Terrorisme : un membre d’extrême-droite arrêté pour avoir projeté un attentat en Australie

Un Australien soupçonné de liens avec l’extrême-droite a été inculpé dimanche pour « préparation d’un acte terroriste » au lendemain de son arrestation à son domicile de Melbourne (sud), a-t-on appris auprès de la police fédérale.

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Âgé de 31 ans, l’homme identifié par les médias australiens comme un certain Phillip Galea, a été présenté dimanche à un tribunal de Melbourne qui lui a notifié son inculpation pour « préparation d’un acte de terrorisme » et « possession de documents en vue de la préparation d’un acte de terrorisme« .

Daniel Andrews, Premier ministre de l’Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a affirmé que cette arrestation ne renvoyait à « aucune menace imminente« , tout en ajoutant que les autorités demeuraient sur leurs gardes.

De son côté, Galea a affirmé au tribunal qu’il rejetait ces accusations, relevant selon lui d’un « complot contre le mouvement patriote« , a rapporté le quotidien The Age.

Interrogée par l’AFP, la police fédérale n’a pas confirmé des informations de presse liant Galea au collectif anti-islam « Reclaim Australia » (Reconquérir l’Australie), se contentant d’indiquer qu’il était lié « à diverses organisations« .

Affrontements à Melbourne

De violents affrontements avaient opposé en mai et juin à Melbourne des sympathisants de gauche et d’extrême-droite sur l’épineux dossier de l’immigration, ce qui avait conduit à un renforcement des pouvoirs de la police de l’Etat de Victoria.

Les responsables de « Reclaim Australia » avaient affirmé vouloir apporter « une réponse publique au choc provoqué par les atrocités des ‘radicaux de l’islam’ en Australie et à l’étranger« .

 

RTBF

Racisme, islamophobie : 19 supporters d’extrême droite israélienne inculpés pour tentative de meurtre

Dix-neuf membres d’un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem (1re division), connus pour leurs dérapages racistes, ont été inculpés dimanche de tentative de meurtre, a indiqué la police israélienne. 

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Ces supporters arrêtés fin juillet et membres du groupe «La Familia» ont été inculpés pour «tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de vol, de délits racistes, de possession illégale d’armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport en Israël et à l’étranger», a précisé la police dans un communiqué. Parmi les violences attribuées à des membres de «La Familia» figurent des agressions contre des supporters d’équipes rivales.

Le procureur a demandé leur maintien en détention préventive jusqu’à la fin des procédures engagées contre eux.D’autres inculpations de membres de «La Familia» arrêtés puis libérés ces derniers jours devraient intervenir prochainement, a ajouté la police. En outre, neuf membres de l’organisation ont été inculpés pour trafic de drogue. 

Ultranationalistes juifs, les membres de La Familia qui seraient plusieurs centaines selon les médias israéliens, sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes lancées contre les Arabes et les musulmans. Le Teddy Stadium à Jérusalem où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé «l’enfer» en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte d’y déployer d’importants renforts lors des matchs.

Le 18 août, le Beitar Jérusalem y recevra le club français de l’AS Saint-Etienne en Ligue des champions lors du dernier tour des préliminaires. En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie. Cette décision avait déclenché des réactions racistes d’une frange des supporters au point que l’équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. 

Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d’un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l’équipeLe Beitar, qui puise ses fondements dans l’histoire de la droite nationaliste israélienne, n’a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël, où les Arabes israéliens représentent plus de 17% de la population.

Le Figaro

Paris : un couple musulman éjecté d’un avion car il était en «sueur» en disant «Allah»

Un couple musulman qui a accusé Delta Air Lines d’islamophobie pour les avoir débarqué hors d’un vol, témoigne.

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Le couple a affirmé qu’il a été choisi parce que l’équipage a remarqué qu’il «transpirait» et disait le mot « Allah », ce qu’ils ont nié.

Faisal Ali et Nazia Ali ont attendu 45 minutes sur un vol Delta Air Lines à Paris pour rentrer dans l’Ohio, quand un employé de Delta a demandé au couple de quitter l’avion, il avait besoin de leur poser des questions.

ils nous ont dit: « prenez toutes vos affaires, vous ne serez pas sur ce vol « .

Un officier de police française attendait devant la porte.

«J’avais peur parce qu’il prenait des photos de nos passeports sur son téléphone personnel, ».

Après les avoir interroger au sujet de leur séjour à Paris – le couple avait bénéficié d’une brève période de vacances dans la capitale pour leur 10ème anniversaire de mariage – l’officier a dit qu’il n’a eu aucun problème avec eux.

L’employé de Delta a ensuite expliqué que le pilote leur a demandé de quitter l’avion car l’un des membres de l’équipage s’est senti « mal à l’aise » en leur présence, après avoir vu M. Ali « en sueur » cacher son téléphone en marchant et en disant « Allah ».

Independent

 

Canada : enquête sur un millier de femmes autochtones assassinées

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Marion Buller, une juge amérindienne, va diriger, de septembre jusqu’à fin 2018, une vaste enquête sur des centaines de meurtres et disparitions de femmes autochtones au Canada, qui ont eu lieu au cours des trois dernières décennies, a annoncé mercredi le gouvernement.

La mise en place de cette commission d’enquête fait suite à 18 séances de consultations publiques, au cours desquelles plus de 2000 femmes autochtones ont été entendues depuis décembre, afin d’établir le cadre des travaux des enquêteurs.

«Ce que nous avons entendu était sans ambages et très personnel. Il ne fait aucun doute qu’il y a un besoin urgent d’examiner les causes sous-jacentes et profondément systémiques de cette violence, y compris le racisme, le sexisme et l’impact continu du colonialisme», a souligné en préambule la ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett. Réclamée depuis des années par les responsables autochtones, cette investigation avait toujours été refusée par le précédent gouvernement conservateur.

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Souvent accusée de ne pas enquêter avec le même soin ou la même célérité sur ces disparitions, la police a recensé près de 1200 femmes autochtones disparues ou assassinées entre 1980 et 2012, soit trois à quatre fois plus en proportion que dans le reste de la population canadienne.

Paris Match

Google retire la Palestine de ses cartes et l’a remplace par israel

La décision de Google de retirer la Palestine de ses cartes et de la remplacer par Israël a été tout de suite dénoncée par le Forum des Journalistes Palestiniens.

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Selon leur déclaration, la décision de Google faite le 25 Juillet est « une partie de la stratégie d’Israël pour établir son nom en tant qu’Etat légitime pour les générations à venir et rayer définitivement de la carte la Palestine« .

« Le déplacement vise également à falsifier l’histoire, la géographie, ainsi que le droit du peuple à avoir sa patrie, et aussi une tentative échouée de manipuler la mémoire des Palestiniens et des Arabes ainsi que du monde ».

D’après le forum, ce remplacement est « contraire à toutes les normes et conventions internationales », ce qui souligne que Google doit refuser ses actions.

Les internautes ont largement réagi à la décision de Google de remplacer la Palestine par Israël sur ses cartes.

Sputnik

Canada : un lieutenant-colonel britannique arrêté pour viol sur une officière

Un lieutenant-colonel britannique, temporairement affecté à Kingston en Ontario, fait face à une accusation d’agression sexuelle sur une officière de l’armée canadienne.

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L’histoire remonte au mois d’avril dernier. Après un évènement militaire à Fort Frontenac, la présumée victime, l’accusé, Christopher Davies, et d’autres personnes sont sortis dans un bar de la ville de Kingston.

Selon la police de Kingston, l’homme de 45 ans aurait suivi l’officière de 52 ans à son hôtel et l’aurait ensuite violée. Le lieutenant-colonel Christopher Davies a été arrêté mardi et a été ensuite accusé d’agression sexuelle.

Il a été libéré sur une promesse de comparaître et doit respecter plusieurs conditions strictes, notamment de ne pas contacter l’officière et de ne pas quitter l’Ontario.

Journal De Montreal

«Je voulais la violer, je croyais qu’elle était morte. Pour être sûr, je l’ai étranglée» Gaëtan jugé

Gaëtan suspect n’1 dans l’affaire de la disparition de la jeune Thaynara avoue le viol et l’homicide. Le jeune homme avait lui-même signalé la disparition de l’adolescente.

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Le suspect nie avoir poussé Thaynara du toit du Décathlon d’Anderlecht.

Thaynara a-t-elle été tuée par un camarade ? Le suspect nº1 dans l’affaire est en aveux du viol et de l’homicide de Thaynara, nous apprend la DH ce jeudi. «  Je voulais la violer, j’ai essayé pendant 15 minutes. Thaynara ne bougeait plus mais elle respirait. Finalement, je l’ai violée avec un doigt. […] Elle avait cessé de respirer. Je croyais qu’elle était morte. Pour être sûr, je l’ai étranglée ».

Le jeune homme, qui avait 17 ans au moment des faits, nie avoir poussé la jeune femme. Selon ses dires, Thaynara aurait trébuché et serait tombée. Il la tenait par la main et ne serait pas parvenu à la retenir. Une caméra du Décathlon a filmé la chute. Le jeune homme a affirmé que Thaynara ne bougeait plus. Les yeux et le nez étaient en sang. Il a pris la mâchoire et constaté qu’elle était brisée…

Le jeune homme a ensuite transporté le corps de la jeune femme. Selon les informations de la DH, « il l’a prise par les jambes et l’a traînée sur le béton puis dans les ronces et les orties pour la hisser sur le talus et cacher son cadavre. » Il aurait alors eu envie de la violer… Le suspect se serait déshabillé complètement et aurait tenté d’agresser sexuellement la jeune femme pendant 15 minutes.

« Finalement, je l’ai violée avec un doigt. […] » a-t-il concédé. Il pensait que Thaynara était morte mais n’en était pas sûr. Il l’a alors étranglée avec la chaîne en or qu’elle portait autour du cou.

Le jeune homme de 17 ans est décrit comme un adolescent « qui ne ferait pas de mal à une mouche ». L’avocat Cédric Moisse, qui défend la famille de Thaynara, a pu confirmer qu’il s’est constitué partie civile chez le juge d’instruction pour meurtre et viol sur mineure âgée de plus de 16 ans avec la circonstance aggravante que le viol a causé la mort de la victime.

La Capitale

Etats-Unis : 2 femmes expulsées d’un avion d’American Airlines car musulmanes

« Ne demandez pas un verre d’eau si vous êtes un(e) musulman(e) à bord d’un avion d’American Airlines », a ironisé hier le site d’information Business Insider, qui rapporte l’histoire de deux femmes musulmanes expulsées mercredi matin d’un vol aux Etats-Unis.

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Niala Khalil, une journaliste et productrice de « Voice of America » et son amie se trouvaient à bord d’un vol de la compagnie aérienne américaine mercredi matin au départ de Miami à destination de Washington lorsqu’elles ont été priées de quitter l’avion.

« Après plus de 5 heures de retard, on nous a seulement offert un verre d’eau et un sac de bretzels et on nous a indiqué qu’il n’y aurait plus de repas et de boissons jusqu’à ce que l’avion quitte l’aéroport. On nous a aussi interdit de quitter l’avion pour acheter à manger ou utiliser les toilettes de l’aéroport », raconte l’américaine d’origine pakistanaise sur sa page Facebook.

Son amie, qui travaille pour le gouvernement américain, n’a pas manqué d’exprimer son mécontentement auprès d’un autre voyageur. « Si vous avez un problème, vous pouvez descendre de l’avion », lui aurait rétorqué un membre de l’équipage.

Un commentaire qui n’a pas laissé indifférentes les deux passagères : celles-ci l’auraient pris en photo pour l’identifier auprès d’une hôtesse de l’air afin d’adresser une plainte à American Airlines. Une représentante de la compagnie serait alors montée à bord de l’appareil, invitant les deux femmes à l’accompagner.

Des agents du service fédéral de la police de l’air (Federal Air Marshal Service) et d’autres officiers de la police de Miami les auraient accueillies à l’extérieur, auprès desquels le membre de l’équipage en question se serait plaint de « menaces »adressées par les voyageuses.

Ce n’est pas la première fois qu’American Airlines refoule des individus en raison de leurs origines ou leur religion. En avril dernier, Cenk Uygur, un passager musulman qui se plaignait d’un retard de quatre heures a été expulsé d’un vol. Motif ? Sa présence avait mis « mal à l’aise » le capitaine. En décembre 2015, trois autres musulmans avaient également été expulsés pour la même raison.

Yabiladi

À Lesbos, des humanitaires chrétiens tentent de convertir les migrants musulmans

Selon le « Guardian », des travailleurs d’Euro Relief ont distribué des formulaires de conversion aux réfugiés du centre de détention de Moria. Les critiques fusent.

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Des travailleurs humanitaires du centre de détention de Moria sont sous le feu des critiques. Le Guardian révèle ce mardi que plusieurs travailleurs humanitaires d’Euro Relief, une ONG grecque qui s’occupe notamment de trouver un abri et des vêtements pour les réfugiés des centres de Lesbos, ont essayé de convertir des réfugiés musulmans du principal camp de migrants de l’île de Lesbos en Grèce.

Pendant le ramadan

Les membres de l’ONG distribuaient des copies en arabe de l’Évangile selon saint Jean, éditées par The Pocket Testament League, une ONG américaine, celle-là, et d’obédience évangélique. À l’intérieur des ouvrages figuraient des formulaires de conversion à la religion catholique qui appelaient les migrants à signer une déclaration dans laquelle ils indiquent vivre « dans le péché ». « Je sais que je suis un pécheur… Je demande à Jésus de pardonner mes péchés et de m’accorder la vie éternelle. Mon désir est d’aimer et d’obéir à sa parole », est-il notamment écrit.

Cités par le quotidien britannique, plusieurs migrants disent avoir été heurtés d’une telle « absence de compassion », d’autant que la distribution a eu lieu pendant le ramadan, le mois saint par excellence pour les musulmans. « Nous aimons toutes les religions, mais si vous êtes chrétiens et que je vous distribue le Coran, comment vous sentirez-vous ? » demande notamment Ahmed, un Syrien à Moria. Les réfugiés précisent par ailleurs que les bibles ont été distribuées par au moins deux personnes de l’ONG à au moins deux reprises différentes.

Des « mesures disciplinaires »

L’ONG pointée du doigt affirme ne pas cautionner la distribution de tout document appelant à une quelconque conversion. Elle ajoute qu’il n’est pas impossible que certains de ses travailleurs humanitaires soient allés à l’encontre de sa volonté. Euro Relief promet que « des actions ont déjà été prises » et que des « mesures disciplinaires » s’appliqueront aux salariés fautifs.

Au début du mois de juin, le Guardian assurait, en se basant sur les témoignages d’hommes d’Église, qu’un nombre croissant de migrants musulmans s’étaient convertis au christianisme. Et le journal anglais de donner comme explications la foi sincère dans une nouvelle religion, un sentiment de gratitude envers les groupes chrétiens qui aident les réfugiés après un voyage difficile, mais aussi l’idée que la conversion pourra les aider dans leur procédure de demande d’asile.

Le Point

L’ancien légionnaire et électeur FN voulait «tuer des musulmans», il échappe à la prison

Bonsoir Monsieur. Je vais me venger sur des musulmans. Des appels au 17 comme celui-ci, les fonctionnaires du commissariat de Poitiers en ont reçu quatre, dans la nuit du 22 au 23 juillet. Au bout du fil, c’était Nicolas, 44 ans, un ancien de la Légion étrangère.

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«  Peur des représailles  » : huis clos refusé
« Trop, c’est trop, je vais en descendre. S’il y a un Arabe qui se met en travers de mon chemin, je vais le tuer […] Je sens que je vais tuer […] Je vais me venger. J’irais en prison. Je ne sors plus sans une arme. La France est en danger. »

A un autre policier, à qui il confie voter « Front national depuis toujours », il insiste : « Demain ou après-demain, je vais tuer deux ou trois musulmans. »

Présenté la semaine dernière en comparution immédiate à la barre du tribunal correctionnel de Poitiers, Nicolas paraissait beaucoup moins sûr de mettre à exécution ses envies meurtrières. Après avoir tenté de demander un huis clos « par peur des représailles, si je suis amené à rejoindre le centre de détention » – refusé par le tribunal – ce « défenseur de la France », comme il se décrit, a simplement expliqué ses appels aux meurtres par une alcoolisation massive.

Le président du tribunal s’agace : « Est-ce que vous comprenez que ces propos sont choquants et interdits par la loi ? » « Oui. Mais vous savez, je n’ai jamais fait de mal à une mouche. » Voire.
Avec 17 mentions au casier judiciaire, dont 13 condamnations, le procureur a du mal à y croire. 

« Vous imaginez bien que le contexte national, conjugué aux antécédents judiciaires de Monsieur, sont une atteinte au vivre ensemble. Ses menaces sont exclusivement ciblées sur les Arabes et les musulmans. Nous sommes dans un amalgame extrêmement dangereux. »

Pour protéger la société, le procureur requiert trois mois de prison et l’incarcération. Les juges ont opté pour deux mois. Sans mandat de dépôt. Nicolas a évité de peu d’hypothétiques « représailles » au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne.

La Nouvelles République

Insultes racistes : six plaintes contre la police en Seine-et-Marne

Les faits reprochés remontent à la nuit du 30 au 31 juillet dans la petite commune d’Emerainville (Seine-et-Marne), où un groupe d’individus s’en était pris à la police. Une voiture de patrouille avait reçu « des jets de projectiles divers, dont des cailloux et des casques de moto », a expliqué une source policière, qui a affirmé ne pas être au courant des suites judiciaires. 

POLICE

Insultes et arrêt de travail

Car quelques jours après, six personnes ont déposé plainte à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Cinq membres d’une même famille et une jeune femme âgée de 27 ans, assurent n’avoir rien à voir avec les heurts. « Ils nous ont tous mis dans le même sac », a résumé Moussa, éducateur spécialisé de 31 ans. Son frère, Makan, 29 ans, ambulancier, dit avoir reçu plusieurs coups de matraque de la part de policiers, notamment au poignet et sur le crâne. Ce qui lui a occasionné trois points de suture et une contusion au poignet. Il s’est vu prescrire un jour d’interruption totale de travail (ITT).

Selon lui, son père, septuagénaire, souffrirait également d’une contusion au poignet, après avoir lui aussi reçu des coups de matraqueMoussa a assuré à avoir été traité de « singe » par les policiers. Il a reconnu les avoir également insultés « après avoir vu les coups portés sur mon père et mon frère ».

La jeune femme de 27 ans, qui souhaite rester anonyme, contrôlée au cours de ces échauffourées et placée en garde à vue pour outrage, a elle porté plainte contre un policier pour « violences illégitimes ». « Il m’a arraché mon voile, m’a dit “Tu vas payer pour les autres” », a-t-elle raconté.

L’Alsace

Claude 61 ans condamné à du.. sursis pour agressions sexuelles

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Il n’a pas cessé les attouchements sur sa victime, une sans domicile fixe tout juste majeure, malgré les refus répétés de celle-ci.

Claude D., 61 ans, a été condamné à un an de sursis et mise à l’épreuve pour agression sexuelle, vendredi au tribunal de Meaux.

Il a également l’interdiction d’approcher sa victime, tremblante et en pleurs à l’audience, et a été inscrit au fichier des délinquants sexuels pour les trente prochaines années.

Le Parisien

Chevènement a la tête de la Fondation pour l’Islam : proposer quelqu’un qui n’est pas musulman pose interrogation

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Devant l’association de la presse présidentielle, mardi dernier, François Hollande a plébiscité la candidature de l’ancien ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement pour prendre la direction de la Fondation pour les oeuvres de l’islam de France, censée, à l’automne prochain, contrôler le financement privé des lieux de culte musulman.

À gauche, des critiques s’élèvent

La nomination de Jean-Pierre Chevènement ne semble pas faire l’unanimité dans les rangs de la gauche. Au sein même du gouvernement, une voix s’est élevée pour remettre en cause le choix du président de la République : celle de Laurence Rossignol, ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes. Invitée mercredi à s’exprimer au micro de France Info, elle a décliné les caractéristiques qu’elle souhaitait voir chez le prochain président de la fondation : « Le bon profil, selon moi, c’est d’abord quelqu’un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l’islam… »

Plus à gauche sur l’échiquier politique, Esther Benbassa s’est également montrée critique à l’égard de la nomination de Jean-Pierre Chevènement.

Au centre et à droite, la légitimité de Chevènement remise en question

François Bayrou, invité jeudi matin sur le plateau d’i>Télé, s’est montré particulièrement dubitatif : « C’est un choix surprenant et qui pose des questions », explique le président du MoDem. « Proposer, pour prendre la tête de cette organisation, quelqu’un qui n’est pas de culture musulmane, qui n’est pas de sensibilité musulmane et qui n’est pas de culture religieuse, pour moi, c’est une interrogationComment voulez-vous que les musulmans de France aient ce sentiment de responsabilité si on leur dit en fait : C’est de l’extérieur et par des responsables tout à fait estimables – Jean-Pierre Chevènement est dans ce cas-là –, mais qui ne partagent ni votre foi, ni votre culture, ni votre manière de voir, qu’on va régler le problème du financement de vos lieux de culte. »

C’est aux musulmans de choisir le président ou la présidente de #OEIF

Toujours au centre – quoiqu’un tantinet plus à droite –, la parlementaire UDI Nathalie Goulet a, elle aussi, montré son profond désaccord. La sénatrice de Normandie a multiplié les cris du coeur numériques sur Twitter, entre quelques gazouillis sur la guerre américaine en Irak, la taxe halal et Pokémon Go.

Même son de cloche du côté des Républicains, à l’image de Brice Hortefeux au micro de RTL jeudi matin. L’ex-ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy n’a pas compris le choix de François Hollande  : « C’est un choix quand même surprenant puisque [Jean-Pierre Chevènement] est totalement étranger à la religion musulmane. C’est comme si, pour la présidence de la Conférence des évêques de France, on faisait appel à un bouddhiste », a-t-il déclaré.

Le Point

Une femme lit un livre sur l’art syrien dans un avion… elle est arrêté pour terrorisme

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Entre psychose, amalgame et idiotie, la frontière est parfois ténue. Ce qu’a vécu Faizah Shaheen, 27 ans, au Royaume-Uni en est un bon exemple. Elle revenait de Turquie, où elle venait de passer sa lune de miel, relate le journal britannique The Independent. C’est alors qu’elle a subi un contrôle intense, suspectée d’être une terroriste.

Arrivée à l’aéroport de Doncaster, le 25 juillet dernier, Faizah Shaheen fait la queue pour passer la douane. Alertés par des membres de l’équipage de la Thomson Airways, deux policiers l’interpellent et la questionnent au sujet d’un livre qu’elle lisait dans l’avion, sur la couverture duquel on peut y voir des inscriptions en arabe et le mot « Syria ».

Faizah Shaheen est interrogée en vertu du « Terrorism act ». « Cela m’a énervée, a-t-elle lancé à The Independent. Je ne pouvais pas comprendre comment lire un livre pouvait me rendre suspecte. Je leur ai dit que ce n’était ni juste ni acceptable. »

L’interrogatoire durera quinze minutes, avant que les policiers ne la laissent partir. Un temps suffisant pour laisser Faizah Shaheen choquée, les larmes aux yeux. « Je me demande ce qu’il se serait passé avec une personne qui n’est pas musulmane », se questionne-t-elle.

Psychologue spécialisée dans la déradicalisation

Dans la vie, Faizah Shaheen travaille pour la NHS, le système de santé publique du Royaume-Uni. « Ironiquement », rit-elle jaune, elle est psychologue auprès de jeunes patients radicalisés. Originaire de Leeds, elle n’en revient toujours pas d’avoir été jugée sur son apparence et discriminée parce que musulmane. 

Le livre en question, « Syria Speaks: Art and Culture from the Frontline« , a été récompensé aux English PEN Awards, prix de la liberté d’expression. Un ouvrage de Malu Halasa qui compile des essais, des poèmes, des chansons, des dessins et des photographies d’auteurs et artistes syriens. Faizah Shaheen entend bien porter plainte contre les policiers et la compagnie aérienne.

Métro News

Après des lardons, une mosquée de Lorraine reçoit une enveloppe pleine de poudre

La même mosquée de Lorraine a été touchée par deux fois en une semaine par des actes de menaces islamophobes. A Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), cette mosquée est particulièrement menacée depuis les derniers attentats qui ont touché la France.

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Une mosquée de Lorraine a reçu jeudi une enveloppe pleine de poudre, a-t-on appris auprès des pompiers et de la police, une semaine après que des lardons ont été déposés dans sa boîte aux lettres.

L’enveloppe ne contenait « ni matériel bactériologique, ni nucléaire, et personne n’a présenté de symptômes » pour l’instant, a indiqué la police, ajoutant qu’un périmètre de sécurité était toujours installé autour de la mosquée de Tomblaine, en banlieue de Nancy. Les pompiers ont été appelés vers 16H00, et la levée de doute a été effectuée dans la foulée. Les personnes ayant eu un contact avec l’enveloppe seront surveillées dans les heures à venir.

Vendredi, un homme a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir déposé des lardons dans la boîte aux lettres de cette mosquée, quelques heures après l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, qui a vu mourir son prêtre de 86 ans, Jacques Hamel.

Ce jeudi, le numéro 2 du Front national a d’ailleurs défendu sur RMC l’homme qui a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir déposé des lardons devant cette mosquée. Florian Philippot a estimé qu’il avait été jugé par la «justice islamique», affirmant que sa peine était trop lourde.

Loractu