Archives de Tag: racisme
“Rassurez-vous, ce n’est qu’un militant d’extrême droite !”

Le 17 octobre, Henriette Reker, la candidate chrétienne-démocrate à la mairie de Cologne, a été grièvement blessée au couteau par Franck.S qui la jugeait coupable de trop de compassion à l’égard des réfugiés.
Le 22 octobre, à Trollhättan, au sud de la Suède, Anton Pettersson, un jeune « de souche » déguisé en un personnage maléfique de Star Wars a attaqué des élèves et des professeurs à coups de sabre, choisissant ses cibles selon leur origine ethnique.
Ces actes criminels auraient pu déclencher une réflexion intense: sur les « loups solitaires » d’extrême droite; sur la théâtralisation, à la manière de l’Etat islamique, de la violence raciste; sur l’ensauvagement croissant d’un monde au bord de la crise de nerfs.
Mais il n’en a rien été. En dehors de la Suède et de l’Allemagne, ces actes de terrorisme sont sortis très rapidement de l’actualité, comme s’il s’agissait de faits divers aussi tragiquement banals qu’une tuerie sur un campus américain.
Ces attaques à l’arme blanche auraient-elles eu le même traitement médiatique si elles avaient été commises par des combattants de l’Etat islamique, des barbus tout de noir vêtus et armés d’un cimeterre ?
Probablement pas. La grande presse n’aurait pu se permettre cette attention furtive. Et des dizaines de milliers de commentateurs, intellectuels néo-réactionnaires ou Internautes de combat, auraient empêché que le sujet ne se retrouve aussi vite dans la poubelle des nouvelles chiffonnées.
Deux poids deux mesures devant des actes barbares ? Sans doute. L’Europe sous-estime à ses risques et périls l’agitation qui règne dans les bas-fonds de son extrême droite.
A force de ne s’intéresser qu’aux partis nationaux-populistes « dédiabolisés » qui les défient sur les plateaux télévisés et chipent leurs électeurs, les grands partis démocratiques européens semblent détourner le regard de ces groupuscules et de ces individus radicalisés, qui se greffent sur la montée en puissance de l’extrême droite parlementaire.
La porosité des extrêmes
Les résultats électoraux du FPÖ en Autriche, de l’Union démocratique du centre en Suisse, du PiS en Pologne, tout comme l’agitprop des groupes anti-musulmans à la mode de Pegida en Allemagne, donnent une idée du cataclysme qui menace une certaine idée « libérale » et progressiste de l’Europe.
Prétendre que la « respectabilisation de l’extrême droite », comme s’en réclame le Front national, contribue à insérer celle-ci dans le jeu démocratique et à neutraliser les groupuscules les plus violents relève largement de la méthode Coué
De même, parler de loup solitaire est une illusion. En Europe, pratiquement tous les rapports des « services » font état d’un accroissement des groupes extrémistes. L’auteur de l’attaque contre l’école de Trollhätan a sans doute agi seul, mais il n’était pas seul.
Comme Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien coupable d’un attentat meurtrier à Oslo et de l’assassinat de 69 jeunes militants sociaux-démocrates sur l’île d’Utoya le 22 juillet 2011, ces personnages « isolés » évoluent dans des réseaux, des toiles d’araignée, qui n’ont d’informel ou de virtuel que le nom.
Ils font partie d’une meute globale reliée sur Internet où se croisent, s’échangent et se renforcent les mêmes théories raciales, les mêmes visions apocalyptiques, les mêmes fascinations pour la violence extrême.
Cette « Toile brune », comme l’appelle le journaliste norvégien Oyvind Strommen, est aussi dangereuse et aussi (mal) fréquentée que le Deep Web du cyber-djihadisme où les islamistes radicaux partagent leurs informations et leurs hallucinations.
En juillet dernier, à Bruxelles, August Hanning, ancien patron des services secrets allemands et l’un des dirigeants du Counter Extremism Project, a rappelé que la lutte contre la radicalisation devait viser tous les terrorismes. Les radicalismes d’extrême droite et islamiste se nourrissent en effet l’un de l’autre. Ils sont des frères jumeaux.
Des élues « Les Républicains » dans la tourmente après des posts racistes et islamophobes sur facebook

La polémique enfle à Saint-Martin-le-Beau. Nous vous en parlions dès mercredi, une conseillère municipale a posté plusieurs commentaires racistes à l’encontre de la ministre de la Justice sur son compte Facebook.
Roseline Dagnas a publié un photo-montage et commenter la photo de la garde des Sceaux sur laquelle était inscrite : « c’est une ministre de la Justice ça ? Où est-ce…? » Et l’élue de répondre : « Non, un singe qui attend sa banane. »
Mais elle n’est pas la seule. Corinne Thierry Jallais, deuxième adjointe au maire, relaye également des propos racistes sur sa page Facebook. Les deux femmes sont d’ailleurs « amies » sur le réseau social.
Elle publie des posts et fait des liens sur des articles en provenance de sites aux thèses d’extrême droite comme ripostelaique.com et lagauchematuer
De son côté, l’association SOS Racisme 37 demande la démission de Roseline Dagnas. Un rassemblement est prévu, ce vendredi à 18h30, devant la mairie de Saint-Martin-le-Beau. L’association a déclaré se mobiliser « contre le racisme vulgaire dans nos mairies« . Pour le président de SOS Racisme d’Indre-et-Loire Pierre Nzinda, l’élue doit démissionner :
L’élue est responsable de ses propos sur sa page Facebook. Nous sommes ici dans un pays de droit et un pays de Droits de l’homme. Nous ne pouvons laisser cela impuni et nous demandons sa démission
SOS Racisme demande également à la maire de Saint-Martin-le-Beau de suspendre l’élue, le temps que la justice soit saisie par l’affaire. L’antenne nationale de l’association a envoyé un signalement « pour injure raciale publique » au parquet de Paris.
Ce vendredi soir, ils étaient plus de 70 personnes de l’association, mais aussi habitants de Saint-Martin-Le-Beau et des environs, a manifester devant la maire lors du Conseil Municipal.
« Marche de la Dignité et contre la racisme » Dimanche 31 octobre à Paris
Un collectif de femmes va organiser samedi à Paris une « Marche de la Dignité » pour « dénoncer le racisme structurel au sein de la société », 32 ans après la Marche pour légalité et dix ans après les émeutes urbaines.
« Le racisme structurel » de la société. « Il faut encore une fois sortir dans la rue, dénoncer la police qui assassine, le racisme structurel au sein de la société. Si nous ne demandons pas justice, personne ne le fera à notre place », a expliqué jeudi Amal Bentounsi, membre du Mafed (Marche des femmes pour la dignité), un collectif autonome composé exclusivement de femmes affirmant subir le « racisme d’Etat ».
« C’est important que cette marche soit organisée par des femmes issues de l’immigration et des quartiers, qui subissent le racisme au quotidien, elles-mêmes et à travers leurs frères, pères, maris« , a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse à Paris.
« Poursuivre la décolonisation ». La « Marche de la Dignité », qui dénonce l’islamophobie, la négrophobie et la romophobie et affirme vouloir « poursuivre la décolonisation » en s’inscrivant dans la lignée des luttes anti-impérialistes du passé, partira samedi de Barbès à 14h pour rejoindre la place de la Bastille, où des prises de parole sont prévues, suivies d’un concert auquel doivent notamment participer Kery James, Médine, Disiz, Tunisiano, Princess Erika.
Des dizaines de milliers de manifestants. Les organisatrices, qui ont reçu le soutien de la militante américaine des droits civiques Angela Davis et de dizaines d’associations, espèrent la présence de dizaines de milliers de participants, avec des délégations venues par cars de province et de l’étranger.
Procès du bikini de Reims: « On l’a fait passer pour une islamiste à cause de sa couleur de peau »

C’est un fait divers dont la notoriété n’aurait pas dû dépasser les limites du parc Léo-Lagrange de Reims. Une altercation entre filles devenue fin juillet l’illustration parfaite des dangers supposés de l’Islam. Le prétexte pour une instrumentalisation politique aux relents islamophobes.
Le fait divers est récupéré par une partie de la droite et de l’extrême droite. SOS Racisme organise une manifestation de soutien en maillot de bain au parc Léo-Lagrange.
Pourtant, devant les enquêteurs, les jeunes filles, victime comme agresseuses présumées répèteront la même chose: il n’y avait pas de motif religieux et moral. Trois mois plus tard, trois d’entre elles comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Reims. Interview de Hosni Maati, avocat d’Hadoune, la jeune fille qui a prononcé la phrase à l’origine de la bagarre.
Laisser sous-entendre que la toile de fond est religieuse et qu’on avait assisté à un choc des civilisations au parc Léo-Lagrange, c’est un délire complet. C’est symptomatique d’un certain état d’esprit aujourd’hui en France.
C’est une jeune adulte qui se rend compte qu’on l’a fait passer pour une intégriste islamiste à cause de sa couleur de peau. C’est un raccourci intellectuel et un délit de faciès: comme elle a sa couleur de peau, elle est musulmane et donc intégriste.
Hadoune a fait l’objet d’attaques très dures sur les réseaux sociaux et a dû déposer un certain nombre de plaintes contre des personnes qui menaçaient de s’en prendre à elle physiquement. La fachosphère s’en est donnée à coeur joie.
Un famille musulmane victime de racisme et d’islamophobie dénonce l’impunité
Un couple d’Hirsonnais veut aujourd’hui interpeller l’opinion publique sur des propos racistes dont ils sont victimes depuis de longues années. Voici leur histoire.
Mohammed Guettaf-Temam est français d’origine algérienne. Lui et Maryline Deparpe sont musulmans. « On rencontre des problèmes avec certains habitants depuis 2002, raconte le père de famille. Avec des injures qui visent mes origines arabes et notre religion. Un voisin m’a déjà traité de bougnoule, de terroriste, de kadhafiste et d’islamiste. »
Le couple, qui a deux enfants de 9 ans et bientôt 3 ans, a habité plusieurs quartiers d’Hirson depuis une vingtaine d’années. À chaque fois, ils ont rencontré le même problème. « On nous interpelle dans la rue, ce sont souvent des voisins. On a fait le tour d’Hirson : on a déménagé cinq fois à cause de problèmes de racisme.»
Mohammed Guettaf-Temam affirme ainsi que lui et sa famille doivent essuyer des remarques nauséabondes et même des menaces de mort : « On nous appelle ces gens-là, on nous dit qu’on n’a rien à faire ici, qu’il faut rouvrir les chambres à gaz… On a même eu une menace d’égorgement. »
Cette famille hirsonnaise, qui a également dû faire face à des agressions physiques, vit très mal la situation. « Je me sens stressé et je perds l’appétit. Ma conjointe n’ose plus sortir et ma fille dort mal. On ne reçoit plus personne. Je suis inquiet pour ma conjointe et mes enfants, je pense à leur santé. Nous, on ne cherche pas d’histoires. »
De plus, Mohammed Guettaf-Temam, qui s’est rendu de nombreuses fois à la gendarmerie, a été déçu de l’accueil de certains militaires à la brigade. Selon ses affirmations, ses plaintes n’auraient pas été toujours prises en compte.
« Beaucoup d’étrangers victimes de racisme n’osent pas parler. Mais il faut que les coupables passent devant la justice », insiste l’Hirsonnais qui a déjà demandé à rencontrer le procureur et le juge. « Je n’ai peur de personne », ajoute-t-il.
Ainsi, lui et Maryline Deparpe, qui est née à Buire, n’ont jamais envisagé de partir. « Mes racines sont ici. Ce n’est pas à moi de m’en aller », estime Maryline Deparpe.
Les actes islamophobes ont triplé sur les neuf premiers mois, 330 actes et menaces

Quelque 330 actes et menaces islamophobes ont été enregistrés sur les neuf premiers mois de 2015, selon l’Observatoire national contre l’islamophobie.
Les actes et menaces « islamophobes » ont triplé sur les neuf premiers mois de 2015 par rapport à la même période l’an dernier, a annoncé ce jeudi l’Observatoire national contre l’islamophobie.
L’Observatoire a recensé 103 actions (dégradations de lieux de culte, violences…) et 227 menaces (tracts, propos injurieux…) visant les musulmans entre janvier et septembre 2015, contre respectivement 45 et 45 pour la même période en 2014.
« Cette progression des actes antimusulmans a été constatée depuis janvier 2015 suite aux évènements tragiques et dramatiques qu’a connu notre pays, lorsqu’on a atteint le pire avec 1171% d’augmentation par rapport à janvier 2014 », a souligné le président de l’Observatoire et également secrétaire général du CFCM, Abdallah Zekri.
L’Observatoire national contre l’islamophobie observe d’ailleurs une nette décélération au deuxième et troisième trimestre, où ont été recensés 52 et 56 actes et menaces, contre 222 au premier trimestre. Au mois de juillet dernier, l’Observatoire notait que les menaces avaient quadruplé . C’était la première fois que le phénomène était aussi élevé.
« L’Observatoire national contre l’islamophobie ne peut que constater et déplorer cette progression constante et inquiétante des actes antimusulmans », dénonce Abdallah Zekri.
« L’islamophobie, via la cyber-haine, est en forte progression à travers les courriels en chaîne à l’origine d’une propagation de menaces envers les musulmans et l’Islam, a-t-il ajouté.
Il y a une forte inquiétude devant cette diffusion massive et invisible du slogan de haine et de rejet à l’égard des citoyens français de confession musulmane »
Des spectateurs noirs tabassés par des hooligans pendant un match de football
Mardi, alors que les Blues étaient tenus en échec par le Dynamo (0-0), plusieurs supporters noirs ont été pris à partie par les ultras du club ukrainien. La vidéo, publiée par The Guardian et révélée par le réseau FARE (Football Against Racism in Europe), montre que les victimes ont essuyé des coups violents alors qu’ils tentaient de fuir, sans que la police ou les stadiers n’interviennent.
Le stade olympique récidiviste
Le Dynamo Kiev ne devrait pas échapper aux sanctions, un rapport ayant été remis à l’UEFA, l’instance qui organise la compétition. Et elles pourraient être exemplaires.
En mars dernier, le Dynamo Kiev avait été condamné à payer 15.000 euros d’amende par l’UEFA parce que certains de ses supporters avaient eu des comportements racistes à l’égard de leurs homologues d’Everton en Ligue Europa.
Un local du Secours populaire incendié, des tags racistes et pro FN retrouvés sur place

L’antenne du Secours populaire de Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, a été la proie des flammes dans la nuit de mercredi à jeudi. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un incendie criminel. Des inscriptions racistes ont été trouvées sur les lieux, appelant à voter Front national.
L’incendie s’est déclaré vers 1h30 sur le site de l’association caritative et a détruit entièrement un chapiteau de 160 m2 qui abritait des meubles et des appareils électroménagers. Trois véhicules appartenant à l’association caritative ont également été endommagés par les flammes.
Des inscriptions à caractère raciste, écrites au feutre noir, ont également été découvertes sur place. Sur une table, non loin de l’entrée du bâtiment qui abrite l’association, on peut notamment lire : « Voter Font National. Les étranger dehors de la France »
Une militante FN au procès de Marine Le Pen « Les musulmans vous êtes des chiens »
Une altercation est survenue mardi dans les couloirs du palais de Justice de Lyon, peu après le départ de Marine Le Pen qui y était jugée pour ses propos controversés sur les prières de rue.
« Vous êtes des chiens, des barbares« , a lancé une sympathisante du Front national à une femme de couleur, ont constaté des journalistes de l’AFP
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Communiqué du Collectif contre l’islamophobie en France
Le Collectif contre l’islamophobie en France exprime son étonnement face à la teneur du réquisitoire du Procureur lors de l’audience qui jugeait les propos de Marine Le Pen au sujet des prières de rue auxquelles ont été parfois contraints les fidèles musulmans en raison de l’insuffisance de places dans les lieux de culte.
Bernard Reynaud considère qu’« elle n’a fait qu’exercer sa liberté d’expression », alors même qu’elle met en relation, dans ses propos, les prières de rue avec l’Occupation. La succession des mots est très claire (les soldats, les blindés…). Il s’agit d’ennemis qui viennent occuper le territoire, d’ennemis qu’il faut combattre et ces ennemis, ce sont les musulmans.
« La violence du verbe fait partie du quotidien des politiques » a également affirmé le Procureur. Pour autant, on ne peut pas ignorer la responsabilité et l’impact de la rhétorique utilisée par le responsable d’un parti politique sur son auditoire et à plus forte raison lorsque celui-ci se revendique comme le premier parti de France.
L’avocat de Marine Le Pen a par ailleurs reconnu que les réquisitions du Procureur étaient très semblables aux arguments que la défense souhaitait développer.
Si Marine Le Pen, ses sympathisants et ses avocats défendent aujourd’hui avec ferveur les déclarations mises en cause, il apparaît inconcevable que le représentant de l’intérêt général en fasse autant.
Dans une France multiculturelle encore meurtrie par les événements de janvier, il appartient à tous de ne pas favoriser la normalisation d’un discours stigmatisant, créateur de peur et de division entre les citoyens français.
Dans l’attente du jugement qui sera rendu le 15 décembre prochain, le CCIF en appelle à une justice impartiale, fidèle aux valeurs françaises de respect de toutes les croyances et des libertés fondamentales inhérentes à tous, ainsi qu’au renforcement de la cohésion nationale.
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Jean-Luc Mélenchon accuse la justice et le gouvernement de complaisance envers Marine Le Pen
L’ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi une indulgence du parquet à l’égard de Marine Le Pen quand celle-ci est jugée dans des affaires où elle risque l’inéligibilité, au soir d’une relaxe requise à Lyon dans l’affaire des prières de rue.
« J’affirme que Mme Le Pen est instrumentalisée par le système UMP (devenus Les Républicains, ndlr) d’un côté et d’autre part par le PS, parce que c’est son principal et unique argument de vente« . « S’il n’y a plus Mme Le Pen, il n’y a aucune raison de voter PS« , a-t-il conclu.
Un policier condamné pour incitation a la haine sur facebook « Un barbu une balle »

Pour avoir tenu des propos racistes sur Facebook, ce policier est condamné par le tribunal à payer une amende de 5 000 euros, et risque de tout perdre. Le coupable en cause, un policier lyonnais de 43 ans condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à 5 000 euros d’amendes pour « provocation à la discrimination raciale ».
Cette accusation tient ses origines de la page Facebook créée par ce dernier, il y a plus d’un an, pour débattre sur des sujets divers et variés. Il avait alors invité environ de 1 300 amis Facebook à venir y participer. Les discussions se sont vite embrasés, et les opinions sont devenues hors de contrôle.
A partir de ce moment-là, la page à vu apparaître des propos et des idées xénophobes. Comme une image de Marianne bâillonnée avec la légende « Non à l’islamisation de la France « . Une autre publication comportant la légende « Un barbu – une balle ». Tous ces éléments ont ensuite été repris par le tribunal correctionnel de Lyon pour effectuer sa condamnation.
Le tribunal compte inscrire cette condamnation dans le casier judiciaire du policier. Cette décision le plaçant alors sous le risque d’une révocation de ses fonctions, qui requiert un casier judiciaire vierge.
Enquête sur l’instrumentalisation de la cause animale par l’extrême droite

De nombreuses personnes ont été choquées après la diffusion d’une vidéo montrant le président de l’association Cause Animale Nord Antony Blanchard agresser un sans-abri roumain puis voler son chiot le 19 septembre.
Pour se défendre, Antony Blanchard a mis en avant le trafic d’animaux par les sans-abris, mais a aussi et surtout tenu des propos clairement anti-roms. Interrogé par metronews, il a par exemple déclaré:
«C’est un fait que les Roms droguent leurs animaux et les vendent sur le trottoir. Certains mangent des chats».
Et ces propos tenus par le président de Cause Animale Nord ne sont pas la seule chose qui le lie à l’extrême droite. Cette association a, à plusieurs reprises, été épinglée par des mouvements antifascistes. En cause notamment, une amitié controversée entre Anthony Blanchard et Nathalie Krier, une autre activiste connue parmi les défenseurs des animaux.
Cette dernière est aussi une militante connue des milieux d’extrême droite. Comme le rappelle le collectif antifasciste Les Enragés, Nathalie Krier a été membre de Troisième Voie, une organisation nationaliste révolutionnaire créée par le leader d’extrême droite Serge Ayoub et dissoute après la mort de Clément Méric. Elle a également participé aux actions de ce groupuscule néonazi au sein de sa Section Défense Animale (SDA). Le site Les Enragés précise:
«Nathalie Krier avait défilé l’année dernière aux côtés de Section Défense Animale, groupe de protection animale crée par 3ème Voie avec Katya Veloso et Esteban Murillo, le meurtrier de Clément Méric».

Membre d’un groupuscule ultra-violent, cette militante a côtoyé l’une des plus grandes associations de défense des animaux, la SPA. Comme le prouve ce document ci-contre, elle s’est même présentée à des élections internes de 2013 pour entrer au conseil d’administration avant de finalement céder sa place à quelques jours du scrutin.
En plus de Nathalie Krier, des cadres d’autres associations comme Animaux en Péril ou ALF-le film sont régulièrement accusés d’entretenir une proximité particulière avec le milieu fasciste.
Lorsque l’on déroule le fil, on s’aperçoit que cette même Nathalie Krier a été membre de la fondation de Brigitte Bardot (FBB). Et cette fondation, qui est l’une des plus active dans la lutte contre la violence animale, cache de moins en moins ses liens avec l’extrême droite.
Ce penchant politique ne date pas d’hier et semble être né d’un engagement personnel de l’actrice, lorsqu’elle s’est mariée en 1993 avec Bernard d’Ormale, conseiller de Jean-Marie Le Pen. Si l’actrice soutient publiquement Catherine Megret, candidate FN à la mairie de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) en 1997, il faut attendre 2012 pour que Brigitte Bardot embrasse officiellement ce parti.
Dans une interview à Nice Matin, elle expliquait pourquoi il faut selon elle voter Marine Le Pen: Brigitte Bardot a également été condamnée cinq fois pour «incitation à la haine raciale» contre les musulmans. La campagne de la Fondation Brigitte Bardot lancée contre «l’abattage rituel» avait même été interdite en 2010 par l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) considérant qu’elle était de nature à «ridiculiser ou choquer».
Marco Bertolini, journaliste belge pour le site myeurop et spécialiste de l’extrême droite européenne, posait le même constat en 2012:
«Du Parti pour la Liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas à la Ligue du Nord en Italie, en passant par le Vlaams Belang en Belgique ou les Sverigedemokraterna, les “nationaux-démocrates” suédois, c’est toute la droite radicale – voire néo-nazie – européenne qui se préoccupe du sort des animaux».
Il livrait ensuite quelques éléments historiques en rappelant le débat existant autour de l’instigateur des premières lois en faveur des animaux. Certains, comme le philosophe Luc Ferry, attribuaient cette responsabilité à Hitler, mais selon Marco Bertolini, le régime nazi a surtout récupéré à son compte cette cause:
Depuis quelques années en France, le Front national a également mis en avant son souci de lutter contre la souffrance animale. Sauf que le combat de ce parti en la matière porte presque exclusivement sur l’abattage rituel, pour dénoncer plus particulièrement cette pratique musulmane. Du dentifrice halal aux plats de substitution dans les cantines, le parti profite de toutes les polémiques pour attaquer l’islam. Mais qu’en est-il des autres combats pour la cause animale? Voici quelques exemples:
– Les eurodéputés FN ont été les seuls français à voter contre la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui visait à protéger les espèces de faune et de flore menacées.
– Marine Le Pen soutient la chasse et propose «le renouveau d’une chasse populaire».
– Les eurodéputés FN ont également voté contre l’interdiction du chalutage profond, décrié par les associations de défense des animaux.
– Le FN ne cesse enfin de soutenir plus ou moins directement les corridas.
Un patron à son salarié : « Je n’aime pas les Arabes, je vais t’égorger »
Mustafa, qui endure depuis des semaines les brimades de son chef, a filmé avec son téléphone portable une scène d’une violence inouïe. Pendant une demi-heure, ce chauffeur dans une entreprise de transport routier va subir un déluge d’insultes de la part de son patron.
« Ferme ta grande gueule ! (…) Moi, depuis qu’un patron s’est fait trancher la gorge, j’en ai jusque-là ! T’as compris, ça ? – Mais c’est pas pareil… risque Mustafa. – Si, c’est pareil ! C’est exactement pareil ! Et j’ai envie, moi, moi… (il crie) de prendre un Arabe et de crac !, et de le mettre en haut de mon bâtiment. »
« Et… t’as de la chance, poursuit le patron, enragé. Je n’aime pas les Arabes. Je N’AIME PAS les Arabes. Alors fais gaffe à toi, hein ! »
De même que les discriminations raciales à l’embauche (qui peuvent être punies de trois à cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 à 75 000 euros d’amende), les injures ou diffamations raciales, même non publiques, sont réprimées par la loi, et exposent à une amende (de 750 euros pour une injure « non publique« ).
France TV
Nicolas Chaulet, « héritier d’une famille de planteurs », condamné pour « injure raciale »
Nicolas Chaulet, décrit par un avocat de la partie civile, comme « héritier d’une famille de planteurs de la Côte-sous-le-vent (ouest)« , avait violemment insulté un client attablé dans un restaurant de Gourbeyre (sud), de « sale nègre, fils de pute, esclave, fils de vieille négresse« , ajoutant, d’après ce même avocat, témoin de la scène, « je vais te faire tuer sale petit nègre« . Il avait ensuite brisé le pare brise du véhicule de son interlocuteur.
Les réactions d’associations et politiques avaient été nombreuses en Guadeloupe, après la diffusion de l’information sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux de cette « agression raciste » devant « plusieurs dizaines de personnes » selon les mots d’un avocat de la partie civile, Harry Nirelep, qui avait relaté l’affaire dès le lendemain, alors qu’il avait été « témoin » de la scène et s’était porté conseil auprès du jeune homme visé.
« J‘étais atterré, je n’avais jamais vu une agression raciste d’une telle violence« , avait alors confié l’avocat à l’AFP. Il a ajouté que son client, Frédéric Augustin, un artisan de 32 ans, ne connaissait pas » son agresseur.
Lutz Bachmann, fondateur de Pegida inculpé pour « incitation à la haine raciale »

Il encourt jusqu’à 5 ans de prison. Ce vendredi, le fondateur du mouvement anti-réfugiés et islamophobe Pegida, Lutz Bachmann (42 ans), a été inculpé par le Parquet de Dresde (est de l’Allemagne) pour « incitation à la haine raciale » après avoir qualifié sur internet les réfugiés de « bétail » et de « racaille », rapporte l’AFP.
En septembre 2014, l’ex-leader de Pegida, déjà condamné à des peines de prison pour des braquages et des délits liés à la drogue selon l’agence allemande DPA, avait visé les « réfugiés de guerre et les demandeurs d’asile » sur postés plusieurs messages sa page Facebook. Des propos qui selon le parquet constituent « un trouble à l’ordre public » ainsi qu’une « atteinte à (leur) dignité ».
Exhumés fin janvier, ces propos avaient été mis en parallèle avec une photo montrant Lutz Bachmann en train de singer Adolf Hitler parue dans la presse qui l »avait poussé à la démission du leadership de Pegida, avant de réintégrer le mouvement un mois plus tard.
Des tags racistes, antisémites et pro skinhead sur la façade du lycée Montaigne

Des croix gammées, des messages racistes, envers les Syriens notamment, ou encore des slogans à la gloire des skinheads. Voilà ce que les élèves et le personnel du lycée Montaigne, à Paris, en face du jardin du Luxembourg, ont découvert samedi matin sur les murs de leur établissement.
La proviseure a immédiatement alerté l’académie et le Rectorat de Paris. Elle a déposé une plainte pour que les auteurs soient rapidement identifiés et condamnés.
Le Recteur de l’Académie de Paris, lui, « condamne fermement des actes inacceptables qui n’ont pas leur place dans l’école de la République« . Sur son compte Twitter, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale, condamne aussi fermement ces inscritptions.
Je condamne fermement les inscriptions racistes et antisémites taguées au lycée Montaigne de Paris: une plainte a été déposée.
— Najat Belkacem (@najatvb) October 3, 2015





