Des militants d’extrême droite tabassent des jeunes communistes

Cherbourg le 07 avril 2014. Collage contre la venue de Marine Le Pen.

Ce soir, alors qu’ils recollaient par dessus les affiches racistes du Front National dans les rues du 11e arrondissement de Paris, des militant-e-s du Parti Communiste et de la Jeunesse Communiste de Paris se sont faits violemment attaquer par deux membres d’une organisation d’extrême droite.

Dérangés à la seule vue d’un keffieh, les agresseurs ont exigé que celui-ci soit retiré et que nos camarades cessent de recoller les affiches du FN. Nos camarades ayant refusé de céder à ces menaces, les fascistes ont attaqué au taser et frappé trois militantes, dont une conseillère municipale du 11e.

Ces attaques montrent encore une fois le vrai visage de l’extrême droite, qui a recourt à la violence pour imposer son idéologie par la terreur dans nos quartiers.

Nous soutenons nos camarades encore frappés par la violence ce soir dans le 11ème et exigeons que tous les groupuscules d’extrême droite soient dissouts. Quoi qu’il en soit, nous ne laisserons pas les murs de Paris salis par des discours de haine.

Jeunes Communistes

Jordan, Olivier et Mikael condamnés pour avoir tabassé un mineur et ses parents

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«C’était l’enfer. C’était horrible. Franchement, j’ai cru que ma dernière heure était vraiment arrivée », déclare le fils de 17 ans violenté, comme son père et sa belle-mère.

Leurs trois agresseurs ont usé d’une arme à impulsion électrique et d’une matraque télescopique. Le tout pour une tablette numérique que Jordan, l’un des prévenus, n’a jamais su réparer. Cet autoentrepreneur de 22 ans s’était vu confier l’appareil et, en octobre 2014, il a toujours une bonne excuse pour ne pas avoir effectué les travaux. Le père de la famille lillebonnaise perd patience. Il se rend d’abord chez le jeune homme, à Saint-Eustache-la-Forêt.

Des provocations, pour les prévenus

Puis, ce serait un échange de messages sur les répondeurs téléphoniques. Jordan parle de « provocations » de la part de son client. Olivier, son beau-père, et Mickaël, son cousin, âgés respectivement de 41 et 23 ans, opinent du chef à l’audience du tribunal correctionnel du Havre, la semaine dernière.

Le 20 octobre, ils organisent « une expédition punitive », selon Me Sophie Joubert, avocate des parties civiles. « On s’est un peu acharnés », concède l’un des prévenus. « C’est un euphémisme », tonne le parquet.

Les trois entrent dans le domicile de Lillebonne par le sous-sol. « Armés d’un pistolet à impulsion électrique et d’une matraque ! ». D’abord, le fils mineur tente de s’interposer. « Pensant que vous ne frapperiez pas un adolescent », rappelle le président.

Le garçon reçoit un coup à la tête. « Mes yeux se sont voilés », se souvient-il. Il perd connaissance. Quand il revient à lui, il aperçoit sa belle-mère bousculée et le bruit de l’arme électrique sur son père. Celui-ci a été traîné de la salle à la cuisine. Puis sur la terrasse. Des traces de sang seront relevées. Les trois s’acharnent sur le père au sol, à coups de pied, sous les yeux de son gamin.

« Pas de regrets »

À la barre, sans sourciller, Jordan énonce qu’il n’a « pas de regrets ». Sur l’insistance du tribunal, il précise qu’il ne recommencera pas. Olivier joue encore davantage la carte de la provocation. Pendant et après les débats, il n’hésite pasà bourrer un œil au père et au fils cognés.

Les prévenus écopent de quatre à six mois de prison ferme, sans mandat de dépôt. S’y ajoutent des peines avec sursis et obligation d’indemniser des parties civiles, à hauteur de 1000 à 3000 euros. Jordan et son beau-père n’étaient pas connus de la justice. Seul le cousin détenait cinq antécédents pénaux.

Paris Normandie