Attentats Bruxelles : Facebook réactive son dispositif du 13 Novembre

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Wissous : 7 internautes jugés pour des propos islamophobes et des menaces de mort

PoliceInternet

Sept internautes, auteurs de ces réactions, comparaissent ce mardi pour provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, et pour injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine.

Les messages en cause avaient été mis en ligne à la suite de la polémique de Wissous Plage. A l’été 2014, la municipalité avait interdit le site à toute personne portant des signes religieux ostentatoires. Deux femmes voilées s’étaient alors vues refuser l’accès. Tollé général. Saisie, la justice avait fait suspendre ce texte.

« Il y a deux choses certaines quand on lit les différents commentaires, analyse Me Jacques Montacié, avocat pour La Ligue des droits de l’Homme. Ce qui en ressort, c’est que les musulmans, on ne les veut pas chez nous et s’ils ne partent pas, on les fera partir. Deuxièmement, on a une addition de propos haineux, alimentée par un maire qui publie des articles sur les musulmans et qui laisse libre cours à ces propos. »

Fin juillet 2014, alors que la déferlante de fiel se répand jour après jour parmi les messages sur la page Facebook, la Ligue dépose plainte contre Richard Trinquier. Entre-temps, le maire avait finalement appelé à la modération avant de fermer sa page.

Du côté des prévenus, Me Denis Tailly-Eschenlohr a bien l’intention de demander la nullité de la procédure pour son client, estimant qu’elle n’a pas été respectée.  S’il n’obtient pas satisfaction, il plaidera la relaxe.

Selon lui, son client n’a « ni le profil, ni la mentalité d’un anti-musulman ». « Quand il dit Tuez les tous femmes et enfants, dieu reconnaîtra les siens, c’est une citation historique des Croisades, avance l’avocat. Et quand il écrit un bon crouille est un crouille mort, il ne parle pas spécialement de musulmans mais de tous ceux qui portent les armes contre la France. »

Le Collectif Al Madina, association musulmane locale, y perçoit plutôt des menaces de mort et a aussi déposé plainte à l’époque. « Le climat est plus calme aujourd’hui. Il n’y a pas eu de nouvelles provocations », concède son président, Abdelkrim Benkouhi, qui regrette cependant que sa structure « soit ignorée par la municipalité ».

Le Parisien

«Je suis Paris, mais pas Ankara, ni Grand Bassam ?» : Facebook hiérarchise-t-il les attentats ?

Facebook ne permettra pas ses utilisateurs à modifier leur image de profil pour évoquer les attentats d’Ankara, une option qui avait pourtant été mise en place après d’autres attentats, notamment ceux de Paris. 

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Sur Facebook, une option permet aux utilisateurs de changer temporairement leur photo de profil via l’application iPhone ou Android, qui peuvent même décider de la durée pour laquelle cette photo sera affichée. Cette possibilité a été introduite après les attentats survenus dans le monde et permet, par exemple, aux internautes d’insérer un drapeau national en fond de la photo de profil.

Ainsi, les internautes ont pu utiliser ce procédé après les attentats du 13 novembre à Paris. Mais en revanche, cela n’est pas possible pour ceux qui ont eu lieu le 13 mars à Ankara ! Beaucoup d’utilisateurs ont de fait, accusé Facebook de hiérarchiser la gravité des attentats et de les classer par préférence, dénonçant le fait que le réseau social ne porte pas attention aux attentats qui ont endeuillé la capitale turque.

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Au lendemain de l’attentat, Facebook, sous le feu des critiques, a tout de même activé l’option Security Check, qui permet aux utilisateurs de signaler qu’ils se trouvent en sécurité et de prendre des nouvelles de ses proches et de ses amis.

Reste que cette option n’a pas été activée après les attentats de Grand Bassam en Côte d’Ivoire, provoquant de nouveau la colère des utilisateurs qui accusent Facebook de n’être solidaire que lorsqu’un attentat touche les pays occidentaux.

RT

Le journal Nord Littoral dévoile l’identité d’internautes tenant des propos racistes

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Pour dénoncer la montée du racisme et de la xénophobie en Allemagne, le quotidien Bild avait publié le 20 octobre dernier, dans ses colonnes, des commentaires anti-étrangers parus sur sa page Facebook avec l’identité des responsables.

Nord Littoral s’associe à cette démarche en publiant une partie des commentaires les plus haineux, comme ceux qui appellent aux meurtres. Voici donc quelques messages qui mériteraient de figurer sur un mur de la honte :

– A propos du défenseur des droits qui dénonce la situation des migrants à Calais, Olivier Fauvet écrit le 6 octobre : « pourquoi ne pas construire un camp de concentration, on sera tranquille. »

– Concernant les cinq migrants repêchés au port de Calais alors qu’ils tentaient de monter dans un ferry, Rougemont Lola Audrey écrit, toujours le 6 octobre : « Et merde, voilà qu’ils y vont à la nage, Mdr. Faut encore de l’entraînement. Par chance, t’en as qui mourront peut-être. »

– A Calais, les migrants lancent des projectiles sur l’autoroute pour faire ralentir le trafic. Ghe Divergences Nicholas estime le 8 octobre que « les camionneurs devraient être armés et ne pas hésiter à tirer. »

– Migrants, la rocade sous pression, le 9 octobre. La solution pour Jean-Jacques Bibeck : « Il suffit de leur rouler dessus, au bout d’une dizaine, ils se calmeront. »

– A propos de l’identification du corps du migrant disparu dans le port de Calais, le 13 octobre, Templiere Floriane écrit : « Et un de moins, yessss. Vous pouvez m’insulter, je m’en fous. »

– Les migrants tombent nez à nez avec un ours polaire, le 14 octobre. Steeven Angelique Ponthieu estime qu’ « il aurait dû les bouffer, ces crasseux. »

Nord Littoral