Philippe, boulanger jugé pour trafic de stupéfiants et proxénétisme

L’homme, déjà en détention pour d’autres faits, comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Grasse. L’affaire a été renvoyée au 18 avril.

 

Non content d’assurer un confortable chiffre d’affaires annuel de 600.000 euros, Philippe C., 47 ans, gérant de la boulangerie « Pains et Gourmandises » au 1175 de l’avenue de la République à La Roquette-sur-Siagne, cumulait les activités.

Il est en effet soupçonné de trafic de stupéfiants et de proxénétisme! Et la femme qui offrait les services de son corps – en partie pour son compte – n’était autre que sa propre épouse!

On devrait en savoir davantage le 18 avril prochain, date du renvoi de l’affaire. En effet, actuellement détenu à la maison d’arrêt de Grasse pour purger la peine consécutive à sa première condamnation, le boulanger roquettan a demandé au juge d’application des peines d’étudier sa demande de bracelet électronique.

Nice Matin

Jean-Marie obligeait sa femme à se prostituer, un an de prison ferme

Un Saint-Quentinois de soixante ans a été condamné à un an de prison ferme pour avoir obligé une femme de Laon, rencontrée sur un site internet, à se prostituer pour lui.

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« J’accepte tout ce qui m’est reproché. C’est inexcusable », avoue Jean-Marie Rebouté. Le sexagénaire, poursuivi pour proxénétisme aggravé prend conscience, à la barre du tribunal correctionnel, de ce qu’il a fait subir à sa victime durant plus d’un an.

Jean-Marie Rebouté  écope de trois ans de prison, dont un an ferme. Il est également inscrit au fichier d’auteurs d’infractions sexuelles pendant trente ans et privé de ses droits civiques et civils durant les cinq prochaines années. Il devra verser 7000 euros de dommage et intérêt à la victime.

Aisne Nouvelle

Un pasteur nigérian proxénète et ses drôles de paroissiennes condamnés

Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

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Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

Il en profitait pour percevoir, outre des offrandes sonnantes et trébuchantes pour son église, 10% des revenus de ses paroissiennes tirés de la prostitution.

Une quinzaine de filles, toutes nigerianes, arpentaient la semaine les trottoirs du secteur Gambetta et de l’Arenas à Nice. Le bon pasteur se chargeait de rapatrier l’argent au Nigeria.

La justice l’a condamné à cinq ans prison, peine assortie d’un maintien en détention et d’une interdiction définitive du territoire français.

Quatre autres nigerians, dont trois femmes chargées de surveiller les prostituées, ont également été condamnés à de la prison et à une interdiction du territoire.

Nice Matin

Hubert condamné à trois ans de prison pour avoir prostitué 2 742 fois sa compagne

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Dans le box, Hubert, 54 ans s’appuie sur la rambarde comme au comptoir. L’autre main, figée sur son front qu’il plisse à l’écoute du récit accablant de la présidente du tribunal qu’il a pourtant reconnu.

« Madame a remis aux gendarmes cinq agendas dans lesquels étaient mentionnés les rendez-vous que vous fixiez pour elle par SMS depuis 2011 », commence la présidente qui comptabilise 2 742 passes sur une période de quatre ans. Des prestations -70 € la fellation, 100 € le rapport sexuel de 45 minutes et jusqu’à 500 € pour une nuit entière- à raison de deux à cinq passes par jour, qui pouvaient rapporter jusqu’à 1 500 euros par semaine.

« Nous allions dans un club libertin, et quelques fois au bois, à Ferrières-en-Brie. Mais un jour, il m’a demandé de me prostituer parce qu’il venait de perdre son travail et qu’il avait des dettes.

Au début j’ai accepté mais très vite j’ai voulu tout arrêter », témoigne-t-elle timidement.

Jocelyne raconte : « Déjà pour le libertinage, il me forçait, il me serrait fort les poignets et me disait qu’il fallait que je sois gentille », se justifie Jocelyne qui a glissé du libertinage à la prostitution en quelques mois sous l’emprise de son compagnon.

Et elle déroule. Les vêtements qu’il la forçait à acheter et à porter, les teintures capillaires rose, turquoise, violet imposées, la perte de poids forcée jusqu’à maigrir de 23 kg, l’interdiction de parler de son activité à sa fille aînée ou à quiconque, de conduire, d’avoir un téléphone portable… Et tout aurait sûrement continué si leur fils de cinq ans n’avait pas lâché quelques bribes de ce qui se déroulait à la maison à l’école en septembre dernier.

Car au proxénétisme, il faut ajouter que durant les passes de sa compagne, Hubert attendait avec son fils dans la voiture. « Les clients auditionnés racontent avoir croisé le petit garçon et le compagnon de madame », insiste l’avocate de Jocelyne qui rappelle « les passes imposées alors que madame était enceinte de leur fils »

Il a été condamné ce mardi soir à trois ans de prison dont un an de sursis mise à l’épreuve par le tribunal correctionnel de Meaux.

Le Parisien

Chantal et Florence, deux patronnes écrouées pour proxénétisme, et trafic de stupéfiants

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Ça fait 50 ans que cela dure, alors on n’en a sûrement pas fini, mais on leur a porté un gros coup », savourait hier un enquêteur de la Police judiciaire dont la brigade de répression du proxénétisme a « dégringolé » tout un pan historique

C’est la déposition d’une ex-employée qui a permis de déclencher les investigations en mai 2014. Elle dénonçait les faits de proxénétisme aggravé qui se jouaient dans le huis clos des établissements Le Brasilia.

Des informations précises rapidement vérifiées par des surveillances qui permettaient d’établir un organigramme dont les têtes pensantes semblaient être les deux gérantes, de droit ou de fait, de ces deux institutions : Chantal, 61 ans, et Florence, 52 ans, toutes deux déjà condamnées pour « proxénétisme par aide à la prostitution d’autrui ».

Le tout souvent saupoudré de cocaïne. Jonathan, 35 ans et un homme de 56 ans, étaient identifiés comme les fournisseurs potentiels du produit, écoulé grâce à la complicité de barmaids et d’hôtesses.

Outre des saisies d’argent liquide, de faux papiers et de comptes relatifs à un trafic de stups au domicile des interpellés, 690 000€ étaient saisis sur leurs comptes bancaires et autres placements financiers.

Au terme de trois jours de présentations devant un juge d’instruction, dix suspects étaient mis en examen et écroués, dont toutes les « patronnes » et un barman.

La Provence