En Lettonie, bientôt une loi contre le voile intégral (porté par 3 femmes dans le pays)

,jnjnkjk La Lettonie est un pays balte de 2 millions d’habitants, dont environ 1.000 sont des musulmans pratiquants, selon les estimations du gouvernement. Sur ces 1.000 musulmans, environ 3 femmes portent le voile intégral. Et c’est pour elles que le ministre de la Justice veut créer une loi interdisant le niqab dans l’espace public.

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Le New York Times signale que le ministre Dzintars Rasnacs défend cette mesure «préventive», inspirée par la loi française, en évoquant la nécessité de «protéger la culture lettone» et de gérer les problèmes de sécurité du pays.

Rasnacs fait partie du parti anti-immigration Alliance nationale et est un ancien leader du parti d’extrême droite Tout pour la Lettonie!. Ce parti est connu entre autres pour avoir organisé des commémorations des soldats lettons s’étant battus avec les nazis contre les communistes russes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Immigrés musulmans

Interviewé par le New York Times, Dzintars Rasnacs a expliqué que la loi devrait facilement être approuvée par le Parlement et qu’il s’agit de protéger le pays face à l’arrivée d’immigrés musulmans. Le gouvernement letton a accepté d’accueillir 776 réfugiés sur les deux années à venir. Pour l’instant, seulement six sont arrivés.

«Nous protégeons non seulement les valeurs lettones historicoculturelles mais aussi les valeurs historicoculturelles de l’Europe», a déclaré le ministre.

Le débat autour de l’islam est très tendu dans le pays, particulièrement depuis les déclarations de Roberts Klimovics, un porte-parole du centre islamique letton de Riga, la capitale, qui avait déclaré à la télévision que la Lettonie pourrait bientôt adopter la charia. Il avait aussi comparé les soldats de l’Otan en Afghanistan et au Mali aux Européens qui partent se battre en Syrie pour Daech.  jnkjkjhjkkj 

Slate

Le parquet soupçonne le FN d’avoir payé la caution d’un membre du GUD, détenu après une violente agression

Le parquet de Nanterre soupçonne une société liée à l’élu FN Axel Loustau d’avoir payé la caution d’un militant d’extrême droite, détenu après une violente agression.

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Déjà mis en cause dans «l’affaire Jeanne», Axel Loustau va-t-il être de nouveau inquiété par la justice ? une enquête préliminaire ouverte le 13 mars par le parquet de Nanterre pourrait toucher ce conseiller régional FN d’Ile-de-France, ancien membre du mouvement radical GUD.

L’enquête porte sur de possibles faits de travail dissimulé, d’abus de biens sociaux et de blanchiment de capitaux. Elle doit déterminer l’origine d’une somme de 25 000 euros ayant permis la libération sous caution d’un jeune cadre du GUDLogan Djian, détenu à l’automne 2015 après la violente agression d’un ancien camarade.

Libe

Marine Le Pen interdite d’entrée au Royaume–Uni ?

Le camp favorable au “Brexit” a demandé à la ministre de l’Intérieure britannique d’interdire Maine Le Pen d’entrée au Royaume-Uni. 

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 Marine Le Pen indésirable au Royaume-Uni ? Dans une lettre, le camp favorable à une sortie du pays de l’Union européenne a demandé à la ministre de l’Intérieur britannique d’interdire la présidente du Front national d’entrée dans le royaume. C’est ce que révèle cette lettre envoyée par la responsable de “Vote Leave”, dévoilée par la BBC et l’AFP.

Dans la missive, Gisela Stuart met en avant « les opinions extrémistes » de Marine Le Pen, dont une visite est prévue en mai au Royaume-Uni. Elle explique dans son courrier que la présidente du FN “a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les Musulmans priant dans la rue à l’occupation nazie en France », ajoutant que “la présence de Madame Le Pen au Royaume-Uni ne contribuerait pas à l’intérêt général”. Theresa May, interrogée dimanche sur la BBC, a refusé de dire quelles suites elle allait donner à cette demande.

Yahoo

Fréjus : un ancien néonazi derrière le projet « Surf Academy » de la mairie FN

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À Fréjus, le sénateur et maire FN David Rachline lance un vaste complexe baptisé Surf Academy, le premier sur la Côte d’Azur. Derrière ce projet de 4,6 millions d’euros, on trouve une société basée à Hong Kong et dirigée par Yann Tran Long, un ancien néonazi. Le volet événementiel est, lui, assuré par la société de son frère, Minh Tran Long.

C’est une décision bien loin du « patriotisme économique » et de la « priorité régionale »que défend le Front national (FN). À Fréjus (Var), le maire et sénateur FN David Rachline, l’une des étoiles montantes du parti, a choisi un projet, baptisé Surf Academy, développé par une société basée à Hong Kong. Derrière ce concept, un homme sulfureux : Yann Tran Long, un ancien néonazi reconverti dans l’ingénierie de parcs de loisirs.

Mediapart

L’extrême droite allemande veut une zone euro sans la France

Ils assurent « ne pas vouloir expulser la France », mais les populistes allemands qualifient cette dernière de « problème politique » de la zone euro.

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Le parti populiste allemand AfD, en plein essor dans l’opinion, plaide pour la création d’une union monétaire réduite à quelques pays en Europe, dont ne ferait pas partie la France, qu’il juge trop laxiste budgétairement. « Nous pouvons avoir une monnaie commune avec les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande ou les États baltes.

Ils ont la même culture de la stabilité que nous. Mais les Français en ont une autre, sans parler des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Grecs. Ils ne veulent pas entendre parler d’austérité », estime le coprésident du parti Jörg Meuthen, dans une interview au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, à paraître lundi.

« Personne ne veut expulser la France. Mais la France est naturellement un problème politique » dans la zone euro, a renchéri le vice-président de l’AfD Alexander Gauland dans ce même entretien.

Alexander Gauland, dont le parti a enregistré des scores record lors d’élections régionales en mars et se positionne entre droite décomplexée et extrême droite, a concédé qu’avoir les Français au sein de la zone euro est en principe une bonne chose. « Mais s’ils ne peuvent ou ne veulent pas se le permettre économiquement, on doit trouver d’autres constructions », a-t-il poursuivi.

Le Point

Serge Ayoub a tenté de faire assassiner un nationaliste qui « l’a insulté de juif »

 « Nos » fachos étaient-ils aux ordres de Troisième voie ? »

Après le démantèlement d’un groupuscule néonazi à Ham (Somme), Serge Ayoub, ex-leader de Troisième voie est mis en examen pour complicité de tentative de meurtre.

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L’interpellation de 15 membres de l’ultra droite, en mars 2015 sur les secteurs de Ham (Somme), Chauny (Aisne) et Compiègne (Oise) n’était qu’un début. Depuis, l’enquête s’est poursuivie sous la direction d’un juge d’instruction amiénois. À ce jour, 24 suspects ont été mis en examen. L’un des enjeux des investigations est de savoir quels liens précis unissaient le clan néonazi picard – qui s’était nommé « WWK » pour white wolfs klan (le clan des loups blancs) – aux membres parisiens de l’organisation nationaliste Troisième voie.

En août dernier, le leader de ce mouvement, Serge Ayoub, 52 ans (longtemps connu sous son surnom de « Batskin »), a été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Péronne. Il est reparti sous contrôle judiciaire, après avoir été mis en examen pour complicité de tentative de meurtre. Selon nos informations, un autre cadre de cette organisation a également été mis en cause.

Dans cette affaire, la plupart des suspects sont désormais en liberté. Ce n’est pas le cas de Jérémy Mourain, un habitant de Ham de 26 ans, chef des WWK. L’homme est accusé d’avoir tenté de tuer à coups de couteau un autre nationaliste, membre d’une organisation néonazie rivale. Les faits auraient eu lieu dans un local d’Estrées-Mons, près de Péronne (dans la Somme), lors d’une soirée ayant rassemblé des membres de l’ultra-droite. Selon nos informations, l’une des personnes impliquées dans la procédure aurait expliqué que la victime «  avait insulté Serge Ayoub de juif  », et que ce dernier aurait demandé à Mourain de «  régler ça  ».

Le groupe nationaliste picard était un client fidèle du bar « Le Local », dans le XVe arrondissement de Paris, qu’il fréquentait tous les week-ends. Cet endroit était le lieu de rassemblement de Troisième voie, dissous en 2013 après la mort du militant antifasciste Clément Méric, au cours d’une bagarre (le meurtrier présumé est Estaban Morillo qui a grandi à Neuilly-Saint-Front, dans l’Aisne).

« Reconstitution de groupes de combat »

WWK était-il aux ordres de l’ex-Troisième voie ? Ce groupuscule néonazi était-il une reconstitution locale de ce mouvement ? L’instruction vise à le déterminer. Les Picards impliqués ont été mis en examen pour « reconstitution de groupes de combat » dès le début de l’affaire.

Serge Ayoub, figure du nationalisme français, se dit étranger à cette affaire. Son avocat, Me Thibault de Montbrial rapporte que son client «  conteste vigoureusement les faits qui lui sont reprochés ». Pour lui, la mise en examen de son client se situe «  à la marge du dossier  ». L’avocat parisien souligne que son client n’a d’ailleurs pas été placé en détention dans cette affaire.

L’enquête se poursuit sous le secret de l’instruction. Mais on sait que l’enquête, lancée par les services de gendarmerie, a permis de résoudre une série très importante d’actes de délinquance commis entre 2012 et 2015 dans la région : cambriolages, agressions, destructions par incendie… Les autorités avaient découvert alors un groupe d’ultra-droite très structurée, construit sur le modèle d’une association avec un président (Mourain), un trésorier, un secrétaire, etc.

Pour entrer dans le mouvement, les postulants devaient faire leur preuve en commettant des actes délictuels. Et malheur à celui qui ne respectait pas les règles ou qui voulait quitter le groupe. L’enquête a mis au jour des actes de violence extrême entre ces membres. On parle de lynchages à coups de batte de baseball et jets de personnes dans le canal.

Courrier Picard

La présence d’un médecin fait baisser le score du FN dans les petites villes

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Avoir un médecin (ou un pharmacien) dans son village a des vertus insoupçonnées, si l’on en croit l’institut de sondage IFOP. Aux élections européennes de 2014, le score du Front national (FN) était moins élevé en moyenne de 1,6 point dans les villes de moins de 1 000 habitants disposant d’un omnipraticien (1,9 point pour un pharmacien) que dans celles qui n’en disposent pas.

C’est la présence d’un bureau de poste qui fait le plus baisser le score du FN (- 3,4 points), suivie par une épicerie (- 2,5 points), une banque (- 2,3 points) ou un café-restaurant (- 2,1 points).

L’absence totale de services fait monter le score du FN à 31,8 % en moyenne dans ces petites communes. En revanche, quand elles disposent de huit ou plus de ces services, le score du parti de Marine Le Pen y retombe en moyenne à 25,6 %

Le Quotidien du Médecin

En fuite, l’identitaire Boris Le Lay condamné a 2 ans de prison pour incitation à la haine raciale

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Le tribunal correctionnel de Brest a condamné, jeudi soir, Boris Le Lay, l’ultranationaliste breton, à deux ans de prison ferme pour incitation à la haine raciale.

Une nouvelle condamnation au casier judiciaire déjà bien chargé de Boris Le Lay, ce militant ultranationaliste qui multiplie, sur son site Breizh Atao, les provocations à la haine ou la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion des personnes auxquelles il s’attaque.

En septembre 2015, il s’en était pris à une procureure du tribunal de grande instance de Quimper, dont il avait mis en cause l’origine supposée africaine.

Comme d’habitude, Boris Le Lay n’était pas présent ce jeudi à l’audience correctionnelle de Brest. Le dossier avait été « dépaysé » dans cette juridiction, puisqu’il ne pouvait être jugé dans le tribunal de Quimper où est en poste la procureure ciblée par les propos haineux.

La procureure de Brest a requis 8 mois de prison ferme. Après un très court délibéré, les juges ont condamné Boris Le Lay à 1 an de prison ferme et révoqué un suris de 1 an prononcé en 2013 par la cour d’appel de Rennes. Soit deux de prison ferme au total, assortis d’un mandat d’arrêt.

Ce sera le troisième mandat d’arrêt lancé à l’encontre de Boris Le Lay. Sa précédente condamnation à 6 mois de prison ferme pour des motifs identiques, avait précisément été prononcée par le tribunal correctionnel de Quimper, en mai 2015 pour sa diatribe raciste contre le sonneur bigouden Yannick Martin. Âgé de 33 ans, Boris Le Lay, natif de Quimper, est supposé vivre au Japon.

Orléans : Des tags islamophobes toujours pas effacés depuis novembre 2014

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A la Toussaint 2014, les bureaux de Muslim Assistance ont été la cible d‘un cambriolage doublé de violentes dégradations xénophobes. Depuis, rien n’a été fait pour effacer les inscriptions, ni pour les cacher. Les riverains sont excédés.

Ordinateurs volés, mobilier détruit et tags xénophobes… telle fut la triste découverte des voisins des pompes funèbres de Muslim Assistance de la rue Bossuet dans le quartier de la Source à Orléans, il y a un an et demi. Aujourd’hui, Michel Ricoud, élu communiste d’opposition au conseil municipal et riverain, n’en peut plus.

« C’est une insulte. On passe devant tous les matins. Mettez-vous à la place des musulmans… », s’indigne-t-il, « il faut que la ville et le bailleur social s’activent! »

Les inscriptions racistes sont à l’intérieur de l’ancien local, dont l’une des vitres est fissurée. Largement visibles par tous les passants. C’est cela qui dérange Paulette, Michel et les autres habitants historiques de cet immeuble de quatre étages, réunis en association de locataire. « Quand il y a des tags en centre-ville, on les nettoie fissa. Ici, non. Nous sommes là depuis 1976. Et ça, ça nous donne envie de partir…« . Pas partir de la Source, mais de changer de bailleur, précisent-t-ils, sous-entendant que le dialogue est tendu avec celui-ci

France Bleu

Pyrénées-Orientales : défections en série chez les élus FN

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Après ses bons résultats aux municipales dans les Pyrénées-Orientales,  le Front national a déjà perdu près d’un tiers de ses élus. Certains de ces démissionnaires ont fondé une association qui se veut pour l’instant apolitique : Evolution 66.

Clotilde Font occupait aux dernières municipales de Perpignan la deuxième place sur la liste de Louis Aliot. Elle était la figure emblématique de l’ouverture à la société civile à travers le Rassemblement Bleu Marine. Elle est désormais la présidente d’Evolution 66.

Elle a quitté ces dernières semaines le groupe d’opposition municipale du Front national, un groupe dans lequel elle ne s’est jamais sentie à l’aise. Selon elle, le Rassemblement Bleu marine n’a été qu’un leurre, car pour rassembler il faut d’abord avoir la volonté de s’ouvrir.

Irina Kortanek était, elle, une militante de premier plan du Front national dans les Pyrénées-Orientales. Après avoir été candidate aux législatives, elle était la seule élue FN dans la commune de Bompas. Selon elle, son ancien parti serait devenu le parti des copains.

France 3

Menacé par la Ligue de défense juive, le maire de Gennevilliers interpelle Cazeneuve

Patrice Leclerc, maire communiste de Gennevilliers LDJ palestine israel

Patrice Leclerc, le maire communiste de Gennevilliers, prend les choses au sérieux. L’édile vient d’adresser un courrier à Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, après avoir été victime de menaces par la Ligue de défense juive (LDJ).

Cette organisation extrémiste lui reproche son soutien à Marwan Barghouti, Palestinien emprisonné en Israël pour meurtre. Terroriste pour les uns, combattant pour les autres : le débat fait rage autour de cette figure. Lundi dernier, la mairie de Gennevilliers avait organisé une réunion publique autour de la question palestinienne et de la libération de ces prisonniers.

« Je fais régulièrement l’objet de campagnes d’intimidation »Quelques jours plus tôt, la LDJ s’est, elle, fendue d’un billet sur cette campagne. L’organisation évoque des « maires qui s’associent à des mouvements terroristes », fait l’amalgame entre soutien à Barghouti et prétendu soutien à Salah Abdeslam, l’un des terroristes du Bataclan… Et d’écrire : « le compte à rebours de la république (sic) a commencé… Que nos ennemis commencent également à compter. Nous ne resterons pas sans agir. »

La menace est à peine voilée. « Je la prends d’autant au sérieux que je fais régulièrement l’objet de campagnes d’intimidation via Twitter » écrit Patrice Leclerc à Bernard Cazeneuve. Il rappelle que la LDJ est aussi une organisation classée terroriste par les Etats-Unis et conclut : « aujourd’hui, où e, sont les actions de l’Etat pour interdire ce mouvement violent ? »

Le Parisien

Alain de Benoist, idéologue d’extrême droite, accueilli à bras ouverts à Sciences Po

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Qui le reconnaît, dans la file d’attente soigneusement filtrée de la rue Saint-Guillaume ? Personne. Alain de Benoist a 72 ans, et la nouvelle droite, dont il était la figure de proue à la fin des années 1970, n’est plus de la première fraîcheur. « Ça me rajeunit : la dernière fois que j’étais venu, je n’étais pas à la place du prof », s’est d’ailleurs amusé l’idéologue devant la cinquantaine de personnes qui s’entassaient, mercredi soir 20 avril, dans l’une des salles de Sciences Po Paris, afin de l’écouter plancher deux heures durant sur « Modernité, libéralisme et pensée unique » – trois de ses « fléaux » préférés.(…)

Alain de Benoist dénonce les « génuflexions » imposées devant l’« idéologie des droits de l’homme » (thème de l’un de ses récents livres publié chez Pierre-Guillaume de Roux), fustige l’« expertocratie » et « l’idéologie du même », moque les « pulsions universalistes » qui voudraient que « les hommes soient partout semblables », soupire devant les « bêtises » de Najat Vallaud-Belkacem sur la théorie du genre. « Des femmes qui sont des hommes comme les autres… On verra, l’idéal, quand la majorité des femmes seront des éboueures et que les hommes feront le ménage ! »(…)

Alain de Benoist donne le signal du départ, sous des tonnerres d’applaudissements, en saluant Nuit debout : « Le peuple se lève tôt, il n’a pas les moyens de se transformer en noctambule. » Pas un mot sur le Hidjab Day, qui a occupé les médias à défaut d’avoir conquis « la Péniche » (le hall de l’institution parisienne), et réuni moins de fans que l’idéologue un étage plus haut.

L’orateur s’éclipse pour dîner, encore tout surpris, selon un proche, que son intervention n’ait pas été annulée. « On a besoin de fond », expliquent les étudiants pour justifier l’invitation. « Les associations étudiantes ont une grande liberté dans l’organisation d’événements », note de son côté l’administration de Sciences Po, prévenue en bonne et due forme.

Le Monde

Charles Beigbeder, portrait d’un Donald Trump à la française

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Charles Beigbeder s’est fait remarquer cet été lors de sa sortie sur le FN. Depuis, l’homme d’affaires se fait discret et tente de fédérer un mouvement à droite de la droite pour peser sur les primaires de 2017. Portrait d’un Donald Trump à la française.

La vie d’élu est une nouveauté pour Charles Beigbeder. Elle date de début 2014 quand l’entrepreneur, furieux de ne pas avoir obtenu de siège sur les listes de NKM à Paris, lance une liste dissidente, “Paris Libéré”. Le mouvement fait le grand écart entre partisans de la Manif pour tous et proches de l’UDI. Il est largement battu un peu partout, sauf dans le VIIIe, où Charles Beigbeder sauve la mise : 24,2 %. Pas de quoi siéger au conseil de Paris. Il devra se contenter du conseil d’arrondissement. Celui des Champs-Elysées, des ambassades et des sièges d’entreprise. La sienne, d’ailleurs, – Audacia, une société de gestion – est située à deux pas.

En mars dernier, accompagné de Charles Million, il lance avec fracas “Phénix” qui a pour but de présenter chaque mois un programme pour 2017. Quatre mois plus tard, rien n’a été finalement publié et le collectif est fondu dans “l’Avant-garde”, nouveau think-tank utlra-conservateur, qui regroupe le même Charles Million, mais aussi Julie Graziani, égérie de la Manif pour Tous ou Christian Vanneste, l’ancien député du Nord, dont les déclarations homophobes ont fait scandale.

Nous nous inspirons de ce qui se fait aux Etats-Unis”, explique Beigbeder, manière d’évoquer les très conservateurs Tea Party, qui n’hésitent pas à lorgner très à droite pour se faire entendre. Quelques jours après le lancement du mouvement, Beigbeder déjeune d’ailleurs avec Marion Maréchal Le-Pen – “une maturité incroyable pour son âge” – et annonce à un journaliste qu’il “n’hésiterait pas une seconde à voter FN”. De quoi émouvoir jusqu’au sein du Medef et des Républicains.

Ce catholique pratiquant entend par exemple peser pour remettre en cause la loi Taubira. Sur la question des migrants, ce catholique pratiquant assure qu’il “faut respecter ce beau principe de l’asile, qui est d’ailleurs un héritage de la chrétienté”. Mais tempère aussitôt : “Mais si on accueille des gens et que ça se termine en guerre civile, c’est pas un cadeau.”

Nous sommes des libérateurs enracinés !” conclut Begbeider, en sortant une petite fiche cartonnée sur laquelle il a griffonné un graphique. “Regardez, j’ai fait ça il y a deux jours pour expliquer notre position à un ami”. Sur le papier, deux axes : “libérateur/étatistes” et “enracinés/déconstructeurs”.

Les Inrocks

Communautarisme : Le FN va creer un collectif « juif » pour lutter contre le CRIF

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Un collectif informel destiné aux électeurs juifs va être créé, annonçait le Jerusalem Post le 13 avril. Une information reprise ce jeudi 21 avril par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et confirmée au Lab par Michel Thooris, ancien conseiller police de Marine Le Pen, aujourd’hui membre du comité central du FN. C’est lui qui, d’ici l’été, prendra la tête de ce comité informel

Des statuts propres ont été rédigés et vont être déposés prochainement. Et si le collectif est indépendant du FN, « il aura toutefois une proximité avec Marine Le Pen« , précise ce membre du comité central du parti.

Il développe :

Marine Le Pen laisse les initiatives se faire. Elle nous laisse notre liberté d’action mais elle regardera nos travaux d’un œil. Notre but est de réfléchir à toutes les questions, de permettre à des gens de la communauté juive de s’exprimer. On formulera des propositions pour la campagne présidentielle mais sans faire de pression sur Marine Le Pen.

Pour autant, « ce collectif n’a pas une vocation communautaire », jure Michel Thorris. Louis Aliot abonde dans ce sens :

[L’objectif est] de contester la dictature de la représentation et de la diffamation permanente du CRIF à l’égard du Front ! Ce collectif ne se prononce pas sur la politique étrangère ou la religion comme le CRIF. Il est là pour lutter contre les diabolisateurs communautaires du FN.

« On a pour objectif de tordre le cou à cette idée selon laquelle le FN ne défendrait pas la communauté juive, poursuit Michel Thooris. Aujourd’hui, il y a une mainmise du CRIF [Conseil représentatif des institutions juives de France, NDLR] et beaucoup de Français juifs recherchent des solutions politiques alternatives. Car le CRIF ne représente que lui-même et ne défend pas les intérêts de la communauté juive. »

Comme le rappelait en 2011 le blog hébergé par Le Monde Droite Extrême, Michel Thooris est proche de l’extrême droite israélienne. Par le passé, le frontiste a, à plusieurs reprises, défendu la très controversée Ligue de défense juive (LDJ), considérant que l’association tient « une mission de service public en défendant les personnes et les biens ».

Europe 1

Marine Le Pen inquiète une majorité de Français

64% des Français affirment que la présidente du Front national les inquiète, selon un sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV mercredi.

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Autriche : les attaques racistes ont grimpé de 54% entre 2014 et 2015

L’Autriche a connu une flambée des actes racistes en 2015, selon le ministère de l’Intérieur. 1156 actes ont été recensés en 2015 contre seulement 750 en 2014 soit une augmentation de 54 % ! Le nombre d’auteurs est passé de 560 à 910 durant la même période. 

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« Il n’y a aucun doute sur le fait que le problème migratoire a contribué à la polarisation de la société autrichienne et engendré une hausse des délits » a expliqué le porte-parole du ministère Karl-Heinz Grundboeck. Le plus grand nombre d’agressions a d’ailleurs eu lieu en Haute-Autriche, le cœur industriel, où les arrivées de migrants ont été les plus importantes.

C’est aussi une des frontières avec l’Allemagne. Le porte-parole a aussi déclaré que les rangs de l’extrême-droite avait « gonflé » l’année dernière, dans un pays où le FPO (parti de Jörg Haider) domine la vie politique.

Atlantico