Le préfet Alain Gardère, 9800 euros/mois, multipropriétaire logé en HLM à Puteaux

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« Comment expliquer qu’un haut fonctionnaire, propriétaire de dix appartements et déclarant plus de 190 000 euros de revenus annuels, ait obtenu un logement social de trois pièces appartenant à l’Office public de l’habitat[OPH] de Puteaux ? » Christophe Greber, l’infatigable opposant (Modem) à la maire (Les Républicains) de la cité des Hauts-de-Seine, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, également présidente de l’office public HLM de la ville, a posé franchement la question, mardi 5 juillet, en conseil municipal.

Le haut fonctionnaire en question est le préfet Alain Gardère, 59 ans, proche de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, ex-directeur de cabinet adjoint de Claude Guéant au ministère de l’intérieur, directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), organisme de contrôle de ces entreprises, jusqu’à sa mise en examen, en janvier, pour « corruption passive »« prise illégale d’intérêts »« recel d’abus de biens sociaux » et « détournement de fonds publics ».

Selon un article publié, le 30 juin, par Mediapart, M. Gardère jouirait d’un salaire net mensuel de 9 800 euros, d’une prime annuelle de 18 000 euros et de 55 000 euros de revenus fonciers, qui le placent largement au-dessus des plafonds de ressources ouvrant droit à un logement social.

L’appartement en cause, de 75 m2, avec un loyer de 2 000 euros, est l’un des treize logements sociaux sur 65 au total d’un ensemble flambant neuf, aux allures un peu kitsch, style Disney, du tout nouveau quartier du Théâtre, à Puteaux.

« Aucun avantage économique »

Selon le cabinet du maire, il s’agit d’une construction financée par un prêt locatif social (PLS), de gamme plutôt haute dans la complexe hiérarchie des logements sociaux, auquel a été appliqué le surloyer maximal. Mais le plafond de ressources exigé en PLS, dans ce secteur géographique, ne dépasse pas 45 000 euros par an pour un couple, et il doit être respecté à l’entrée dans les lieux, le surloyer ne pouvant s’appliquer qu’à un locataire déjà en place, dont les ressources ont progressé au fil des ans et outrepassent les plafonds.

« Totalement inacceptable »

La ministre du logement et de l’habitat durable, Emmanuelle Cosse, a vivement réagi : « Cette situation, qui déroge aux principes et aux règles d’attribution des logements sociaux, est totalement inacceptable. Toute la lumière devra être faite sur les conditions dans lesquelles elle est intervenue et les responsabilités en cause. J’y veillerai personnellement. »

Le Monde

58% des Français ne veulent pas d’une candidature de Marine Le Pen a la présidentielle 2017

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François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon voire François Bayrou… Telle qu’elle est partie, l’élection présidentielle de 2017 promet de ressembler furieusement à celle de 2012. A rebours de l’aspiration des Français au renouvellement politique, confirmée par une enquête Harris Interactive à retrouver dans Marianne en kiosques ce vendredi 8 juillet. Selon notre sondage, un quart de nos concitoyens souhaitent qu’aucun des candidats au premier tour de la dernière présidentielle ne se représente en 2017.

Un premier enseignement est très clair : une grande majorité de Français (84%) ne veut pas . Et dans le détail, 82% rejettent de toute façon une candidature du président sortant, et 71% celle de son prédécesseur.

Les autres prétendants de 2012 ne sont guère plus appréciés des électeurs : 58% des Français ne veulent pas d’une candidature de Marine Le Pen, un chiffre qui monte à 64% pour François Bayrou et 65% pour Jean-Luc Mélenchon.

Marianne

Marseille : escroquerie, menace… vague de démissions d’élus FN à la mairie de Stéphane Ravier

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Le maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille, l’une des principales mairies remportées par le FN en 2014, est confronté à une série de remous et de démissions dans sa majorité qui l’ont contraint vendredi à nommer un nouvel adjoint. Deux des adjoints du sénateur-maire Stéphane Ravier ont démissionné ces derniers jours.

Vendredi, le conseil municipal a élu l’un des conseillers municipaux frontistes, Didier Monti, infirmier libéral de 58 ans, 14e adjoint au maire, en remplacement de René Annibaldi, 74 ans, chargé des sports.

M. Annibaldi, qui n’était pas présent au conseil municipal, accuse M. Ravier de lui devoir de l’argent, notamment pour des achats de pâtisseries, et affirme avoir été menacé lors d’une altercation que les deux hommes auraient eue.

«On a un maire qui fait n’importe quoi, la mairie est un bateau qui a cassé ses amarres, avec un maire qui ne sait pas naviguer», a affirmé par téléphone à l’AFP M. Annibaldi.

L’autre adjoint démissionnaire, Paul-Louis Rabia, chargé des Anciens combattants, explique de son côté avoir claqué la porte, avec effet à la fin août, car il «n’était pas tenu au courant des invitations» aux cérémonies officielles, et avait l’impression d’être tenu à l’écart par le maire.

Ces deux anciens frontistes ont rejoint deux autres déçus du FN, les conseillers municipaux Karine Harouche et Karim Herzallah, au sein d’un groupe de «non-inscrits» qui dénonce le mode de direction de M. Ravier.

Outre les élus, deux cadres proches de M. Ravier dans cette mairie de secteur (150.000 habitants dans la 2e ville de France) sont partis ces derniers mois: son directeur de cabinet et sa directrice générale des services, selon Le Monde.

Libération

Une pétition réclame la restitution des têtes de résistants algériens, détenues par un musée

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Les restes mortuaires de dizaines d’Algériens qui ont résisté à la colonisation française au 19ème siècle, morts au champ d’honneur, sont entreposés dans de vulgaires cartons, rangés dans des armoires métalliques, au Musée de l’Homme de Paris.

Ces restes, des crânes secs pour la plupart, datant du milieu di 19ème siècle, appartiennent à Mohamed Lamjad Ben Abdelmalek, dit Chérif « Boubaghla » (l’homme à la mule), au Cheikh Bouziane, le chef de la révolte des Zaatchas (région de Biskra en 1849), à Moussa El-Derkaoui et à Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui. La tête momifiée d’Aïssa Al-Hamadi, qui fut le lieutenant du Chérif Boubaghla, fait partie de cette découverte, de même que le moulage intégral de la tête de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Émir Abdelkader.

Il faut que ces restes soient rapatriés en Algérie pour y recevoir une digne sépulture!

Intissar Kherigi : Les femmes musulmanes sont les premières à subir les conséquences de l’islamophobie en Europe

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Intissar Kherigi est une chercheuse tuniso-britannique et doctorante à Sciences Po Paris en sociologie politique comparative. Elle est titulaire d’une licence en droit du Kings College (université de Cambridge) et d’un master en droits de l’homme de la London School of Economics. Elle est avocate et a travaillé à la Chambre des Lords, aux Nations unies et au Parlement européen.

Les femmes musulmanes sont les premières à subir les conséquences de l’islamophobie en Europe. Il s’agit de la conclusion clé du premier rapport de recherche européen portant sur la discrimination à l’encontre des femmes musulmanes, réalisé par le Réseau européen de lutte contre le racisme, lancé à Bruxelles la semaine dernière.

Le rapport, impliquant huit pays européens, se concentre sur la discrimination lors de l’accès à l’emploi, mais également dans l’éducation et les crimes de haine. Il illustre le fait que les femmes musulmanes doivent faire face à une « triple sentence » – elles sont victimes de la même discrimination liée au genre que les autres femmes, à laquelle viennent s’ajouter discriminations raciale et religieuse du fait de leurs origines, de la couleur de leur peau et de leur foi.

Ces formes de discrimination se manifestent de plusieurs façons, aussi complexes soient-elles – par exemple, au Royaume-Uni, 1 femme blanche sur 30 explique avoir illégalement été questionnée sur ses intentions de se marier ou d’avoir des enfants, alors que cela concerne 1 femme pakistanaise sur 8 – cela représente 4 fois plus de femmes. Un employeur sur quatre au Royaume-Uni admet également qu’il hésiterait à embaucher une femme musulmane du fait des stéréotypes culturels, insistant sur le fait que tout ce qui concerne garde et soins apportés aux enfants seraient un problème.

De plus, un autre problème vient, bien évidemment, du fait que les femmes musulmanes portant le voile subissent des niveaux plus élevés de préjudice que les autres. Malgré les réglementations juridiques mises en place pour lutter contre la discrimination à l’embauche sur la base de la religion ou de la foi, les femmes musulmanes restent régulièrement exclues des opportunités professionnelles en Europe.

Quarante-quatre pour cent des employeurs belges déclarent que le port du voile a une influence négative lors de la sélection des candidats. En France, des tests montrent que les demandeuses d’emploi avec un nom à consonance française et que celles avec un nom à consonance arabe portant un voile présentent un écart de 71 points concernant les réponses positives suite à un entretien.

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Bac et Aïd : François Fillon tance ses collègues « dès qu’on parle des musulmans. Ils se mettent à éructer»

Former French Prime Minister and rightist UMP party member Francois Fillon attends a party meeting on September, 13, 2013 in the southeastern French city of Nice.                               AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET

La droite dénonce la possibilité offerte aux lycéens musulmans de décaler leur session de rattrapage du baccalauréat pour cause de fête religieuse concomitante.

François Fillon ne pensait probablement pas être rattrapé par une circulaire signée de sa main en 2004, lorsqu’il était ministre de l’Education nationale. Ce sont des élus de sa famille politique qui se sont alarmés cette semaine de la possibilité offerte aux lycéens musulmans de décaler leur session de rattrapage au baccalauréat pour cause d’Aïd el-Fitr, fête qui marque la fin du ramadan. Certains, comme Eric Ciotti, se sont tournés vers Najat Vallaud Belkacem pour critiquer cette disposition. Mais c’est bien François Fillon qui en est à l’origine.

«Dès qu’on parle des musulmans, ils éructent…»

Contrairement à la majorité des responsables Républicains, le candidat à la primaire a tenu à défendre cette possibilité. «C’est une tradition française depuis toujours. C’est le général de Gaulle le premier qui a pris des décisions pour que les fonctionnaires français qui étaient de religion juive ou musulmane puissent, lorsqu’il y avait des fêtes religieuses importantes, ne pas travailler ces jours-là», a-til martelé mercredi sur RTL.

Comment explique-t-il que les représentants de son parti se soient mobilisés contre cette mesure? «Pour une raison simple. Il y a un certain nombre de gens à droite qui ont une sorte de réflexe pavlovien dès qu’on parle des musulmans. Ils se mettent à éructer», s’agace François Fillon.

«Ils devraient faire attention parce que les principaux bénéficiaires de cette mesure ce ne sont pas du tout les musulmans, ce sont les Français de religion juive qui sont très intransigeants sur la question des fêtes religieuses», remarque l’ancien premier ministre. Qui estime «qu’en réalité, très peu de musulmans profitent de cette situation». Et pour défendre encore cette circulaire, le député de Paris souligne «qu’il n’y a pas d’examen le jour de Noël et de Pâques».

Le Figaro

Bac et Aïd : la droite dénonce le « communautarisme » d’une circulaire prise par… la droite

De nombreuses personnalités politiques de droite ont critiqué la décision de La Maison des examens visant à reporter les oraux du bac pour les élèves célébrant la fin du Ramadan.

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La Maison des examens, qui gère l’organisation des examens en Île-de-France, a annoncé lundi 4 juillet que les oraux des élèves faisant le Ramadan pourraient être reportés. En effet, la fête musulmane de l’Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du jeûne musulman, aura lieu le 6 juillet, jour des premières épreuves orales pour les élèves dont la moyenne à l’examen est inférieure à 10/20. Une note a été envoyée aux proviseurs des lycées afin que les élèves « invoquant la fête de l’Aïd-el-Fitr soient convoqués le lendemain (jeudi 7 juillet, ndlr) ».
Une circulaire prise par François Fillon

Christian Estrosi ne s’est pas prié de mettre en cause la ministre de l’Éducation nationale. « Initiative de l’administration ou volonté de Najat Vallaud-Belkacem ? La République ne se négocie pas! »

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Éric Ciotti, député dans le même département et soutien officiel de Nicolas Sarkozy s’il se présente à la primaire, s’est offusqué, quant à lui, dans un communiqué de presse. « Non content d’avoir démissionné face à la multiplication des revendications religieuses, voici que le ministère de l’Éducation nationale les encourage et les fabrique, créant ainsi une brèche dans laquelle les pourvoyeurs du communautarisme ne manqueront pas de s’engouffrer.

le secrétaire général adjoint des Républicains a définitivement abandonné son protégé de l’époque de la guerre Copé-Fillon puisque c’est François Fillon, alors ministre de l’Éducation nationale de droite, qui a permis cette dérogation. Jean-François Copé, qui a jugé « inadmissible » le report des oraux du bac pour ceux fêtant le Ramadan, était pourtant un collègue de François Fillon…

Cette circulaire du 18 mai 2004, reposant sur le principe de laïcité, stipule que « l’institution scolaire et universitaire, de son côté, doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses (…) Des autorisations d’absence doivent pouvoir être accordées aux élèves pour les grandes fêtes religieuses qui ne coïncident pas avec un jour de congé et dont les dates sont rappelées chaque année par une instruction publiée au Bulletin officiel. » François Fillon s’est abstenu de tout commentaire sur le sujet sur Twitter…

Palestine : Israël approuve 560 nouvelles maisons dans une colonie de Cisjordanie

Israël a approuvé l’implantation de 560 nouvelles maisons dans la colonie de Maale Adumim, en Cisjordanie, a fait savoir lundi 4 juillet un porte-parole de cette colonie, une décision prise dans un contexte de regain de violence entre Palestiniens et Israéliens.

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Selon ce porte-parole, le maire de Maale Adumim avait été informé dans la nuit de la décision prise par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et par son ministre de la défense, Avigdor Lieberman, d’autoriser le projet de nouveaux logements dans cette colonie située à l’est de Jérusalem. 

Condamnation de Paris

Paris, pour qui « aucun développement sur le terrain ne saurait justifier ce type de mesure », « condamne l’approbation par les autorités israéliennes de plans pour la construction de plusieurs centaines de logements dans des colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal.

« Comme l’a rappelé le dernier rapport du Quartette, chaque nouvelle annonce de colonisation, illégale au regard du droit international, alimente les tensions », a-t-il ajouté. Le Quartette sur le Proche-Orient a publié vendredi un rapport exhortant Israël à renoncer à la colonisation et les Palestiniens à cesser la violence.

Le Monde

80% des déclarations de Donald Trump sont fausses

En plus d’un an de campagne, Donald Trump s’est distingué par ses déclarations vulgaires, misogynes et xénophobes. Mais il y a un domaine où sa performance est particulièrement unique: sa propension à dire n’importe quoi. 

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Cette semaine, le site de vérifications des faits PolitiFact a publié un rapport sur le pourcentage de déclarations vraies, fausses et inexactes faites jusqu’ici par les candidats à la présidentielle américaine, et dans la catégorie mensonges, Trump est le grand vainqueur. 

En effet, sur les 158 affirmations analysées par PolitiFact, 60% rentrent dans la catégorie «faux» et «complètement délirant». Mais si on ajoute la catégorie «plutôt faux», alors 78% des déclarations du candidat républicain peuvent être considérées comme mensongères. C’est surtout dans la catégorie «complètement délirant» que Trump domine la concurrence, avec trente déclarations de ce type (loin devant le candidat en deuxième position, Ben Carson, qui en a fait quatre.)

Ces deux derniers mois, Trump a notamment accusé l’administration Obama d’avoir soutenu al-Qaida en Irak, et dit qu’Hillary Clinton avait pour projet de «libérer les criminels violents hors de prison» et qu’elle voulait un pays aux frontières complètement ouvertes. Il a aussi dit que les Etats-Unis était le pays où on payait le plus d’impôts au monde. Tout cela est inexact.

Le site PolitiFact a aussi examiné 120 déclarations d’Hillary Clinton et a trouvé que 53% d’entre elles étaient vraies ou «vraies en grande partie». Un des récents mensonges de Clinton a été de dire qu’elle était la seule candidate de la campagne contre laquelle les banquiers de Wall Street avaient financé des pubs.  

D’autres médias sont arrivés à des résultats similaires en ce qui concerne Trump. Les fact checkers du Washington Post ont analysé quarante-six déclarations du candidat républicain, et 70% d’entre elles étaient complètement fausses. Parmi les affirmations qui ont obtenu la note maximale de «quatre Pinocchios», il y a le mensonge selon lequel Barack Obama va faire venir deux cent mille réfugiés syriens aux Etats-Unis, et celui selon lequel le «vrai taux de chômage» des Etats-Unis est de 42%.

Slate

Un tweet de Donald Trump jugé antisémite suscite l’indignation

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a suscité l’indignation samedi en tweetant un montage accusant sa rivale démocrate Hillary Clinton d’être corrompue et comportant une étoile à six branches.

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Cette étoile, considérée comme un symbole juif sous le nom d’étoile de David mais utilisé aussi en franc-maçonnerie, figure en rouge sur ce tweet représentant Mme Clinton. L’étoile, superposée à un tas de billets de 100 dollars, porte l’inscription «Most Corrupt Candidate Ever !» («La candidate la plus corrompue de tous les temps !»).

Beaucoup ont interprété ce montage comme une allusion antisémite liée au stéréotype associant les Juifs et l’argent.

Le tweet a été rapidement supprimé et remplacé par une nouvelle image où le slogan contre Mme Clinton figure sur un rond rouge et non plus sur l’étoile controversée.

RT

La police britannique convoque une ancienne ministre israélienne pour soupçons de « crimes de guerre » à Gaza

L’ancienne ministre des Affaires étrangères et actuelle députée de l’Union sioniste Tzipi Livni a reçu jeudi une convocation de la police britannique pour être interrogée sur des soupçons de participation à des crimes de guerre pendant les bombardements  Gaza en 2008.

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Livni se trouve actuellement à Londres pour assister à une conférence organisée par le journal israélien Haaretz.

La convocation a cependant été annulée après des contacts diplomatiques entre Israël et la Grande-Bretagne, à la fin desquels Tzipi Livni a pu bénéficier d’une immunité.

Un haut fonctionnaire, qui a requis l’anonymat en raison de la sensibilité de l’affaire, a déclaré au journal Haaretz que l‘ambassade d’Israël à Londres a reçu jeudi une lettre de l’unité des crimes de guerre de Scotland Yard, demandant à ce que la convocation soit remise à Livni.

Selon le responsable, le courrier indiquait que la police britannique savait que Livni devait arriver à Londres durant le week-end, et lui a donc demandé de venir au poste de police pour être interrogée.

Le but de l’entrevue était de discuter de la participation de Livni à des crimes de guerre et des violations de la Convention de Genève, en tant que ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre, et en tant que membre du cabinet diplomatique de sécurité lors des bombardements en 2008 à Gaza.

Au cours des dernières années, les organisations pro-palestiniennes ont déposé une série de plaintes concernant cette opération contre de hauts responsables israéliens, notamment Livni, dont le dossier a été traité avec ténacité par les autorités britanniques.

Des contacts ont par la suite été établis avec le gouvernement britannique, par crainte de voir Livni arrêtée à son arrivée à Londres ou durant de son séjour.

Il a alors été convenu avec le ministère britannique des Affaires étrangères que la visite de Livni à Londres allait obtenir le statut d’une « affectation diplomatique spéciale », qui lui accorderait automatiquement une immunité, la mettant à l’abri d’une éventuelle arrestation et de poursuites judiciaires.

Dans le même temps, l’ambassade d’Israël en Grande-Bretagne a informé Scotland Yard que Livni ne se rendrait pas pour interrogatoire.

I24

Jacques Robert, l’ancien maire sera bien jugé pour agression sexuelle sur mineur

L’ancien maire a été mis en examen en septembre 2012. Il sera également jugé pour détention d’images pédopornographiques.

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Jacques Robert, l’ancien maire de Baliros, sera bien jugé dans les mois qui viennent pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité. L’ex-édile comparaîtra également pour détention d’images pédopornographiques. Près de 500 000 fichiers avaient été découverts sur son ordinateur.

Le volet agression sexuelle était en suspens après que la juge d’instruction l’eut écarté du renvoi en correctionnelle. La magistrate avait considéré que les faits (des agressions sur une fillette proche du maire entre ses 8 et 11 ans) étaient prescrits. Le parquet de Pau avait contesté cette appréciation devant la chambre de l’instruction. Cette dernière lui a donné raison.

Jacques Robert avait été mis en examen en septembre 2012 pour détention d’images et de vidéos à caractère pédopornographiques. La date du procès correctionnel n’a pas encore été fixée.

Sud Ouest

Japon : la Justice valide la surveillance des 10.000 musulmans dans le pays

La Cour suprême de l’archipel a rejeté la plainte de Japonais musulmans, qui reprochaient aux autorités de leur pays d’avoir violé leur vie privée en mettant en place une surveillance ciblée.

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«[Les autorités nippones] ont fait de nous des terroristes, [alors] que nous n’avons jamais rien fait de mal !» s’est indigné hier l’un des plaignants, un Japonais converti à l’islam du nom de Mohammed Fujita, dans un entretien à la chaîne Al Jazeera.

Après un premier échec, l’homme ainsi que 16 autres musulmans japonais avaient porté plainte contre leur gouvernement pour violation du respect de leur vie privée et de leur liberté religieuse, réclamant 90 millions de yens de compensation (soit environ 880 000 dollars). En vain : le 31 mai 2016, la plus haute autorité judiciaire du Japon a rejeté la plainte (pour la deuxième fois).

D’après l’avocat des plaignants, la justice a estimé que le gouvernement nippon n’avait enfreint à aucun moment la constitution, dans son action de surveillance de la communauté musulmane du pays. La Cour suprême a également choisi de ne pas contester l’arrêt d’une cour de justice japonaise inférieure, qui avait décrit les mesures de surveillance prises par les autorités comme «nécessaires et inévitables» afin de protéger le pays contre la menace du terrorisme international.

La plainte des 17 Japonais musulmans ne s’appuyait pas sur de vagues soupçons, mais sur la fuite de documents de 114 policiers japonais, en 2010, attestant d’une vaste surveillance publique des personnes de confession musulmane. Les dossiers révélaient notamment que des mosquées, des organisations liées à l’islam mais aussi des restaurants halal faisaient l’objet d’espionnage de la part de l’Etat japonais.

Peu répandue au Japon (seulement 10 000 musulmans vivent dans l’archipel), la religion musulmane suscite des craintes auprès des autorités et de la société civile, liées au terrorisme djihadiste. L’exécution d’un journaliste nippon par l’Etat Islamique, en février 2015, avait suscité un vif émoi dans le pays.

RT

Civitas, l’équivalent catholique des « mouvements salafistes », estime Olivier Falorni

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L’organisation catholique d’extrême droite Civitas a annoncé qu’elle allait former un « mouvement politique inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église catholique », dans le but de « rechristianiser la France ». Bénéficiant jusqu’ici d’un statut associatif, Civitas a obtenu en toute discrétion le statut de parti politique le 23 avril. En tant que mouvement politique, l’institut traditionaliste pourra désormais bénéficier d’une exonération fiscale sur les dons qu’elle perçoit.

Olivier Falorni, député de Charente-Maritime ne porte pas vraiment Civitas dans son cœur. L’association, devenue parti politique, représente pour lui un mouvement « intégriste », dangereux pour la démocratie. Il reprend des propos de l’organisation, publiés dans une revue de juin 2016 : « La démocratie, c’est le mal, la démocratie, c’est la mort, on pourrait ajouter, la démocratie, c’est le mensonge. »  Pour l’élu de gauche, « tout est résumé ».

Alain Escada, le leader du mouvement catholique intégriste se défend en affirmant que « la démocratie ne fonctionne pas aujourd’hui en France« . Il s’estime donc légitime à la critiquer. Il ajoute que les électeurs français seraient prisonniers d’une sorte de carcan, dans lequel les hommes politiques du « système » les enfermeraient. Poursuivant dans une argumentation conspirationniste, Alain Escada va ensuite accuser Olivier Falorni de faire partie du Grand Orient (franc-maçon, ndlr). Alors que lui veut « défendre la famille, la vie et une vision chrétienne de la société ».

« Escada, c’est un peu le serpent dans le livre de la jungle, celui qui dit, ait confiance’ pour mieux vous étouffer », tacle Olivier Falorni. « Pour moi ça n’est pas possible », martèle-t-il rappelant notamment une manifestation du groupuscule, en 2012, contre ce qu’elle appelait alors « l’homofolie« . Selon le député, le mouvement Civitas s’inscrit dans la même logique que les mouvements salafistes. « Il y a beaucoup de points communs », assure-t-il. Pour le moment Civitas n’envisage pas de présenter de candidat à la présidentielle, mais espère bien, « peser sur le débat en présentant des points de vue et des positions ».

RTL

Mosquée à Nice: le Conseil d’Etat ordonne au maire d’autoriser l’ouverture

Le Conseil d’Etat a confirmé une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif début juin. Et ordonne l’ouverture de la mosquée de Nice financée par l’Arabie Saoudite.

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Christian Estrosi, l’ancien maire de Nice, n’en voulait pas. Mais le Conseil d’Etat a confirmé ce jeudi dans un communiqué l’injonction faite à l’édile d’ouvrir la mosquée située à l’ouest de Nice. Une décision qui confirme celle l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif début juin. Et permet « au juge d’ordonner, dans un délai de quarante-huit heures, toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une administration aurait porté (…) une atteinte grave ». 

« Atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte »

Le Conseil d’Etat a estimé que « les lieux de prières existants ne permettent pas aux fidèles du culte musulman d’exercer leur culte dans des conditions normales de dignité et de sécurité », ajoutant que cette situation est « aggravée en période de Ramadan« .

La plus haute juridiction administrative affirme également que le refus de Christian Estrosi porte « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte », ajoutant que l’ancien maire « ne peut légalement se fonder que sur des motifs de sécurité pour refuser une autorisation ».  

Ce projet de mosquée a été initié en 2002 par l’ancien édile de droite, Jacques Peyrat. Le propriétaire du bâtiment est le ministre saoudien des Affaires islamiques Cheikh Saleh ben Abdel Aziz Al-Cheikh. Mais depuis le début de l’affaire, Christian Estrosi estime qu' »aucune autorisation n’a été accordée à ce lieu de culte ».

En avril, il avait par ailleurs exigé que la mosquée « ne dépende en aucune façon d’une influence étrangère » et « que sa gouvernance s’inscrive clairement dans le cadre de la loi de 1905, en y associant la collégialité représentative du culte musulman à Nice et dans le département ».  

L’Express

« Marine Le Pen est une délinquante », la présidente du FN perd son procès en diffamation

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La présidente du Front national, Marine Le Pen, a perdu ce mardi la procès en diffamation qu’elle avait fait à l’avocate de Jean-Luc Mélenchon, pour des propos relatifs à l’affaire dite du « faux tract » pendant la campagne des législatives de 2012 dans le Pas-de-Calais.

Fin mai 2012, les équipes de Marine Le Pen avaient distribué un tract comportant une photo de Jean-Luc Mélenchon et reproduisant l’une de ses phrases prononcées lors d’un discours à Marseille le 14 avril précédent: « il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb. » Le tract sur fond vert, couleur de l’islam, comportait également la mention « Votons Mélenchon » et sa traduction dans un arabe approximatif.

Dans une dépêche de l’Agence France-Presse annonçant le 4 juin 2012 la décision de Jean-Luc Mélenchon de poursuivre Marine Le Pen, son adversaire du FN aux législatives dans la circonscription d’Hénin-Beaumont, pour « manoeuvre frauduleuse », l’avocate du candidat Front de gauche, Raquel Garrido, déclarait: « nous sommes sûrs de nous quant au fait que Marine Le Pen est une délinquante ».La présidente du FN avait alors poursuivi en diffamation, mais le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Raquel Garrido et le PDG de l’AFP, Emmanuel Hoog. »

Dans le contexte de la violente polémique politique » opposant les deux candidats », « malgré des propos vifs qui, avant toute décision de justice, ont pu choquer » Marine Le Pen, Raquel Garrido n’a « pas dépassé les larges limites de la liberté d’expression qui doit être reconnue à un avocat s’exprimant pour le compte de son client, dans le cadre exclusif de la défense de ses intérêts, à l’occasion d’un litige opposant, de manière particulièrement médiatisée, deux personnalités publiques », ont estimé les juges qui ont rendu le verdict.

BFM TV