Les Jeunes Communistes du Loiret dénoncent les menaces de Serge Grouard envers les musulmans

Les Jeunes Communistes du Loiret condamnent les propos racistes et islamophobes de Serge Grouard en ces termes:

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« Le 8 avril dernier, Serge Grouard, actuel député du Loiret et ancien maire d’Orléans, s’est fendu d’une abjecte « lettre aux musulmans de France » publiée sur les réseaux sociaux.

Ce texte est, sans ambiguïté possible, profondément raciste et islamophobe. Rappelons à cette occasion que l’islamophobie ne désigne pas, comme certains réactionnaires osent le prétendre, la simple peur de l’Islam mais bien le rejet de cette religion ainsi que de celles et ceux qui la pratiquent.

Avec une condescendance sans limite qui rappelle l’époque coloniale où la France exaltait sa « mission civilisatrice » pour justifier la domination des autres peuples, M.Grouard prétend dicter un code de conduite aux musulmans de France. Sans doute nostalgique du Code de l’indigénat et visiblement peu attaché au principe républicain d’égalité, M.Grouard annonce d’entrée de jeu aux musulmans « vous devriez avoir plus de devoirs que de droits » !

La lettre de Serge Grouard va même jusqu’à menacer directement les musulmans de France (« Beaucoup de Français en ont assez. Attention ce peuple tolérant est aussi violent et il l’a montré dans son histoire. »). Dans un contexte où les agressions racistes et islamophobes se multiplient, ces mots sont lourds de sens.

Pour les Jeunes Communistes de Loiret, les propos de M.Grouard sont d’autant plus graves qu’ils s’inscrivent dans un contexte du racisme, de l’islamophobie et du fascisme. Par calcul politicien ou par conviction haineuse, Serge Grouard fait monter la haine et joue sur les divisions.

Plus que jamais, nous devons nous appuyer sur les principes de solidarité, d’égalité et d’antiracisme pour renvoyer M.Grouard et ses idées nauséabondes dans les poubelles de l’histoire. »

Banquet raciste et antisémite de Rivarol: le procureur de la République saisi par la LICRA

De Jean-Marie Le Pen à Robert Faurisson, le gratin de l’extrême droite était réuni samedi à Paris. Après les nombreux propos racistes et antisémites rapportés par Canal+, la Licra saisit le procureur de la République.

Buzzfeed


Vidéo : Racisme, négationnisme… immersion dans un banquet d’extrême droite Rivarol

 

Henry de Lesquen qualifie l’auteure de la pétition contre lui de  » race congoïde »

Henry de Lesquen negre candidat elction presidentielle FN

A défaut des 500 parrainages nécessaires, l’ex-conseiller municipal recueille déjà plus de 50.000 signatures contre sa candidature sur le site change.org.

« Je note que c’est une femme de race congoïde qui est à l’origine de cette pétition« , a-t-il tenu à préciser auprès de « L’Obs ».

L’Obs

Allemagne : Des identitaires se filment en mettant du porc dans des rayons halal

Des activistes sur les réseaux sociaux incitent les Allemands à mettre du porc dans les rayons halal puis immortaliser la scène, pour dénoncer le meurtre immoral des animaux. D’autres estiment qu’il s’agit d’attaques contre musulmans.

La campagne qui se propage sur les réseaux sociaux avec le hashtag #HalalChallenge encourage les gens à «mettre du porc dans un rayon halal, filmer ce moment, puis diffuser la vidéo sur Facebook, Instagram, YouTube ou n’importe où, et ensuite inviter un ami à participer», selon la page officielle de Facebook.

Les partisans de l’initiative estiment que cette campagne vise à sensibiliser le public sur la façon dont sont tuées les bêtes pour produire de la viande halal.

Cette dernière est ensuite allée plus loin dans ses propos : «nous ne voulons pas avoir des droits religieux supérieurs à ceux des animaux. L’islam a envahi l’Allemagne et ils obtiennent de plus en plus de droits et c’est une autre mauvaise chose».

D’après Deutsche Welle, plusieurs partisans de ces actions de communication sont plus connus pour leur activisme de droite que pour être d’ardents défenseurs des animaux. Cette campagne n’est pas la première qui utilise l’utilisation du porc ou de cochons comme d’un moyen pour se prononcer contre la population musulmane.

RT

Pétition : 50 000 signatures contre un candidat a la présidentielle « raciste et esclavagiste »

Henry de Lesquen negre candidat elction presidentielle FN

« La musique nègre sera bannie des médias publics et progressivement éliminée des médias soutenus ou autorisés par l’Etat. »

J’ai eu le malheur de lire ceci récemment. Non pas dans un livre d’Histoire qui racontait les méfaits de l’esclavage mais il s’agissait d’un programme politique. J’ai même lu qu’il existait un devoir des « races supérieurs d’aider les peuples de race inférieure à sortir de la misère. »

Autant vous dire que cela donne des frissons.

Pour ne pas faire durer plus longtemps le suspens sur l’auteur de ces propos, sachez que ceux-ci sont extraits du programme d’Henry de Lesquen, conseiller municipal de Versailles, président de Radio Courtoisie, et, plus important, candidat aux présidentielles de 2017 ! Cet individu, diplômé de l’X et l’ENA, se réclame du national-libéralisme et prône visiblement un retour à l’esclavage comme juste retour des choses :

–          « L’esclavage était une solution efficace, bonne pour l’économie, bénéficiant à tous, dont les esclaves. »

–          L’esclavage s’est imposé jadis comme une nécessité. Ce ne fut pas un crime. Nous n’avons pas à rougir de nos ancêtres. »

–          « Sans l’esclavage et la colonisation, la population congoïde mondiale serait 10 fois inférieure à ce qu’elle est. »

A la lecture de son programme, je me suis d’abord dit : « Encore un. Il ne faut pas lui donner de crédit. Laissons-le de côté » … Et puis la colère, elle, n’a cessé de grandir.  En effet, en tant que noire, citoyenne française, ces propos font écho à mon Histoire, celle de ces populations africaines que les européens ont exploitées, violentées pour des raisons économiques. Mais je ne suis pas isolée, d’autres peuples ont souffert : cela peut toucher n’importe qui dans ses croyances et surtout dans sa foi en l’humanité.

Que l’on parle d’esclavage ou de n’importe quel grand évènement passé (par exemple la Seconde Guerre Mondiale), on parle de l’Histoire au sens universel du terme… donc de notre histoire. Celle-ci est derrière et déjà écrite. Le futur, lui, est dans nos mains.

Par conséquent ce combat, je ne peux et ne veux pas le mener seule, car c’est le nôtre ! Défendons ces belles valeurs d’humanité, ces valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité !

A vous, citoyennes, citoyens, à tous ceux qui croient en une France riche de sa diversité, à vous qui êtes contre le racisme et la haine de l’autre, mobilisons-nous : partageons, agissons, condamnons !

Parce qu’inciter à la haine contre un groupe de personnes non dénommées (telle communauté ou nationalité…) en raison de leur religion ou de leur origine ethnique ou nationale est un délit,

Signons cette pétition pour que, selon les articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, le magistrat saisi de ce dossier condamne Henry de Lesquen pour ces propos racistes et que celui-ci soit inéligible.

 

Beitar Jérusalem : décrié pour ses supporters racistes, le club interdit de stade un journal

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Le Beitar Jérusalem, un des plus grands clubs de football israéliens, a interdit de tribune de presse les journalistes du Haaretz à cause de l’insistance du quotidien de gauche à l’accuser d’hostilité envers les Arabes.

Depuis l’été dernier, le Haaretz, considéré comme un journal de référence par une partie de l’opinion et vilipendé par une partie de la droite, écrit dans chacun de ses comptes rendus de match que le Beitar n’a jamais aligné aucun joueur arabe. 

Le Beitar, réputé pour les fréquents dérapages racistes anti-arabes de certains de ses supporteurs qui ont déjà valu de nombreuses sanctions au club, a confirmé que le journaliste Dor Blech, qui couvre ses matches, a été interdit de tribune de presse lundi dernier et continuerait à l’être à l’avenir, ainsi que tous les journalistes du quotidien.

Le Haaretz a saisi la fédération nationale et engagé une procédure légale, a indiqué Dor Blech.

Le Beitar puise ses racines dans l’histoire de la droite ultra-nationaliste israélienne. La signature de deux joueurs tchétchènes en janvier 2013 avait déclenché des réactions de haine.

L’Express

Thionville : Jimmy profère des insultes racistes et tabasse une femme noire dans le train

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« Je m’excuse », finira par sortir le petit homme malingre, présenté hier à la barre du tribunal correctionnel de Thionville. Mais la victime ne s’en contentera pas. « Je ne les accepte pas ses excuses. Elles ne sont pas sincères. Il m’a agressée parce que je suis une femme et que je suis noire », assène-t-elle, la voix chevrotante. La peur ne l’a pas quittée depuis l’agression dont elle a été victime dans le train qui la ramenait chez elle mardi dernier, en provenance du Luxembourg.

Ce soir-là, la jeune femme rentre tranquillement du boulot. Il est tard et le wagon est quasi vide. Elle met ses écouteurs et regarde la télé sur son téléphone. Son regard croise celui d’un autre voyageur visiblement énervé et alcoolisé. Elle lui demande ce qui cloche. Et le ton monte.« T’es qu’une sale pute, tu comprends rien, c’est toujours pareil avec les gens comme vous ! », lui aurait-il lancé.

La jeune femme lui demande de la laisser en paix. Mais il la roue de coups de poing. Un contrôleur intervient. Le calvaire prendra fin en gare de Thionville où l’énervé est débarqué. Puis difficilement appréhendé par les policiers.

10 mois de prison ferme

Le prévenu a du mal à contester cette version livrée par la victime et les fonctionnaires. « Je ne m’en souviens pas. J’avais bu », lâche-t-il. Pourtant, même dégrisé, au lendemain de son interpellation, les insultes continueront de fuser depuis sa cellule de garde à vue.

« Les faits sont inadmissibles », martèle le procureur de la République de Thionville, Christelle Dumont, dénonçant des violences gratuites et des propos racistes intolérables.

« Je ne suis pas raciste », marmonne le petit homme. Jimmy Cristinelli, 21 ans, originaire d’Uckange, est déjà bien connu des autorités pour des vols notamment. Il ne travaille pas. « J’ai arrêté l’école de la 2e chance », raconte-t-il. « Et comment vous envisagez l’avenir ? », l’interroge le président du tribunal. Dans l’immédiat, ce sera en prison pour 10 mois.

Républicain Lorrain

Les juifs noirs venus de l’Ethiopie victimes de racisme en Israël

Revenus nombreux (près de 16.000 juifs éthiopiens) en Israël rien qu’avec « l’opération Moïse » en 1984,  les juifs noirs ou encore les Falashas venus de l’Ethiopie ne mènent guère une vie reluisante en Israël et c’est le journal middleeastmonitor.com qui décrit ce tableau sombre des falashas.

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« Les deux tiers des Ethiopiens ont besoin d’assistance. Dans certaines villes, près de 90 pour cent demandent l’accès aux soins. Près de 75% des familles éthiopiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté », rapporte le ministère israélien de la protection sociale et des services sociaux qui ajoute par ailleurs que le chômage dans cette communauté est de 70%.

Ce rapport ajoute que  les jeunes falashas ont mille chances d’abandonner l’école et sont largement sous représentés dans les universités du pays. Outre la pauvreté ambiante dans cette communauté, les falashas sont confrontés aussi au racisme, en témoigne ce fait vécu par cette femme noire à qui un chauffeur avait refusé d’embarquer : «  je ne permets pas qu’une kushim (ndlr : un terme péjoratif qui désigne les noirs) de montrer à bord du bus. Est-ce qu’il y avait des bus en Ethiopie ? En Ethiopie, vous n’avez même pas des chaussures alors pourquoi ne marchez vous pas ? »

Des propos choquants et indignes que dénonce Avi Maspin, de l’association israélienne des juifs éthiopiens (IAEJ) : «  La société israélienne est profondément infectée par le racisme et malheureusement, il n’y a pas de châtiment approprié contre le racisme en Israël ».

Dans le secteur immobilier, les falashas sont vraiment discriminés de façon aberrante et middleeastmonitor.com rapporte qu’un agent immobilier qui recherchait des logements pour ses clients a été choqué par les propos d’un propriétaire d’immeuble à Ashkelon tenus en ces termes : « Tout le monde peut venir, mais pas les Ethiopiens. »

Voila notre politique. Au moins je l’espère, il est important pour nous de préserver la valeur de l’appartement et la valeur de l’immeuble… cependant lorsqu’on loue un appartement à un falasha, l’appartement baisse de 30% en valeur… je ne suis pas raciste, mais lorsque je croiserai mes locataires, ils vont me regarder comme un traître parce que j’ai loué aux Éthiopiens. Je ne veux pas ruiner mes relations avec mes amis. »

Mais de tout ces faits dégradants, le summum a été atteint lorsqu’une enquête a montré que 57% des femmes qui ont pris le médicament « Depo-provera » étaient des femmes éthiopiennes. Le but étant de contrôler à long terme, les naissances alors que les falashas ne représentent que 2% de la population israélienne.

Selon le judaïsme, les falashas ou familles d’Israël sont des descendants des israélites qui auraient accompagnés le prince Ménélik, fils du roi Salomon et de la reine de Saba en Ethiopie pour apporter l’arche d’alliance au Xè siècle avant Jésus Christ.

Media Presse

Un Londonien noir débarqué d’un vol easyJet parce que son voisin se disait « en insécurité »

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Un Londonien d’origine érythréenne a été débarqué fin mars de l’avion de la compagnie aérienne easyJet parce que son voisin ne se sentait pas en sécurité à ses côtés. Meghary Yemane-Tesfagiorgis a raconté mercredi cet acte de racisme ordinaire à une télévision britannique.

Il était déjà assis à son siège et attendait tranquillement le décollage de l’avion qui devait l’amener de Rome à Londres où il vit. Mais Meghary Yemane-Tesfagiorgis, d’origine érythréenne, a été surpris d’être convoqué par un membre de l’équipage.

Nous sommes le 29 mars, à bord d’un avion de la compagnie easyJet sur le vol EZY5234. « On m’a demandé de me présenter à l’avant de l’appareil », a-t-il raconté, mercredi 6 avril, à ITV News London. Là, il apprendra que son voisin « ne se sentait pas en sécurité avec [lui] dans l’avion ».

Après des « contrôles spécifiques » complémentaires, confirmés par la compagnie aérienne, rien n’a été trouvé sur Meghary. Mais « il ne pouvait plus voyager avec son vol initial », a reconnu easyJet, qui souligne avoir offert par la suite « hébergement en hôtel » et « repas » au passager humilié, en attendant le prochain vol disponible.

« Je me suis senti violé »

Meghary a donc été débarqué, puis conduit à un poste de police de l’aéroport. « Les autorités italiennes m’ont posé des questions et m’ont intimidé avant de m’abandonner sur un siège pendant 15 heures », a-t-il expliqué.

Après son retour à Londres, via un autre vol, Meghary envisage de saisir la justice. Malgré les excuses de la compagnie aérienne. « Je me suis senti violé », a-t-il déclaré, dénonçant un délit de faciès, de « profilage racial ».

Jeune Afrique

Allemagne : Des néonazis responsables d’assassinats racistes travaillaient pour les services

Les services secrets allemands étaient-ils au courant des activités d’un groupe néo-nazi, soupçonné de plusieurs meurtres à caractère raciste dans les années 2000 ? Beate Zschäpe comparaît depuis bientôt trois ans devant la justice pour répondre de ces crimes. Elle est la seule survivante du trio qui composait le groupuscule ‘‘Clandestinité nationale-socialiste” (Nationalsozialistischer Untergrund). Ses deux complices présumés s‘étaient suicidés en 2011, en pleine cavale.

Lichtstadt.News - OLG München- INSIDE NSU - SymbolbildLe groupe est accusé d’avoir commis dix meurtres dans différentes villes d’Allemagne sur une durée de sept ans. La plupart des victimes étaient des immigrés turcs. Un Grec et une policière avaient également été tués.

Selon de nouvelles informations des médias allemands, deux des membres du groupe auraient travaillé, au moment des faits, pour un informateur des services secrets. Parmi eux, Beate Zschäpe, la seule de ce trio à faire face aujourd’hui à la justice, dans un procès long, et complexe. Elle nie toute responsabilité dans ces meurtres.

Euronews

Finlande: un père condamné pour avoir appris à sa fille à frapper les réfugiés

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Un père finlandais a été condamné à une amende de 300 euros, et la police a confisqué sa tablette après qu’il a publié sur Internet une vidéo sur laquelle il enseignait à sa fille de 2 ans à frapper les migrants.

En septembre de l’année dernière, une vidéo est apparue sur le réseau social Facebook, où un Finlandais tient un jouet en forme de singe et demande à sa petite fille de deux ans: « Qui est ce? ». Lorsque elle répond, « réfugié », il pose une autre question: « Et qu’est-ce qu’il faut faire avec eux? ».

Puis l’homme frappe le singe pour montrer à sa fille ce qu’il préconise de faire avec les migrants. Et la fille répète ce qu’il dit avec plaisir. Après que cette vidéo est devenue populaire dans les réseaux sociaux, la police finlandaise a décidé de la vérifier pour incitation à la haine, rapporte Helsingin Sanomat.

Son épouse, qui a tourné cette « leçon », doit maintenant elle aussi payer une amende de 240 euros. Le juge a déclaré qu’il ne trouvait pas de caractère éducatif à ce type de vidéo. Le délinquant a répondu que la vidéo avait été tournée sur le ton de l’ironie, et qu’il n’avait aucune intention d’inciter à la haine.

L’avocat a réussi à faire remettre l’enfant aux parents alors que la petite fille avait été temporairement retirée de sa famille en insistant sur le fait que le couple avait déjà était condamné à une amande et avait compris son erreur

Sputnik News

« Pute à nègres », sanction levée pour le policier qui écoutait des chants néo-nazie

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Le tribunal administratif de Nantes a désavoué la mairie de Nantes, qui avait suspendu en juin 2013 un de ses policiers municipaux pendant trois jours pour avoir écouté une chanson néo-nazie.

Ce fonctionnaire qui réclamait 250 € pour les trois jours de salaire qu’il avait perdus – admettait avoir écouté la chanson « Pute à nègres » avec un collègue, mais seulement « dans le cadre de sa vie privée » et non pas pendant ses heures de service.

« Il ressort des pièces du dossier (…) qu’un agent de la police municipale a accusé un de ses collègues d’avoir écouté en service la chanson « Pute à nègres », dont il n’est pas contesté qu’elle contient des paroles incitant à la haine raciale », rappelle en préambule le tribunal administratif de Nantes. « L’agent accusé (…) a nié les faits reprochés (…) et a adressé un courriel à la direction des ressources humaines (…) mettant directement en cause » le requérant.

Toutefois, « les résultats de l’enquête administrative (…) reposent sur cet unique témoignage, peu circonstancié, qui au surplus émane de l’agent initialement accusé », observent les juges nantais. « Dans ces conditions, (…) la commune n’apporte pas la preuve, qui lui incombe, que le requérant a écouté cette chanson sur son lieu de travail. »

Le tribunal administratif de Nantes considère par ailleurs que la seule circonstance d’avoir écouté une chanson néo-nazie dans un cadre privé ne justifie pas une sanction disciplinaire, comme le soutenait la ville de Nantes. « La commune n’établit pas que ce fait a eu pour effet de perturber le bon déroulement du service ou de jeter le discrédit sur l’administration », tranchent les juges.

RCA Radio

Allemagne : Perquisition chez des identitaires suite a des messages racistes sur le net

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La police de Berlin a visité dix résidences de la capitale allemande dans le cadre de perquisitions lancées contre les discours haineux d’extrême-droite sur les réseaux sociaux.

Un porte-parole de la police a dit mercredi que les perquisitions visaient neuf suspects qui utilisaient Facebook, Twitter et d’autres médias sociaux pour propager la haine.

Les suspects, des hommes âgés de 22 à 58 ans, auraient notamment mis en ligne des messages anti-immigrants ou antisémites, ou encore des chansons interdites. Ils sont passibles d’amendes s’ils sont reconnus coupables.

L’enquête se poursuit. La police examine des objets saisis lors des perquisitions, entre autres des ordinateurs, des téléphones cellulaires, des drogues et différentes armes.

Métro

Riposte laïque, condamné pour incitation a la haine envers les musulmans

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La justice française a condamné mercredi le directeur de la publication du site d’extrême droite Riposte laïque.

Le Suisse Alain Jean-Mairet devra s’acquitter d’une amende de 5000 euros pour provocation à la haine envers les musulmans.

Cette «diatribe violente» contre les musulmans avait été publiée en octobre dernier. Intitulé «Et si l’islam était le culte de la perversion sexuelle et morale?», le texte avait été signalé au parquet par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

Signé Salem Bennamar, le texte énumérait en introduction une foule d’abjections – «abuser sexuellement d’enfants pré-pubères», «terroriser, racketter, décapiter» – et accusait les «gouvernements occidentaux et musulmans» de silence voire de complicité active.

Limites de la liberté d’expression dépassées

Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que «sous couvert d’expliquer les faits qu’il dénonce par la supposée déviance morale de l’islam, l’auteur impute ensuite aux musulmans, de manière explicite, sans aucune réserve et sans distinction entre eux, une perversion morale et des comportements abjects».

Loin de se livrer à une critique de l’islam, son auteur «s’adonne à une diatribe violente contre les musulmans, auxquels il prête des perversions inhérentes à leur seule appartenance religieuse», ont estimé les juges. Selon eux, «les propos poursuivis ont amplement excédé les limites admises à la liberté d’expression».

Tribune de Genève

Suisse : 2 kurdes refusés dans un centre de sport car ils ont été pris pour des musulmans

C. B. et son frère sont Kurdes et n’ont pas pu s’inscrire dans un centre de sport saint-gallois. L’explication: après les attentats de Paris et de Bruxelles, seuls les Suisses sont les bienvenus.

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Un jeune Kurde a voulu s’informer sur un cours de Pilates, mais la réponse qu’il a reçue l’a laissé sans voix. Le centre de sport, installé à Saint-Gall, lui a annoncé qu’il acceptait uniquement les Suisses ou tout au plus les Allemands, les Italiens, les Français et les Autrichiens après les attentats de Paris et ceux de Bruxelles.

«Nous sommes au regret de devoir vous annoncer que nous acceptons uniquement les Suisses ou tout au plus les Allemands, les Italiens, les Français et les Autrichiens après les attentats de Paris et ceux de Bruxelles.»

Voilà la réponse que C. B., un jeune homme de 28 ans, a reçue de la part du fitness Kleverfit à Saint-Gall. L’étudiant et son frère, Kurdes d’origine et domiciliés dans la ville alémanique, voulaient uniquement s’informer sur un cours de Pilates.

«Nous ne sommes même pas musulmans et sommes parfaitement intégrés en Suisse. Et même si nous étions musulmans, ce genre de choses ne devraient pas se produire. Ce racisme me rend triste», raconte l’étudiant en philosophie à nos collègues de «20 Minuten».

20 Minutes

Québec : Le leader d’une association de musulmans menacé d’une «balle entre les deux yeux»

Menacé de recevoir une «balle entre les deux yeux», le porte-parole d’une association québécoise de musulmans a porté plainte à la police de Montréal et affirme craindre pour sa sécurité.

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«Une balle entre les deux yeux mon criss de porc, va faire ta morale dans tes pays sous dévellopé rempli d’ignorant comme toi…». «Le fouet jusqu’a ce que mort s’en suivre pour rout les adepte du coran (sic)».

Coprésident de l’Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL), Haroun Bouazzi, a «l’habitude» de recevoir des écrits haineux sur la page Facebook de son organisation. Mais ces deux messages, reçus le 22 mars au lendemain des attentats survenus à Bruxelles, lui ont fait particulièrement «peur».