Romuald, 28ème condamnation suite a une agression pour un verre d’alcool

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Le 21 juin dernier, la fête de la musique se termine à la plage quand Romuald aborde un groupe de copains qui patiente à l’arrêt du tramway. Il leur réclame des cigarettes. Lorsque les jeunes partent finalement à pied en direction du square Saint-Roch, le prévenu les suit.

Percevant le bruit de verre, il veut désormais que le garçon au sac à dos en sorte une bière. Essuyant un refus, la victime se voit serrer le cou par Romuald. Si fort que des hématomes se formeront. Le garçon finit par donner la boisson tant désirée.

Malgré tout, le quadragénaire continue à lui emboîter le pas, jusqu’à l’hôtel de ville où il est interpellé par des policiers de la Brigade anticriminalité (BAC). Lors de la confrontation avec le jeune majeur, « tu n’as même pas de marque. Si je t’avais attrapé, tu en aurais », impose Romuald. Il menace aussi verbalement, « si je dois retourner en prison ».

Le Havrais n’est pas à son premier excès sous l’effet de l’alcool. Ses antécédents « sont extrêmement nombreux », rappelle le président. « On ne voit pas tous les jours vingt-sept condamnations à un casier judiciaire. »

La première remonte à 1996. La dernière date de 2012. Cent quarante heures de travail d’intérêt général sont prononcées afin d’éviter cinq mois de prison. Le prévenu retrouvera la justice en janvier. Il sera poursuivi de l’agression d’un maître-nageur à la plage, l’été dernier.

Paris Normandie

Agressée dans un bus, elle retrouve son sauveur grâce à Facebook

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Agressée le 6 octobre dernier dans un bus londonien, Kaitlyn Regehr est sauvée grâce à l’intervention d’un autre passager. Lançant un appel à témoins sur Facebook le lendemain, la jeune femme retrouve aujourd’hui son sauveur, un certain… Firat Ozcelik, un Britannique d’origine turque.

C’est après avoir échappé à une agression que Kaitlyn Regehr s’était mise à la recherche de son sauveur pour le remercier. Dans un post publié plus de 86 000 fois, la londonienne s’adresse à son héros :

To the man on the 207 buss towards Acton last night (the tall, dark, and dapper one with the beard), Thank you for…

Posté par Kaitlyn Regehr sur mercredi 7 octobre 2015

« A l’homme du bus 207, vers Acton, la nuit dernière (le grand, brun et élégant avec une barbe),  Merci, d’avoir dit quelque chose quand cet homme m’a attrapée. Merci d’avoir insisté sur le fait que son comportement n’était pas acceptable.

Par-dessus tout, merci de lui avoir demandé s’il avait des femmes dans sa vie, une mère, une sœur… Vous avez dit « Elle pourrait être votre sœur. C’est la sœur de quelqu’un », et ce faisant, vous avez fait de moi une personne. Vous nous avez créé une communauté.

Je ne vous remercie pas seulement parce que vous vous êtes levé pour me défendre, ou parce que vous m’avez fait me sentir en sécurité, mais parce que sur votre trajet pour rentrer chez vous, dans cette ville si grande et potentiellement anonyme, vous avez humanisé l’agression.

Vous n’avez pas détourné le regard. Vous vous êtes interposé. Vous avez dit quelque chose. Car vous aviez raison. Je suis la sœur de quelqu’un. Nous le sommes tous. Et nous, les enfants, devrions tous nous défendre les uns, les autres.

Cordialement,

– La petite blonde avec un chapeau dans le bus 207 vers Acton.

S’il vous plaît, efforçons-nous tous de « dire quelque chose », s’il vous plaît, partagez et aidez-moi à retrouver ce mec génial pour que je puisse lui offrir une pinte! »

Témoignant au site américain Buzzfeed, la jeune doctorante confie : “Il était 22h30, j’étais sur la ligne 207 qui passe par Shepherds Bush, quand un gars m’a pelotée. Je n’ai rien dit, je me sentais mal à l’aise et j’ai changé de place » explique-t-elle. « Je sais que cela semble ridicule, mais j’ai fait ce que font la plupart des femmes, simplement se déplacer et espérer qu’il ne va pas descendre du bus et se mettre à vous suivre ».

C’est à ce moment là qu’un autre passager intervient pour lui porter secours. Un geste pour lequel la femme est profondément reconnaissante.

« J’encourage les gens à suivre l’exemple de Firat »

A la suite de son post sur Facebook partagé de nombreuses fois, Kaitlyn Regehr retrouve et rencontre Firat Ozcelik, l’homme qui lui est venu en aide le jour de son agression.

Last week I made a post in order to find a stranger who stood up for me on a bus. Last night, I got to meet and thank…

Posté par Kaitlyn Regehr sur jeudi 15 octobre 2015

« La semaine dernière, j’ai écrit un post pour retrouver un étranger qui s’est levé pour me défendre dans un bus. La nuit dernière, j’ai pu le rencontrer et remercier ce bon samaritain, en payant une tournée à ce mec génial, Firat.

L’expérience avec ce post a été surprenante et puissante. Je suis reconnaissante envers tous les gens qui ont permis à cette rencontre de se produire, ainsi qu’à la police londonienne qui a beaucoup aidé; je suis surtout reconnaissante envers les nombreuses personnes qui ont partagé leurs propres histoires.

Ainsi, le post est allé bien au-delà d’une personne qui s’adresse à une autre personne dans le microcosme du bus 207. C’est devenu un débat international et intersectionnel.

Firat et moi sommes tous les deux d’accord sur ce point et en sommes très reconnaissants. J’encourage les gens à suivre l’exemple de Firat. À réagir et à s’exprimer, dans le bus 207 et au-delà. »

Daily Mail

Jacques agresse un gardien de prison et menace son ex

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Le 8 février 2015, une cellule de la prison Bonne-Nouvelle est fouillée. Il s’agit de celle de Jaque P., 27 ans. Son ancienne compagne vient de signaler une seconde fois aux services de police avoir reçu des menaces de sa part sur son téléphone portable. Jaque P. refuse la fouille, il brandit même une chaise, afin de menacer l’un des gardiens. Il est maîtrisé par quatre surveillants. 34,5 g de cannabis, 10 € et une carte sim sont retrouvés sur lui.

Le prévenu reconnaît les menaces, mais précise qu’il n’avait pas l’intention de passer à l’acte : « Les mots et les gestes sont des choses différentes. »

Quand le tribunal l’interroge sur les violences envers le gardien : « C’était une crise de folie, je ne pouvais plus encaisser. Je ne suis pas violent avec des inconnus. J’ai été condamné pour trois faits de violence. Mais deux se sont déroulés au collège et l’autre c’était sur ma sœur, pour une histoire de famille compliquée », tente de se justifier le prévenu.

Le procureur rappelle que, d’après la victime, les menaces seraient toujours actuelles : « Il faut protéger madame, une mesure d’éloignement serait opportune ».

Le tribunal condamne Jaque P. à une peine de 12 mois de détention, dont 6 avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de 2 ans.

Paris Normandie

Ivre, Martin tente d’étrangler son ex et lui claque la tête contre le radiateur

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« Il peut être une personne vraiment bien mais l’alcool lui fait tout voir en noir. »

Ces propos, l’ex de Martin Lukaschus les a tenus devant l’enquêtrice de la police, après une violente dispute survenue vendredi. À la barre du tribunal, ce lundi, la frêle jeune femme a campé sur sa version. Le père de sa fille est venu chez elle vers 20 h, vendredi. Il était ivre. Les chicaneries, pour des broutilles, auraient débouché sur des violences.

La mère de famille aurait demandé à son ex de partir mais au lieu de s’exécuter, il l’aurait jetée sur le clic-clac, aurait tenté de l’étrangler avant de lui claquer la tête contre un radiateur. Une version confirmée par son oncle, qui veillait sur la fillette de 6 ans au moment des faits.

Le prévenu, lui, assure que la jeune femme l’aurait empêché de partir. Du coup, il reconnaît « l’avoir poussée sur le clic-clac » avant de prendre son sac et son chien, en filant vers la sortie. Si sa tête a heurté le radiateur, ce n’était pas intentionnel.

Ce qui est sûr, c’est que deux médecins ont confirmé la plaie de 2 cm sur le crâne de la victime. Le légiste a aussi pointé du doigt des bleus. Pour ne rien gâcher, le prévenu avait interdiction d’entrer en contact avec la victime…

Une décision prise par le tribunal en décembre 2014, quand Martin Lukaschus avait été jugé une première fois pour des violences sur son ex-compagne, dont il était déjà séparé. Hier, il a été condamné à six mois de prison, auxquels s’ajoutent trois mois du fait de la révocation d’une partie du sursis qu’il avait au-dessus de la tête.

La Voix du Nord

Charles Aslangul, élu républicain, pourfendeur de l’islam, condamné pour une agression à coups de batte de baseball

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Ce jour-là, le chemin de deux jeunes hommes circulant à vélo avait croisé dans une voie de bus du boulevard Saint-Germain à Paris celui de Charles Aslangul, accompagné d’un ami et d’une amie en voiture. Ces derniers avaient coupé la route aux deux cyclistes, dont l’un est adhérent du Front de gauche.

Une altercation avait éclaté. Le jeune conseiller municipal de Bry-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, avait exhibé sa cocarde tricolore pour, avait-il affirmé, pacifier la situation et s’était vu répondre qu' »on a changé de système politique« , après l’élection de François Hollande face à Nicolas Sarkozy huit jours plus tôt.

L’un des deux cyclistes a affirmé avoir été « passé à tabac » à coups de batte de baseball. Charles Aslangul a précisé qu’il n’était pas le porteur de cette batte, « la justice l’a reconnu« , a-t-il souligné.

En première instance, le 23 avril 2013, l’ami de Charles Aslangul a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Ils ont été condamnés solidairement à verser 3.000 euros et 4.000 euros de dommages et intérêts aux cyclistes.

Seul Charles Asangul avait fait appel de cette décision. Dans un communiqué, il a annoncé avoir formé un pourvoi en cassation. Assurant que son intervention, certes « virile« , était « légitime et proportionnée« , il s’en est pris à un arrêt qu’il juge « à l’image de la « justice Taubira », « partisan, immoral et écoeurant« .

Charles Aslangul était notamment a l’origine d’une plainte contre les « Quick Hallal » rejetée par la justice.

Diogo et Donovan condamnés pour agression et vol sur des touristes

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Donovan et Diogo, tout juste dix-huit ans, ont appris qu’ils ne retourneront pas en prison, où ils ont été placés après avoir agressé et volé deux touristes près de la Cité de Carcassonne.

Fortement alcoolisés, en cette après-midi du dimanche 11 octobre, les deux jeunes originaires d’un village du Minervois avaient décidé de « faire des sacs ». Deux dames en ont fait les frais, bousculées et jetées à terre. Une des deux a résisté à l’agression. L’autre est présente devant le tribunal et demande des dommages et intérêts pour le préjudice moral résultant de ce vol qui lui provoque « des cauchemars toutes les nuits ».

Diogo et Donovan ont reconnu les faits et les expliquent par l’alcool qu’ils avaient consommé en masse. Mais Donovan a, de son côté, autre chose à se reprocher : un cambriolage nocturne commis début octobre à Rieux-Minervois, et au cours duquel il a emporté une voiture chargée de divers objets qu’il a ensuite tenté de revendre en usant d’une fausse carte d’identité.

Finalement, ce sera 1 an dont six mois avec sursis pour Donovan, et 8 mois dont 4 avec sursis pour Diogo, et mise à l’épreuve pendant deux ans.

L’indépendant

Endetté, Michaël braque le bar de ses parents et blesse sa mère

braquage_14Mais vous vous en rendiez bien compte, tout de même, que ce n’était pas n’importe qui, que vous alliez braquer ? », interroge la juge Stellina Boresi. Ce 31 août 2015, à Istres, Michaël Marquier entre dans le bar PMU, encagoulé, et se dirige vers la caisse, un couteau à la main. La gérante s’interpose et sera blessée de deux estafilades aux mains. À la barre du tribunal correctionnel, elle justifiera d’ailleurs : « C’est mon bar, madame, alors j’ai voulu attraper le couteau ».

Dans le box, le prévenu baisse la tête. Il confirme que la gérante a tenté de saisir le couteau, pour le maîtriser. « Cela ne vous a pas arrêté ? », demande le tribunal. « Non… »Quand il sort du bar, et qu’il réalise qu’un témoin vient de prendre en photo sa plaque d’immatriculation, le braqueur s’approche de la voiture dans laquelle a grimpé le témoin, saute sur le capot et le menace avec son couteau« Cet homme s’est vu mourir, vous avez cogné à sa vitre ! », dira plus tard le procureur.

Pourquoi pas un cambriolage sans blesser personne, car il avait les clés du commerce, suggère le parquet ? « Le cambriolage, cela aurait paru louche. Mon père se serait douté que c’était moi… » Son père, qui lui avait d’ailleurs proposé de gérer un autre PMU, à Fos-sur-Mer. « Ce qui n’a aidé en rien à lutter contre votre addiction… » Avant ces faits, le prévenu et sa mère confirment que celui-ci ne s’était jamais montré violent envers sa maman, ni sa famille.

« Il ne faut pas banaliser ce qui s’est passé », commence Olivier Sabin, pour l’accusation. « Vous avez sorti le couteau alors que vous saviez que c’était votre mère, qui était là », rappelant « toutes les fois où vos parents étaient intervenus pour régler vos dettes ! » 

Concernant ce jeune homme qui n’avait jamais connu les geôles de la République, le procureur rappelle que « la détention ne sera pas positive ». Son casier judiciaire, avant ces faits, était vierge. Il requiert alors deux ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 3 ans, comportant une obligation de soins pour en finir avec son addiction aux jeux.

Le tribunal va le reconnaître coupable de violences volontaires avec ITT de 8 jours et de vol avec violences, et le condamner à la peine de 3 ans avec sursis et mise à l’épreuve : durant deux ans, il devra suivre des soins et travailler. La justice lui interdit aussi de fréquenter tout lieu de jeux. À l’issue du procès, il n’a pas été maintenu en détention.

La Provence

Jordan, Olivier et Mikael condamnés pour avoir tabassé un mineur et ses parents

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«C’était l’enfer. C’était horrible. Franchement, j’ai cru que ma dernière heure était vraiment arrivée », déclare le fils de 17 ans violenté, comme son père et sa belle-mère.

Leurs trois agresseurs ont usé d’une arme à impulsion électrique et d’une matraque télescopique. Le tout pour une tablette numérique que Jordan, l’un des prévenus, n’a jamais su réparer. Cet autoentrepreneur de 22 ans s’était vu confier l’appareil et, en octobre 2014, il a toujours une bonne excuse pour ne pas avoir effectué les travaux. Le père de la famille lillebonnaise perd patience. Il se rend d’abord chez le jeune homme, à Saint-Eustache-la-Forêt.

Des provocations, pour les prévenus

Puis, ce serait un échange de messages sur les répondeurs téléphoniques. Jordan parle de « provocations » de la part de son client. Olivier, son beau-père, et Mickaël, son cousin, âgés respectivement de 41 et 23 ans, opinent du chef à l’audience du tribunal correctionnel du Havre, la semaine dernière.

Le 20 octobre, ils organisent « une expédition punitive », selon Me Sophie Joubert, avocate des parties civiles. « On s’est un peu acharnés », concède l’un des prévenus. « C’est un euphémisme », tonne le parquet.

Les trois entrent dans le domicile de Lillebonne par le sous-sol. « Armés d’un pistolet à impulsion électrique et d’une matraque ! ». D’abord, le fils mineur tente de s’interposer. « Pensant que vous ne frapperiez pas un adolescent », rappelle le président.

Le garçon reçoit un coup à la tête. « Mes yeux se sont voilés », se souvient-il. Il perd connaissance. Quand il revient à lui, il aperçoit sa belle-mère bousculée et le bruit de l’arme électrique sur son père. Celui-ci a été traîné de la salle à la cuisine. Puis sur la terrasse. Des traces de sang seront relevées. Les trois s’acharnent sur le père au sol, à coups de pied, sous les yeux de son gamin.

« Pas de regrets »

À la barre, sans sourciller, Jordan énonce qu’il n’a « pas de regrets ». Sur l’insistance du tribunal, il précise qu’il ne recommencera pas. Olivier joue encore davantage la carte de la provocation. Pendant et après les débats, il n’hésite pasà bourrer un œil au père et au fils cognés.

Les prévenus écopent de quatre à six mois de prison ferme, sans mandat de dépôt. S’y ajoutent des peines avec sursis et obligation d’indemniser des parties civiles, à hauteur de 1000 à 3000 euros. Jordan et son beau-père n’étaient pas connus de la justice. Seul le cousin détenait cinq antécédents pénaux.

Paris Normandie

Un gardien d’immeuble lui fait une remarque, Alexander le tabasse

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Un concierge d’immeuble à Monaco est venu témoigner à la barre des violences et des injures dont il a été victime pour avoir fait des remarques à un maître sur les déjection de son chien. 

« Voilà trente-sept ans que je suis concierge à Monaco. On ne m’a jamais traité ainsi : j’ai été menacé, giflé, attrapé par le col et reçu un coup de tête. Tout cela pour une simple remarque à un maître qui a laissé son chien faire ses déjections devant l’immeuble où je venais de tout laver…

Je suis traumatisé. Au point de changer mes horaires de travail pour ne plus croiser ce personnage. J’ai toujours des maux de tête depuis… »

La victime, gardien d’une résidence luxueuse du boulevard de Belgique, est venue témoigner à la barre des injures proférées à son encontre et des violences infligées par le prévenu. Un certain Alexander, de nationalité autrichienne, qui ne s’est pas présenté devant le tribunal correctionnel.

Il a donc été condamné par défaut à quinze jours d’emprisonnement avec sursis, 1.000€ d’amende et au versement de 3.000 € au titre des dommages et intérêts réclamés par la partie civile.

Nice Matin

Dégradation et agression : cinquième incarcération pour Jonathan

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À 25 ans, le Havrais a déjà inscrit vingt-trois mentions à son casier judiciaire. Durant sa minorité, il a connu trois fois la détention. Un dernier séjour en tant que majeur s’est étalé de 2010 à février 2015. Et, présenté en comparution immédiate pour trois faits, Jonathan ne s’adonne qu’à peu d’illusions.

« Si je retourne en prison, je voudrais aller à Rouen, offre­ t­il aux juges qui s’apprêtent à délibérer. À Saint­Aubin­Routot, je crains des bagarres avec des gars d’autres quartiers. Enfin, je n’en ai pas peur, mais je vais me défendre. »

Le 22 avril dernier, le propriétaire d’un scooter dit à la police avoir eu son deux ­roues dégradé. « On m’a donné 50 € pour le faire », concède le prévenu. Mais il aurait pensé que celui qui lui avait demandé d’arracher le carénage était le véritable propriétaire. Parce qu’il a laissé une empreinte papillaire sur place, Jonathan est sujet à une fiche de recherche. La police retrouve sa trace le 29 septembre, à Harfleur.

Une adolescente de 17 ans se plaint d’avoir eu le cou saisi à la descente du bus, d’avoir eu les cheveux tirés, d’avoir reçu des coups au visage par un garçon qui souhaitait lui voler son téléphone. « Je n’ai pas voulu lui prendre son portable. Elle parlait fort dans le bus. Avec mes mots, je lui ai dit de fermer sa bouche. Mais elle continuait. Je lui ai juste saisi le bras. » Décrit précisément par la jeune fille, Jonathan est retrouvé par la police dans les minutes suivantes.

Cependant, il parvient à filer entre leurs doigts. Il n’est rattrapé que ce dimanche 11 octobre, en deux temps. Il est identifié au Havre par un policier en patrouille avec des collègues. Jonathan décline un faux nom, avant de prendre encore la poudre d’escampette. Il n’est menotté qu’une heure plus tard, au cours d’une interpellation houleuse.

Le Havrais se plaint d’avoir reçu « des coups de pompes ». Il est accusé d’avoir fait tomber l’un des agents au sol et d’avoir promis de les « tuer un par un, en sortant de prison ». « Oui, je sais que je vais y aller. » Le récidiviste ne se trompe pas. Il est condamné à 12 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt pour Saint­Aubin­Routot.

Paris Normandie

Màj: Manif de la LDJ devant les locaux de l’AFP, un journaliste agressé, impunité

Impunité de le LDJ et liaison avec l’extrême droite

La LDJ semble bénéficier d’une certaine mansuétude du côte des autorités française ainsi que dans la communauté juive française. Prônant ouvertement les actions violences, on la retrouve mêlée dans plusieurs échauffourées, comme les affrontements l’année dernière, rue de la Roquette, en marge des manifestations en soutien à Gaza. Suite à quoi, le ministère de l’Intérieur avait étudié la possibilité d’une dissolution. Une réflexion toujours en suspens semble-t-il…

Depuis quelques années, le groupuscule a aussi opéré un étrange . Classé à l’extrême-droite, les militants de la LDJ partagent en effet une certaine rhétorique raciste avec l’extrême-droite traditionnel française.

Marianne

Gilles William Goldnadel, Arno Klarsfeld responsables de la violence de la LDJ envers les journalistes ?

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La Ligue de défense juive (LDJ) avait donné rendez-vous à 18 heures devant les locaux de l’Agence France Presse (AFP), située dans le 2e arrondissement parisien.

Jeudi soir, une centaine de personnes se sont rassemblées sur place. « AFP collabo« , « vous ne méritez pas votre carte de presse« , criaient des manifestants, dont certains portaient le drapeau de la LDJ, groupuscule se définissant comme sioniste et connu pour ses actions violentes.

Insultes, pétards et jets de projectiles ont notamment été relevés par le journaliste David Perrotin, présent sur place. Peu après avoir posté des images du rassemblement sur Twitter, et reprises par la LDJ, le journaliste de Buzzfeed a publié ce message : « Une manifestante me dit : ‘Je préviens la LDJ que vous êtes là Monsieur Perrotin‘ ».

Selon nos informations, une dizaine de personnes cagoulées et pour certaines armées de bâtons se sont ensuite dirigées vers le journaliste, qui a été pris à partie et violenté, avant l’intervention des forces de l’ordre. Le journaliste « a été mis en sécurité« , précise sa rédactrice en chef sur Twitter. Dans la soirée, le calme est revenu aux abords des locaux de l’AFP.

Métro

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Un journaliste venu couvrir la manifestation de la LDJ ( Ligue de défense juive ) devant le siège de l’AFP, a été agressé par cette milice, a t-on appris aujourd’hui par des confrères.

L’objet de cette manifestation était la contestation des méthodes d’informations de ce journal sur Israel. Les locaux de l’AFP et la police ont aussi été pris pour cibles, des projectiles et des pétards étaient lancés en leur direction.

Des spectateurs noirs tabassés par des hooligans pendant un match de football

Mardi, alors que les Blues étaient tenus en échec par le Dynamo (0-0), plusieurs supporters noirs ont été pris à partie par les ultras du club ukrainien. La vidéo, publiée par The Guardian et révélée par le réseau FARE (Football Against Racism in Europe), montre que les victimes ont essuyé des coups violents alors qu’ils tentaient de fuir, sans que la police ou les stadiers n’interviennent.

Le stade olympique récidiviste

Le Dynamo Kiev ne devrait pas échapper aux sanctions, un rapport ayant été remis à l’UEFA, l’instance qui organise la compétition. Et elles pourraient être exemplaires.

En mars dernier, le Dynamo Kiev avait été condamné à payer 15.000 euros d’amende par l’UEFA parce que certains de ses supporters avaient eu des comportements racistes à l’égard de leurs homologues d’Everton en Ligue Europa.

Métro

Jugé pour viol et agression, Daniel est secouru par une de ses victimes

imageScène insolite à la cour d’assises de Toulouse. Lors de l’énoncé du verdict, qui l’a condamné à 30 ans de réclusion criminelle, l’homme accusé d’avoir agressé trois joggeuses en 2013 a été victime d’un malaise et a été secouru par l’une de ses victimes. Cette aide soignante lui a porté les premiers soins en attendant l’arrivée des secours.

Daniel Dimitri, un Roumain de 47 ans, a un lourd passé judiciaire en Roumanie : il a passé une vingtaine d’années derrière les barreaux pour vol, vols aggravés, agressions ou encore viols.

«Pendant toute l’audience il a été d’une froideur et d’une impassibilité totales. Il a scié sa propre branche», a déploré Me Bomstain. Selon les éléments de l’enquête, dans cette affaire, l’accusé avait d’abord tenté de violer sa première victime. Il avait ensuite agressé les deux autres femmes, dont l’une sexuellement.

A partir de mardi prochain et pendant une semaine, Daniel Dimitri va encore comparaître, cette fois devant le tribunal correctionnel de Bordeaux dans une affaire de proxénétisme aggravé «extrêmement violent», selon son avocat.

Le Parisien

Agressions a coup de bar de fer, insultes homophobes… , Armando condamné

cycliste Saint-Germain-en-Laye agression homophobe

Armando, 34 ans, avait été arrêté le mercredi 9 septembre, suite à une longue série de plaintes. Ancien livreur, sans travail, vivant seul dans un pavillon abandonné près de la route centrale, il avait fait des cyclistes sa bête noire.

Les premières agressions s’étaient déroulées en novembre 2014. D’autres avaient suivi en mars et en août 2015. Elles s’illustraient par des insultes, des bousculades mais aussi des violents coups de poing et de barre de fer. Un des cyclistes avait eu une roue cassée et le cadre de son vélo brisé. Armando avait notamment été identifié par la description fournie par les victimes et une Peugeot 205 noire qu’il possédait. Il l’avait utilisée lors d’une agression.

Un fait à son casier : 18 mois de prison pour agression sexuelle et menace de mort.

Dès le départ, Armando a choisi d’assumer la paternité des agressions, réitérant les déclarations de sa garde à vue. «Il y a une mauvaise entente entre les cyclistes et moi, même si j’ai un vélo. C’est parce qu’un jour, j’ai eu un problème avec l’un d’eux sur un dos-d’âne. Les cyclistes font tout pour m’embêter. J’insiste sur un point : avec la barre de fer, je ne visais pas l’homme en lui-même mais bien la roue arrière.»

Face à lui, les victimes exposent leur traumatisme. «Nous ne l’avons jamais provoqué. Nous faisions juste du vélo. Et d’un seul coup, il est arrivé. Il est dangereux. Il peut s’attaquer à n’importe qui, n’importe quand», assure Bernard, 51 ans. «Je passais tranquillement. J’attendais des collègues. Il a traversé la route et a cassé mon vélo avec sa barre ! Aujourd’hui, je ne sais plus où aller faire du vélo. J’ai peur», ajoute Claude. Et Pascal de renchérir : «J’ai même eu le droit à des insultes homophobes !»

Avec l’ensemble de ces éléments, le procureur de la République s’est montré particulièrement inquiet. «Ces faits sont hallucinants, étonnants mais très sérieux. Les violences ont été répétées, ciblées. Je demande une peine de trois ans dont deux avec sursis et le maintien en détention.» A l’issue du procès, douze mois ont donc été prononcés.

Courrier des Yvelines

A 19 ans, Valentin frappait sa mère et sa compagne

Lutte contre la violence faites aux femmes

Valentin, par deux fois, a littéralement « roué de coups » sa mère et sa compagne. Déjà en 2014, il avait été condamné pour menaces de mort et appels téléphoniques malveillants sur une ex-copine. Valentin n’aime pas qu’on le contrarie.

Sa mère en a fait les frais d’abord, le 9 octobre dernier. Une querelle autour d’une location, Valentin s’emporte, sort les poings, frappe au visage, sur la poitrine, au sternum. « Ça a duré plusieurs minutes », précise la présidente du tribunal.

Cette mère aimante qui a finalement retiré sa plainte. « C’est la première fois qu’il me touche, vient-elle raconter à la barre. Ce n’était pas voulu. C’est un garçon doux. Tout le monde est étonné qu’il soit en prison. » Pourtant, il y a deux ans, Valentin avait bien jeté une chaise au visage de sa mère, tout juste évitée grâce à l’intervention du père de famille. « C’est vrai mais je veux qu’il s’en sorte », concède-t-elle.

Si l’amour maternel rend aveugle, l’amour conjugal, lui, n’aura pas suffi pour que sa compagne vienne à l’audience. Il faut dire que Valentin et elle n’ont plus de contact depuis cette soirée du 16 octobre dernier. Le jeune homme, éméché, est avec sa copine, dans son appartement situé au-dessus du restaurant où elle travaille à Touvérac.

Le sujet tourne autour du contrat de travail de Valentin au restaurant, subitement interrompu par le patron. Le ton monte. Valentin sort de ses gonds et frappe sa compagne. Les violences pleuvent. Coups de poing dans l’œil, gifles. La jeune femme tombe. Il continue de taper.

Elle réussit à s’enfuir, se précipite dans sa voiture mais Valentin la rattrape, ouvre la portière et l’agrippe par les cheveux. Résultat : ecchymose du cuir chevelu. Elle se libère de l’étreinte et se réfugie à double tour dans la salle de bain. Le patron du restaurant tente de mettre Valentin dehors. La confrontation finit en bagarre.

Ce n’est que le lendemain que la jeune femme ira porter plainte. Le médecin conclut à une ITT (incapacité totale de travail) de quater jours. Hier, à la barre, Valentin reconnaît les faits, raconte, impassible.

Le procureur note la gravité des coups et ne pèse pas ses mots. « Ce ne sont des petites gifles, c’est une volée de coups, un déchaînement de violence. Valentin est un futur meurtrier conjugal. La violence, c’est la négation de l’intelligence. »

La présidente du tribunal condamne Valentin à 12 mois d’emprisonnement dont huit ferme assortis d’une mise à l’épreuve pendant deux ans.

Sud Ouest