Grèce : une organisation d’extrême droite revendique l’incendie d’un centre de réfugiés

incendie-centre-refugie-migrant

Un groupe grec inconnu se disant « national-socialiste » a revendiqué en ligne jeudi avoir incendié fin août un centre autogéré de réfugiés dans le centre d’Athènes. L’incendie n’avait blessé personne mais causé d’importants dégâts, nécessitant le relogement des personnes hébergées.

Le groupe, qui signe en grec « Les loups solitaires du combat autonome national-socialiste« , affirme avoir voulu dénoncer ainsi l’infiltration de jihadistes dans les flux de réfugiés et migrants accueillis en Grèce.

L’attaque avait été perpétrée le 24 août à l’aide d’un engin incendiaire contre le centre de Notara, dans le quartier contestataire athénien d’Exarchia, où dormaient une centaine de réfugiés et migrants.

L’Orient du Jour

Hongrie: la journaliste d’extrême droite qui avait frappé des migrants a été inculpée

Petra Laszlo avait suscité l’indignation en donnant des coups de pied à des migrants franchissant la frontière, il y a un an. Elle a été formellement inculpée par la justice.

hungarian_hungary_woman_female_journalist_camerawoman_petra_laszlo_kicking_tripping_refugees_refugees_migrants_syria_video_serbia_n1tv_petra_laszlo_tripping-_kicking_3

Il s’agit d’une inculpation pour « trouble à l’ordre public », selon un communiqué du procureur du comté de Csongrad (sud) Zsolt Kopasz. Au terme des investigations, la justice a cependant estimé que le geste de cette femme, filmé par d’autres journalistes et largement diffusé à l’étranger, n’avait pas été « motivé par des considérations ethniques ou par le statut de migrant des personnes visées ».

Indignation

Les images de cette opératrice de télévision donnant, caméra à l’épaule, des coups de pied à un homme et son fils et tentant de faire trébucher une fillette, à la frontière entre Hongrie et Serbie, avaient suscité l’indignation, alors que Budapest était déjà sous le feu des critiques pour son attitude hostile envers les migrants.

L’incident s’était produit le 8 septembre dans un contexte où des centaines de demandeurs d’asile, arrivés en Grèce depuis les côtes turques, transitaient chaque jour par les Balkans en direction notamment de l’Allemagne.

Le croc-en-jambe de la journaliste, qui travaillait pour une chaîne en ligne proche de l’extrême droite, « n’a pas entraîné de blessure mais son comportement a provoqué indignation et colère des personnes présentes », a relevé le parquet. Licenciée quelques temps après, elle s’était défendue en disant avoir « paniqué ».

Sud Ouest

Un futur centre d’accueil pour migrants victime d’un incendie criminel à Forges-les-Bains

6098065_795a43d8-7418-11e6-ac02-028b7323d6d8-1_1000x625

Lundi soir, une réunion publique se tient dans la commune de Forges-les-Bains, dans l’Essonne, où 91 migrants doivent être accueillis en octobre. Les discussions sont houleuses et une centaine d’opposants manifestent, avant de repartir vers 23h sans incident. Ils envisagent simplement de lancer une pétition.

Mais selon les informations d’Europe 1, à 2h30, la gendarmerie est appelée. Le bâtiment devant accueillir les migrants est en flammes. Toute la toiture est partie en fumée.

Une enquête est en cours pour déterminer la cause exacte de l’incendie. Les premiers éléments de l’enquête pointent vers un « incendie volontaire, a priori », a expliqué le parquet d’Evry mardi matin. « Il y avait déjà eu un incident quelques jours auparavant », a ajouté le parquet. Les robinets du centre avaient été ouverts, ce qui avait provoqué une inondation dans les lieux.

Europe 1

République tchèque: la multiplication des milices paramilitaires d’extrême droite inquiète

odin

Il y a déjà eu dans le passé en République tchèque des tentatives, par des formations d’extrême-droite, de mettre en place quelques groupes paramilitaires, destinés à semer la terreur dans les quartiers à majorité tzigane, surtout.

Mais contrairement à la Slovaquie voisine, ou à la Hongrie par exemple, où les défilés de gardes néo-nazis en uniforme sont fréquents, l’extrême-droite xénophobe est restée politiquement très marginale en République tchèque.

Le phénomène a pris de l’ampleur depuis la crise migratoire, et les médias locaux parlent aujourd’hui de 2 500 personnes déjà rassemblées en quelques mois dans des dizaines d’organisations paramilitaires locales, dont plusieurs dans la capitale, Prague.

Seulement 415 demandes d’asile seulement cette année en République tchèque. C’est un peu paradoxal, mais cela n’empêche pas les leaders de ces milices paramilitaires de jouer sur la peur et de motiver leurs troupes pour « stopper l’arrivée de centaines de milliers de terroristes musulmans ».

Le discours est très islamophobe. Certains de ces groupes d’extrême-droite ont trouvé l’inspiration plus au Nord, en se baptisant les « Soldats d’Odin », dans la lignée de la formation du même nom fondée en Finlande l’année dernière par un néo-nazi.

Les meneurs de ces nouvelles milices sont contre leur gouvernement, mais aussi contre l’Union européenne et contre l’Otan. En fait, ils affichent surtout leurs liens avec la Russie et avec les milices pro-russes d’Ukraine. Cela fait dire à certains commentateurs à Prague que ces mouvements paramilitaires sont en train de devenir la « cinquième colonne » de Poutine au sein de l’Union européenne.

RFI

Réfugiés victimes d’abus sexuels en Suède: « Couche avec moi ou je te renvoie en Afghanistan »

link_s3KbbaLVR7h8rqb1RReh9ByYBr1MnTDP

En Suède, une enquête a été ouverte à l’encontre d’une directrice d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. La femme aurait obligé deux mineurs afghans à avoir des rapports sexuels avec elle. En cas de refus, elle les menaçait de les renvoyer en Afghanistan, rapporte le journal suédois Eskilstuna Kuriren.

Les mineurs, tous les deux d’origine afghane, affirment avoir été obligés de coucher avec la directrice d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile situé dans la région de Sörmland (au sud de Stockholm). Cette dernière nie en bloc. Mais les deux jeunes hommes précisent que leurs ébats sexuels (à cinq reprises) ont eu lieu dans un hôtel ou au domicile de la directrice. Il arrivait même parfois que l’un des deux mineurs soit forcé à filmer la scène.

« Nous devions répondre à ses exigences sinon elle nous renvoyait en Afghanistan. À coup sûr, la mort nous attend là-bas, surtout si notre histoire se propage dans notre pays de naissance. Nous serions lapidés à mort », confient les deux hommes âgés de moins de 18 ans dans le journal suédois Eskilstuna Kuriren.

« Elle a abusé de notre faiblesse »
Les deux mineurs afghans ont essayé de raconter leur histoire aux services sociaux et à la police suédoise. Personne n’a jamais voulu les croire. Conseillés par un membre de leur famille résidant en Suède, ils se sont ensuite tournés vers la presse locale.

« La directrice a abusé de notre faiblesse et nous n’avions nulle part où aller pour demander de l’aide », soulignent-ils.

Tout le monde est reconnaissable sur les images
Eskilstuna Kuriren s’est procuré les images des rapports sexuels entre la directrice et les deux mineurs afghans. Selon le journal suédois, tout le monde est facilement reconnaissable sur les images.

Entre-temps, les deux Afghans, arrivés en Suède en novembre 2015, ont été transférés dans un autre centre pour demandeurs d’asile. Une enquête a été ouverte.

7 sur 7

Hoax diffusé par la fachosphère : Une militante pro-migrants agressée sexuellement ?

Des images montrant une jeune femme se faire agresser après avoir dévoilé sa poitrine arborant un un message « Les réfugiés sont les bienvenus » circulent depuis mi-juin sur des pages Facebook anti-migrants. Il s’agit en fait d’un photomontage issu d’une vidéo prise lors d’un concert il y a près de dix ans.

Depuis quelques jours, des images montrant l’agression d’une femme présentée comme une militante des droits des migrants, refont surface sur plusieurs pages Facebook ouvertement anti-migrants comme « La Révolution des sans dents » ou « Vouloir Savoir – Osez dire ». On y voit une jeune femme soulever son t-shirt pour montrer sa poitrine, avec une banderole « Refugees Welcome » (« Les réfugiés sont les bienvenus »). Sur les images suivantes, la jeune femme se fait agresser par des hommes dans la foule. On la voit dans les dernières photos en train de pleurer.

Les légendes accompagnant ces photos sont sans équivoque : « Une militante pro #migrants agressée sexuellement en pleine foule… depuis le temps qu’on les prévient… »

Photo originale publiée sur plusieurs groupes anti-migrants. Plusieurs internautes commentent en doutant de l’origine de l’image.

En France, le site Dreuz.info, qui se revendique comme « pro-américain, pro-israélien et néoconservateur » a diffusé le montage en avril en titrant « ‘Réfugiés welcome’ dit cette jeune femme blonde, et soudain … ». La photo a aussi été reprise plus récemment sur des groupes allemands, affirmant que des mesures de sécurité supplémentaires seront prises pour l’Oktoberfest – la fameuse fête de la bière – afin d’éviter ce type de débordements.

Capture d’écran de l’article publié par Dreuz.info sur le sujet en avril 2016, toujours disponible sur le site.
Des captures d’écran d’une vidéo… datant d’il y a près de 10 ans !

La photo a bien évidemment été éditée. Le panneau « Refugees Welcome » a été rajoutée à partir d’une photo prise en Allemagne en septembre 2015 comme le note le site les Debunkers.

L’image originale du panneau « Refugees Welcome » a été récupéree sur cette image disponible ici, et photoshopée sur l’autre.

Ces images sont en fait extraites d’une vidéo qui a plusieurs fois refait surface sur internet en 2014, 2013 ou 2011. Sa plus ancienne occurrence remonte en fait à juillet 2007. Selon sa légende, elle aurait été prise durant un « Spring break », grande fête étudiante américaine, souvent lieu de tous les excès.

Capture d’écran de la plus ancienne vidéo référencée sur le web montrant la jeune fille.

France 24