Une Allemande de 88 ans condamnée à la prison pour négation de l’Holocauste

Une Allemande très âgée ne cesse de nier l’Holocauste, même après trois condamnations. Cette fois-ci, elle a été condamnée à deux ans et demi de prison mais est toujours en liberté et compte faire appel.

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Le tribunal de la ville de Verden (nord-ouest de l’Allemagne) a condamné Ursula Haverbeck à deux ans et demi de prison pour incitation à la haine raciale et négation de l’Holocauste, via le journal « La voix du Reich » (Stimme des Reiches).

Lors de son intervention devant le juge, elle a déclaré que le camp de concentration d’Auschwitz « était un camp de travail où on n’exterminait pas les gens dans des chambres à gaz ». Le procès de cette Allemande de 88 ans s’est tenu dans des conditions de sécurité renforcée.

Ce n’est pas la première condamnation d’Ursula Haverbeck. En 2015, le parquet de Hambourg l’a condamnée à dix mois de prison alors qu’en septembre et octobre 2016 elle a écopé de huit et dix mois de prison respectivement. Aucun de ces verdicts n’est toutefois entré en vigueur.

Sputnik

 

Infractions racistes : hausse de 34% en 3 ans. Classement sans suite pour un auteur sur deux

Pour un auteur sur deux, l’affaire se termine par un classement sans suite. 

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Les parquets français ont traité l’an dernier 7.251 affaires comportant une ou plusieurs infractions à caractère raciste, soit une augmentation de 34% en trois ans. Le ministère de la Justice a précisé que cette augmentation ne « souligne pas nécessairement » une hausse des infractions commises en raison de la religion ou de l’origine de la victime, réelle ou supposée, mais peut aussi s’expliquer par une augmentation du nombre de plaintes.

Classement sans suite pour un auteur sur deux

Le ministère informe par ailleurs que pour un auteur sur deux, l’affaire se termine par un classement sans suite, parce que l’infraction est « insuffisamment caractérisée » (75%), parce que les faits enregistrés ne sont pas une infraction (9%), parce que les auteurs ont été mis hors de cause (4%) ou parce que les faits étaient prescrits (10%).

La Chancellerie, qui s’est engagée à mettre régulièrement à jour les chiffres en matière d’infractions à caractère raciste, a précisé que 10% des auteurs étaient mineurs au moment des faits. Lorsque l’auteur est susceptible d’être poursuivi, il y a dans 83% des cas une « réponse pénale », majoritairement sous forme d’alternative aux poursuites.

Europe 1

«Déportation des musulmans»: iTélé condamnée à verser 50 000€ à Zemmour pour «rupture abusive» de contrat

Lundi, Eric Zemmour qui avait assigné iTélé en justice pour rupture abusive de son contrat, a remporté son procès. La chaîne devra lui verser 50 000 euros.

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Nouveau déboire pour la chaîne d’information. Selon Marianne, Lundi, le jour de la fin de sa grève historique, iTélé a été condamnée par le tribunal de grande instance de Nanterre, pour la « rupture abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel », d’Eric Zemmour.

En décembre 2014, le polémiste avait été évincé de l’émission Ça se dispute, qu’il animait depuis 2003. Pour cela, iTélé devra lui verser 50 000 euros. Selon ses avocats, Eric Zemmour a été débouté de l’indemnisation au titre du préjudice moral qu’il réclamait également. Ils se félicitent « d’une décision renforçant la liberté d’expression et la protection des journalistes ».

Condamné pour ces propos

En 2014, Céline Pigalle et Cécilia Ragueneau, alors à la tête de la chaîne du groupe de Bolloré, avaient justifié l’arrêt de l’émission par les commentaire sur les musulmans, prononcés par Eric Zemmour dans le quotidien italien Corriere della Sera. Des propos pour lesquels il était jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans » et a été condamné en appel à 3000 euros d’amende la semaine passée.

Dans les pages du journal transalpin, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ».

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

L’Express

Un député FN visé par 2 plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale, son immunité levée

Le Parlement européen a levé aujourd’hui l’immunité parlementaire de Jean-François Jalkh, eurodéputé et vice-président du Front national, visé par deux plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale en tant que directeur des publications du parti d’extrême droite.

CONSEIL NATIONAL DU FN A SEVRES

La première plainte concerne un « guide pratique de l’élu municipal Front national », publié en 2013 sur le site internet duFront national, qui invitait les futurs élus à privilégier les « Français » dans l’attribution des logements sociaux. La seconde est relative à une vidéo diffusée en juin 2014 sur le même site dans laquelle son ancien président, Jean-Marie Le Pen, s’en prenait à des artistes opposés au Front national, dont Patrick Bruel, Madonna et Yannick Noah, en lâchant : « On fera une fournée la prochaine fois ».

Le Parlement européen a levé l’immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen dans cette même affaire le mois dernier pour permettre qu’il soit jugé. Les eurodéputés ont estimé que les faits reprochés à Jean-François Jalkh dataient d’une époque où il n’était pas parlementaire et n’avaient aucun lien avec l’exercice de cette fonction.

Le Figaro

Policiers frappés, chants nazis, insultes et agressions racistes : 4 identitaires interpellés puis relâchés

Quatre membres de Génération identitaire, interpellés après une nuit de violences à caractère raciste en octobre, dans l’hypercentre d’Angers, font l’objet d’une enquête. Le parquet doit annoncer des poursuites ce lundi 21 novembre.

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Des chants nazis entonnés en plein centre-ville d’Angers. Des insultes racistes proférées en direction des personnes typées maghrébines ou noires. Et, souvent, une pluie de coups. Cette affaire qui remonte à la nuit du vendredi 21 au samedi 22 octobre dernier devrait connaître, ce lundi 21 novembre, des développements judiciaires.

Plusieurs faits

Cette nuit-là, vers 3 h, trois hommes sont placés en garde à vue. Les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) les interpellent à l’angle des rues Lenepveu et David-d’Angers. Les faits d’une extrême violence ont connu plusieurs épisodes avec différents protagonnistes. Ils se déroulent d’abord dans la rue Bressigny, connue pour ses bars et ses restaurants rapides nocturnes, puis place du Ralliement. Et même au commissariat.

Six dépôts de plainte

Le bilan est lourd : six plaignants identifiés dont des policiers, qui ont été pris à partie. Les trois agresseurs présumés arrêtés cette nuit-là, âgés de 17, 19 et 39 ans, ont rapidement été identifiés comme militants de Génération identitaire d’Angers.

Situé à l’extrême droite, ce mouvement présente, sur internet, une profession de foi sans ambiguïté « face à la racaille, face à ceux qui veulent fliquer notre vie et nos pensées, face à l’uniformisation des peuples et des cultures, face au raz de marée de l’immigration massive ». Fondé en 2012, ce groupuscule se montre de plus en plus présent à Angers.

À nouveau en garde à vue

jeudi 17 novembre, à 9 h, les trois protagonistes et un quatrième homme ont de nouveau été placés en garde à vue. Ils ont été relâchés deux heures plus tard. Le parquet, qui prend cette affaire très au sérieux, tente de retracer précisément les étapes de cette soirée et les rôles de chacun.

Ouest France

Simon, Le baby-sitter du Bon Coin était un pédophile

Embauché via le célèbre site de petites annonces, le baby-sitter gardait une fillette de 6 ans en lui proposant des jeux pervers. Il a été interpellé fin octobre.

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Tous les parents savent combien il est difficile de trouver un baby-sitter en qui ils peuvent accorder toute leur confiance. L’histoire qui suit ne va pas les rassurer. A la fin du mois de septembre, un couple de Poitiers cherche à faire garder sa fille de 6 ans. Il trouve une annonce sur le célèbre site de petites annonces, Le Bon coin.

Simon, 28 ans, queue-de-cheval et barbe mal taillée, correspond à leurs attentes. Il garde la petite une demi-douzaine de fois. Jusqu’à ces confidences troublantes à ses parents. Elle raconte, avec ses mots d’enfants, des jeux pervers, l’auscultation nue avec les jouets de la panoplie du docteur ou ce bain durant lequel elle était censée laver le sexe de son baby-sitter… Interpellé le 27 octobre, Simon n’a pas mis longtemps à avouer.

La perquisition à son domicile a confirmé : paires de menottes, vagins artificiels, deux poupées en latex d’1,50 m. type adolescent sans oublier un certain nombre d’images pédopornographiques.
La Chambre de l’instruction n’a trouvé qu’un seul groupe de parole adapté à son état : la prison. Le temps que les enquêteurs découvrent si le baby-sitter pédophile n’a pas proposé ce type de « garde » traumatisante à d’autres enfants.

La Nouvelle République

Un marocain condamné à 6 mois ferme pour avoir consulté « Jihadology.net », site d’un chercheur américain

Le tribunal correctionnel de Senlis a condamné un Marocain de 22 ans sur la foi d’un nouveau délit, introduit en juin dans le code pénal.

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La sanction est lourde : six mois ferme, expulsion à sa sortie de prison et interdiction du territoire pendant dix ans à l’issue. Ouahid, un Marocain de 22 ans, a été condamnée mercredi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Senlis (Oise) pour avoir consulté un «site djihadiste» à 212 reprises, rapporte le Parisien. Le site en question, selon le tribunal de Senlis contacté par Libération, n’est autre que Jihadology.net, tenu par… un chercheur américain spécialiste du sujet, travaillant pour un think-tank, le Washington Institute for Near East Policy. Ce projet, que l’universitaire Aaron Y. Zelin présente comme personnel, consiste à rassembler la production de propagande des groupes jihadistes.

«Travail académique»

Selon le récit de l’audience fait par le Parisien, le prévenu a tenté de se justifier : «Je suis arrivé sur ce site par un lien Twitter d’un journaliste de France 24», en l’occurrence Wassim Nasr. Ce dernier, spécialiste des mouvements jihadistes, a réagi sur Twitter en soulignant le «remarquable travail académique» fait par Jihadology.net. Pour la procureure, visiblement peu familière du sujet, «ce site prône la guerre sainte et demande à s’engager pour devenir un héros.»

Le profil du prévenu n’a sans doute pas joué en sa faveur : fiché S (un dispositif qui permet aux services de renseignement de connaître les déplacements d’individus), assigné à résidence depuis quelques mois, il avait emprunté la route des Balkans pour se rendre en Turquie en 2015, avant d’être expulsé en Grèce. Lors d’une perquisition administrative, les policiers ont mis la main sur son téléphone portable, dont l’historique de navigation internet a révélé les consultations de Jihadology.net.

 

Libe