Le garde du corps de Marine Le Pen rémunéré plus de 7 000 euros par mois pour un emploi présumé fictif

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Après un premier contrat de quatre mois, en 2009, Thierry Légier, qui assure la sécurité rapprochée de Marine Le Pen depuis son élection à la tête du FN, en janvier 2011, en a signé un second du 1er octobre au 31 décembre 2011. 

Il bénéficiait alors d’une rémunération mensuelle de 7.237 euros net pour un trois quart temps. L’équivalent de « 9.649 euros net à temps plein », précisent les enquêteurs de l’Olaf, qui ont tiqué sur cette rémunération qualifiée d’« extrêmement élevée ».

Pour l’Office antifraude, « ce contrat de travail à durée déterminée signé par Mme Le Pen ne correspond pas à la réalité. De ce fait, le bulletin de salaire établi pour le mois d’octobre 2011 et versé au dossier du [Parlement européen] pour justifier les remboursements au tiers payant [la personne chargée de verser le salaire aux assistants locaux, ndlr] constituerait un faux ».

Et les auteurs du rapport de souligner dans leurs conclusions (voir extrait ci-dessous) que « les faits en question pourraient être constitutifs d’infractions pénales d’abus de confiance, voire d’escroquerie ainsi que de faux et d’usages de faux, selon les dispositions respectives du code pénal français ».

Marianne

Jean-Pierre escroque 2 migrants ensuite les dénonce a la police comme terroristes

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Il avait dénoncé deux sans-papiers tunisiens comme étant des terroristes. Il voulait en fait simplement se débarrasser d’eux, après leur avoir soutiré plusieurs milliers d’euros. Il a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nice.

Il s’était présenté comme un ancien policier municipal et avait dénoncé deux sans-papiers tunisiens comme étant des terroristes. Mobilisant plusieurs officiers de la police judiciaire, l’enquête a simplement prouvé le peu de scrupules de l’homme.

Après avoir soutiré plusieurs milliers d’euros aux deux sans-papiers en échange de la régularisation de leur situation, Jean-Pierre R., 42 ans et ancien agent de surveillance de la voie publique de la ville de Nice, les avait dénoncé au commissariat.

Il a été jusqu’à inventer des menaces de mort proférées contre sa fille et lui-même, ponctuées d’un « Allahou Akbar« . Le prévenu a finalement craqué en garde à vue, avant d’être condamné à douze mois de prison, dont six ferme, par le tribunal correctionnel de Nice.

Nice Matin

Gigantesque réseaux d’escroquerie à la TVA démantelé

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C’est à ce jour l’une des plus grosses affaires financières jamais réalisées par les services de police judiciaire. Une fraude européenne gigantesque à la TVA évaluée à plus de 18 millions d’euros, au préjudice de l’État français et à 20 millions d’euros au préjudice du royaume d’Espagne. Soit 38 millions d’euros au total. L’escroquerie présumée porte sur un système international de fausses facturations à destination de mandataires automobiles. Depuis la semaine dernière 33, personnes ont été interpellées, en France et en Espagne, dans la région de Tarragone. Parmi elles, trois Toulousains dont un homme de 42 ans, Stéphane Aglay., soupçonné d’être la tête de réseau basé de l’autre côté des Pyrénées.

Comme dans chaque organisation criminelle, des rôles bien précis auraient été répartis au sein de la structure : gestionnaires, hommes de paille, stratèges, petites mains ou porteurs de valise… Mais au cœur de ce mécano complexe, il ne suffit pas de répartir des tâches. «Certains avaient une connaissance pointue de la façon dont l’administration fiscale fonctionne et sur leurs procédés», confie une source judiciaire. En Espagne, des intermédiaires qui se sont liés à la chaîne et qui ont désiré la quitter, sentant le vent du boulet arriver, ont été menacés et agressés par les hommes forts du réseau.

Sur les 33 personnes interpellées, 13 ont été mises en examen par le magistrat instructeur de la JIRS de Lyon et écrouées pour «escroquerie en bande organisée», «blanchiment» et «association de malfaiteurs.» Les autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Les perquisitions ont permis la découverte de 2 revolvers, un pistolet et deux fusils. Deux voitures, Jaguar et Volkswagen, d’une valeur totale de 70 000 €, ainsi qu’une somme de 15 000 € en espèce, ont été saisis. Des biens immobiliers ont également été confisqués.

La Dépêche