Corse : Remy Massei jugé pour avoir allumé 12 incendies qui ont ravagé la région de Corte

Un jeune homme de 20 ans en comparution immédiate pour les feux de Corte

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Remy Massei, artisan boucher à Corte est accusé d’être à l’origine de 12 feux dans la région de Corte après avoir été interpellé en flagrant délit.

Des incendies qui ont ravagé de 1000 m² à 20 hectares (Poggio-di-Venaco) entre le 23 et le 25 août. Il en a reconnu cinq.

Il a été placé en détention provisoire avant de passer en comparution immédiate devant le TGI de Bastia à 15h, lundi.

Il a reconnu « avoir été pris dans une spirale, prendre du plaisir à voir les flammes partir et voir les forces de secours s’agiter, » a déclaré le procureur de la République de Bastia.

Corse Matin

Patrick agresse et menace les passants avec un couteau devant la gare de Toulon

Un homme de 49 ans a été condamné à trois ans de prison ferme après une agression devant la cathédrale et un maniement d’arme blanche, cette semaine, sur le parvis de la gare de Toulon.

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Lundi, un individu situé sur le parvis de la gare de Toulon faisait des moulinets avec un couteau de boucher non loin d’une famille avec des enfants.

Alertés par le comportement dangereux et curieux de cet homme, plusieurs policiers vont alors intervenir pour interpeller l’homme aux couteaux, non sans mal.

Sur lui, ce n’est pas seulement une lame effilée d’environ 27 centimètres qui est saisie mais aussi un couteau à lame pliable dissimulé dans une de ses poches.

COUTEAU SUISSE DE LA DÉLINQUANCE 

Patrick F., 49 ans, déjà défavorablement connu des services de police a été renvoyé cette semaine devant le tribunal correctionnel de Toulon où il a été jugé pour port illégal d’arme blanche et rébellion pour les faits constatés le 22 août mais également pour des violences avec arme commises le 24 septembre 2014.

Couteau suisse de la délinquance, le quadragénaire cumule déjà treize mentions sur son casier judiciaire, dont une prononcée en 2008 par la cour d’assises à 11 ans d’emprisonnement pour violences sans intention de donner la mort (infraction remontant à 2001).

 

Le tribunal a intégralement suivi les réquisitions en prononçant trois ans de prison ferme avec maintien en détention.

Var Matin

Damien menace de commettre des attentats aux Festivals d’Argelès, 7 mois avec sursis

L’ex-employé d’un organisateur de spectacles a été condamné jeudi pour avoir adressé des courriers anonymes inquiétants. Par «vengeance».

PALAIS JUSTICE ILLUSTRATION

C’est Monsieur-tout-le-monde qui s’est avancé jeudi après-midi à la barre du tribunal correctionnel de Perpignan. Calme et posé, Damien N., 34 ans, ne renvoie pas une once de la violence contenue dans les lettres anonymes explicites qu’il a envoyées cet été.

À son ancien employeur, le directeur de la Frontera production, organisatrice des festivals Déferlantes d’Argelès et Platja Electronic de Canet, contre qui il nourrit une forte rancœur depuis 2014, lorsque son contrat de travail signé en 2012 n’est pas renouvelé.

Un ex-employeur à qui il promet de «réduire (la) vie au néant», d’«envoyer des terroristes» aux événements qu’il organise s’il les maintient et de l’«envoyer en prison ou entre quatre planches» s’il n’obtempère pas. «Je vous suivrai 24h/24 jusqu’à arriver à mes fins, je connais votre femme, vos enfants et vos employés».

Reconnu «coupable des faits», l’homme a été condamné à 7 mois de prison avec sursis assortis de deux ans de mise à l’épreuve avec obligation de soins.

L’indépendant

Manche : sa voisine l’aide, Damien l’agresse sexuellement

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Le 24 mars 2016, Damien Cutullic, 28 ans, vide son appartement de Coutances (Manche) qu’il doit rendre le lendemain. Dans la soirée, il se rend chez sa voisine qui habite un étage plus bas. La soirée se passe entre amis, des bières et quelques joints de cannabis circulent, Damien Cutullic discute avec sa voisine, ils se découvrent des affinités communes. En fin de soirée, Damien demande à sa voisine de lui prêter une couverture afin de dormir dans son appartement vide. La voisine lui propose un canapé.

Elle hurle et frappe l’intrus

Au milieu de la nuit, à moitié endormie et encore embrumée des libations de la veille, elle perçoit une main qui fouille son intimité. Se réveillant totalement, elle voit Damien Cutullic, assis sur le bord de son lit, elle hurle et frappe l’intrus. Celui ci tente de la calmer et affirme qu’il est là à la recherche de son paquet de tabac. Les choses se calment et chacun retourne se coucher de son coté. Plus tard dans la nuit, l’homme veut rejoindre son appartement, il dit s’approcher de la victime pour la réveiller afin qu’elle referme la porte derrière lui. Celle-ci se réveille en sursaut, aperçoit son voisin en caleçon et T-shirt assis sur le rebord de son lit. Elle le met à la porte.

Un prévenu aux multiples versions

Lors de l’audience du 24 août, le ministère public affirme ne pas croire les multiples versions de Damien Cutullic et note que la victime, en dépit d’une fragilité psychologique, livre une version constante et cohérente des faits. Le tribunal donne raison à la victime et condamne le prévenu à huit mois de prison ferme.

La Manche

Belgique : une femme tente de mordre un policier parce qu’il est d’origine maghrébine

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Une femme, née en 1958, a été interpellée après avoir agressé le personnel soignant d’un hôpital ainsi qu’un policier vendredi en fin d’après-midi à Jemeppe-sur-Sambre, a révélé samedi le parquet de Namur. En état d’ivresse, elle a même tenté de mordre l’agent de police parce qu’il était d’origine maghrébine.

La quinquagénaire se promenait sur la voie publique en état d’ébriété avancé et sous un soleil de plomb. Elle titubait et faisait peine à voir, d’après le parquet. Une alerte a donc été donnée et 4,2 grammes d’alcool ont été relevés dans son sang, ajoute le parquet.

Elle a été transportée à l’hôpital où elle s’est illustrée par de la violence verbale envers le personnel soignant. Elle a agressé et insulté tout le personnel d’origine étrangère œuvrant aux urgences.

La police a donc été prévenue et lorsqu’elle s’est retrouvée en cellule de dégrisement, la quinquagénaire s’en est prise là aussi à un policier d’origine maghrébine, en tentant de le mordre.

La Nouvelle Gazette

« Sale bougnoule, retourne chez toi » : une friterie taguée et incendiée à Athies

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Une friterie ambulante a été incendiée, dimanche soir, à Athies. Un acte criminel. Selon un membre de la famille qui tenait ce commerce, des tags racistes étaient inscrits sur le camion depuis plusieurs semaines.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un camion-friterie, qui est habituellement à Saint-Nicolas près du Leclerc, a été incendié, dans la commune d’Athies. L’acte criminel ne fait guère de doute selon la gendarmerie qui a ouvert une enquête.

Le père de l’homme qui tient cette friterie nous a joints ce mardi pour apporter des précisions. « Je ne comprends pas pourquoi la gendarmerie ne confirme pas les tags racistes. Il y a quinze jours, il y en avait déjà et nous sommes allés porter plainte. On pouvait lire des écrits comme sale bougnoule, retourne chez toi devant la maison de mon fils à Athies. » Le camion aurait également été vandalisé.

La famille est actuellement en vacances et reviendra à la fin du moins dans l’Arrageois. « Mon fils est dévasté. Je m’étonne également que la mairie n’ait pas réussi à le joindre. Je l’ai prévenu dès lundi. Comment voulez-vous qu’il aille après un tel acte odieux ! Mon fils tenait cette friterie depuis un an. Douze mois de travail sont partis en fumée. »

La Voix du Nord

Steve Bannon, le nouveau directeur de campagne de Donald Trump accusé d’antisémitisme

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Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Donald Trump. Distancé dans les sondages face à sa rivale démocrate Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche, le candidat républicain est confronté ces derniers jours à d’embarrassantes révélations sur la passé de son nouveau directeur de campagne, Steve Bannon.

Dernières en date, les accusations d’antisémitisme proférées par son ex-femme, Mary Louise Piccard. Selon elle, Steve Bannon s’était opposé, en 2007, à la scolarisation de leurs filles jumelles dans un établissement d’élite à Los Angeles car « il ne voulait pas que les filles aillent en cours avec des juifs ».  

Ces déclarations ont été tenues à lors d’une audience en 2007 devant une cour qui examinait leur divorce. Et elles ont été récupérées par le Guardian qui les a publié ce samedi. « Il a dit qu’il n’aimait pas les juifs et qu’il n’aimait pas la façon dont ils élèvent leurs enfants », a à l’époque fait savoir Mary Louise Piccard. Des accusations rejetées par la porte-parole de Donald Trump: « M. Bannon n’a jamais tenu de tels propos ».

Poursuivi pour violences conjugales

Ces révélations du Guardian interviennent au lendemain de celles publiée par le New York Times et le New York Post. Les quotidiens américains annoncent depuis vendredi que Steve Bannon a été poursuivi en 1996 pour violences conjugales contre Mary Louise Piccard. Le directeur de campagne de Donald Trump avait été inculpé de violences domestiques, voies de fait et tentative d’intimidation. Mais l’affaire avait été classée lorsque son épouse ne s’était pas présentée pour témoigner.

Steve Bannonn directeur de campagne de Donald Trump, depuis la mi-août, est aussi le patron du site d’informations conservateur Breitbart News, qui relaye régulièrement des informations et des rumeurs anti-Clinton. Ses ardents supporters sont d’ailleurs très proche de la mouvance du Tea Party.

L’Express

« Tous les musulmans sont des terroristes »: un restaurateur refuse de servir 2 femmes voilées

Le parquet de Bobigny ouvre  dimanche une enquête pour « discrimination à caractère racial

Le parquet de Bobigny a indiqué avoir ouvert dimanche une enquête pour « discrimination à caractère racial ». Interrogée par l’AFP, la préfecture de Seine-Saint-Denis a évoqué un « différend » ayant opposé samedi soir le patron de ce restaurant.

Ces deux habitantes de la région parisienne ont aussitôt pris contact avec le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), a indiqué l’association. Selon son porte-parole, Marwan Muhammad, joint par l’AFP, elles ont l’intention de déposer plainte lundi matin avec l’aide du collectif.

La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol a indiqué sur Twitter avoir saisi la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) « afin d’engager investigations et sanctions contre le comportement intolérable de ce patron de restaurant« .

France Bleu


Francois Asensi, le maire de la ville de Tremblay-en-France condamne l’attitude discriminante du restaurateur

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Cette scène se déroule dans le restaurant le Cénacle à Tremblay-en-France.

Islam Info

Fréjus : le maire FN invite un chanteur nostalgique de l’ « Algérie française »

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Les barricades, Le loup de guerre, Diên Biên PhuNi rouge ni mort… Samedi 27 août, le théâtre romain de Fréjus (Var) devait résonner de chansons aux titres évocateurs, en tout cas parmi les rapatriés d’Algérie et leurs descendants, ou au sein de la « droite nationale ». Jean-Pax Méfret, 71 ans, surnommé « le chanteur de l’Occident », est invité à se produire dans la ville dirigée par le maire Front national David Rachline.

Un événement pour cet ancien journaliste, archétype du chanteur politique – comme il en existe à droite et à gauche. Ces dernières années, il est rarement monté sur de grandes scènes pour faire entendre sa nostalgie de l’Algérie française, son respect des parachutistes ou encore son dégoût face à « toutes ces insultes crachées sur la France que l’on traite de pute ».
Le Monde

Royaume-Uni : Maryam, Sakina et Ali Dharas éjectés d’un avion car musulmans

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Comme le relate le Guardian, le 18 août, Maryam, Sakina et Ali Dharas ces deux sœurs et leur frère originaires du nord-ouest de la capitale britannique ont été «absolument abasourdis» de devoir descendre de leur vol EasyJet avant son décollage de l’aéroport de Londres-Stansted pour répondre aux questions d’hommes armés et dépositaires de l’autorité publique. Ces derniers avaient été alertés par d’autres passagers suspectant la fratrie de vouloir faire sauter l’avion avant qu’il ne rejoigne Naples, sa destination programmée.

En l’espèce, un couple «bien intentionné» selon la police du comté d’Essex, qui avait lorgné à l’insu de son plein gré sur d’inquiétants textes et textos, possiblement en arabe, s’affichant sur les téléphones des suspects. Les zélés citoyens, aussi anonymes que manifestement islamologues à leurs heures, auraient pu mettre leurs mains à couper: dans le lot, ils avaient vu un «Gloire à Allah», autrement dit une funeste allégeance à l’organisation État islamique. Sans oublier les deux voiles recouvrant la tête des deux sœurs et la barbichette trop bien taillée pour être honnête du frère. There is no smoke without fire, comme on dit chez Catherine Middleton.

«J’étais très choquée, ma sœur avait les larmes aux yeux», explique Maryam, 19 ans, qui dénonce un profilage racial et exige aujourd’hui a minima des excuses. «La première question que nous a posée le policier, c’était si nous parlions anglais, ce que je trouve personnellement assez méprisant. […] Je ne parle pas d’autre langue que l’anglais.»

«On nous a demandé « Y-a-t-il des textes en arabe sur votre téléphone? Est-ce que vous étiez en train de lire le Coran? »», poursuit la jeune femme. «On ne parle même pas arabe, on ne connaît pas cette langue, nous ne sommes même pas arabes.»

De fait, la fratrie, d’ascendance indienne, avec un père né en Ouganda et une mère en Angleterre, ne fomentait aucun attentat, mais avait choisi de passer des vacances à Pompéi et dans la région de Naples par «intérêt pour les civilisations classiques».

Si les policiers allaient loucher sur le passeport de Sakina, porteur d’un tampon irakien, c’était parce qu’elle s’y était rendue, en compagnie de sa sœur, pour une opération caritative en faveur des victimes de l’État islamique.

Et en réalité, les textos écrits en bon rosbeef de souche n’avaient pas le début du moindre commencement d’un contenu djihadiste –il s’agissait d’une conversation Whatsapp avec leur père au sujet de Jeremy Corbyn, le leader travailliste anglais à qui les transports (dans son cas ferroviaires) ne font pas non plus de cadeaux (assurément un complot).

Pour le moment, ni EasyJet ni la police n’ont présenté leurs excuses aux Dharas pour «la gêne occasionnée» d’avoir été pris pour des terroristes, sur la base d’un mensonge aux vilains relents racistes. Mais laissons tout de même le bénéfice du doute aux délateurs: il se pourrait bien qu’ils soient Français, et là tout rentrerait dans l’ordre.

Slate

Atlantico publie un article raciste de Benoît Rayski en toute tranquillité

L’écrivain Benoît Rayski, collaborateur du site Atlantico et plusieurs fois épinglé pour des propos discriminatoires vient de publier un article d’un racisme époustouflant, où il attaque la militante anti-racisme Sihame Assbague suite à l’ouverture du “camp d’été décolonial” à Reims.

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« Moi parler petit nègre. Pour expier d’avoir stigmatisé les Noirs avec « Y a bon banania ». Voici comment Benoît Rayski, collaborateur du pureplayer Atlantico, introduit « glorieusement » un non moins glorieux article publié jeudi 25 août: « Moi, méchant Blanc, demander pardon à pauvre Noir souffrant ». 

Suite au débat sur l’ouverture d’un « camp d’été décolonial » à Reims (un camp d’été de réflexion sur le racisme d’Etat) et non-mixte (l’entrée est refusée aux personnes non-victimes de ce racisme, « c’est à dire les blancs »). Benoît Rayski, présenté par le site comme « historien, écrivain et journaliste », a cru bon d’éclairer les lecteurs d’Atlantico de sa réflexion sur le sujet.

S’en suivent une quarantaine de lignes où il réhabilite en toute décontraction le style Tintin au CongoUn style qui vient fleurir une opinion non moins rétrograde où racisme et colonialisme sont librement assumés. À tel point qu’on pourrait croire à du second degré. Mais non.

Benoît Rayski attaque personnellement Sihame Assbague, la co-organisatrice de l’événement et militante anti-raciste:

Sihame Assbague vouloir développement séparé des races : en Afrique du Sud on appelait ça apartheid… Moi être pour. Moi aimer. Sihame Assbague pas vouloir de moi ? Mais moi pas vouloir, mais pas du tout, d’elle. (…) Car moi pas vouloir être mélangé à des milliers de Sihame Assbague qui crachent sur moi. Moi être heureux dans mon jardin. À me prélasser dans mon hamac. Moi fumer cigare. Moi lire Tintin au Congo. Moi rêver d’être dans un palanquin porté par des Noirs. Moi peut-être avoir eu un ancêtre négrier. Mais moi pas vouloir le renier ou demander pardon. Moi être fautif quand même d’avoir colonisé l’Afrique. Mais moi y’en avoir marre de baisser la tête pour ça. Moi avoir quitté l’Afrique. Et Sihame Assbague être venue chez moi. Moi vouloir être libre. Libre de Sihame Assbague. Libre de Christiane Taubira. Libre du CRAN.”

Après être restés bouche bée vingt bonnes minutes devant la décomplexions de Benoît Rayski  (lui-même se revendique « islamophobe décomplexé »), on a quand même voulu en savoir plus.

Benoît Rayski n’en est pas à son coup d’essai

Si aucune information ne vient corroborer la qualité d’ »historien » mise en avant par Atlantico, Benoît Rayski est en tous cas écrivain. Auteur de nombreux livres comme Le gauchisme, maladie sénile du communisme, ou L’Enfant juif et l’enfant ukrainien, critique de l’amalgame entre nazisme et stalinismeIl collabore également au site, classé à l’extrême-droite, créé par Robert Ménard Boulevard Voltaire et au magazine Causeur.

Déjà épinglé à de nombreuses reprises pour ses propos racistes, il avait notamment utilisé en octobre 2015 la réédition de Mein Kampf pour publier un article, toujours sur Atlantico, arguant que le pamphlet d’Adolf Hitler était “depuis des années un best-seller dans le monde arabe-musulman”.

Pourquoi Atlantico et Causeur laissent-ils passer ça ?

Une tendance destiné à attirer un lectorat de plus en plus à droite mais qui donne lieu à de nombreux dérapages, dont on ne sait plus s’ils en sont vraiment.

À tel point que leurs collaborateurs commencent à faire défection. L’historien Nicolas Lebourg refuse désormais d’accorder des interviews à Atlantico depuis la publication d’une tribune signée par Benoît Rayski himself, qu’il qualifie « d’effroyablement raciste »

Les Inrocks

Nice: malgré la décision du Conseil d’Etat, une femme voilée virée de la plage par la police

Il était 18h30 ce samedi à Nice, quand une vedette de la police municipale est venue enjoindre une femme voilée de quitter la plage de Carras, créant un débat animé parmi les touristes.


Comment la police a-t-elle été prévenue? Personne ne le saura. Une femme musulmane, voilée et habillée des pieds à la tête, a dû quitter la plage après qu’une vedette de la police municipale s’est dirigée vers elle.

« Vous ne pouvez pas rester sur la plage habillée madame, il y a un arrêté municipal«  lance la policière. La femme explique ne pas s’être baignée. Puis elle ramasse ses affaires, son mari sort leur fille de l’eau, et la famille quitte rapidement les lieux.

Après le départ de la police municipale, un débat animé a eu lieu entre les touristes présents sur la plage.

Nice Matin

Dordogne : Nadia refoulée d’un parc aquatique à cause de son voile

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C’était il y a deux semaines, à l’entrée de l’Aqua Park de Saint-Laurent-des-Vignes, près de Bergerac. Nadia Amouri, 38 ans, se voyait refuser l’accès du centre aquatique privé parce qu’elle portait le voile islamique.

Que s’est-t-il passé au comptoir de l’Aqua Park ? En vacances chez ses parents à Gardonne, Nadia Amouri, contractuelle dans l’administration et domiciliée à Nantes, s’y présente en début d’après-midi avec ses enfants de 4 et 9 ans, son frère Abderrazak et sa fiancée Khadija. À peine a-t-elle le temps de demander un billet tarif non-baigneur… « Le monsieur ne m’a même pas regardée. Il a dit “soit elle enlève le voile, soit elle ne rentre pas. Ça me dérange personnellement et ça va déranger ma clientèle.” » Les mots claquent, Nadia Amouri le vit « comme une humiliation, un coup porté à ma fierté ». « Mon frère bouillait de l’intérieur. » La petite famille tourne les talons.

« Contexte actuel »

Si l’interdiction de porter le notoire burkini figure expressément au règlement de l’Aqua Park depuis un précédent « dans une piscine lyonnaise », bien antérieur à la polémique de l’été, pas un mot sur le port du voile.

Pas simple, a priori, d’interdire les couvre-chefs en plein air, contrairement à une piscine publique. « En premier lieu, je le fais pour moi. Et en second lieu, pour ma clientèle. Et vous pouvez l’écrire », n’en martèle pas moins Jean-Marie Dumas, le propriétaire du centre aquatique, confirmant avoir refoulé la jeune femme.

Sud Ouest

Burkini : une femme virée de la piscine à cause de son… paréo

La mère de famille avait décidé de se baigner avec son maillot de bain deux pièces et son paréo en lycra pour, assure-t-elle, cacher ses complexes.

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Alors que le Conseil d’État vient de suspendre l’arrêté anti-burkini pris par la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, une histoire, relatée par Nice-Matin, risque de mettre de l’huile sur le feu. Selon le quotidien régional, une mère de famille a été exclue de la piscine municipale à cause de… son paréo !

La scène s’est déroulée en début de semaine. La jeune femme de 36 ans, qui portait un maillot de bain deux pièces, avait décidé de couvrir son ventre d’un paréo en lycra pour, semble-t-il, cacher des complexes survenus après trois grossesses. Une tenue qui n’était visiblement pas du goût des employés de la piscine, qui lui ont demandé de quitter le bassin. Comme le raconte le quotidien, le ton est rapidement monté et la police a dû intervenir.

La tenue doit être « être adéquate et décente »

Interrogé par Nice-Matin, le maire de Vence, Loïc Dombreval, a pris la défense de ses employés communaux. Il estime que la tenue de bain doit « être adéquate et décente » et que le paréo, même en lycra, « n’est pas un vêtement de bain traditionnel », comme l’exige le règlement intérieur de l’établissement.

Pourtant, a contrario du short ou du bermuda, le paréo ne figure pas dans la liste de vêtements proscrits au sein de la piscine de Vence, signale le quotidien. « Si le règlement en question présente des failles, nous y répondrons », se défend alors l’édile, avant d’évoquer le « contexte difficile que nous connaissons ».

Depuis quelques semaines, l’interdiction du burkini monopolise le débat public. Face à la polémique grandissante, le Conseil d’État, saisi par la Ligue des droits de l’homme et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), a tranché et a suspendu l’arrêté « anti-burkini » de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Mais le député-maire de la ville entend bien faire de la résistance. Il l’assure, il ne retirera pas son arrêté anti-burkini malgré la demande de la plus haute juridiction administrative française.

Le Point