La justice a tranché : la HELP de Liège ne peut interdire le port du voile à ses étudiantes

Le tribunal des référés de Liège a prononcé mardi en fin de journée une ordonnance qui interdit à la Haute école de la Province de Liège (HEPL) d’appliquer un règlement qui interdit notamment à ses étudiantes de porter un voile islamique. Le juge des référés a considéré que le port du foulard islamique n’est pas un obstacle à l’enseignement.

c7da2202001ef3739c67954b4c9dbb31-1475660289

Dans son ordonnance, le juge des référés décide que le règlement d’ordre intérieur de la HEPL ne peut être appliqué en ce qu’il interdit de façon générale le port de tout couvre-chef, insignes, bijoux ou vêtements qui affichent de manière ostentatoire une opinion ou une appartenance politique, philosophique ou religieuse.

Le port du voile était plus particulièrement ciblé par ce règlement et était contesté par 16 étudiantes qui portaient le foulard islamique. Par l’application d’une modification récente de son règlement adoptée et publiée en juin 2016, le Conseil pédagogique de la Haute École Province de Liège (HEPL) souhaitait interdire « le port d’insignes, de bijoux ou de vêtements qui expriment une appartenance philosophique, religieuse et/ou politique » à l’intérieur de son établissement.

Les 16 étudiantes affirmaient que ce règlement portait atteinte à leurs droits fondamentaux et qu’il était discriminatoire. La HEPL et la Province de Liège affirmaient qu’il était imposé dans un concept de neutralité envers tous les étudiants. La HEPL avait fait part de certaines dérives existant au sein de l’école ainsi que de pressions sociales de plus en plus fortes de certaines filles voilées et de garçons musulmans envers les filles non voilées.

Dans son ordonnance, le juge des référés a relevé que l’article du règlement visé par la procédure ne paraît pas instaurer une mesure nécessaire et proportionnée à l’objectif poursuivi. Celui-ci est atteint par l’interdiction de prosélytisme et l’interdiction de se soustraire à une activité d’apprentissage en argumentant que cette activité est incompatible avec les préceptes d’une religion.

Le juge souligne que le port du voile n’est pas un obstacle à l’enseignement, ni une source de tension en soi. Il n’est pas un obstacle pour la plupart des activités d’enseignement, même s’il peut devoir être enlevé, à titre d’exemple, pour un contrôle avant un examen ou un stage.

L’ordonnance prononcée n’est pas assortie d’une astreinte. Les étudiantes réclamaient un montant de 10 000 euros par infraction constatée. Mais le juge des référés a estimé qu’il n’est pas démontré que la HEPL et la Province de Liège n’exécuteront pas sa décision.

RTBF

Joggeuse égorgée et agressée sexuellement à Nîmes : Robert Plant sera jugé aux assises

La décision est devenue définitive : Robert Plant, 35 ans, sera jugé aux assises pour le meurtre de la joggeuse, commis le 24 janvier 2013 à Courbessac. La mère de famille avait été sauvagement attaquée alors qu’elle faisait son jogging en allant chercher ses enfants à l’école. Elle avait été égorgée et agressée sexuellement avant d’être abandonnée sur un chemin, situé près du cimetière. Retour sur cette affaire qui avait suscité une psychose sur le tueur de joggeuse.

l-affaire-demarre-lors-d-une-nuit-de-janvier-le-cadavre_2106865_667x333.jpg

L’affaire démarre lors d’une nuit de janvier, le cadavre d’une jeune femme est découvert à la sortie de Courbessac. Le corps porte de multiples traces et notamment au cou qui présente une très grande plaie qui montre que la malheureuse a été égorgée. Des traces d’agression sexuelle sont également constatées. Le corps est rapidement identifié, il correspond à celui d’une jeune femme dont le mari avait signalé sa disparition, inquiet de ne pas la voir rentrer.

Midi Libre

Hongrie : un ex néo-nazi décide de faire son Alya après avoir découvert qu’il était Juif

AMERICAN HISTORY X

Warner Bros

Il fut un leader d’un parti d’extrême droite hongrois et, aujourd’hui, il envisage de déménager en Israël après avoir découvert son héritage juif. Csanad Szegedi, 34 ans, ancien chef du parti Jobbik qui a été précédemment accusé du néo-nazisme, se prépare à faire son Alya quatre ans après avoir quitté le parti nationaliste quand il a découvert ses racines juives quand il a appris que sa grand mère était une survivante de la Shoah.

Szegedi qui était connu pour ses positions extrémistes et ses déclarations antisémites, a aidé à fonder la Garde hongroise, qui portait des uniformes noirs qui rappellent le parti pro-nazi avec des Croix fléchées notoires qui ont régné brièvement en Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale où des centaines de milliers des Juifs ont été envoyés dans les chambres à gaz.

En 2012, il a décrit comment il fut ” choqué ” d’apprendre l’origine de sa grand-mère et son héritage juif, ajoutant : ” Tout d’abord parce que j’ai réalisé que la Shoah est vraiment arrivée “.

Rapidement, Szegedi a rejeté son passé d’extrême droite et a embrassé le judaïsme, y compris en prenant un nom hébreu Dovid, il a régulièrement assisté aux prières à la synagogue, mangé de la nourriture casher et a fait sa circoncision. Aujourd’hui, il est en train de planifier le déplacement de toute sa famille en Israel.

Alya Express

Colmar: Un prêtre catholique écroué pour viol et agression sexuelle sur une mineure

Un prêtre catholique de 58 ans a été mis en examen et écroué à Colmar, soupçonné de viol et agression sexuelle sur une adolescente, des faits qui remonteraient à plusieurs années, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires et auprès de l’archevêché.

croix crucifix chretien eglise

Ce curé, soupçonné de viol par pénétration digitale, agression sexuelle sur mineure et abus de confiance, a été placé en garde à vue mardi, a-t-on précisé de mêmes sources. Selon l’archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, il a été mis en examen et incarcéré à Colmar.

Les faits auraient été commis il y a « une dizaine d’années », a indiqué Mgr Grallet, sans pouvoir préciser la période et la durée.

En outre, selon l’archevêché, ce curé, nommé en 2005 dans la paroisse de Wintzenheim, près de Colmar, détournait « des chèques destinés à la paroisse ». Il est soupçonné de s’être servi en partie de ces sommes qu’il aurait reversées à la jeune fille en vue d’obtenir des faveurs sexuelles, selon des sources judiciaires, confirmant des informations de la presse régionale.

Le Parisien

Le PDG d’Orange «Hollande m’a dit, j’ai eu Netanyahu, il faut que tu ailles en Israël» pour faire le mea culpa

f150612gpohz01

Il s’en souvient bien, c’était un dimanche. Le 7 juin 2015, Stéphane Richard, le patron d’Orange, reçoit un appel sur son portable. C’est François Hollande. « Il m’a dit : j’ai eu Benyamin Nétanyahou, il faut que tu ailles en Israël, ça se passera bien. » Cinq jours plus tard, le 12 juin, Stéphane Richard subit l’épreuve de la contrition publique avec le premier ministre israélien, organisée par l’Elysée. « Ce n’est pas un secret, dit alors M. Nétanyahou devant la presse, vos remarques de la semaine dernière ont été largement perçues comme une attaque contre Israël. »

Le 3 juin de cette année-là, au Caire, le patron d’Orange avait déclaré que si sa société avait la possibilité de rompre avec l’opérateur israélien Partner Communications sans s’exposer à des pénalités, elle le ferait dès « demain » et se retirerait du pays. En vertu d’un contrat de licence, Orange permettait à cette société d’utiliser sa marque. Scandale en Israël, où ces paroles avaient été interprétées comme une volonté de boycottage de l’Etat hébreu.

« Erreur de communication »

Attablé, mardi 27 septembre à Jaffa, au sud de Tel-Aviv, avec quelques journalistes français et israéliens, le patron d’Orange est revenu sur ce qu’il appelle une « erreur de communication », dont il s’estime « responsable à 100 % ».

« Je n’aurais pas dû en parler au Caire, dit-il. C’était le mauvais endroit. Et dans les mots choisis, j’aurais pu être plus précis dans la description de la situation et ne pas laisser le champ libre aux malentendus. »

Reconnaissant qu’il avait « totalement sous-estimé » la sensibilité de la question du boycottage contre Israël, objet d’une campagne dans de nombreux pays en réponse à la poursuite de l’occupation en Cisjordanie, Stéphane Richard dit avoir été « affecté » par cette « très mauvaise expérience ». D’autant qu’il juge « totalement erronnée » l’idée d’un boycott, qui « produit de l’exclusion »

En outre, comme s’il voulait inutilement répondre à des soupçons inexistants d’antisémitisme, le patron d’Orange a évoqué sa visite, la veille, sur le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, où un arbre a été planté à la mémoire de l’un de ses lointains cousins, pasteur protestant.

Issue favorable

Stéphane Richard a participé à l’édition 2016 du festival DLD de l’innovation, un rendez-vous clé du secteur en Israël.
Le Monde

Gravelines : Éric et Jérôme jugés pour avoir décapiter une quarantaine de pigeons

Deux hommes ont été condamnés, dont un à de la prison ferme, pour être entrés par effraction dans un pigeonnier et y avoir massacré les volatiles.

7784951921_un-pigeon

Éric Vanez et Jérôme T. ont été condamnés pour des faits particulièrement sordides, survenus le 11 octobre 2015, à Gravelines. Cette nuit-là, la police appelée pour le cambriolage d’une maison les a découverts au milieu d’un véritable massacre… de pigeons.

Comme le rapporte la Voix du Nord, les agents de police ont interpellé les deux hommes dans le pigeonnier de la demeure, couverts de sang et entourés de plus de quarante volatiles décapités. Les deux individus ont profité du décès du propriétaire colombophile de la maison, enterré la veille, pour entrer chez lui par effraction. Mais rien n’explique leur geste sadique. Durant leur procès, Jérôme T. rejettera l’entière faute sur Éric Vanez, expliquant aux juges : « Il a arraché la tête des pigeons une à une, avec les mains. Quand il a égorgé les pigeons, le sang a éclaboussé sur moi. » L’accusé ne justifiera pas son acte, expliquant avoir agi « comme ça, pour rien. »

Éric Vanez, déjà condamné à une dizaine de reprises, a finalement écopé de trois mois de prison ferme et 800 euros d’amende. Son comparse, dont le casier judiciaire est vierge, a été sanctionné de six mois de prison avec sursis et 800 euros d’amende.

RTL

Une député israélienne : « Une partie de Jérusalem sont des colonies »

Tamar-Sandberg-HP-765x510.jpg

La députée Tamar Sandber s’est livrée à une nouvelle provocation sur sa page Facebook. Evoquant l’affaire d’Amona, la députée de Meretz décrète qu’aucune localité se trouvant en Cisjordanie ne peut être légale ou légalisée, et elle y inclut les colonies.

Dans son post,  elle félicite les organisations  telles que Shalom Akhshav ou Yesh Din pour leur « combat inlassable devant la justice contre le vol de terres aux Palestiniens ».

Tamar Sandberg qualifie la présence de juifs en Cisjordanie occupée et colonisée comme « un danger vital pour la survie de l’Etat d’Israël »

lphinfo

Discrimination à l’embauche: « il vaut mieux ne pas s’appeler Malik »

Le défenseur des Droits Jacques Toubon tire la sonnette d’alarme. Pour lui, il est urgent de trouver des solutions aux « discriminations à répétition ». Nasser, 37 ans, né en France et d’origine algérienne, bac +5, a raconté son parcours professionnel à RMC.fr.

475a3467a37a21409a4fcaee17.jpg

FN : réconciliation en vue entre Jean-Marie et Marine Le Pen

Capture d’écran 2016-09-19 à 16.08.40.png

 

Jean-Marie Le Pen est « fier » de sa fille Marine Le Pen, avoue-t-il dans le Grand Soir 3 ce dimanche. « Elle entame une campagne électorale présidentielle à Fréjus d’une façon assez brillante avec un discours ‘jean-mariste’ sur les thèmes qui sont ceux que nous avons popularisés pendant des décennies. Je suis heureux pour la France qu’il y ait un candidat capable de défendre ces idées-là« , affirme le député européen fondateur du FN.

Pour être présente au second tour de la présidentielle, « elle doit convaincre les gens qu’elle est capable de voir au-delà de ses vues partisanes et qu’elle est capable de rassembler une majorité de Français sur un programme de redressement de notre pays« , explique le président d’honneur du FN.

Son exclusion est « un sacrifice »

« J’ai été victime d’une manoeuvre injuste, mais cela fait partie de la bataille politique et de ses risques. Mon exclusion du parti par ma fille n’a pas beaucoup d’importance et c’est un sacrifice que je suis proche d’ajouter à ceux que j’ai déjà consentis au cours de ma vie politique« , confie Jean-Marie Le Pen. « Ce qui est important, c’est le destin de la France. C’est le fait que la France est menacée de mort. Si nous ne maîtrisons pas les conséquences de la révolution démographique et du déferlement démographique qui se produit du tiers-monde vers l’Europe, nous serons submergés« , assure-t-il.

« Le bon sens amènera les dirigeants du FN, en particulier pour les législatives, à se rendre compte qu’il est absolument nécessaire de faire l’union de tous les nationaux, y compris avec Jean-Marie Le Pen« , certifie-t-il en conclusion.

France Tv

Projet de mosquée à Mantes-la-Ville : le maire FN débouté pour la troisième fois

Le maire Front national (FN) de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, a une nouvelle fois été débouté par la justice dans l’affaire l’opposant à l’Etat et à une association musulmane. La justice a statué : il n’était pas fondé à préempter un local, destiné par la précédente municipalité à devenir une mosquée, pour y installer sa police municipale.

municipales-le-front-national-remporte-mantes-la-ville_4866429

Dans une décision rendue vendredi 16 septembre, le tribunal administratif de Versailles a considéré notamment que la décision attaquée par le maire, Cyril Nauth, « bien que formellement motivée par la nécessité d’installer le service de police municipale dans des locaux plus spacieux, procède en réalité d’une volonté d’utiliser le droit de préemption afin de faire échec à l’installation d’un lieu de culte musulman » et que ce « véritable mobile » est « tiré de considérations étrangères à un but d’intérêt général ». Le tribunal a donc estimé qu’il y avait bien « détournement de pouvoir » de la part du maire.

Cyril Nauth avait déjà été débouté en référé (procédure d’urgence) par cette même juridiction en août 2015, puis par la cour administrative d’appel en octobre.

Lors de l’audience devant le tribunal de Versailles le 2 septembre, le rapporteur public avait souligné « le coût » du projet du maire (760 000 euros) et le fait que le local était « disproportionné » pour une équipe de « 12 agents de police municipale ».

Le Monde

Les Etats-Unis octroient 38 milliards de dollars d’aide militaire à Israël

C’est la guerre sur le plan diplomatique entre Israël et les Etats-Unis. Mais les deux pays sont tombés d’accord pour renouveler le dispositif d’aide militaire octroyé à Israël. Un dispositif qui entre dans le cadre des résolutions du Congrès américain.

capture-decran-2016-09-14-a-22-39-32

Ils ne sont pas d’accord, mais ont signé un chèque record. Les Etats-Unis ont décidé d’octroyer 38 milliards de dollars – 34 milliards d’euros – d’aide militaire à Israël, étalée sur dix ans. Une nouvelle assistance, et pas des moindres, malgré les fortes tensions qui oppose les deux pays à propos de l’Iran et du processus de paix avec les Palestiniens.

Ce protocole d’accord, rendu public mardi, « constitue le plus important engagement d’assistance militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis », a souligné le département d’Etat dans un bref communiqué. Washington n’a pas voulu confirmer le montant de l’assistance pour les années 2019-2028. Mais un responsable israélien a confirmé le chiffre de 38 milliards de dollars sur dix ans évoqué par la presse. L’accord actuel expire en 2018 et octroie 30 milliards de dollars sur dix ans.

Le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu réclamait une augmentation considérable de l’enveloppe, la presse israélienne citant même cinq milliards de dollars chaque année pendant dix ans, au lieu des trois milliards actuellement. Des exigences que le Premier ministre a justifiées en brandissant la menace de la réintégration de l’Iran dans les relations internationales après la signature de l’accord international sur le nucléaire iranien entre Téhéran et les grandes puissances.

Malgré le montant record, Israël a dû faire des concessions, rapporte Reuters. Le pays s’est ainsi engagé à ne pas réclamer de fonds supplémentaires au Congrès. Il a aussi accepté de mettre un terme à une disposition qui lui permettait de dépenser une partie de l’aide octroyée par Washington pour financer sa propre industrie de défense, sans se fournir sur le marché américain.

Ce nouveau plan doit « permettre à Israël de conserver un « avantage militaire qualitatif » sur ses voisins, comme l’exigent les résolutions du Congrès américain », précise encore Reuters.

L’Express

Claude Goasguen (LR) : « Nous avons un problème avec les maghrébins »

capture-decran-2016-09-14-a-22-21-43

Claude Goasguen, député-maire LR du 16ème arrondissement de Paris, est sur LCP pour un débat, mercredi 14 septembre au soir. Le sujet de départ est « l’identité heureuse », thème de campagne d’Alain Juppé (le concept étant présenté comme un objectif à atteindre et non un constat) qui vaut à ce dernier des attaques plus ou moins honnêtes du camp de Nicolas Sarkozy. Claude Goasguen, député de Paris, soutien ce dernier, fait part de son scepticisme quant à cette « identité heureuse ».

« C’est un thème de campagne qui se défend, c’est le sien, c’est un thème centriste », dit-il avant de parler de son « inquiétude » face à une « communauté musulmane » qui ne prendrait pas forcément cette « direction » et qui serait surtout « trop absente » dans la dénonciation des attaques terroristes commises par Daech sur le sol français. Il explique d’abord :

Je ne suis pas sûr, pour connaître bien la communauté musulmane, que le chemin de la communauté musulmane soit sur la direction d’une identité heureuse. Je dirais même qu’elle m’inquiète de plus en plus, cette communauté musulmane. Elle est absente.C’est vrai qu’il y a des personnalités musulmanes qui viennent de temps en temps passer à la télévision. Mais des millions de musulmans – vous imaginez ce que ça représente pour des millions de musulmans, ce qui se passe en France en ce moment, quelle peut être leur réaction ? Est-ce que vous auriez, vous… par exemple si des catholiques venaient assassiner d’autres personnes en France, mais je serais le premier à descendre dans la rue pour sanctionner les catholiques en question vigoureusement.

Je pense bien que tous les musulmans ne sont pas favorables à l’islamisme, mais je trouve que leur réaction n’est pas encore assez forte.

La discussion se déplace alors sur la question de l’islam en France et Claude Goasguen regrette qu’il n’y ait « pas de clergé dans la religion sunnite ». Une réflexion qui s’inscrit dans le cadre de la relance de la Fondation pour l’islam de France que doit diriger Jean-Pierre Chevènement. Et Claude Goasguen enchaîne, évoquant un « schéma trentenaire » qui est celui de l’immigration qui n’aurait pas été pris assez au sérieux, aboutissant à ce qu’aujourd’hui, le pays ait « un problème avec les maghrébins » notamment au sujet de la guerre d’Algérie. Voici ce que le maire du 16e a dit :

Si on ne règle pas les problèmes, ça sera très difficile. Tout le monde veut l’identité heureuse, moi j’ai lu ‘La Comtesse de Ségur’ comme tout le monde, mais très franchement, y’aura un vaste travail à faire, il sera difficile. Le schéma, il est trentenaire en réalité. Nous n’avons pas voulu voir l’immigration avec les yeux qui étaient ceux des hommes politiques lucides. Nous avons un problème avec les maghrébins, incontestable. Cette affaire de la guerre d’Algérie a été très mal perçue par la communauté musulmane maghrébine de la troisième génération mais aussi par certains Français. Elle ressort. Aujourd’hui, il faut avoir le courage de l’aborder non pas dans la discrimination, mais franchement… [il est coupé].

Le Lab

Complaisance ou naïveté ? Le Petit Journal déroule le tapis rouge à l’extrême droite

Capture d’écran 2016-09-14 à 13.15.31.png

Avant, les responsables du FN refusaient le dialogue avec l’équipe du Petit Journal. Mais ça, c’était avant. En invitant le vice-président du FN Florian Philippot sur le plateau d’un Petit Journal qui n’en comporte plus que le nom, son présentateur Cyrille Eldin a bel et bien enterré l’esprit Canal. Il le confirme d’ailleurs sans faire exprès en confiant d’emblée à son invité : “On a un point commun, on aimerait bien changer de marque tous les deux.”

Non pas qu’il ne faille pas inviter le parti d’extrême droite sur un plateau télé. Mais laisser l’un de ses dirigeants étaler une logorrhée qui divise les Français est un acte grave – noter ce lapsus de Philippot qui explique que son parti a l’ambition de rassembler plus de 50% des Français.”

Cyrille Eldin a-t-il cédé à la complaisance ou à la naïveté ? Difficile de se faire une opinion tant ces six minutes offertes au vice-président du FN ont quelque chose de gênant. Pas de conte-poids ni d’arguments de la part du présentateur quand le député européen explique par exemple – sans rire – que son parti “a une sensibilité sociale” ou que “la presse d’extrême droite aimerait qu’on soit d’extrême droite mais pas de chance pour elle, on ne l’est pas et on n’a pas l’intention de l’être.”

Une phrase prononcée en début de séquence résume parfaitement notre malaise après son visionnage. Elle est prononcée par Florian Philippot : “Je vous trouve plus drôle qu’avant et un peu moins sectaire.” Une semaine plus tôt, Cyrille Eldin avait déjà convié André Bercoff, seul journaliste français pro-Trump qui s’était déjà “illustré” avec un livre d’entretiens avec Fabrice Robert, patron du Bloc identitaire…

Les Inrocks

CaIais : Valentin s’exhibe et se masturbe devant les policiers

Mardi, vers 1 h 40, une patrouille de la BAC intervient face à un café rue de la Paix, à Calais. Les agents se trouvent face à un groupe d’une dizaine de personnes, tous chauffeurs routiers roumains. Et tous sont alcoolisés et énervés. Les policiers leur demandent de quitter les lieux.

201602101374-full

Ils s’éloignent. Mais les insultes continuent à fuser, tout comme les doigts d’honneur. Valentin Miron, 28 ans, se fait tout particulièrement remarqué : dans le feu de l’action, il montre ses fesses aux agents, puis son sexe en se masturbant. De la provocation et une interpellation inévitable, mais l’individu fuit.

Contrôle musclé

Retrouvé rapidement, le contrôle est musclé. Une des victimes, censée être blessée à un doigt, souffrirait en réalité d’un problème à la cheville pour une interruption temporaire de travail fixée à 10 jours.

Le prévenu est relaxé pour la rébellion, d’où l’irrecevabilité de la partie civile. Valentin Miron écope de 3 mois de prison avec sursis simple et repart libre.

Nord Littoral

Une association musulmane fermé par un arrêté préfectoral, l’avocat dénonce un acharnement de l’Etat

Un arrêté préfectoral vient d’ordonner la fermeture de l’association mulhousienne d’obédience musulmane Langue et Horizon, pour travail illégal. Un nouvel épisode pour cette organisation suivie de près, depuis plus d’un an, par les plus hautes autorités de l’État.

le-batiment-qui-abrite-les-locaux-de-l-association-langue-et-horizon-a-mulhouse-photo-l-alsace-1473281790

L’association Langue et Horizon a été créée en 2009 et son objet social est d’enseigner la religion musulmane, mais aussi d’assurer un accompagnement scolaire. « Les enfants suivent les cours Pi par correspondan-ce » , comme le rappelle l’avocat de l’association, le Strasbourgeois Me François Zind. L’Éducation nationale contrôle aussi le niveau scolaire de ces enfants. En 2014, afin d’accueillir dans de meilleures conditions possibles la petite centaine d’enfants (âgés de 3 à 16 ans) qu’elle encadre, Langue et Horizon emménage dans des locaux de 700 m² boulevard de la Marseillaise, face à la caserne des pompiers de Mulhouse, et à une centaine de mètres du commissariat central.

« Bernard Cazeneuve suit directement le dossier »

Il se trouve que le but de cette association est également « de promouvoir les principes de l’islam dans le respect de ses valeurs », et c’est pour cette raison qu’elle propose également des cours de religion et d’arabe. Mais pour les autorités, derrière ce discours se cache peut-être autre chose : car les valeurs prônées sont celle d’un islam dit « des origines », que les représentants de l’État qualifient de « salafiste ». « Je dirais plutôt, un islam sunnite rigoriste », avance quant à lui Me François Zind.

Le 16 janvier 2015, l’association reçoit un courrier de la mairie de Mulhouse lui notifiant qu’elle fait l’objet d’un arrêté de fermeture administrative, la commission de sécurité ayant émis un avis défavorable au maintien de l’ouverture au public. Le président de l’association, Mounir Rabia, mandate alors Me Zind, qui dépose une requête en référé-liberté au tribunal administratif de Strasbourg à l’encontre de cet arrêté. Fin février, le juge ordonne au maire de suspendre l’exécution de son arrêté.

En mars 2015, une membre de Langue et Horizon, Mulhousienne de 22 ans convertie à l’islam, fait une demande pour un nouveau passeport. Il se trouve que quelques mois plus tôt, sa mère a alerté les autorités en disant que sa fille se serait radicalisée et qu’elle aurait tenu des propos tendancieux. Puis vient le 13 novembre 2015, et de nouveaux attentats qui ensanglantent la France. Le ministre de l’Intérieur décide immédiatement d’inter-dire à cette jeune femme la sortie du territoire, la prive de son passeport et sa carte d’identité. Là encore, Me François Zind intervient pour défendre les intérêts de cette dernière.

« En fait, Bernard Cazeneuve s’est chargé de prendre cette décision car il a décidé de suivre directement le dossier concernant Langue et Horizon, explique-t-il. Ma cliente avait comme projet d’aller faire un pèlerinage à La Mecque, dans un premier temps, et peut-être de suivre, en Arabie Saoudite, des cours de théologie, voilà tout. » S’en sont suivis des perquisitions administratives, des téléphones confisqués et, finalement, une décision du Conseil d’État donnant gain de cause à sa cliente.

« Les services de l’État stigmatisent une communauté »

Les services de l’État n’ont pas pour autant oublié l’association Langue et HorizonEt après les attentats du 13 novembre 2015, une enquête a démarré pour tenter de faire à nouveau fermer ce lieu. La justice a alors commencé à se tourner vers le code du travail, une juge d’instruction ayant été saisie dans le cadre d’une procédure pour travail dissimulé. « L’instruction est en cours, donc je ne peux pas trop en parler, commente Me François Zind. Mais, honnêtement, cela me semble tiré par les cheveux ! » Là aussi, d’après l’avocat, ce dossier serait suivi de près par le ministre de l’Intérieur.

« Depuis plus d’un an, tout a été fait en matière judiciaire, enchaîne Me François Zind. Il y a eu des enquêtes pour tenter de démontrer que des membres de Langue et Horizon étaient radicalisés : cela n’a rien donné. Il y a eu des perquisitions administratives en pagaille entre décembre 2015 et août 2016 : toujours rienMaintenant, on nous sort le droit du travail et on va même jusqu’à brandir un texte de 1873, édité sous le régime allemand, concernant le droit d’ouvrir une école… Franchement, je suis en colère car les services de police et de la préfecture du Haut-Rhin ne font que stigmatiser une communauté. »

Et voilà que vendredi dernier, le 2 septembre, un arrêté préfectoral a été rendu ordonnant la fermeture provisoire de Langue et Horizon pour travail illégal. L’association est donc fermée depuis lundi 5 septembre, pour trois mois.

« Pour l’instant, je ne sais pas ce que l’on va faire concernant cette décision, conclut Me François Zind. Mais c’est tout de même incroyable, alors même qu’il y a un dossier d’instruction en cours avec aucune décision de prise, que la préfecture décide comme ça de prendre cet arrêté. Si ce n’est pas de l’acharnement, je ne sais pas ce que c’est… »

L’Alsace

Un député (LR) propose une loi «sous quelles conditions on peut être musulman et Français»

Cette-proposition-de-loi-de-Guillaume-Larrive-LR-autour-de-la-question-musulmane.jpg

Nous sommes en France en 2016, deux éléments plein de promesses qui pourraient laisser croire à un observateur peu averti que la pratique d’une religion dans le respect de la loi ne pose pas question. Mais les multiples attentats ont eu raison de la raison : des polémiques inattendues ont surgi, des politiques ont travesti la définition de la laïcité. On en a même entendu vouloir interdire le port de tout signe religieux dans l’espace public au nom de cette laïcité détournée…

Est-il donc vraiment étonnant de voir un député Les Républicains se demander très officiellement sous quelles conditions on peut être musulman et Français, comme si le fait de croire en Allah rendait impossible la vie en République ? C’est après tout la thèse de nombreuses personnalités de droite et d’extrême droite. Éric Zemmour, en pleine promo d’un livre qu’il n’a pas très bien relu, le répète à peu près partout ces temps-ci.

Fin août, Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, a ainsi déposé une proposition de loi relative à la transparence de l’exercice public des cultes dont l’un des premiers objectifs est de dissoudre les « associations régies par la loi du 1er juillet 1901 assurant l’exercice public d’un culte » et d’interdire « tout financement direct ou indirect par des fonds étrangers d’une association régie par la loi du 9 décembre 1905 ».

C’est dans un long exposé des motifs de sa proposition de loi que Guillaume Larrivé pose cette question :

À quelles conditions peut-on être à la fois musulman et Français ?

Une interrogation à laquelle l’élu LR commence par répondre en donnant des exemples, rappelant que de nombreux soldats musulmans ont combattu pour la France durant la Première Guerre mondiale. « Des musulmans ont vécu en Français au point de savoir mourir comme tels : Français, oui, par le sang versé », écrit Guillaume Larrivé.

Ce premier exemple créé un sentiment étrange, comme si un musulman ne pouvait être français que s’il mourrait pour la France… Mais le député parle aussi des « milliers d’ouvriers maghrébins venus travailler dans les industries françaises des trente glorieuses ». « Ces travailleurs d’hier, devenus les chibanis d’aujourd’hui, ont conservé discrètement leurs racines musulmanes et cherchaient à vivre paisiblement parmi les Français », ajoute-t-il.

Mais les temps ont changé et aujourd’hui, un député LR se pose la question de savoir sous quelle condition un musulman peut être Français. Il ajoute :  

La triste vérité est que la possibilité de vivre en Français et en musulman ne va, aujourd’hui, plus de soi ; c’est une réalité qui continue, certes, à être vécue tranquillement par un grand nombre de Français ayant une culture arabo-musulmane, une sensibilité et une pratique plus ou moins religieuses ; mais c’est précisément ce que contestent radicalement et violemment les tenants de l’islamisme, c’est-à-dire de l’islam politique. […] Aussi, la première condition d’une réponse nationale à la question musulmane doit être le refus absolu de l’islam politique, non seulement dans sa fin totalitaire mais aussi dans ses moyens préliminaires.

Le terme même de « question musulmane » interpelle. Sans vouloir céder à la tentation du point Godwin, il est étonnant de voir le mot « question » accolé à un adjectif qualificatif désignant une religion…

Cette base posée, Guillaume Larrivé s’indigne qu’en France, les esprits aient été « embrumés par l’obsession de la tolérance, qui se plaît à relativiser toute chose et à tolérer jusqu’à l’intolérable ». « Cette idéologie se décline avec la stupide thèse ‘pasdamalgamiste’ qui consiste à bêler que l’islamisme n’a strictement, jamais, nulle part, aucun lien d’aucune sorte avec l’islam », poursuit-il, reprenant à son compte la critique du #PASDAMALGAME née sur les rives de l’extrême droite et largement répandue aujourd’hui à droite.

Que nous dit Guillaume Larrivé ? Que pour être musulman et Français, il faut être discret et refuser l’islam politique. En contrepartie, la France ne doit rien faire qui pourrait aller dans le sens d’une meilleure intégration de l’islam. Car ceci serait, pour lui, la porte ouverte à l’islam politique. Il poursuit :

Nous ne partageons en rien l’avis de ceux qui, ayant plus ou moins lu Pierre Manent, voudraient que la République française reconnaisse comme telle une minorité musulmane et négocie un contrat avec l’islam en France, en acceptant des concessions et une sorte de partage entre notre loi et leur charia. Comme si la soumission était l’avenir et s’il fallait se résoudre à collaborer, en organisant le cloisonnement de l’espace public avant peut-être de négocier, demain, la taille de la burqa ou du niqab ! On ne s’opposera pas à ceux qui veulent gouverner au nom d’Allah en décidant de gouverner avec Allah..

Le Lab