Wissous : 7 internautes jugés pour des propos islamophobes et des menaces de mort

PoliceInternet

Sept internautes, auteurs de ces réactions, comparaissent ce mardi pour provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, et pour injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine.

Les messages en cause avaient été mis en ligne à la suite de la polémique de Wissous Plage. A l’été 2014, la municipalité avait interdit le site à toute personne portant des signes religieux ostentatoires. Deux femmes voilées s’étaient alors vues refuser l’accès. Tollé général. Saisie, la justice avait fait suspendre ce texte.

« Il y a deux choses certaines quand on lit les différents commentaires, analyse Me Jacques Montacié, avocat pour La Ligue des droits de l’Homme. Ce qui en ressort, c’est que les musulmans, on ne les veut pas chez nous et s’ils ne partent pas, on les fera partir. Deuxièmement, on a une addition de propos haineux, alimentée par un maire qui publie des articles sur les musulmans et qui laisse libre cours à ces propos. »

Fin juillet 2014, alors que la déferlante de fiel se répand jour après jour parmi les messages sur la page Facebook, la Ligue dépose plainte contre Richard Trinquier. Entre-temps, le maire avait finalement appelé à la modération avant de fermer sa page.

Du côté des prévenus, Me Denis Tailly-Eschenlohr a bien l’intention de demander la nullité de la procédure pour son client, estimant qu’elle n’a pas été respectée.  S’il n’obtient pas satisfaction, il plaidera la relaxe.

Selon lui, son client n’a « ni le profil, ni la mentalité d’un anti-musulman ». « Quand il dit Tuez les tous femmes et enfants, dieu reconnaîtra les siens, c’est une citation historique des Croisades, avance l’avocat. Et quand il écrit un bon crouille est un crouille mort, il ne parle pas spécialement de musulmans mais de tous ceux qui portent les armes contre la France. »

Le Collectif Al Madina, association musulmane locale, y perçoit plutôt des menaces de mort et a aussi déposé plainte à l’époque. « Le climat est plus calme aujourd’hui. Il n’y a pas eu de nouvelles provocations », concède son président, Abdelkrim Benkouhi, qui regrette cependant que sa structure « soit ignorée par la municipalité ».

Le Parisien

Tout commentaire à caractère raciste, diffamatoire ou incitant à la haine envers quelconque communauté sera supprimé et pourra donner lieu à des poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.

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