Bloc identitaire, FN… Enquête sur ces mercenaires français qui font la guerre en Ukraine

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C’est la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » séparatiste pro-Russe de Donetsk. Des milliers de pages qui nous permettent de raconter le rôle des Français, combattants ou propagandistes, engagés dans le Donbass.

Mercredi 3 août – Le compte Twitter de Tatiana Egorova, membre du service de presse du gouvernement de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR), publie un étrange message, taguant au passage les services de sécurité ukrainiens (SBU) :

« Moi, Egorova Tatiana S., employée du MGB [ministère de la Sécurité nationale, ndlr.] de la DNR, je ne peux plus mentir et je ne veux plus permettre à d’autres de le faire. »

Le tweet comporte un lien Dropbox qui sera désactivé quelques heures plus tard. Il renvoie vers 1.449 mails et 2.773 pièces jointes issus de la boîte mail de Tatiana Egorova, soit la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » de ce territoire de l’Est de l’Ukraine où des séparatistes prorusses ont pris le pouvoir au printemps 2014, déclenchant une guerre toujours en cours. StreetPress a pu consulter ces documents et les a consciencieusement épluchés.

Une correspondance qui permet de comprendre en détail l’implication de Français pour la plupart liés aux différentes chapelles de l’extrême droite dans le conflit. Combattants « volontaires » passés par Troisième Voie ou le Bloc Identitaire, propagandistes en charge du fichage des journalistes qui couvrent le conflit, humanitaires très politisés, proches de Marine Le Pen, chercheur ou barbouzes, grâce à ces docs nous découvrons qu’ils sont plusieurs dizaines de Français à venir dans le Donbass, servir la cause de ce petit état auto-proclamé soutenu par le Kremlin.

Rien ne permet cependant de confirmer que cette collaboratrice du service de presse de la république séparatiste est à l’origine de la fuite. Christelle Néant, une Française qui collabore à ce service depuis Donetsk, affirme à StreetPress que Tatiana Egorova a conservé ses fonctions. Elle défend la thèse d’un piratage. Une hypothèse crédible, d’autant que le groupe de nationalistes ukrainiens Mirotvorets a déjà par le passé mis en ligne plusieurs documents volés, dans le but de s’attaquer aux journalistes ayant mis les pieds à Donetsk.

Au fil des mails, StreetPress a recensé 23 noms de Français partis prendre les armes aux côtés des séparatistes. Une liste non-exhaustive, car selon Christelle Néant, ils seraient entre 35 et 40 à s’être engagés depuis 2014. Ex-militants de Troisième voie, du Bloc Identitaire ou du Parti de la France, adeptes de la quenelle… Sur le front, presque toutes les chapelles de l’extrême droite française sont représentées.

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Afrique du Sud : un lycée interdit aux jeunes filles noires leur coupe Afro

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Le nouveau règlement intérieur d’un Lycée de Prétoria en a surpris plus d’un. En effet, rapporte Jeune Afrique, « une pétition a rassemblée ce lundi près de 10.000 signatures » pour permettre aux jeunes filles de venir en classe avec leur « cheveux au naturel ». Beaucoup qualifient un tel règlement de « raciste » et relevant d’une époque que l’on pensait révolue.

La pétition adressée au ministre provincial de l’Education nationale, Panyaza Lesufi, , toujours selon l’hebdomadaire, réclame que des sanctions soient prises contre les enseignants auteurs de telles mesures humiliantes et racistes. Mais pour le moment, les autorités locales en charge de l’éducation privilégient la voie du dialogue.

Dans la même contestation, les étudiants affirment également qu’il leur ait interdit de s’exprimer dans une autre langue que l’anglais au sein de l’établissement. Evidemment, le premier soutien politique est venu du contestataire Julius Malema, responsable du parti des Combattants pour la liberté économique (Economic Freedoom Fighters, EFF).

« Il est regrettable qu’après 22 ans de démocratie, il y ait toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire« , a dit le jeune leader politique qui a été crédit de près de 8% des voix lors des récentes élections locales.

360 Afrique

Le FN et Robert Ménard applaudissent les dérapages de Chevènement

Marianne : L’extrême droite félicite Manuel Valls


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Islam : Chevènement multiplie les propos indignes. Le reflet d’une vision post-coloniale

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Tout le monde semble rentré de vacances, y compris Jean-Pierre Chevènement qui, ce lundi matin passait chez Patrick Cohen pour défendre sa nomination à la Fondation de l’islam de France. C’est dommage, il a pourtant besoin de beaucoup de repos. Même s’il a toutes les qualités requises : c’est un homme, il a 77 ans et n’est pas musulman.

Il a par ailleurs récemment donné un conseil fort de circonstance aux musulman-e-s de France : la discrétion. Un conseil vivement apprécié si l’on en croit les réactions notamment sur les réseaux sociaux.

Mais revenons à l’émission de ce lundi matin. Même si ce que dit Chevènement n’est pas toujours intelligible, il a nettement dit ceci : « À Saint-Denis, il y a 135 nationalités et il y en a une qui a quasiment disparu« .

Laquelle ? Que fait l’Insee ? On voit bien où veut en venir Chevènement qui, le disant plus ou moins, ne veut pas de société multiculturelle. Tout comme Manuel Valls sur le marché d’Evry, d’une certaine façon, il fustige le fait qu’il n’y ait pas assez de « white », de « blancos » à Saint-Denis.

Une vision post-coloniale des musulmans de France

C’est très grave. Pour Chevènement, la nationalité française est liée à la couleur de peau, blanche de préférence. Or, quelles que soient leurs couleurs, les habitantes et les habitants de Saint-Denis sont français pour les trois quarts d’entre eux.

Oui, noir et français, arabe et français, musulman et français… Pour avoir tenu de tels propos, Nadine Morano a été fort justement privée de son investiture aux dernières régionales.

Le souci dans le cas de Chevènement – en dehors du fait qu’il n’en est pas à sa première abjection verbale – est qu’il est nommé à la tête de la Fondation pour l’islam de France. Une nomination qui ne fait pas du tout l’unanimité et qui traduit pour le moins une vision post-coloniale des musulmanes et des musulmans de France. Réserves que je partage davantage aujourd’hui.

En tant qu’élu de Saint-Denis chargé de la lutte contre discriminations, je suis outré par l’absence de condamnations de ces propos, notamment dans les rangs du gouvernement.

L’Obs Le Plus

«Sein nu de Marianne» : une historienne corrige ce «crétin» de Valls

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Hier soir à Colomiers, en banlieue de Toulouse, Manuel Valls, visiblement en sueur, a invoqué Marianne pour parler de burkini sans le citer, déclarant ainsi : «Marianne elle a le sein nu parce qu’elle nourrit le peuple, elle n’est pas voilée parce qu’elle est libre ! C’est ça la République !». Ce qui a fait bondir sur Twitter l’historienne Mathilde Larrere, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté et auteure de L’ urne et le fusil – elle a également coordonné le livre Révolutions – Quand les peuples font l’Histoire.

«Marianne a le sein nu parce que c’est une allégorie, crétin», s’est ainsi emporté la maître de conférences à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, avant de détailler sa réflexion dans une série de tweets désormais compilés sur un Storify, dans lequel Larrere rappelle que le sein de Marianne est dénudé «sur le modèle des allégories antiques, sans que ça signifie quoi que ce soit… juste un code artistique». In fine, la représentation au fil des ans de Marianne n’a rien à voir avec celle de la féminité : «tout ce qui se joue là est l’image que l’on veut donner de la République, et pas du tout ce qu’on veut dire des femmes !».

Libération

En Israël, les femmes juives ont aussi leur burkini

La mode dite «pudique» a fait un bond, ces dernières années, dans le pays. A la plage, cela se traduit par des vêtements proches de ceux portés par les musulmanes très pratiquantes. Mais on ne les voit pas puisque les juifs religieux se baignent dans des espaces séparés, préservés des regards extérieurs.

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Sur des plages en israël, hommes et femmes se baignent séparément

Trentre-quatre degrés à l’ombre ce dimanche sur les plages de Tel-Aviv. Avec un taux d’humidité tournant autour des 70%, on se croirait presqu’à l’orée d’une forêt tropicale. A côté de la «hof hametsitsim» (la « plage des voyeurs») où les ados venaient, dans le courant des années 1960-70, observer les premières Israéliennes à oser se baigner topless, une sorte d’enclos protégé par de hautes murailles s’enfonçant dans l’eau. C’est la plage séparée, celle où les juifs religieux viennent se baigner à l’abri des regards extérieurs. Le dimanche, le mardi et le jeudi sont réservés aux hommes, le reste du temps aux femmes et aux enfants en bas âge. Et pas question de se tromper, l’entrée est filtrée.

Ces juifs pratiquants respectent les règles de la «tsniout» (la «pudeur» ou «modestie») qui est censée guider la conduite de chacun d’entre eux et qui interdit à des personnes de sexes différents de frayer ensemble en position allanguie s’ils ne sont pas mariés.

Appliquée aux femmes, la «tenue modeste» se concrétise par le port d’un «kissouï roch» (couvre-chef) masquant la chevelure.

L’important étant qu’il masque bien cette toison capillaire symbole de volupté. Quant aux vêtements, ils cachent bien ce qu’il faut cacher. Les robes, les jupes et les chasubles plus ou moins longues mais toujours au-dessous du genou. Les jeunes filles célibataires portent cependant des vêtements qui ne couvrent pas la tête, puisqu’il faut bien trouver un futur mari…

«Nous, c’est nous, eux, c’est eux»

Des burkinis portés par des musulmanes, on en voit beaucoup sur les plages israéliennes et personne n’y trouve à redire. En revanche, les juives portant des vêtements de bain «pudiques» sont invisibles, puisqu’elles restent confinées entre elles. «Ne confondez surtout pas la « tsniout » avec le burkini des musulmans. Nous, c’est nous, eux, c’est eux», lâche un rabbin francophone de Netanya désireux de rester anonyme «pour ne pas ajouter à la polémique en cours» «Les juifs, ne sont pas prosélytes. Ils ne cherchent pas à convertir à tout prix et par la force comme l’islam. Chez nous, les comportements et l’habillement « modestes » expriment le respect de Dieu. Ceux qui les adoptent démontrent qu’ils veulent se consacrer à l’essentiel.»

La « mode pudique » à la plage

Ces dernières années, la mode dite «pudique» s’est en tout cas développée de manière exponentielle en Israël. De Bnei Brak, la grande ville ultra-orthodoxe située au nord-est de Tel-Aviv, en passant par les quartiers religieux de Jérusalem et le centre de Netanya, la station balnéaire la plus francophone d’Israël, on trouve des dizaines de magasins consacrés à la «tsniout». Pour tous les goûts et tous les styles. Au sein de la diaspora, quelques créatrices telles Mimi Hecht et Mushky Notik sont d’ailleurs devenues des stars de la mode «pudique». Elles sont aussi incontournables qu’Alber Elbaz ou Jean-Paul Gaultier pour la haute couture française.

Basés à Jérusalem, à New-York, à Montréal ou à Paris, des sites internet proposent désormais de la mode «pudique» à tous les prix et pour tous les usages. Y compris différents modèles de tenues de plage : l’ «intégral» est l’exacte copie du burkini tant décrié des musulmanes, d’autres gardent le cou dégagé. Interviewée la semaine dernière par l’Agence télégraphique juive (ATJ), la fondatrice de l’une de ces entreprises (une ultra-orthodoxe mère de neuf enfants) a d’ailleurs estimé que la polémique française sur le burkini «est la meilleure des publicités pour les maillots de bain pudiques». Et que son business, qui se porte déjà très bien comme cela, va en bénéficier.

Chanteuse en short éjectée

Jusqu’à ces derniers jours, ceux qui respectent la «tsniout» et les laïcs ont toujours bien cohabité en Israël. Mais les temps changent. Le 26 août sur la plage d’Ashdod, des partisans de la «modestie» ont obligé les organisateurs d’un festival local à éjecter de la scène la chanteuse Hanna Goor qui se produisait vêtue d’un short ultracourt et d’un soutien-gorge cachant péniblement son opulente poitrine.

Il n’en a pas fallu davantage pour qu’un nouveau point de friction se développe entre laïcs et religieux. Et que des politiciens tentent, comme en France, de surfer sur la vague en prenant des positions clivantes. Figure de l’aile droite du Likoud, la ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a en effet promis d’édicter des «règles de modestie» obligatoires pour les artistes dont les spectacles bénéficient de subventions de l’Etat

Libe

L’ONU dénonce une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée

L’ONU a dénoncé aujourd’hui une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis la publication fin juin du rapport du Quartette sur le Proche-Orient qui condamnait cette politique.

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« Les recommandations continuent d’être bafouées, y compris par une poussée des annonces par Israël liées à la colonisation et la poursuite des démolitions » d’habitations palestiniennes, a déclaré devant le Conseil de sécurité l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov. M. Mladenov a ainsi recensé des projets de construction de plus de 1.700 logements annoncés par le gouvernement israélien depuis le 1er juillet, dont plus de 1.000 à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël.

« Comment la construction de 1.700 logements pourrait-elle rapprocher les deux parties d’une paix négociée, préserver une solution à deux Etats, donner de l’espoir à la population palestinienne et améliorer la sécurité d’Israël », s’est-il interrogé.

Israël prépare aussi une possible saisie de terres en Cisjordanie, pour relocaliser les habitants de la colonie sauvage d’Amona et la rendre légale aux yeux de la législation israélienne, une initiative qui « établirait un précédent » selon M. Mladenov. « Tous ces projets créeraient essentiellement de nouvelles colonies illégales et je demande à Israël de les stopper et de revenir sur ces décisions« , a-t-il déclaré. « Soyons clairs », a-t-il ajouté: « aucune acrobatie juridique ne peut changer le fait que ces postes avancés — qu’ils soient « légalisés » selon la loi israélienne ou non (…) — demeurent illégaux au regard des lois internationales ».

M. Mladenov a dénoncé aussi des destructions de logements habités par des Bédouins dans le sud de la Cisjordanie (« Zone C »), notamment à Susiya, qui « incitent de plus en plus ces communautés à partir ».

Le Figaro

Strasbourg : un polonais tente d’arracher le Famas d’un militaire en patrouille

18h30, vendredi 26 août dans le hall de la gare de Strasbourg. Une patrouille de militaire déambule sur les lieux, dans le cadre de l’opération Sentinelle. Un homme les approche, et tente de voler l’arme de service d’un des militaires, un fusil Famas, rapporte le journal Les Dernières nouvelles d’Alsace

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Le militaire a repoussé l’individu, et l’a fait tomber au sol. Ce dernier s’est en allé.Les hommes en patrouille ont immédiatement réagi en appelant la police, qui est intervenue et qui a rapidement retrouvé l’agresseur, qui se trouvait toujours dans l’enceinte de la gare au moment de son interpellation.

Placé en garde à vue, l’homme, un Polonais âgé de 36 ans inconnu des services de police, a confié qu’il était en recherche d’une arme pour mettre un terme à ses jours. Il a été déféré lundi 29 août au parquet de Strasbourg, et devait être jugé en comparution immédiate pour tentative de vol aggravé dans l’après-midi de ce même jour.

RTL

Burkini : 4 villes dont Nice et Fréjus assignées en justice par le CCIF

Quatre villes de la Côte d’Azur sont assignées en justice par le comité contre l’islamophobie (CCIF) pour obtenir la suspension de leur arrêté anti-burkini.

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Nouvel épisode judiciaire pour le burkini. Ce lundi, quatre villes ont été assignées en justice par le comité contre l’islamophobie (CCIF) qui demande la suspension de leur arrêté anti-burkini.

« J’ai déposé un référé liberté pour la commune de Nice, Roquebrune-Cap-Martin, Menton et pour Fréjus », a ainsi indiqué l’avocat du CCIF Sefen Guez Guez. L’audience aura lieu devant le tribunal administratif de Toulon mardi à 14h30 dans le cas de Fréjus et mercredi à 10 heures devant le tribunal administratif de Nice pour Menton, Roquebrune et Nice, a-t-il précisé.

L’Express

Autoritarisme, népotisme de Stephane Ravier, des élus FN désertent son cabinet

Autoritarisme, népotisme… les élus FN des quartiers nord de Marseille désertent. En cause, les mauvaises manières du maire lepéniste Stéphane Ravier.

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C’est au cœur même du cabinet du maire que la série de démissions a débuté. Adrien Mexis, le premier, a claqué la porte. C’était en novembre 2015, et ce jeune homme de 32 ans symbolisait ces nouvelles recrues d’un FN «moderne» sur lesquelles mise Marine Le Pen. Surdiplômé, Adrien Mexis est d’abord passé par le cabinet de Xavier Bertrand, alors ministre du gouvernement de Villepin, avant de devenir élu de la commune d’Istres (Bouches-du-Rhône) et, enfin, chef de cabinet de Stéphane Ravier, sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille.

A l’automne dernier, donc, il démissionne. Quatre mois plus tard, en février, la directrice générale des services, Marie-Dominique Desportes, 42 ans, lui emboîte le pas. Membre du cabinet de Daniel Simonpieri, maire FN de Marignane à la fin des années 90, sectaire mais expérimentée, elle incarnait plutôt la «vieille garde» du FN.

« Il est ingérable, colérique, il casse des portes »

Tous deux laissent filtrer dans la presse locale la cause de leur départ : l’attitude du maire, Stéphane Ravier, un homme autoritaire et méfiant, restreignant sa confiance à une équipe de quelques fidèles. Goguenard, l’intéressé se félicite alors du départ de ses deux collaborateurs. Mais l’hémorragie reprend de plus belle. Deux élus prennent la fuite à leur tour : Karine Harouche et Karim Herzallah. La première rejoint le banc des non-inscrits, quand le second, transfuge fêté de l’UMP en février 2015, plaque tout. A l’un comme à l’autre, le maire avait promis une délégation qui n’est jamais venue. «En deux ans, j’ai présenté des tas de projets, se plaint Karim Herzallah. Je n’ai eu aucune réponse. Ces gens-là ne foutent rien. On dirait qu’ils ne sont là que pour toucher leurs indemnités.» L’ex-conseiller municipal n’est pas tendre avec son maire, Stéphane Ravier : «Il est ingérable, colérique, il casse des portes, jette par terre sa tablette numérique en plein conseil municipal.» Il glisse même que ses origines maghrébines ne seraient pas pour rien dans sa disgrâce…

« Tous ceux qui partent sont des aigris ! »

Au début de l’été, Paul Rabia, ancien légionnaire, chauffeur routier, recruté au FN en 2011 par Louis Aliot, vice-président du FN, a déserté à son tour. A la mairie, il était chargé des anciens combattants et met en cause, lui aussi, les mauvaises manières du maire. «On ouvre mon courrier, comme celui des autres adjoints d’ailleurs, proteste-t-il. Quand j’envoie une lettre à une association, je dois la faire valider par le maire.» Mais ce qui l’a le plus choqué, ce sont les appels au «sang neuf» répétés par Marine Le Pen. «J’ai 59 ans. Alors que je me lève à 3 heures du matin pour travailler, je n’ai manqué aucune distribution de tracts, j’ai collé des affiches, j’ai milité, et on me dit qu’il faut laisser la place aux jeunes pour les élections !» Sa rancœur a été alimentée par la carrière foudroyante de Sandrine d’Angio, 34 ans, conseillère municipale, communautaire et régionale, présentée par son parti aux départementales… et nièce de Stéphane Ravier.

Dernier départ en date, celui de René Annibaldi, adjoint chargé des sports, débarqué par le maire début juillet. Figure du sport marseillais, âgé de 73 ans, il a été écarté des manifestations officielles ainsi que de la célébration des mariages.

Marianne

Sortie du livre La Fachosphère : Comment l’animateur de Fdesouche rencontre Eric Zemmour…

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Sortie du livre La Fachosphère (« Comment l’extrême-droite remporte la bataille du net ») le 21 septembre prochain. Un ouvrage rédigé par les journalistes Dominique Albertini et David Doucet, auteurs il y a deux ans de « Histoire du Front National ».

Une enquête de deux ans pour comprendre les parcours, les idées, les réseaux et les moyens des partisans de l’extrême droite sur Internet, notamment à travers le blog Fdesouche et la plate-forme SOS racailles, annonce l’éditeur.

Flammarion présente ainsi ce livre :

« « Fachosphère » : le mot s’est largement répandu dans les médias pour désigner l’omniprésence de l’extrême droite sur Internet. La réalité qu’il recouvre reste pourtant nébuleuse. Fruit d’une enquête de deux ans, l’ouvrage lève le voile sur les parcours, leurs idées, les réseaux et les moyens de ses artisans. Dans quelles conditions se passent les rencontres entre l’animateur de Fdesouche, premier blog français d’extrême droite, et les idoles réactionnaires Eric Zemmour et Alain Finkielkraut ? Comment la plate-forme SOS Racailles, active au début des années 2000, a poussé un jeune à tenter d’assassiner Jacques Chirac ? Comment un néo-nazi en cavale peut continuer à narguer la justice depuis le Japon ? Alors que l’extrême droite progresse dans les urnes et dans les têtes, l’ouvrage répond à cette question : comment ses partisans ont-ils gagné la bataille du Net ?« 

Le Blog TV News

En Slovaquie, les milices d’extrême droite anti-juifs, anti-roms… pullulent

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Depuis le succès électoral du parti fasciste en mars, les groupes paramilitaires sont de plus en plus actifs.

En tenue de camouflage, ils s’entraînent, une mitraillette non létale à la main, dans les forêts de Slovaquie. Techniques de survie, parachutage, entraînement à la guérilla, maniement des armes: les jeunes recrues ne sont pourtant pas des soldats de l’armée slovaque, loin de là.

Peter Švrcek, par exemple, est étudiant en archéologie à l’université. C’est lui qui dirige la principale milice du pays, Slovenskí Branci (SB, «les recrues slovaques»), un groupuscule de 200 membres actifs qui se veut apolitique mais que les services secrets surveillent étroitement et que les autorités considèrent comme étant affilié à l’extrême droite. «Nous sommes de vrais patriotes. Nous suivons un entraînement sophistiqué et nous sommes prêts à aider nos soldats et notre patrie», assure-t-il.

Infiltrer l’armée

En juin, le Ministère de l’intérieur a même officiellement reconnu une des branches de Slovenskí Branci. Pourtant, ce même ministère a rédigé des rapports établissant un lien direct entre ce groupuscule et les idées extrémistes. Et son collègue, à l’Education, lui a publiquement demandé de ne plus intervenir dans les écoles, au motif que «les leçons et l’entraînement dispensés par une organisation extrémiste peuvent représenter un danger pour le développement personnel des élèves». Des membres de SB avaient pénétré dans plusieurs établissements scolaires, avec l’accord des directeurs, pour initier les enfants au tir à blanc et leur donner un cours sur l’histoire slovaque.

Résistance, une autre milice, connue pour ses saillies anti-juifs et anti-roms, donne elle aussi de la voix. L’un de ses responsables, qui figurait sur la liste des candidats L’SNS aux dernières élections générales, a appelé «tous les nationalistes courageux et forts mentalement et physiquement à infiltrer s’ils le peuvent l’armée et la police».

Pour Jaroslav Nad’, ces gens posent un réel problème de sécurité en Slovaquie. «Le jour où ils auront de vraies armes, ils pourraient être vraiment dangereux.»

Tribune de Genève

Charles-Antoine Casanova, le maire qui voulait expulser tous les Maghrébins à Sisco est mort

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Charles-Antoine Casanova transportait 100 000 euros et une arme

Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale, un village d’une centaine d’habitants, est mort « dans un accident de la circulation sans intervention d’un tiers », a confirmé à l’AFP une source judiciaire, excluant tout homicide.

Dans sa sacoche, les policiers ont trouvé un calibre 7.65, un calibre répandu, approvisionné, et M. Casanova transportait 104.000 euros en liquide, a précisé une source proche du dossier.

Ouest France


Le maire de Guarguale, Charles-Antoine Casanova, est décédé à la suite d’un accident de moto à l’entrée d’Ajaccio, lundi 29 août.

Peu après 8h, lundi 29 août, le maire de Guarguale, Charles-Antoine Casanova, 52 ans, est décédé à la suite d’un accident de la route à Ajaccio. Sa moto a effectué une sortie de route après le rond-point de Campo dell’Oro, situé à l’entrée de la ville.

Le motard était en arrêt cardio-ventilatoire au moment de sa prise en charge par les secours. Grièvement blessé à la tête, Charles-Antoine Casanova a été transporté en état d’urgence absolue à l’hôpital de la Miséricorde d’Ajaccio, où il est décédé peu de temps après son admission.

France 3


Après les incidents de Sisco, Charles-Antoine Casanova, maire de la commune de Guarguale en Corse, a écrit sur sa page Facebook un message de recommandation à l’attention de son collègue. Dans ce message, il lui conseille d’expulser les Maghrébins.

«En tant qu’élu, je demande à mon collègue, le maire de Sisco, dans un premier temps, de prendre toutes les mesures nécessaires afin d‘exclure définitivement de sa commune tous les maghrébins et leurs familles, qu’ils soient impliqués ou non dans ces incidents».

Ces propos, rédigés le 14 août sur la page Facebook de Charles-Antoine Casanova, ont depuis été effacés. Mais la polémique est vivace concernant celui accusé «d’appeler à bastonner les Maghrébins» : sur Change.org, deux pétitions ont vu le jour, l’une pour le soutenir (618 signataires), l’autre demandant sa condamnation en justice (19 214 signataires).

RT

« Je vais te tuer, Je vais te creuver »: Laurent menace de mort des agents de la SNCF

Lundi, lorsqu’un père de quatre enfants, qui réside à Béziers (Hérault), se rend à la gare de Toulon, il trouve anormal qu’un agent SNCF demande le titre de transport de son épouse qui en est d’ailleurs démunie.

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Plutôt que de s’acquitter de la somme due, il accumule les infractions: outrages, menaces de mort et prise du nom d’un tiers.

Présenté mercredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulon, Laurent H., 29 ans, n’affiche pas un casier judiciaire vierge.Entre 2003 et 2010, il a enchaîné les condamnations: huit au total.

Et puis, plus rien depuis qu’il s’est marié… Jusqu’à ce fameux lundi où il a haussé le ton face au contrôleur avec un vocabulaire des plus fleuris («Con de tes morts… Je vais te faire manger tes morts… Je vais te tuer… Je vais te creuve).

Des paroles en l’air, a commenté le mis en cause. Aux policiers, il ira jusqu’à donner l’identité de son frère. «Comme j’étais un peu connu, j’ai eu peur.»

Le président lui rappelle que cette infraction d’usurpation d’identité est passible de cinq ans d’emprisonnement.

Le tribunal a prononcé quatre mois (outrages, menaces) et deux mois de prison (prise du nom d’un tiers) sans mandat de dépôt.

Laurent H. sera convoqué par le juge d’application des peines.

Il doit indemniser les victimes à hauteur de l’euro symbolique (SNCF) et 150 euros (agent).

Var Matin