Saône-et-Loire : des tags antisémites, anti Valls et anti Hollande découverts à Autun

Des tags antisémites et sataniques ont été découverts sur le mur du cimetière Saint-Pantaléon et sur la porte d’entrée du temple protestant d’Autun en Saône-et-Loire mercredi 3 août 2016. Une enquête a été ouverte. 

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Sur les murs du cimetière de Saint-Pantaléon à Autun, en Saône-et-Loire : des croix gammées, des « 88 », signifiant le salut nazi, des tags anti-Valls et HollandeMercredi 3 août 2016, une dizaine d’inscriptions à caractère antisémite et satanique ont ainsi été découvert dans la ville.

Tags antisémites et satanistes

Le cimetière n’a pas été le seul lieu touché. Le temple protestant a lui aussi été vandalisé et recouvert de tags d’inspiration satanique. On y voit notamment des croix retournées ou des 666, le chiffre du diable.

Un ou plusieurs coupables ?

Une enquête a été ouverte pour retrouver le responsable de ces actes. A ce stade de l’investigation, il est impossible de s’avoir s’il s’agit de l’oeuvre d’une ou de plusieurs personnes.

Le préfet de Saône-et-Loire, Gilbert Payet a réagit dans un communiqué. « Gilbert Payet rencontrera, dès la semaine prochaine, des représentants de l’ensemble des communautés religieuses pour examiner avec eux les actions à entreprendre dans le département pour lutter contre toutes les formes de radicalisation et développer des actions intercultuelles », peut-on lire.

France 3

Islamophobie : l’élue qui a fait l’apologie de l’Hitler de Birmanie poursuivie par le CFCM

L’Observatoire national contre l’islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM), annonce jeudi 4 août qu’il a déposé plainte auprès du tribunal de grande instance de Compiègne (Oise) contre Arielle François pour provocation à la discrimination à la haine ou à la violence. 

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Cette action en justice fait suite à un tweet de l’adjointe au maire de Compiègne daté du 23 juillet où elle reprend une citation du moine extrémiste bouddhiste birman Ashin Wirathu, considéré à ses yeux comme un modèle de « sagesse » : « Vous pouvez être plein de gentillesse et d’amour, vous ne pouvez pas dormir à côté d’un chien enragé. Si nous sommes faibles, notre pays deviendra musulman. » Le leader du mouvement islamophobe 969 est connu pour ses appels réguliers à la haine contre les musulmans de Birmanie. 

L’Observatoire met en exergue le caractère dangereux du tweet qui assimile les musulmans à des chiens enragés, « un appel à la haine inadmissible ». « Dans un contexte national extrêmement tendu, il est incontestable, tant par son sens que par sa portée, que cette publication suscite un sentiment d’hostilité et de rejet envers la communauté musulmane de France », déclare Abdallah Zekri, le président de l’Observatoire. Il estime qu’Arielle François, permet, par son tweet, « d’asseoir la principale volonté des extrémistes islamistes et des intégristes de tous bords (…), celui de semer la terreur et la division ».

La Licra et le CCIF, qui ont dénoncé la publication de l’élue compiégnoise, réfléchissent encore à une éventuelle plainte formelle. Arielle François avait rapidement retiré son tweet, déclarant qu’elle ne connaissait pas Ashin Wirathu, surnommé le Hitler birman. En revanche, elle ne s’était alors pas prononcée sur la gravité de la phrase relayée.

Saphir News

Dylann Roof, le terroriste de Charleston agressé en prison

Dylann Roof, l’homme qui a tué neuf personnes dans une église noire de Charleston, en Caroline du Sud, en juin 2015, a été agressé en prison. 

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Le tueur de Charleston, Dylann Roof, a été agressé par un codétenu alors qu’il se trouvait hors de sa cellule. D’après le rapport de l’incident, l’agresseur a couru hors de sa cellule en apprenant que le meurtrier se trouvait dans les douches, et l’a passé à tabac, indique NBC. Le major du bureau du shérif, Eric Watson, a expliqué qu’aucune arme n’avait été utilisée pendant la bagarre et que Dylann Roof avait été conduit à l’infirmerie avant de regagner sa cellule.

Il encourt la peine de mort

En juin 2015, Dylann Roof avait tiré de sang froid sur les paroissiens de l’église noire de Charleston, alors qu’ils étudiaient la Bible. Il avait tué neuf personnes. Le meurtrier avait été vu sur des photos portant le drapeau confédéré, symbole de racisme et d’esclavage pour beaucoup d’Américains.

Mais les nombreuses photos accompagnant le texte rempli de haine et d’abominations laissent à penser que les mots ont bien été écrits par le meurtrier.

«Je souhaiterais avec passion que les nègres aient été traités de façon terrible à travers l’Histoire par les Blancs, que chaque Blanc ait un ancêtre possédant des esclaves, que la ségrégation ait été une institution diaboliquement opprimante. Si c’était le cas, alors tout aurait été plus simple. Mais ce n’est pas le cas. Tout est basé sur des mensonges historiques, des exagérations et des mythes. Nous ne méritons rien de tout ça», a notamment écrit le jeune homme.

D’après lui, «la ségrégation n’était pas une mauvaise chose, juste un moyen de se défendre».

Dylann Roof est inculpé de neuf assassinats et de trois tentatives d’assassinats et n’a depuis exprimé aucun remords. La justice fédérale américaine a annoncé en mai dernier qu’elle requerrait la peine capitale à l’encontre du suprématiste blanc lors de son procès.

Paris Match

L’école de l’horreur : des enfants juifs orthodoxes violés par leurs professeurs en Israël

Six professeurs d’une école talmudique sont poursuivis pour viols et agressions sur mineurs. Le principal accusé est également inculpé pour extorsion. 

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Selon les actes d’accusation, les crimes ont été commis entre 2000 et 2011 sur 22 enfants âgés de trois à dix ans, qui étaient les élèves des accusés. Durant cette période, les professeurs ont procédé à des sévices physiques et psychologiques quotidiens. L’école religieuse juive était surnommée «Bergen-Belsen» par les écoliers, en référence au camp de concentration nazi. Le principal accusé, Avraham Mordechai Rosenfeld, était lui appelé «Rosenazi».

Avraham Rosenfeld, selon l’acte d’accusation, forçait les enfants à se rendre dans l’un des salons de l’école où se trouvaient des lits. Afin que les élèves arrêtent de pleurer après avoir été violés, il leur donnait des bonbons – dont certains avaient été confisqués à d’autres écoliers – puis les renvoyait en classe. Le professeur aurait aussi demandé aux enfants, à de nombreuses reprises, de profiter de la récréation pour lui ramener des bouts de bois afin qu’il puisse les frapper avec.

Le document juridique relate que dans certains cas, Avraham Rosenfeld attachait les écoliers à leur bureau ou à des chaises avec des câbles, ou encore, qu’il les forçait à se tenir debout pieds et mains liés dans la classe. Une fois attachés, il leur faisait avaler de force une cuiller pleine de poivre ou de savon, sans qu’ils ne puissent se rincer la bouche après.

Mais ce sont pas les seules atrocités que ce professeur aurait commises. Il aurait ainsi interdit à certains de ses élèves de se rendre aux toilettes et en a obligé d’autres à faire leurs besoins dans leur pantalon assis à leur bureau. Avraham Rosenfeld aurait aussi frappé un chat qui venait d’entrer dans la salle de classe, avant de le jeter par la fenêtre et de le tuer.

Tous les accusés ont nié les charges retenues contre eux, expliquant – concernant les accusations les moins lourdes – qu’il s’agissait d’humour de mauvais goût ou qu’ils ne voulaient pas blesser les enfants. Certains des accusés sont défendus par Zion Amir, l’avocat qui avait représenté l’ancien président israélien Moshé Katsav, qui fut reconnu coupable de viol.

RT

Un prêtre demande aux musulmans «d’abolir certains versets du Coran» et un rabbin les somme de descendre dans la rue

Un homme se lève après l’intervention du prêtre. « Je suis désolé, mais je suis gêné par le caractère religieux de ce rassemblement. Je voulais de la fraternité, pas des paroles religieuses », dit-il en quittant le gymnase, manifestement très ému.

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Dimanche 31 juillet, les habitants d’Aubervilliers étaient invités à partager « un moment de fraternité » après l’assassinat du père Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray, cinq jours plus tôt. Une centaine de personnes de confessions catholique, musulmane, juive, protestante ainsi que des athées se sont réunies au gymnase Manouchian à l’initiative d’Auberfraternité, un collectif interreligieux fondé après les attentats de janvier 2015. Dès la première prise de parole, la question de la désolidarisation prend le pas sur cet après-midi de recueillement.

Au milieu de son discours en forme d’hommage, le prêtre qui s’exprime au nom de la communauté catholique demande aux musulmans « d’abolir certains versets violents du Coran ».

Le rabbin qui prend la parole après lui – et fait l’amalgame entre Arabes et musulmans – regrette que ces derniers ne condamnent pas davantage les attentats djihadistes. « Je voudrais une grande marche des musulmans entre la place de la Nation et la place de la Républiqueréclame-t-il, mais elle n’a pas lieu. » Et d’insister, alors que des voix s’élèvent en signe de protestation : « Je ne vois pas les musulmans prendre la parole à la télévision pour condamner les attaques barbares. » Les paroles se tendent, « on n’a pas besoin de ça »« on ne peut pas vous laisser dire ça », disent certains. D’autres quittent la salle.

« C’est plus sur la forme que c’est difficile à entendre », confie Lamine, la trentaine, venu au gymnase Manouchian car il a ressenti le besoin de se rassembler. Il juge les propos du rabbin « blessants ». Pour lui, les musulmans sont « doublement victimes » en cas d’attentat djihadiste, à la fois comme Français et comme musulmans. Mais il estime qu’il est important de condamner le terrorisme qui veut « salir [leur] religion ».

A Saint-Etienne-du-Rouvray, l’imam a tenu des propos allant dans le même sens pendant son prêche du vendredi : « Cet événement devrait laisser la place à un silence assourdissant. Mais je ne peux pas me taire, car alors peut-être que mon silence pourrait être interprété comme une forme de connivence. »

FORME D’OBLIGATION

Pour Rachid Zairi, conseiller municipal à Aubervilliers et membre de l’AMA, il faut toutefois distinguer les représentants religieux des fidèles. C’est le rôle des premiers de s’exprimer selon lui. Demander directement aux seconds de le faire peut être vécu comme une frustration. « Quand ça prend la forme d’une obligation, surtout si c’est à la demande de responsables politiques, comme c’est le cas en ce moment, on fait le rapprochement trop simple entre la communauté musulmane et l’acte criminel », explique-t-il.

Le Monde

Le Bénin demande à la France de restituer les trésors pillés pendant la colonisation

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C’est une nouvelle importante : le gouvernement du Bénin demande à la France de restituer les trésors pillés pendant la colonisation. Pour ce qui est des anciennes colonies d’Afrique subsaharienne, c’est une première. La décision a été prise lors du conseil des ministres du 27 juillet dernier. Le porte-parole de la présidence s’est exprimé en ces termes : « Le ministre de la culture et du tourisme a engagé des négociations avec les autorités françaises et l’Unesco pour le retour au Bénin de ces biens culturels ».

Depuis quelques années, le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), on le sait, fait campagne pour la réparation des crimes liés à l’esclavage et à la colonisation. La restitution est évidemment une des modalités de la réparation. Selon Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture du Mali, 95 % du patrimoine culturel matériel de l’Afrique est en dehors de l’Afrique. Il s’agit en général de biens qui, pendant la colonisation, ont été volés, voire pillés, ou à tout le moins acquis dans des conditions très discutables. En Occident, on parle parfois des « biens mal acquis » des présidents africains, il faudrait également parler des biens mal acquis de l’Occident.
Le Monde

Très alcoolisé, l’abbé Xavier Herman montre son sexe aux passants

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Un abbé s’est illustré de bien triste manière ce 21 juillet, à Seilles (Andenne), lors des festivités pour la fête nationale. Très alcoolisé, l’abbé a montré ses parties intimes en pleine rue. Il a été interpellé par les forces de l’ordre et s’est réveillé ce vendredi au commissariat…

Ce jeudi soir, on célébrait la fête nationale à Seilles (Andenne), sur la place Joseph Wauters. L’ambiance était bon enfant, et le monde au rendez-vous pour le feu d’artifice. Selon la police, la manifestation festive s’est d’ailleurs bien déroulée.

Visiblement bien éméché, le curé de Seilles, l’abbé Xavier Herman, s’est retrouvé, un peu avant minuit, à exhiber ses parties intimes en pleine place publique. BelgiqueUne attitude aussi incroyable qu’indigne d’un ecclésiastique, surtout dans une manifestation familiale.

Du côté du parquet de Namur, on confirme l’information. «  Je n’ai pas le détail des faits  », précise le substitut de garde Nicolas Beaudoin. «  Mais on parle bien d’un fait d’exhibitionnisme où la personne a montré ses attributs virils à une foule. La personne en question était sous l’influence de l’alcool.  »

En voyant la scène, les forces de police ont décidé d’interpeller l’abbé, pour le placer en cellule de dégrisement.

La Meuse

Belgique: Des militaires sur la sellette pour leur appartenance à un groupe d’extrême droite

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Depuis le début de l’année, la Sûreté de l’Etat et le service général du renseignement militaire SGRS s’intéressent de près aux sympathisants belges des « Soldats d’Odin », une milice d’extrême droite qui s’oppose à l’afflux migratoire et entend, selon ses propres termes, « défendre les valeurs occidentales », rapportent Het Belang van Limburg et Knack mercredi.

Au sein de la défense, quatre militaires en font partie. Les « Soldats d’Odin » ont été créés en Finlande en 2015. L’organisation dispose de ramifications dans plusieurs villes du pays et de sympathisants à l’étranger, dont en Belgique depuis le mois de janvier. Ses membres, des citoyens qui patrouillent dans les rues, se considèrent comme une extension de la police.

Selon la presse flamande, au moins quatre militaires belges en font partie et ont été appelés à rendre des comptes. Les services de renseignement tiennent également à l’oeil deux autres formations. Il s’agit de la section anversoise des « Fils d’Odin » et des « Combattants de Thor« .

Le Soir

Depuis 3 ans, la piscine de Sarcelles est réservée les dimanches aux femmes juives

DEPUIS trois ans, la piscine de Sarcelles est réservée une partie du dimanche après-midi à l’association des femmes loubavitchs, des juives orthodoxes à qui leur culte impose de se baigner sans présence masculine.

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Devront-elles bientôt renoncer ? « Cela doit cesser au plus vite, s’insurge dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Sarcelles. Nous demandons la suppression des créneaux communautaires afin de mettre fin à ce que nous appelons l’exception cultuelle sarcelloise, en contradiction avec le principe de la laïcité. » « A Lille, Martine Aubry, qui avait accordé de tels créneaux dans ses piscines aux femmes musulmanes, avait fini par rebrousser chemin après avoir été montrée du doigt et vertement tancée par la commission Stasi sur la laïcité », précise Rachid Adda, le conseiller régional MRC à l’origine de la démarche.

Oui, mais voilà, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, qui avait accordé à l’association cette autorisation de se servir de l’équipement à l’époque communal, passé depuis dans le giron de la communauté d’agglomération Val de France, ne l’entend pas de cette oreille. D’autant qu’il occupe également aujourd’hui la fonction de vice-président de Val de France, chargé des sports et de l’habitat. « Ce que demande Rachid Adda est illégal et contraire au principe de la laïcité, martèle-t-il.

Quand une association de la ville demande à utiliser un équipement communal, quel qu’il soit, le maire n’a pas le droit de refuser en invoquant l’appartenance religieuse des utilisateurs. Cette analyse juridique m’a d’ailleurs été confirmée par la commission Stasi. De plus, il ne s’agit en l’occurrence pas de créneaux horaires qui léseraient la population, mais de vacations, à des horaires où l’équipement est fermé au public.

Cette association de femmes loubavitchs ne bénéficie pas, en outre, du personnel municipal, mais occupe la piscine avec ses propres maîtres-nageurs et assure elle-même la sécurité. » Au-delà de la querelle politique locale, d’autres enjeux viennent peser sur cette affaire : la Direction départementale de la jeunesse et des sports envisage très sérieusement d’installer, à la fin de l’année à la piscine de Sarcelles, un pôle national de formation aux métiers nautiques et de maîtres nageurs.

Le Parisien

Hauts-de-Seine : la supérette ne vend ni porc ni alcool, la mairie LR veut l’expulser

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Un magnifique rayon fruits et légumes, des épices, légumes secs et semoules à foison, des loukoums, des théières argentées, des horloges avec calligraphies arabes… A l’image de la musique douce diffusée en fond sonore, l’ambiance est orientale à la supérette Good Price de Colombes (Hauts-de-Seine), située dans le quartier populaire des Grèves. Des rayons bien rangés et bien achalandés, mais pas trace ni d’alcool ni de porc. La viande est halal et au rayon charcuterie le jambon comme le salami sont de dinde et les saucisses de bœuf. Quant au rayon boissons, il ne propose que des jus et des sodas.

« Cette supérette est communautariste »

Les locaux appartiennent à Colombes Habitat Public (CHP). Alerté par des habitants, le bailleur social municipal a déposé un recours devant le tribunal de Nanterre afin d’obtenir la résiliation du bail qui court jusqu’en 2019. « Originellement, c’était un Franprix qui vendait de tout, explique le directeur général de CHP, Olivier Virol. Sans arriver au terme du bail, le gérant a cédé à un repreneur, ce qui est tout à fait légal. Mais il faut que la nouvelle enseigne respecte les conditions spécifiques du bail à savoir une alimentation générale. Juste avant que le local n’ouvre au public, une banderole sur le fronton annonçait ici bientôt une boucherie halal. Nous sommes allés voir le notaire pour spécifier que les normes n’étaient pas les mêmes et que le bail prévoyait une alimentation générale. »

Le magasin ouvre sous enseigne Good Price en avril 2015. « Cette supérette est communautariste à cause de ce qu’on n’y trouve pas — porc et alcool — mais aussi à cause de ce qu’on y trouve : de la viande à 95 % halal et des tapis de prière, souligne Olivier Virolle. Malgré les constats d’huissiers sur ordonnance du tribunal effectués depuis 2015, rien n’a changé ou à la marge. Je m’y suis moi-même rendu avec la maire (NDLR : Nicole Gouéta (LR)) pour demander au gérant d’installer un petit rayon d’alcool et de charcuterie pour répondre aux attentes de la population du quartier, vieillissante, et qui ne peut pas forcément se rendre jusqu’au Leclerc. »

« Je fais du commerce »

« Nous aussi nous avons fait appel à un huissier et à un avocat pour faire valoir nos droits », explique Soulemane Yalcin, le responsable de Good Price, qui se défend fermement de tenir un magasin communautaire. « Je fais du commerce, je regarde autour de moi et je cible ce qui peut s’y vendre, affirme le gérant. Le bail prévoit alimentation générale et activités connexes. Tout dépend de la façon dont on interprète les activités connexes. »

Concernant la bière ou le vin, le gérant avance l’argument sécuritaire. « Tous les magasins qui vendent de l’alcool sont confrontés à des problèmes de sécurité ». Et le jambon ou les lardons ? « C’est parce qu’il y a beaucoup de pertes au rayon charcuterie, assure-t-il Nous l’avons vu dans les chiffres de vente du Franprix. En tant que commerçant, on essaie de viser une clientèle de masse. Tant pis si ça déplaît à une petite partie de la population. »

Ce sera à la justice de trancher. L’affaire doit être examinée par le tribunal le 13 octobre prochain.

Les habitants divisés 

« Il n’y a plus de mixité ! s’étranglent Patricia, Eugénie, Annie et Jeanine, qui habitent depuis plus de trente ans dans les gigantesques tours beiges emblématiques de ce quartier populaire. Nous vivons tous ensemble. Il n’est pas normal de ne pouvoir acheter ni alcool, ni porc. Quand on reçoit des amis et qu’on veut une bouteille de vin, on est obligés d’aller jusqu’à l’hypermarché Leclerc alors qu’on a cette supérette de quartier juste en bas de l’immeuble. Pourquoi privilégier une communauté plutôt qu’une autre ? »

« C’est un magasin communautaire. Mais comme l’Hyper Casher l’est aussi. Qu’est-ce ça peut faire ? », réagit pour sa part Mongi, qui fume sa cigarette sur le trottoir pendant que sa femme fait les courses. « Si la précédente supérette a fermé, c’est parce qu’elle ne trouvait pas sa clientèle, renchérit-il. Lui, il répond à la demande. »

Catherine, qui revient du Monoprix du centre, abonde dans ce sens. « J’aurais préféré qu’il vende de tout, mais c’est ce que la population ici recherche. Il y a la queue certains dimanches, constate la retraitée. Personnellement, je n’y allais pas beaucoup avant non plus. Je me dépanne, c’est ouvert 7 J/7 et j’achète les choses lourdes. »

Le Parisien 

Israël abaisse à 12 ans l’âge minimum d’emprisonnement des enfants palestiniens

Le parlement israélien vient d’adopter une loi permettant l’emprisonnement des mineurs à partir de 12 ans. Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée.

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Il aura fallu à la Knesset, le parlement israélien, 3 lectures pour adopter définitivement le texte de loi, mais c’est chose faite depuis ce mercredi soir : Israël a abaissé de 14 à 12 ans l’âge minimum pour emprisonner l’auteur d’un acte « terroriste » grave.

La nouvelle loi « permettra aux autorités d’emprisonner un mineur reconnu coupable d’un crime grave comme un meurtre, une tentative de meurtre ou un homicide, même si il ou elle a moins de 14 ans« , dit le Parlement sur son site internet, qui précise qu’elle sera en vigueur par décret pour une période d’essai de trois ans.

Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée

Cette réalité « exige une approche plus agressive », affirme le Parlement. « Peu importe à ceux qui sont assassinés d’un coup de couteau dans le coeur que l’enfant (auteur des faits) ait 12 ou 15 ans », dit Anat Berko, députée du parti de droite Likoud, citée par le Parlement, et qui parrainait la loi adoptée et soutenue par la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

Dans les faits, la nouvelle loi s’applique là où est appliquée la loi civile israélienne. En Cisjordanie occupée, la loi militaire permet déjà à Israël d’emprisonner des mineurs âgés de 12 ans.

B’Tselem, une ONG israélienne qui documente les violations des droits de l’Homme dans les Territoires occupés, s’est émue de l’adoption de la loi. « Plutôt que de les envoyer en prison, Israël ferait mieux de les envoyer à l’école, où ils grandiraient dans la dignité et la liberté, et non pas sous le régime de l’occupation« , a-t-elle déclaré.

France Inter

Le journaliste à l’origine de l’interview polémique de l’imam de Nice, est proche du FN

Luca Steinmann, l’auteur de l’interview polémique de l’imam, « avait été chargé d’assurer les relations avec la presse française pour le compte de Marion Maréchal-Le Pen » à Milan.

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L’entretien devait être anodin, mais il pourrait avoird’importantes conséquences pour Abdelkader Sadouni. Le 16 juillet, à Nice, deux jours après l’attentat terroriste qui a tué quatre-vingt-quatre personnes, cet imam de la mosquée Attaqwa reçoit un journaliste italien dans sa librairie islamique.

Le reporter vient recueillir les impressions de l’imam, bien connu à Nice, sur la place de l’islam en France et la radicalisation de certains jeunes musulmans. Trois jours plus tard, l’interview est publiée sur le site Internet du quotidien Il Giornale, avec le titresuivant : « L’imam de Nice : “La laïcité française est responsable des attentats” ». L’intéressé nie avoir prononcé cette phrase, que l’on ne retrouve pas dans le corps de l’interview, tout comme il nie avoir tenu d’autres propos qui lui sont prêtés. Mais le mal est fait.

Le Front national, par la voix d’Olivier Bettati, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, demande à Manuel Valls d’« expulser du territoire » cet imam,qui est de nationalité française. Une pétition est lancée par le FN pour réclamer la fermeture de la mosquée Attaqwa, et recueille plus de 9 000 signatures. La préfecture des Alpes-Maritimes prend l’affaire au sérieux, puisqu’un signalement est transmis, le 22 juillet, au parquet, qui ouvre une enquête. M. Sadouni est connu pour sa proximité avec les idées d’Hani Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans. La menace d’une fermeture administrative de la mosquée est brandie.

Cabale du Front national

« Ce sont des propos que je n’ai jamais pensés, et encore moins prononcés. Je suis l’objet d’une cabale du Front national : ils ont monté une machination pour se venger de mes prises de position contre eux », se défend l’imam, qui avait notamment appelé à voter contre le parti d’extrême droite aux élections régionales, en 2015. L’intéressé a porté plainte pour diffamation, le 28 juillet, contre Il Giornale et son journaliste.

Contacté, Luca Steinmann, l’auteur de l’interview, est peu prolixe. « S’il dit qu’il est manipulé, c’est son droit », assure M. Steinmann, qui ne veut pas dire si l’entretien a été enregistré ou non. Le journaliste avait été chargé, en mars, d’assurer les relations avec la presse française pour le compte de Marion Maréchal-Le Pen, à l’occasion d’un déplacement effectué à Milan par la députée de Vaucluse.

« C’est un journaliste de droite qui a une proximité avec la Ligue du Nord [parti italien allié du FN]. »

Le Monde

Cisjordanie occupée : record de destruction de maisons par Israël en 2016

Sur chaque tas de graviers se dresse un drapeau palestinien. Les habitants du village de Qalandiya, situé entre Jérusalem et Rammalah, au pied du mur de séparation, ont marqué leurs maisons détruites de cette façon. Fin juillet, les bulldozers ont rasé 11 habitations de ce village de 1 100 habitants.

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La maison que Mohammad Hamdan faisait construire pour son fils est du lot. Il assure avoir perdu plus de 120 000 dollars (105 000 euros). « Cette histoire m’a donné des cheveux blancs, raconte-t-il. On avait tant donné pour cette maison. Du temps et de l’argent. J’ai emprunté à la banque. Maintenant, il va me falloir plusieurs années rien que pour ramener le terrain comme avant. Mais peu importe, je reconstruirai cette maison ».

Rares permis de construire

Les villageois se sont regroupés et ont fait appel à un avocat qui tente de prouver que les destructions n’ont pas été faites en accord avec la procédure. « Cette terre m’appartient légalement, déclare Sharaif Awadallah, dont la maison a aussi été démolie, et qui estime qu’il aurait dû être averti. Cela fait plus de trois ans que j’ai commencé les travaux et personne ne m’avait jamais rien dit. J’espère que mon avocat arrivera à faire entendre notre point de vue, mais avec Israël, on sait que c’est difficile de leur prouver qu’ils ont tort ».

Il est en effet compliqué, voire impossible, d’obtenir un permis de construire délivré par Israël pour la zone C qui est occupée, soit 60 % de la Cisjordanie. Selon l’Agence des Nations unies pour l’aide humanitaire, moins de 2 % des autorisations sont accordées aux Palestiniens.

RFI

Un Britannique arrêté au Portugal pour le meurtre d’un enfant en 1994

Rikki Neave, un petit garçon de six ans, avait été retrouvé étranglé en 1994 à Peterborough en Angleterre. Un crime jamais élucidé.

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Le crime date de 1994 mais pourrait être élucidé. Un Britannique âgé de 35 ans, soupçonné du meurtre de Rikki Neave, un enfant de six ans qui avait été retrouvé étranglé en 1994 à Peterborough en Angleterre, a été arrêté à capitale portugaise, a-t-on appris ce mercredi auprès de la police de Lisbonne.

Le suspect, nommé James Watson, doit comparaître prochainement devant la Cour d’appel de Lisbonne, qui doit se prononcer sur son extradition en Grande-Bretagne, a précisé une source judiciaire. L’homme a été interpellé mardi dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Angleterre. Arrêté en avril par la police anglaise, puis libéré sous caution, il s’était réfugié en juin au Portugal.

Originaire de Peterborough, James Watson avait déjà été poursuivi en Grande-Bretagne pour avoir mis le feu à un poste de police, selon la police portugaise. Il n’avait que treize ans au moment de la disparition du jeune garçon.

Le corps nu du petit Rikki avait été retrouvé le 29 novembre 1994 dans un taillis, non loin de chez lui. Sa mère, Ruth Neave, alors âgée de 26 ans, avait été soupçonnée dans un premier temps d’avoir tué son fils avant d’être blanchie. Elle a ensuite été condamnée à sept ans de prison pour cruauté et négligence envers ses enfants.

Le Point

« Et ta sœur, elle est cabossée ? » : la fine com du FN de Fréjus

Le chargé de communication de David Rachline, le maire FN de Fréjus, a insulté un internaute qui se plaignait sur Twitter du mauvais état d’une route.

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Au Front national, on ne s’embarrasse pas d’une com trop raffinée. Jeudi 28 juillet, comme l’a remarqué Le Canard enchaîné, un internaute interpelle sur Twitter le maire FN de Fréjus, dans le Var. Il s’agit de David Rachline, élu maire en 2014 avant de devenir sénateur dans la foulée. L’habitant demande des comptes au sujet d’une route abîmée de la commune. Les propos sont, certes, provocateurs, mais pas injurieux : « Dis David Rachline, la rue parallèle à celle du front de mer est bien cabossée. En voiture, c’est Paris-Dakar. Est-ce normal ? #GestionFN ».

 

Médusé, l’internaute, qui se fait appeler « Concupiscence » sur Twitter, va alors recevoir quelques minutes plus tard une réponse haute en couleur du chargé de com de Rachline, un certain Jérôme Cochet : « Et ta sœur ? Elle est cabossée, elle ? » S’ensuit une série de tweets dans laquelle l’internaute réclame des excuses. Il explique que sa mère paie des impôts pour son appartement de Fréjus, et qu’il est inadmissible d’être traité ainsi. Sur le ton de l’humour, le jeune homme ajoute : « Énerver ma mère est super dur, mais Jérôme Cochet et David Rachline l’ont brillamment fait. Elle est prof de russe à la fac. » Et David Rachline d’enfin accorder une réponse : « On tremble. »

Le point

 

Sur les traces de son père Michel, il a escroqué 100.000 € à 47 prêtres

Le mode opératoire était parfaitement huilé, sans doute parce qu’il découlait d’une vieille histoire de famille. L’escroc appelait des prêtres dans toute la France prétextant se trouver en difficulté financière puis se faisait remettre des espèces et des mandats cash. Un homme de 27 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour cette arnaque vendredi 29 juillet.

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L’homme, connu pour des faits de violences et de petite délinquance, jouait sur la corde sensible. En prenant l’identité d’un homme décédé, il appelait un prêtre en expliquant que celui-ci l’avait marié il y a plusieurs années. « Puis il prétextait qu’il se trouvait en grande difficulté financière et qu’il avait besoin d’argent.

Par charité chrétienne, les prêtres envoyaient de l’argent ». Entre septembre 2009, date des premiers faits, et 2016, environ 100.000 euros auraient été détournés de la sorte, à travers la France. A chaque fois, l’homme réclamait des sommes pouvant aller jusqu’à 5000 euros.

Sur les traces de son père

L’homme impliqué dans cette vaste arnaque démantelée par la brigade financière de la sûreté urbaine du Havre a été interpellé le 27 juillet à son domicile. En fouillant dans leurs archives, les policiers se sont aperçus que son père, Michel G., avait déjà été mis en cause pour ce même type de fait. « C’était exactement le même mode opératoire », détaille le policier.

Ce dernier avait d’ailleurs déjà été condamné à 33 années de prison cumulées pour cette même arnaque, depuis 1979.

L’enquête se poursuit, sous le contrôle d’un juge d’instruction qui a ouvert une information judiciaire. Selon nos informations, les investigations visent au moins un autre complice, soupçonné d’avoir retiré l’argent. L’individu est recherché par les policiers.

Metro