«Je suis Paris, mais pas Ankara, ni Grand Bassam ?» : Facebook hiérarchise-t-il les attentats ?

Facebook ne permettra pas ses utilisateurs à modifier leur image de profil pour évoquer les attentats d’Ankara, une option qui avait pourtant été mise en place après d’autres attentats, notamment ceux de Paris. 

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Sur Facebook, une option permet aux utilisateurs de changer temporairement leur photo de profil via l’application iPhone ou Android, qui peuvent même décider de la durée pour laquelle cette photo sera affichée. Cette possibilité a été introduite après les attentats survenus dans le monde et permet, par exemple, aux internautes d’insérer un drapeau national en fond de la photo de profil.

Ainsi, les internautes ont pu utiliser ce procédé après les attentats du 13 novembre à Paris. Mais en revanche, cela n’est pas possible pour ceux qui ont eu lieu le 13 mars à Ankara ! Beaucoup d’utilisateurs ont de fait, accusé Facebook de hiérarchiser la gravité des attentats et de les classer par préférence, dénonçant le fait que le réseau social ne porte pas attention aux attentats qui ont endeuillé la capitale turque.

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Au lendemain de l’attentat, Facebook, sous le feu des critiques, a tout de même activé l’option Security Check, qui permet aux utilisateurs de signaler qu’ils se trouvent en sécurité et de prendre des nouvelles de ses proches et de ses amis.

Reste que cette option n’a pas été activée après les attentats de Grand Bassam en Côte d’Ivoire, provoquant de nouveau la colère des utilisateurs qui accusent Facebook de n’être solidaire que lorsqu’un attentat touche les pays occidentaux.

RT

Pédophilie : Mgr Barbarin «La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits»

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Le cardinal Philippe Barbarin a affirmé mardi à Lourdes qu’il n’avait «jamais couvert le moindre acte de pédophilie», après la nouvelle plainte déposée concernant des agressions sexuelles présumées commises par un prêtre de son diocèse de Lyon.

«Je veux dire avec la plus grande force que jamais, jamais, jamais je n’ai couvert le moindre acte de pédophilie», a lancé l’archevêque de Lyon, lors d’une conférence de presse en marge de l’assemblée des évêques à Lourdes. Le cardinal a ajouté «La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits», évoquant ensuite une « mauvaise formule ».

Le Dauphine

Menacés et fichés par l’extrême droite des militants associatifs portent plainte

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Une trentaine de militants de Rennes et Saint-Malo ont découvert, en décembre, qu’ils faisaient l’objet de « notes de renseignement » de la part des identitaires bretons du site internet Breiz Atao.

Le site d’extrême droite a publié les photos, noms et professions des militants, tous investis dans des associations ou collectifs de soutien aux migrants. Il appelle « à écraser cet ultime nid de cafards » (sic).

« J’étais choquée quand j’ai vu ma photo sur ce site. On se sent menacés », confie une militante. « C’est glaçant quand on lit leur édito qui appelle à la haine raciale, à la violence », complète Pierre, membre de Québriac migrants solidarité et du NPA.

« Nous avons longuement échangé pour savoir s’il fallait ou non dénoncer publiquement ce fichage. Nous ne voulions pas donner de l’audience à ce site en évoquant son contenu », détaille Gabrielle, du collectif de soutien aux sans-papiers.

Mais en Bretagne, d’autres militants sont visés. « Nous craignons que d’autres listes sortent dans les semaines à venir. On ne doit pas rester sans rien faire. Il faut se mobiliser contre ces pratiques et la progression inquiétante de l’extrême droite en Bretagne. »

Les militants ont déposé une plainte pour injure publique et provocation publique à la commission d’un crime. Ils demandent la suppression des données les concernant et la fermeture du site, hébergé aux États-Unis.

Le créateur de Breiz Atao, l’ultranationaliste Boris Le Lay, a déjà été condamné à plusieurs reprises par des tribunaux en Bretagne, notamment pour provocation à la discrimination raciale.

Devant le tribunal pour avoir violé des jumelles sourdes et muettes

Deux Roumains doivent être jugés à partir de ce lundi à Nanterre pour avoir violé des jumelles sourdes et muettes de 33 ans, en 2012, à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).

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Problème de taille, les deux jeunes femmes ne maîtrisent pas la langue des signes et sont analphabètes, ce qui va poser de nombreuses difficultés pour comprendre comme se sont déroulés les faits, explique Le Parisien.

C’est du fait de leur état, des analyses médico-légales, de témoignages et d’aveux des suspects que les faits ont été reconstitués, les jumelles ne se faisant comprendre que par quelques sons et des gestes, rapporte le quotidien.

Fuite au Portugal

Elles avaient rencontré quatre hommes dans Paris lors d’une soirée et avaient accepté de venir chez l’un d’eux. Deux des quatre hommes avaient quitté les lieux. C’est à ce moment-là que les deux autres, âgés de 39 et 40 ans, les auraient violées.

Les deux hommes avaient fui au Portugal, avant d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt international et d’être interpellés en 2013.

Ils encourent 20 ans de réclusion.

Le Dauphine

En excès de vitesse et sans permis, Dylan écope d’une simple peine de travail pour la mort de Laura

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Le Berlozien de 19 ans responsable de la mort de la Waremmienne Laura Baillien le 8 juin 2015 à Hannut s’en sort bien. Le tribunal de police de Huy l‘a condamné ce mardi à une lourde peine de travail (250 heures) et une déchéance du permis de conduire de plus de 3 ans mais il échappe à la prison. Le parquet avait requis deux ans ferme.

Pour la famille de Laura, le jugement sera sans doute difficile à comprendre, mais aussi à accepter. «  Vu la gravité des faits, mais aussi l‘attitude du prévenu, ses regrets artificiels et superficiels, ils auraient certainement préféré une peine de prison, même avec sursis  », commente à froid l’avocate de la maman, Me Louisa Spadazzi.

La sortie de route fatale à la jeune musicienne waremmienne de 17 ans remonte au 8 juin 2015, vers 22h. Alors qu‘il circulait à Trognée-Hannut, Dylan G. a perdu le contrôle de sa Peugeot 306 après avoir franchi, à plus de 80km/h !, un ralentisseur. Sa voiture a alors effectué un bond avant de quitter sa trajectoire, puis elle est allée percuter un muret. Ni Laura, ni Dylan ne portaient leur ceinture de sécurité. Ils ont été tous les deux éjectés du véhicule. Seule Laura n‘a pas survécu au choc. Elle est décédée sur le coup.

L‘enquête a démontré la négligence coupable dont avait fait preuve Dylan qui roulait sans permis de conduire, sans assurance. Son véhicule n‘était pas en ordre de contrôle technique et était équipé de plaques d‘immatriculation volées. D‘un point de vue mécanique, l‘état du véhicule n‘était guère plus brillant. Le Berlozien l‘avait acheté dans une casse avant de la retaper lui-même, sans en avoir les compétences. L‘expert avait même relevé un pneu monté à l‘envers !

Cependant, pour ce même expert, c‘est la vitesse inadaptée qui était à l‘origine de l‘accident.

La Meuse

La juge renvoie devant les Assises, Éric Molcrette, l’instituteur qui a violé une trentaine d’enfants

Au moins 43 plaintes déposées pour viols et agressions sexuelles contre Éric Molcrette, un enseignant de Planaise depuis 2013.

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L’instituteur d’un petit village de Savoie (Planaise) suspecté de viols et d’agressions sexuelles sur une trentaine d’enfants entre 2011 et 2013, comparaîtra bien devant les Assises dans les prochains mois. La juge d’instruction vient de clore son enquête et de rendre son ordonnance de renvoi.

La date du procès n’est pas encore fixée. L’enseignant d’une classe à trois niveaux (moyenne section à CP) profitait du temps d’aide personnalisée pour abuser des fillettes. 
Âgées de 4 à 6 ans, elles avaient les yeux bandés lorsque l’instituteur présentait son sexe trempé dans du sirop. « Un jeu du goût » selon lui. Il est également soupçonné d’agressions sexuelles sur des mineures dans un centre équestre dont il s’occupait à Mornac-sur-Seudre, en Charente-Maritime.

Le Dauphine

500 euros d’amende pour avoir fait une « quenelle » à Manuel Valls

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Le jeune homme de 23 ans qui, lors de la visite de Manuel Valls le 6 novembre dernier à la suite des émeutes de Moirans, avait répondu à la main tendue du premier ministre par une « quenelle », a été condamné mardi matin à une peine d’amende de 500 euros pas le tribunal correctionnel de Grenoble.

Ce geste, bras tendu vers le bas en main opposée posée sur l’épaule, popularisé comme un signe antisystème par le polémiste Dieudonné M’bala M’bala et qui ressemble, selon ses détracteurs, à un salut nazi à l’envers, constitue un « outrage commis envers une personne dépositaire de l’autorité publique, en l’occurrence le premier ministre, lequel représente la Constitution, charpente de notre état de droit ! », a martelé le représentant du ministère public en ajoutant : « Quand on n’est pas d’accord, on vote ! ».

Et de poursuivre : « Ce geste est un geste très clair de mépris comparable à un bras d’honneur mais c’était surtout un geste stupide qui, en d’autres temps et en d’autres lieux, aurait mérité un bon coup de pied aux fesses ! »

Le Dauphine

Maman refuse de regarder la télé avec lui, Arnaud la frappe

Un dimanche soir de janvier dernier, Arnaud Célestin propose à sa mère de regarder la télé ensemble. Elle refuse, voulant aller se coucher. Le fiston insiste, nouveau refus. Alcoolisé pour avoir sifflé un litre de bière peu avant, le quadragénaire s’emporte. 

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Les gendarmes alertés, ils interpellent Arnaud Célestin dans la rue, ivre. Sa mère évoque des bousculades régulières, mais ne porte pas plainte. À l’audience, la petite dame frêle défend son bébé.

En ne lui interdisant pas de rentrer en contact avec sa mère, la présidente, qui le condamne à cinq mois dont trois avec sursis, accède à une requête des deux parties.

Aisne Nouvelle

Bruno refuse de vendre des contraceptifs au nom de sa religion catholique

Un apothicaire du bordelais a été interdit d’exercer son métier pour avoir refusé de vendre des contraceptifs. Il invoque sa foi religieuse. Le pharmacien a expliqué agir au nom de sa religion catholique.

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Un pharmacien de Salleboeuf, une petite commune de 2200 habitants située dans l’Entre-deux-Mers en Gironde, vient de se voir notifier par le conseil de discipline de l’Ordre des pharmaciens une interdiction provisoire d’exercer pour avoir refusé de vendre des contraceptifs, et ce par conviction religieuse. L’homme, père d’une famille nombreuse, avait déjà été condamné en première instance en novembre 1995 pour la même raison.

Bruno Pichon, âgé de 38 ans, est le seul pharmacien de Salleboeuf. Il vient d’être suspendu pour une semaine en raison d’un refus de vendre des médicaments contraceptifs.

« C’est gravissime, on ne peut pas laisser les choses en l’état et la loi doit s’appliquer partout », a déclaré Annie Carrareto, administratrice du Planning familial de la Gironde.

La Depeche

Victime d’un enlèvement, Estelle retrouvée en état de choc, Yoan son ex activement recherché

 

La jeune mère de famille, enlevée à Belley, à l’aube dimanche, a été retrouvée ce lundi, vers 16h. Blessée, le visage très abîmé, la jeune femme a été retrouvée errant dans les rues de Belley, en état de choc. Elle a été hospitalisée. Son ex-conjoint est recherché.

Estelle Pinque,19 ans ,mère de 2 très jeunes enfants,a été enlevée très tôt dimanche matin par deux inconnus alors qu’elle était revenue  dans son ancien appartement de Belley .Des témoins évoquent une scène violente au terme de laquelle elle a totalement disparu.

Estelle Pinque enlevement yoanDes témoins évoquent une violente altercation et des cris de femme entendus dimanche à 5 h du matin et provenant de ce logement. Perturbés dans leur sommeil ,ils racontent aussi avoir vu de leur fenêtre leur ancienne locataire traînée par les cheveux, de force et jetée pieds nus dans une voiture par deux hommes.

La maman d’Estelle Pinque accuse « Yoan » ,son ancien compagnon d’avoir mené l’expédition, aidé d’un autre homme.

La brigade de recherches de Belley a ouvert une enquête et recherche actuellement l’ancien compagnon d’Estelle, suspecté d’être à l’origine de ce brutal enlèvement. Des recherches qui pourraient être orientées vers Bourgoin Jallieu où réside la famille de « Yoan ».

France 3

Père d’un dealer, Jean-Louis tente d’écraser a 2 reprises un gendarme

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Un homme de 52 ans, était jugé hier en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Bastia. Gendarmes et policiers procédaient ce jour-là, en divers endroits de Balagne, à l’interpellation de plusieurs personnes soupçonnées de trafic de cannabis, dont le fils du prévenu.

Accusé de violences volontaires sur dépositaire de l’autorité publique, Jean-Louis Emmanuelli a, selon le ministère public, vers 13 heures, foncé à deux reprises, en marche arrière puis en marche avant, avec son fourgon, sur un gendarme.

À l’issue de son délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le quinquagénaire à cinq ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et a décerné un mandat de dépôt pour la partie ferme. Il a également prononcé les peines complémentaires demandées par le parquet et condamné le prévenu à verser les sommes demandées à la partie civile.

Corse Matin

3 militants d’extrême droite condamnés pour des violences envers la police a Calais

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Trois personnes étaient jugées en comparution immédiate lundi pour « rébellion » lors d’une manifestation illégale organisée par le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire à Calais. Elles ont été condamnées à trois mois de prison sans mandat de dépôt.

Ces trois personnes étaient jugées en comparution immédiate par le tribunal de Boulogne-sur-mer pour opposition violente contre deux policiers. Un CRS a été blessé au poignet, rapporte la Voix du Nord, il recevra 400 € de dommages et intérêts et frais de justice.

Au cours de cette manifestation 14 personnes avaient été interpellées dont l’homme qui avait brandi un fusil contre des migrants à Calais.

Samedi matin, les manifestants d’extrême droite ont bloqué deux ponts de la ville. « Ils portaient des banderoles, ont enflammé quelques pneus et avaient des fumigènes« , avait déclaré Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète Fabienne Buccio.

Génération identitaire est la branche jeunes du Bloc identitaire, fondé en 2003 par d’anciens leaders d’Unité radicale, le groupuscule dissous un an plus tôt après la tentative d’assassinat contre Jacques Chirac par l’un de ses sympathisants lors du défilé du 14 juillet. Adepte d’actions médiatiques, très présent sur internet, le Bloc identitaire défend une vision « ethnique » et « culturelle » de l’identité européenne, avec un discours islamophobe.

Le terroriste identitaire Anders Breivik fait le salut Nazi a l’ouverture de son procès

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L‘assassin d’extrême droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, a donné le ton mardi au premier jour du procès qu’il a intenté contre l’État sur ses conditions de détention, en faisant un salut nazi à son arrivée.

Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, un gymnase de la prison de Skien (sud) transformé pour l’occasion, s’est tourné après quelques instants vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot.

Allégeance au national-socialisme

Ce faisant, il effectue une variante du salut nazi qu’il avait fait à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012: il avait alors porté son poing droit sur le coeur puis avait tendu le bras.
Dans une lettre envoyée à l’AFP le 27 octobre 2014, l’extrémiste aujourd’hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu’alors « militant nationaliste », avait annoncé son « allégeance au national-socialisme ».

Breivik accuse aujourd’hui l’État d’enfreindre deux dispositions de la convention européenne des droits de l’Homme, l’une interdisant les traitements « inhumains » ou « dégradants » et l’autre garantissant le « droit au respect de sa vie privée (…) et de sa correspondance ».

Le 22 juillet 2011, il avait tué 77 personnes, huit en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d’été de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utøya.

Il a été condamné en 2012 à 21 ans de prison, peine susceptible d’être prolongée s’il reste considéré comme dangereux.

Sud Ouest

Accueil des SDF : « Salope », « ils vont égorger nos enfants », les habitants du 16ème dérapent

« Même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants »

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L’argument écologique est le plus fréquent parmi les opposants au projet. « Sur le plan environnemental c’est catastrophique, cette décision est purement idéologique », affirme Marc Rassiat, « ils construiraient avenue Foch juste pour emmerder le bourgeois« .

Plusieurs habitants du XVIe arrondissement ont néanmoins fait le déplacement pour soutenir l’accueil des migrants. « C’est à nous, les riches, d’aider les pauvres », s’offusque une homme d’une cinquantaine d’années, « même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants, c’est la même réaction chaque fois qu’on essaie de mettre en place des logements sociaux dans le XVIe ».

Midi Libre


«fils de pute», «salope»… les habitants du chic 16e énervés contre l’installation d’un centre SDF

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Vingt-cinq minutes : c’est le temps qui a suffi aux riverains du très chic arrondissement parisien pour interrompre une réunion consacrée à un projet de centre d’hébergement d’urgence, après des dérapages en tous genres.

«Escroc», «fils de pute», «menteur», «collabo», «stalinien», «vendu», «salopard», «salope», «caca» : c’est la liste, non exhaustive, des insultes et insanités proférées en moins de vingt-cinq minutes par les habitants du XVIe arrondissement de Paris venus assister à une réunion d’information sur un projet de centre d’hébergement d’urgence.

Pas question, pour ces riverains, de voir s’ouvrir d’ici l’été un centre d’hébergement d’urgence pour 200 personnes en bordure du bois de Boulogne. L’argument de la solidarité parisienne ne prend pas. Peu importe que le très chic XVIe arrondissement ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine de places d’accueil, quand d’autres en ont plusieurs centaines.

Bronca pour Brocas

Irritée par les vociférations de la salle,  la préfète de Paris Sophie Brocas menace d’«arrêter de parler». Cris de joie : «Oui ! Oui !» Quelques instants plus tard, elle tente de rassurer le public avec cet argument étrange : «Je le dis avec la plus grande fermeté : il n’y aura pas de migrants dans ce centre, de personnes qui viennent d’Afrique et d’ailleurs.» Peine perdue, les SDF n’émeuvent guère plus la foule. Qui redouble de protestations. «Mettez-les à Calais», lance un homme. Certains sortent des sifflets, d’autres entonnent des «Hidalgo démission !».

Les «débats» durent à peine depuis quinze minutes quand les travées latérales sont envahies par des militants encore plus excités. Les insultes fusent. Un homme traite la préfète de «salope», un autre s’en prend à Claude Bartolone, qualifié de «salopard».

«Escroc, fils de pute !»

Face à la tension croissante, le président de l’université Dauphine tente de ramener le calme. «Est-ce que vous vous rendez compte du spectacle que vous donnez aux étudiants ?» Pour seule réponse fuse un «connard». «Je suis votre hôte, un minimum de respect s’il vous plaît !» Quelques secondes plus tard, Laurent Batsch décide d’interrompre la réunion. «Je suis garant de la sécurité», se justifie-t-il. Réaction d’un poète : «Escroc, fils de pute !»

Un vieil homme en est sûr, l’interruption de la réunion est une «combine». Il se lance dans une diatribe contre les journalistes, qui «sont comme la police». A quelques pas de là, Florent ne décolère pas contre ce «nouveau Sangatte qu’on veut nous imposer au bois de Boulogne». «Les gens du quartier ont dépensé un argent fou pour acheter leur appartement et on va leur mettre des Algeco sous le nez», s’énerve-t-il.

Sur le fond, Enguerrand redoute l’arrivée de nouveaux arrivants dans le quartier. «Cette population de migrants va trouver dans l’arrondissement un corps étranger», estime-t-il. Catherine, elle, suppute que les SDF et «leurs chiens» vont «installer leurs tentes» dans le coin.

Libération

« Les Bougnouls », tag raciste au club de foot de La Routière, 4 joueurs sanctionnés

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« Les Bougnouls », était-il inscrit en face du nom du club de Bellevue, le 24 janvier, sur le tableau de classement à La Rouxière. La présidente et quatre joueurs suspendus.

Les sanctions sont tombées vendredi 11 mars. La commission a ainsi infligé huit mois ferme de suspension au joueur dénoncé par son club comme étant l’auteur des faits. Trois de ses coéquipiers sont aussi suspendus trois mois ferme chacun car « ne pouvaient ignorer les écrits » selon le procès-verbal de l’instance départementale.

Enfin, la présidente du club a été suspendue quatre mois « pour manquements importants à ses obligations de présidente de club ».

Ce lundi 14 mars, le club de foot de La Rouxière renoue avec les terrains. Depuis le 24 janvier, la commission de discipline du district de Loire-Atlantique avait interdit le club de toutes compétitions à titre conservatoire. Dans l’attente de décisions définitives. Ce jour-là, les joueurs du club nantais de la JSC Bellevue avaient en effet trouvé un panneau de classement indiquant « Bellevue les Bougnouls »