Du sursis à 12 mois ferme, 4 membres de la LDJ condamnés pour violences en réunion

Le procès de quatre membres de la Ligue de défense juive (LDJ) poursuivis pour violences en réunion avec circonstances aggravantes et arme par destination s’est tenu ce mardi 31 mai devant la 14ème chambre correctionnelle de Paris. Les juges ont condamné les prévenus à des peines allant de 6 mois avec sursis à 12 mois ferme assorties de condamnations pécuniaires solidaires.

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En 2012, la LDJ, cette milice interdite aux Etats-Unis mais tolérée en France, s’était fait une spécialité d’asperger de peinture rouge ceux qu’elle considérait alors comme ses ennemis. De Juin à octobre 2012,  trois agressions vont être commises à l’encontre d’Olivia Zémor, présidente d’EuroPalestine, d’Houria Bouteldja, la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR) et de Jacob Cohen, « un juif anti-sioniste », comme il aime se définir.

Présents ce mardi à la barre trois des inculpés, Steve Bismuth, Daniel Benassaya et Laurent Cashauda. Joseph Ayache, le cerveau de la bande, a pris la fuite en Israël au lendemain des faits, « parce qu’il craignait pour sa vie », il n’a donc pas répondu présent à la convocation. Il était tout de même représenté par un avocat.

Olivia Zémor est la première à s’avancer à la barre. Le 28 juin 2012, elle prend un verre du côté de Bastille avec un individu qui se présente sous le nom d’Amine Saraoui. « Il m’avait appelé en me disant qu’il était intéressé par nos actions et qu’il avait pour projet de se rendre en Palestine », déclare à la barre la militante.

A peine installés, Mme Zémor reçoit sur la tête une énorme quantité de peinture rouge. « C’était de la peinture à l’huile, celle qu’on utilise pour peindre les murs, une substance très toxique. Je ne voyais plus rien, heureusement que des touristes américains sont venus à mon secours ». Elle file alors au commissariat du 4ème qui l’emmène très vite à l’hôtel Dieu. Pendant une heure, elle essaie avec les infirmières d’enlever la peinture. En vain. Résultat : 5 jours d’ITT.

Le cas de Jacob Cohen est très vite évacué, compte tenu de son absence au tribunal et du fait qu’il n’ait pas pris la peine d’aller chez le médecin après l’agression. Le 5 juillet 2012, une semaine après celle commise contre Olivia Zémor, Jacob Cohen était lui aussi aspergé de peinture rouge et de farine dans le quartier du Marais à Paris.

Houria Bouteldja est la dernière des victimes à être interrogée. « J’ai été contactée via Facebook par quelqu’un qui se présentait sous un patronyme maghrébin. Il disait qu’il était journaliste pour Saphir News. Je ne me suis donc pas méfiée. C’est un site internet que je connais très bien », détaille à la barre la figure du PIR.

Rendez-vous est donné ce 24 octobre 2012 dans le 5 ème arrondissement de Paris. « J’entends quelqu’un crier mon nom et j’ai à peine le temps de me retourner qu’on m’asperge de peinture ». Elle file à l’hôtel-Dieu pour des soins. 6 jours d’ITT.

C’est au tour des prévenus de répondre. Les trois s’avancent ensemble. Le juge demande à Daniel Benassaya d’enlever la kippa qu’il porte sur sa tête, « pas de signe religieux ici », précise le juge. Le tribunal veut d’abord savoir quel rôle jouait Joseph Ayache au sein de la LDJ. Tous le décrivent comme le chef de la LDJ.

Une vidéo de l’agression d’Houria Bouteldja est mise en ligne chez Steve Bismuth où Joseph Ayache est venu dîner.

Daniel Benassaya, le web master de la LDJ, reconnaît avoir posté sur You tube les vidéos des agressions d’Olivia Zemor et de Jacob Cohen, mais jure qu’il n’était pas présent sur les lieux.

 

Joseph Ayache est reconnu coupable des infractions comme co-auteur et écope, sans surprise, de la plus lourde peine : 1 an ferme. S’il reste en Israël, il ne devrait pas être inquiété par la justice française.

 

Le Courrier De L’Atlas

 

La LDJ dispense des formations pour attiser la haine contre les musulmans

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« Il faut faire haïr les muzz pour les faire dégager » : c’est l’objectif que souhaiterait atteindre la Ligue de Défense Juive à travers une série de formations. 

Dans la section de commentaires d’un article publié sur le site de la LDJ (Ligue de Défense Juive) le 16 décembre 2015, nous apprenons que l’organisation dispenserait des formations pour enseigner comment attiser au mieux la haine contre les musulmans.

Les commentaires depuis supprimés proposent tout un programme : création de faux comptes aux noms à consonance « arabe » pour relayer « l’image de la racaille inculte » et partage des vidéos du site islamophobe riposte-laïque par mail au plus grand nombre.

Pour parachever leur objectif, des conseils judicieux sont donnés : stratégie de ciblage du public à viser pour gagner en « efficacité », à savoir ne pas perdre de temps en inondant de commentaires haineux les groupes dits « pro-mouslim » ou « pro-palestine » mais cibler directement les sites dits « français ».

Créé en 2000, la Ligue de Défense Juive s’inspire de la Jewish Defense League établie aux Etats-Unis en 1968, considérée comme étant une organisation terroriste par le FBI.

En octobre 2015, ses membres prenaient pour cible le journaliste David Perrotin devant les locaux de l’AFP. Ce n’est qu’en trouvant refuge au sein des locaux de l’agence et en étant exfiltré par un cordon de policier que le journaliste a pu éviter une mise à tabac.

En 2012, le site de la LDJ met en ligne les images de l’agression commise la veille contre la porte-parole du Parti Des Indigènes de la République (PIR).

CCIF

Màj: Manif de la LDJ devant les locaux de l’AFP, un journaliste agressé, impunité

Impunité de le LDJ et liaison avec l’extrême droite

La LDJ semble bénéficier d’une certaine mansuétude du côte des autorités française ainsi que dans la communauté juive française. Prônant ouvertement les actions violences, on la retrouve mêlée dans plusieurs échauffourées, comme les affrontements l’année dernière, rue de la Roquette, en marge des manifestations en soutien à Gaza. Suite à quoi, le ministère de l’Intérieur avait étudié la possibilité d’une dissolution. Une réflexion toujours en suspens semble-t-il…

Depuis quelques années, le groupuscule a aussi opéré un étrange . Classé à l’extrême-droite, les militants de la LDJ partagent en effet une certaine rhétorique raciste avec l’extrême-droite traditionnel française.

Marianne

Gilles William Goldnadel, Arno Klarsfeld responsables de la violence de la LDJ envers les journalistes ?

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La Ligue de défense juive (LDJ) avait donné rendez-vous à 18 heures devant les locaux de l’Agence France Presse (AFP), située dans le 2e arrondissement parisien.

Jeudi soir, une centaine de personnes se sont rassemblées sur place. « AFP collabo« , « vous ne méritez pas votre carte de presse« , criaient des manifestants, dont certains portaient le drapeau de la LDJ, groupuscule se définissant comme sioniste et connu pour ses actions violentes.

Insultes, pétards et jets de projectiles ont notamment été relevés par le journaliste David Perrotin, présent sur place. Peu après avoir posté des images du rassemblement sur Twitter, et reprises par la LDJ, le journaliste de Buzzfeed a publié ce message : « Une manifestante me dit : ‘Je préviens la LDJ que vous êtes là Monsieur Perrotin‘ ».

Selon nos informations, une dizaine de personnes cagoulées et pour certaines armées de bâtons se sont ensuite dirigées vers le journaliste, qui a été pris à partie et violenté, avant l’intervention des forces de l’ordre. Le journaliste « a été mis en sécurité« , précise sa rédactrice en chef sur Twitter. Dans la soirée, le calme est revenu aux abords des locaux de l’AFP.

Métro

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Un journaliste venu couvrir la manifestation de la LDJ ( Ligue de défense juive ) devant le siège de l’AFP, a été agressé par cette milice, a t-on appris aujourd’hui par des confrères.

L’objet de cette manifestation était la contestation des méthodes d’informations de ce journal sur Israel. Les locaux de l’AFP et la police ont aussi été pris pour cibles, des projectiles et des pétards étaient lancés en leur direction.