du « cosmopolitisme » et de la « musique nègre » mais qui refuse mordicus l’étiquette d’extrême droite – vient d’annoncer son intention de participer à la primaire de la droite et du centre. Contacté par « l’Obs », l’ancien énarque affirme avoir soumis sa candidature cette semaine à la Commission nationale d’organisation du scrutin et à la Haute autorité de la Primaire.

Il était temps : le dépôt des candidatures se termine ce vendredi à 18 heures. « Je serai le candidat de la vraie droite« , promet Henry de Lesquin, qui « n’imagine pas un instant » être tenu à l’écart de la grande explication entre les ténors Républicains. L’espoir fait vivre.

L’Obs

Des affiches racistes des identitaires à Grivegnée : la réponse intelligente de riverains

Des affiches à caractère raciste ont été collées sur une colonne Morris à Grivegnée. Des riverains ont choisi de réagir en les recouvrant de leurs propres affiches, utilisant les codes de la propagande d’extrême droite.

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«Stop immigration. On est chez nous». Ces quelques mots écrits sur des affiches, en jaune et blanc sur fond noir, ont heurté des habitants de Grivegnée, voici quelques jours. Ces placards ont été collés une colonne Morris de la place Louis De Brouckère, manifestement par un groupe se faisant appeler «Génération Identitaire Wallonie» et qui s’inscrit dans l’organisation française d’extrême droite «Génération Identitaire».

C’est elle notamment qui avait cherché à manifester à Molenbeek au lendemain des attentats de Bruxelles. Le rassemblement avait in fine été interdit par la bourgmestre Françoise Schepmans (MR).

«C’étaient des affiches de grand format, imprimées sur un papier de qualité. Il ne s’agit pas d’une personne qui gribouille ça dans sa chambre», glisse Quentin le Bussy, conseiller communal écolo à Liège, ayant grandi dans le quartier de Grivegnée.

Deux de ses connaissances, Pascal et Virginie, vivent à Grivegnée et ont été heurtées par la présence de telles affiches. «J’habite dans le bas de Grivegnée. Pour une fois, je suis passé dans le haut du quartier et je suis tombé sur ces affiches. Ça m’a choqué. On n’a pas du tout l’habitude de voir ça chez nous», témoigne Pascal Wan Vanhoren.

«La réponse du berger à la bergère»

Mardi, les trois se sont donc mobilisés pour créer de nouvelles affiches. Pascal étant graphiste, il a lui-même repris la charte graphique utilisée sur les affiches initiales, pour en détourner les codes.

Le message est donc devenu «Stop racistes. On veut pas de vous!», signé «Génération On va pas s’taire».

«Entre mardi et mercredi, les affiches initiales avaient été arrachées, tant mieux d’ailleurs. Nous avons décidé de les surcoller avec les nôtres, que j’avais imprimées chez moi», précise Quentin le Bussy.

Le bourgmestre interpellé

En tant que conseiller communal, ce dernier a également adressé un courrier au bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) pour l’informer de ces faits. «La Ville de Liège a connu des périodes noires en termes d’expression d’idées racistes, xénophobes, anti-démocratique et je pense qu’aucun démocrate ne souhaite leur permettre de refaire surface, d’autant que les messages et actions sont le plus souvent pénalement punissables», fait savoir Quentin le Bussy.

Le conseiller communal demande en outre une vigilance accrue de la part de la police de Liège.

«Le fait d’utiliser leur propre graphisme, la réponse du berger à la bergère. C’est une manière d’en rire, de leur montrer qu’ils sont ridicules et complètement à côté de la plaque», commente Pascal Wan Vanhoren. De fait, on aurait presque pu s’amuser de ce petit épisode du quartier, s’il n’avait pas été déclenché par des affiches de cet acabit.

L’Avenir

Antisémitisme sur Réseaux Sociaux : 1 an de prison ferme pour un militant d’extrême droite

L’homme avait tenu des propos injurieux sur Twitter et Facebook. Conformément à la loi, il a été condamné à de la prison ferme et une amende de plusieurs milliers d’euros

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Un militant d’extrême-droite, Hervé Lalin (dit « Ryssen ») a été condamné mercredi à un an de prison ferme pour des messages antisémites publiés sur Twitter et Facebook.

Le tribunal correctionnel de Paris l’a déclaré coupable des délits de provocation à la haine et injure raciale. Déjà condamné à plusieurs reprises, Hervé Lalin ne s’était pas présenté à son procès. 

Les juges ont estimé que les messages poursuivis, publiés en 2014 et 2015, étaient « à l’évidence de nature à susciter la haine contre les juifs », car ils « exhortent les lecteurs à les stigmatiser » et « exploitent l’un des thèmes antisémites les plus éculés, à savoir leur omniprésence dans l’économie et les médias« , et leur impute même « la responsabilité de la traite des Noirs ». 

Hervé Lalin a été condamné pour un montage représentant une fausse publicité pour un médicament pour « guérir du judaïsme ».

Le tribunal a ordonné le retrait des messages litigieux et a condamné le prévenu à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations parties civiles et 1 000 euros pour les frais de justice.

Que dit la loi ?

En France, l’injure ou la provocation à la haine raciale est passible d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, y compris lorsqu’il s’agit de publications sur internet.

Liberté d’expression ou délit ?

Les propos injurieux, racistes, xénophobes, antisémites, islamophobes, diffamants ou incitant à la haine et la violence ne relèvent donc pas de la liberté d’expression mais bien d’un délit, passible de poursuites. 

Sud Ouest

Hongrie: la journaliste d’extrême droite qui avait frappé des migrants a été inculpée

Petra Laszlo avait suscité l’indignation en donnant des coups de pied à des migrants franchissant la frontière, il y a un an. Elle a été formellement inculpée par la justice.

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Il s’agit d’une inculpation pour « trouble à l’ordre public », selon un communiqué du procureur du comté de Csongrad (sud) Zsolt Kopasz. Au terme des investigations, la justice a cependant estimé que le geste de cette femme, filmé par d’autres journalistes et largement diffusé à l’étranger, n’avait pas été « motivé par des considérations ethniques ou par le statut de migrant des personnes visées ».

Indignation

Les images de cette opératrice de télévision donnant, caméra à l’épaule, des coups de pied à un homme et son fils et tentant de faire trébucher une fillette, à la frontière entre Hongrie et Serbie, avaient suscité l’indignation, alors que Budapest était déjà sous le feu des critiques pour son attitude hostile envers les migrants.

L’incident s’était produit le 8 septembre dans un contexte où des centaines de demandeurs d’asile, arrivés en Grèce depuis les côtes turques, transitaient chaque jour par les Balkans en direction notamment de l’Allemagne.

Le croc-en-jambe de la journaliste, qui travaillait pour une chaîne en ligne proche de l’extrême droite, « n’a pas entraîné de blessure mais son comportement a provoqué indignation et colère des personnes présentes », a relevé le parquet. Licenciée quelques temps après, elle s’était défendue en disant avoir « paniqué ».

Sud Ouest

 » Vous, les sales bougnoules… »: Un pompier volontaire pris à parti lors d’une intervention

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Karim Bazzah, 47 ans, est pompier volontaire depuis 20 ans et maître-nageur sauveteur sur les plages de Bormes. Il est aussi animateur à la mairie de Bormes-les-Mimosas, il intervient dans les centres de loisirs et les activités périscolaires.

Samedi dernier, il était chef de poste et assurait avec trois autres collègues la surveillance des baigneurs sur la plage de La Favière.

«Nous sommes partis en patrouille pédestre avec un collègue le long de la plage. C’est là que nous avons vu un couple d’une soixantaine d’années avec un berger allemand qui était détaché. Nous nous sommes donc approchés d’eux pour leur rappeler que les chiens sont interdits sur la plage. Très vite, la femme a haussé le ton, a commencé à parler de burkini, dire que l’on ferait mieux de s’occuper de la plage qui était sale. Je lui ai indiqué que nous n’étions pas là pour verbaliser, mais l’informer de la réglementation. Et là, je me suis fait gravement insulter puisqu’elle a commencé à dire «  Vous, les sales bougnoules… «  J’ai interrompu l’échange en lui disant que cela suffisait et que j’allais porter plainte. Ce qu’elle m’a encouragé à faire, ajoutant «Allez-y, j’ai le bras long, je connais maître V…»

Prévenue, la police municipale est venue sur la plage, et a relevé l’identité de la personne. «Sur le coup, j’ai encaissé et la journée s’est poursuivie. Nous avions déjà eu un début de noyade le matin, donc j’étais très concentré sur la surveillance. Et puis quand je suis rentré dans ma voiture, tout est remonté et je me suis senti très mal.»

De retour à la caserne, le pompier choqué est très entouré par ses collègues et sa hiérarchie. «On m’a dit qu’il fallait porter plainte. Que l’on ne pouvait pas laisser passer ça. Alors je suis allé porter plainte à la gendarmerie le lendemain matin. Et j’ai été pris très au sérieux.»

Les gendarmes convoqueront la femme à se présenter, elle a été entendue.

Le dossier a été transmis au procureur qui a décidé d’un rappel à la loi. Ce que le pompier accepte difficilement: «Je suis Français, je suis dans l’exercice de mes fonctions, et cela ne représente rien. Je vis très mal ce qui s’est passé, et je ne m’attendais pas réagir ainsi car je suis quelqu’un de fort habituellement. Mais je me sens meurtri et je ne dors plus.»

Malgré tout, le pompier a reçu un soutien immédiat et fort de sa hiérarchie.

Nice Matin

Plus de 6 000 incidents racistes recensés par la police depuis le #Brexit au Royaume Uni

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France 2

Afrique du Sud : des restes d’Apartheid avec l’interdiction des cheveux afros dans certains lycées

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Une pétition a rassemblé lundi près de 10.000 signatures en Afrique du Sud pour autoriser des lycéennes noires d’un établissement de Pretoria à porter leurs cheveux « au naturel » contestant une interdiction à ce sujet dans un règlement intérieur jugé « raciste ».

Le texte de la pétition adressée au ministre provincial de l’Education Panyaza Lesufi réclame que des « actions disciplinaires soient engagées contre les professeurs qui mettent en place des politiques racistes« . Vendredi, des élèves noires du « lycée pour filles de Pretoria », un établissement privé huppé, ont manifesté contre le règlement intérieur de l’établissement qui leur interdit, selon elles, de porter des coupes afro et les oblige à lisser et attacher leurs cheveux.

« Nous applaudissons les forces courageuses de ces jeunes femmes noires qui ont pris en main leur lutte« , a réagi dans un communiqué le parti de gauche radicale de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF). « Il est profondément triste de voir qu’après 22 ans de démocratie il y a toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire », poursuit le communiqué.

Bien que l’apartheid soit terminé depuis 1994, les divisions raciales restent un problème majeur en Afrique du Sud. De nombreux étudiants dénoncent le racisme et l’absence de transformation raciale au sein des universités du pays. Depuis un an, les universités sud-africaines sont régulièrement agitées par des manifestations. En novembre, des dizaines de milliers d’étudiants avaient défilé pendant plusieurs jours dans différentes villes du pays, obtenant du gouvernement le gel de l’augmentation de leurs frais d’inscription.

UFC Togo

« Je vais te zigouiller. Sale bougnoule » Daniel menace son voisin pour une place de parking

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Le 10 juin dernier, Daniel, un retraité s’emporte une nouvelle fois contre son voisin, Karim. Il va sonner à sa porte et tient des propos, peu cordiaux, sinon discriminatoires. La discussion s’éternise, il s’énerve : « Je vais te zigouiller. Sale bougnoule (bis) ».

Daniel reconnait les insultes à l’égard de Karim, avec des nuances – « j’ai pas dit sale bougnoule, j’ai dit sale arabe » – mais pas les menaces de mort (qui sont plus lourdement sanctionnées par le code pénal, NDLR). Ce que Karim, présent à l’audience, conteste à la barre. « J’étais en colère, il m’a tutoyé pendant toute la conversation, j’ai trouvé qu’il ne me respectait pas,  je n’ai pas supporté » reconnaît Daniel.

Dans un écrit, la copine de Karim témoigne de sa crainte de voir la conversation entre les deux voisins passer de la confrontation verbale à la confrontation physique. Depuis cette dispute de juin, et la plainte de Karim, le couple n’est pas très rassuré à l’idée de croiser Daniel. D’autant plus que des mains courantes et quelques témoignages attestent que Daniel est assez enclin à stigmatiser une certaine partie de la population française dans ses propos…

Me Pépin, l’avocate de Karim, raconte la gêne récurrente de place de parking de son client, que ce dernier a tenté de régler avec la mairie du Creusot. Elle ne croit pas à la bonne volonté du prévenu. « Il nous dit, « je ne recommencerai plus », mais s’il arrive à ce type de comportement pour une place de parking, c’est inquiétant. Mon client a été très choqué par les faits qui se sont soldés par des menaces de mort ». L’avocate demande 3000 € pour le préjudice moral (1500 € pour les injures racistes, 1500 € pour les menaces de mort), le remboursement des frais de justice.

Le tribunal a finalement condamné Daniel à 300€ d’amende,  pour injure non publique à caractère raciste. Il a été relaxé pour le chef d’accusation des « menaces de mort réitérées », la répétition de celles-ci n’ayant pu être prouvée. Il devra verser 400 € de dommages et intérêts pour préjudice moral à Karim et aussi 800 € pour ses frais de justice.

Info Chalon

En Allemagne, la communauté juive s’émeut de la montée des populistes de l’AFD

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Le parti populiste allemand AfD connait dans le pays une progression qui effraie Josef Schuster, le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne. Ce mouvement, dont les initiales correspondent à « Alternative pour l’Allemagne », pourrait obtenir des scores record lors des prochains scrutins régionaux. Ce vendredi, Josef Schuster a fait part de son inquiétude concernant l’essor de ce parti, nourri depuis un an par la décision de la chancelière Angela Merkeld’accueillir en masse les réfugiés.

« Les électeurs ne réalisent pas qu’ils vont voter pour un parti qui ne veut pas se différencier de l’extrême-droite. (…) Je trouve ça effrayant« , a-t-il affirmé. L’AfD « ne présente que des slogans et aucune solution », déplore-t-il aussi. Le parti a déjà rencontré une série de succès électoraux depuis le début de l’année.

Josef Schuster s’exprime d’ailleurs à deux jours des élections régionales en Mecklembourg-Poméranie occidentale (nord-est). Dimanche, craint-t-il, l’AfD pourrait s’imposer comme la deuxième force politique, devant la CDU (l’Union chrétienne d’Allemagne) de la chancelière Angela Merkel, en obtenant de 20 à 25% des voix.

De la contestation de l’Euro à celle de l’islam et des migrants

A sa fondation, l’AfD se posait en mouvement anti-euro. Dorénavant, le parti a adopté un discours anti-islam et anti-migrants avec l’arrivée en Allemagne d’un million de demandeurs d’asile en 2015.

L’Express