Etat d’urgence : 3021 perquisitions pour… 4 procédures antiterroristes

L’Assemblée nationale a mis en ligne un premier « bilan » chiffré des perquisitions et autres mesures mise en œuvre depuis la proclamation de l’état d’urgence, le 14 novembre: des résultats existent, mais en ratissant très large. Et ils peuvent paraitre bien faibles.

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Deux mois après son entrée en vigueur, des associations sont nombreuses à dénoncer divers abus: perquisitions ou assignations à résidence non justifiées, notamment. Des sites web, comme La Quadrature du Net, proposent aux internautes de lister les « abus », réels ou supposés: chaque personne qui estime avoir été victime d’un abus peut contester, en justice, la décision. 

En face, le président de la République François Hollande a expliqué, lors de ses vœux du 7 janvier aux forces de sécurité, que le dispositif a « permis des perquisitions administratives qui ont mis au jour vingt-cinq infractions en lien direct avec le terrorisme ».

Vingt-cinq infractions en lien avec le terrorisme, c’est déjà moins de 1% des 3021 perquisitions réalisées. Quand bien même celles-ci ont, aussi, permis de mettre au jour 464 infractions au total – trafice de stupéfiants, etc. L’Assemblée nationale a publié sur son site un bilan du « Contrôle parlementaire de l’état d’urgence« , qui donne les principaux chiffres.

Seulement 4 procédures antiterroristes

Mais comme le révèle Le Monde, la quasi totalité – 21 – de ces « 25 infractions » sont des affaires d’apologie du terrorisme. Il peut alors s’agir de simple publications sur Facebook ou sur des sites de rencontre de messages jugés comme « faisant l’apologie du terrorisme », conformément à la loi du 13 novembre 2014. Des actes certes répréhensibles, mais pas susceptibles de mener devant une cour d’assises.

Finalement, l’état d’urgence n’a permis l’ouverture que de… quatre procédures antiterroristes: trois enquêtes préliminaires ouvertes, et un homme mis en examen. Un bilan bien faible – sur 3021 perquisitions -, qui ne peut que donner du grain à moudre à tous ceux qui considèrent que la prolongation de l’état d’urgence est inutile pour lutter contre le terrorisme.

Pour Marc Trévidic, il faut sortir de l’état d’urgence

Parmi eux, même l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic a expliqué, ce lundi matin, sur RMC et BFM-TV, qu’il fallait sortir de l’état d’urgence: « L’état d’urgence est très intéressant sur des périodes très réduites, mais il n’a pas d’efficacité de façon pérenne. » Le risque est principalement qu’on « est dans un État où on a décidé qu’on pouvait se passer de preuves ». Le magistrat craint aussi une défiance des Français vis-à-vis de l’État.

Vosges Matin

 

Un homme arrêté par la police alors qu’il voulait montrer une video sur l’assaillant à Sky News

Un homme a tenté d’échapper à la police après avoir essayer de montrer à un correspondant de Sky News, une vidéo du corps du terroriste.

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Un homme parlant à Sky News après la fusillade mortelle devant un poste de police de Paris a été arrêté par la police.

L’homme a approché le correspondant de Sky News, Mark Stone, pour lui montrer la vidéo qu’il avait pris plus tôt du terroriste, quand il a été escorté loin de la scène.

Mark Stone a dit: « pendant plusieurs heures la police parcourait les rues à l’intérieur du cordon avec leurs armes. »

« Nous avons assisté à de forte de tension dans un premier temps. A la lisière du cordon de sécurité, un homme nous a approché. »

« Il était noir, et il voulait me montrer quelques vidéos qu’il avait pris du corps de l’assaillant au couteau à l’extérieur du poste de police. »

« En quelques secondes, les policiers l’ont arrêté, et l’ont tiré de l’autre côté du cordon et ont pris son téléphone. »

« Il a ensuite, essayer  de se libérer des mains des policiers. Il a été rattrapé, puis emmené dans un fourgon de police. »

Sky News

Salah Abdeslam « Ils vont payer pour la mort de mon frère »

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Des pleurs, des menaces

 « Ils vont payer pour la mort de mon frère »

Salah Abdeslam est récupéré vers 06H00 après s’être débarrassé de sa ceinture explosive.

A l’arrière de la Golf, il est agité,pleure, menace, selon ses convoyeurs. « Ils vont payer pour la mort de mon frère », aurait-il dit. L’équipage passe trois barrages, dont à Cambrai à 09H10 un contrôle de gendarmes à qui Salah Abdeslam décline son identité et son adresse: connu des Belges comme islamiste radical, il n’est alors pas recherché en France.

Changer de tête ?

En Belgique, Abdeslam est pris en charge par diverses personnes gravitant autour du réseau des Béguines. « On ne va plus jamais se revoir », dit-il, annonçant son intention de « changer de tête ».

Abdeslam reste introuvable. Tout comme Mohamed Abrini, soupçonné d’avoir joué un rôle de premier plan. Se cachent-ils en Belgique ? Sont-ils en Syrie? Ils semblent évaporés.

Sud Ouest

Assaut à Saint-Denis: Ni Abaaoud ni sa cousine n’ont été touchés par les 5.000 tirs du RAID

Assaut à Saint-Denis: Ni Abaaoud ni sa cousine n’ont été touchés par les 5.000 tirs du RAID.

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Selon l’autopsie, Abdelhamid Abaaoud n’a pas été touché par les tirs du RAID lors de l’assaut de Saint-Denis…

Etrange révélation concernant l’assaut mené par le RAID à Saint-Denis, le 18 novembre dernier. Quelques jours après les attentats qui ont tué 130 personnes à Paris et Saint-Denis, les forces spéciales assiègent pendant plusieurs heures un appartement d’un immeuble de la rue Corbillon, où est retranché l’un des commanditaires présumés des attaques terroristes, Abdelhamid Abaaoud

Pas de blessure par arme à feu sur le corps d’Abaaoud

Au total, environ 5.000 balles sont tirées, comme l’avait révélé le journal Le Figaro, se basant sur des rapports de police. Or ni Abaaoud, ni sa cousine, Hasna Ait Bouhlacen, également retranchée dans l’appartement fourni par Jawad Bendaoud, n’ont été atteints par les tirs du RAID, révèle ce jeudi Le Monde.

Le journal a eu accès au rapport d’autopsie du djihadiste. Le document indique que la mort d’Abdelhamid Abaaoud est la conséquence de « la mise en œuvre d’un dispositif explosif, le corps ayant subi un effet de blast et de polycriblage notamment par éléments métalliques (boulons) ». Plus étonnant, son corps ne présente pas « de lésions évocatrices de blessures par arme à feu ». Détail intriguant, l’autopsie révèle « un rasage de la jambe droite, contrairement à la jambe gauche ».

Hasna Ait Bouhlacen est morte asphyxiée

La cousine du terroriste n’a pas non plus été touchée par les balles du RAID. Selon le rapport d’autopsie cité par Le Monde, elle est morte « asphyxiée » sous les décombres. L’immeuble était la cible d’un déluge de tirs et le troisième individu à l’intérieur de l’appartement, un complice d’Abaaoud finit par déclencher sa ceinture explosive, provoquant la mort d’Abaaoud et de sa cousine. Le Monde précise que l’ADN de ce kamikaze a été retrouvé dans la Seat utilisée par le commando des terrasses.

Les musulmans tués, « des dommages collatéraux »

Autre détail marquant révélé ce jeudi par Le Monde, cette phrase prononcée par Abdelhamid Abaaoud le soir du 15 novembre, alors que sa cousine vient le chercher à Aubervilliers, où il se cache dans un buisson depuis les attentats de Paris et Saint-Denis, pour l’emmener à la planque de Saint-Denis. À une personne qui les accompagne et s’indigne que les attentats ont tué des « innocents » et plus particulièrement des musulmans, Abaaoud rétorque : « C’est des dommages collatéraux, qu’est-ce qui garantit que c’était des bons musulmans ? »

Drogue et alcool

Les terroristes avaient-ils bu ou consommé de l’alcool ? C’est la question qui reste en suspens au regard des éléments révélés par l’enquête à ce jour. Le gérant de la boutique où Salah Abdeslam a acheté un téléphone après les attentats note que « cet homme avait l’air d’avoir bu ou consommé de la drogue. Son visage et ses yeux étaient gonflés. Il ressemblait à un des nombreux toxicomanes que l’on rencontre à̀ Château Rouge », rapporte Le Monde.

Un client présent au Comptoir Voltaire lorsque Brahim Abdeslam, frère de Salah, s’est fait exploser a lui aussi témoigné que le kamikaze « avait l’air d’avoir consommé de l’alcool ».Les analyses toxicologies des terroristes permettront sans doute d’éclairer ces témoignages.

20 Minutes

Attentats de Paris: Salah Abdeslam contrôlé en juillet avec du cannabis dans le Haut-Rhin

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« Pas trop pratiquant », « sympa » en dehors du djihad

Salah Abdeslam présente un profil déroutant, décrit par des proches comme un musulman « pas trop pratiquant », qui « sortait en boîte », « buvait de l’alcool et ne faisait pas sa prière » ou alors pas régulièrement.

Certes, il évoque dans son entourage ses velléités de départ en Syrie, notamment fin 2014, mais parle aussi d’un mariage, selon une source proche de l’enquête. Il fréquente les casinos : en juin 2014 à Breda (Pays-Bas), où il se rend avec trois hommes, dont son frère Brahim, un des kamikazes du 13 novembre ; mi-2015 à Bruxelles, en compagnie d’Ahmed Dahmani, le délinquant bruxellois radicalisé arrêté en Turquie quelques jours après les attentats.

En juillet, Salah Abdeslam est contrôlé par les douanes dans le Haut-Rhin en possession d’un peu de cannabis, drogue que plusieurs membres de la mouvance radicale de Molenbeek semblent consommer régulièrement.

Trois jours avant les attentats, il mange à Bruxelles avec une connaissance et pleure sans donner d’explication, selon une source proche de l’enquête. Le lendemain, il appelle un interlocuteur en Belgique avec un numéro allemand. Ce même jour, il est repéré sur une autoroute française avec Mohamed Abrini, un autre fugitif. Il revient en Belgique.

Le soir du 13, il convoie sans doute les kamikazes du Stade de France, est géolocalisé à Paris, abandonne une ceinture explosive au sud de Paris, appelle à la rescousse deux amis bruxellois, échappe à trois barrages policiers sur la route du retour vers la Belgique, envoie un ultime SMS à un mystérieux destinataire. Et disparaît. Depuis, traqué par les polices d’Europe, Salah Abdeslam semble s’être évanoui.

Loractu

Déchéance de nationalité – Marc Trevidic : «Sommes-nous prêts à recevoir les terroristes des autres?»

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Ancien juge antiterroriste, aujourd’hui vice-président au tribunal de grande instance de Lille, Marc Trevidic juge avec sévérité le projet d’extension de déchéance de nationalité aux binationaux nés en France. Pour ce magistrat expérimenté, cette réforme ne fera que créer des problèmes supplémentaires. 

Comment jugez-vous le projet annoncé par le gouvernement ?

« Il y a déjà des questions pratiques. Comment expulser un individu qui a toujours vécu en France ? Une autre nation a-t-elle à gérer quelqu’un né chez nous ? Imaginons qu’un autre pays, par exemple le Maroc, vote un texte similaire. Une personne y aura passé toute sa vie et, d’un seul coup, le Maroc nous l’envoie car également français. On n’exporte pas un terroriste ! Que se passera t’il si l’Algérie, les Etats-Unis nous adressent des déchus ? Allons-nous les accepter ? Le Royaume-Uni est en train de réfléchir à une réforme analogue. Que va-t-il advenir des franco-britanniques dans cette situation ? En réalité, c’est faire beaucoup de bruit pour rien et risquer, vraiment, de fabriquer des apatrides. »

Y-a-t-il une efficacité apportée, ici, dans la lutte antiterroriste ?

« Je ne la vois pas ! Une telle mesure, très certainement inapplicable, ne peut pas avoir de caractère dissuasif. Sa mise en oeuvre consommerait énormément d’énergie. Cette réforme créera davantage de problème qu’elle n’en réglerait. Encore une fois, quelle sera la réaction de la France si l’autre nation auquel un suspect est rattaché refuse de le recevoir ? N’oublions pas, non plus, qu’on ne peut pas expulser un individu vers un pays où sa sécurité est en danger. Pour cette raison, la Grande Bretagne a du garder Abu Qutada (Arrêté en 2005, ce Jordanien a finalement été expulsé en… 2013). Notre pays ne doit pas se considérer seule dans une bulle. »

Une telle mesure peut elle entraîner des dérives ?

« Le pays est encore sous le coup de l’émotion due aux attentats de novembre. En même temps, la définition du terrorisme est très floue. Il concerne également l’atteinte aux biens. Les Moudjahidinne du peuple iraniens ont été considérés comme terroristes ou pas en fonction des enjeux de notre politique étrangère. Enfin, l’état d’urgence, aujourd’hui, permet d’assigner à résidence des… écologistes. Je suis très surpris de voir la rapidité avec laquelle on range nos principes au placard. Que se passera-t-il, demain, si un régime autoritaire qualifie très largement des opposants de « terroristes » ? »

La Voix Du Nord

VIDEO : Des « extrémistes juifs » célèbrent la mort du bébé palestinien brulé vif

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Cette vidéo, filmée il y a une dizaine de jours lors d’un mariage, vient relancer le débat sur la violence juive en Israël, ramenée sous le feu des projecteurs par la mort de la famille Dawabcheh dans l’incendie de leur maison dans le nord de la Cisjordanie occupée fin juillet.

Les autorités israéliennes avaient à l’époque dénoncé, fait rare, un acte de «terrorisme juif» et plusieurs extrémistes avaient été arrêtés et emprisonnés, suscitant l’ire de leurs partisans.

Mais, à la mi-décembre, si le ministre de la Défense Moshé Yaalon affirmait savoir «qui sont les responsables de cet acte terroriste» il précisait n’avoir «pas encore assez de preuves pour les juger», alors que la sécurité israélienne maintient la censure sur les détails des investigations.

La vidéo qui fait actuellement débat montre des jeunes juifs orthodoxes qui dansent en brandissant des armes à feu et en faisant passer, en la poignardant, une photographie d’Ali Dawabcheh, le bébé tué avec ses parents dans l’incendie.

Selon les médias israéliens, le marié était un membre connu de l’extrême droite, questionné dans le passé pour son rôle présumé dans des actes de «terrorisme juif», et nombre des invités étaient proches des suspects arrêtés dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la maison des Dawabcheh.

Le Parisien

Syrie : des centaines de civils tués par les raids russes, selon Amnesty International

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Dans un rapport publié mercredi, Amnesty International accuse la Russie d’avoir tué des « centaines de civils » et causé « des destructions massives » dans des raids aériens qui « bafouent le droit international humanitaire ». Les autorités russes ont promis d’examiner ce document, tandis que le ministère des Affaires étrangères assurait n’avoir « aucun fait avéré » concernant des pertes civiles lors des frappes russes.

Le ministère russe de la Défense a rejeté mercredi des accusations « fausses » et « sans preuve ». « Nous avons pris connaissance de ce rapport. Une fois de plus, il n’y avait rien de concret ni de nouveau dedans : toujours les mêmes clichés et les mêmes fausses informations que nous avons déjà dénoncés avant, à plusieurs reprises », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, lors d’une conférence de presse.

Dans son rapport, l’ONG basée à Londres explique que la Russie a eu recours à « des bombes à sous-munitions », interdites par les conventions internationales, des bombes incendiaires et des « bombes non guidées » contre « des zones d’habitation à forte densité de population ».

Amnesty se penche en particulier sur six raids qui ont touché les provinces de Homs (Centre), Idleb (Nord-Ouest) et Alep (Nord) entre septembre et novembre, et qui ont tué « au moins 200 civils et une dizaine de combattants ». « Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil », a commenté Philip Luther, directeur d’Amnesty pour le Moyen-Orient, pour qui « ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre », alors qu’« aucune cible militaire ni aucun combattant ne se trouvaient dans l’environnement immédiat ».

Le point

Salah Abdeslam a été contrôlé trois fois au lendemain des attentats, fumant de la drogue avec ses copains

Salah Abdelslam, l’homme le plus recherché d’Europe, s’est enfui de France au lendemain des attentats de Paris. Le samedi 14 novembre, il a été contrôlé non pas une fois, mais trois fois par les forces de l’ordre, révèle Le Parisien dimanche.

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On le sait depuis un mois. Salah Abdeslam a échappé aux autorités françaises alors qu’il a été contrôlé à Cambrai le samedi 14 novembre au matin à 9h, quelques heures après les attentats de Paris dans lequel il a eu une participation active. Mais Le Parisien révèle dimanche que le présumé terroriste a été contrôlé non pas une fois, mais trois fois par les forces de l’ordre.

Salah Abdeslam a donné aux policiers son adresse à Molenbeek

Le quotidien francilien cite le récit d’Hamza Attou, l’un de ses deux exfiltreurs de Salah Abdeslam. Au premier contrôle, « le policier nous a demandé si on avait consommé (de la drogue) », explique Attou. Ce dernier, venant de fumer un joint, répond par l’affirmative au policier. « Le policier a dit que ce n’était pas bien, mais que ce n’était pas la priorité aujourd’hui », raconte l’exfiltreur.

A un deuxième contrôle, des policiers ont demandé leurs papiers au conducteur et aux deux passagers du véhicule, Hamza Attou, Mohammed Amri et Salah Abdeslam. Ils ont ensuite pu repartir avant d’arriver à Cambrai, où ils ont été contrôlés une troisième et dernière fois. Lors de ce troisième contrôle, Salah Abdeslam donne même son adresse à Molenbeek, révèle Le Parisien. Mais, à cet instant, il n’est pas encore recherché.

Le JDD

Erreur judiciaire: le footballeur Yann Nsaku qui a passé 9 mois en prison pour terrorisme, innocenté

Yann Nsaku

C’EST L’UN des deux mis en examen à avoir bénéficié d’un non lieu. Ancien footballeur émérite passé par le centre de formation de l’AS Cannes, Yann Nsaku a passé neuf mois en détention provisoire.

Ce jeune converti de 22 ans aux convictions religieuses affirmées fréquentait de nombreux membres de la cellule. Mais tout au long de l’enquête, il n’a eu de cesse de nier son implication dans une quelconque entreprise terroriste.

Les enquêteurs l’ont longtemps suspecté d’avoir participé à l’attentat de l’épicerie juive de Sarcelles. Une mise en cause notamment due à l’erreur d’un expert qui avait utilisé comme photographie de référence celle d’un footballeur… ne lui correspondant pas !

Estimant qu’aucune charge ne pesait contre lui, le juge d’instruction en a tiré les conséquences en prononçant un non-lieu. « C’est une étape importante qui confirme son innocence et marque le début d’un processus de réparation », notent ses avocats, Mes Matthieu Chirez et John Bastardi-Daumont.

Parisien

À peine élus, les nationalistes corses réclament la libération du terroriste Yvan Colonna

4 individus attaquent une mosquée de Stuttgart au cocktail Molotov

Peu avant 2h du matin ce mardi, les voisins d’une mosquée de Stuttgart ont alerté les pompiers après un incendie qui s’est déclenché dans un complexe qui comprend entre autres une mosquée, des bureaux et des commerces appartenant à l’association qui gère le lieu de culte (DITIB). Le feu vite maîtrisé, a provoqué d’importants dégât matériels estimés à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.

Pour les reponsables de la cette mosquée située dans le quartier de Feuerbach, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un attentat. Les caméras de vidéosurveillance montrent plusieurs hommes jetant trois engins explosifs sur la façade du bâtiment avant que ceux-ci n’explosent.

Après les attentats de Paris et de Californie, plusieurs attaques ont visé des mosquées en Europe et aux Etats-Unis. En France, au moins une quinzaine ont subi des attaques dont trois tentatives d’incendie à Lédignan, Ermont et Loudéac.

Dômes et Minarets

Fausse agression d’Aubervilliers : Stéphane A., interné en hôpital psychiatrique

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Il s’appelle Stéphane A., il a 45 ans et lundi matin, il a fait croire à tout le monde qu’il avait été violemment agressé dans l’école où il travaille, à Aubervilliers, par un homme invoquant Daech. Avant de reconnaître, quelques heures plus tard, avoir tout inventé devant les enquêteurs.

Ce dernier, après ses révélations faites aux enquêteurs, a été hospitalisé. Il pourrait être prochainement mis en examen pour « dénonciation de crime » ou « délit imaginaire », un acte passible de six mois de prison. En attendant, le ministère de l’Education nationale a annoncé mardi en fin de matinée que l’instituteur était suspendu de ses fonctions.

Métro News

Attentats de Paris, l’abbé Schneider qualifie le concert du bataclan d’« inspiré par Satan »

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Lors d’un sermon fin novembre, l’abbé Schneider a qualifié de « concert inspiré par Satan » la soirée donnée au Bataclan qui a coûté la vie à 90 personnes.

Lors de son sermon, l’abbé François Schneider est en effet revenu sur les attentats du 13 novembre. Il a notamment salué la mémoire des personnes mortes aux terrasses des cafés parisiens. Dans ce contexte, l’auditoire s’attendait à ce qu’il en fasse de même avec les 90 victimes du Bataclan.

Mais ce ne fut nullement le cas. Au contraire, l’abbé Schneider a tenu un discours qui en a désarçonné plus d’un puisqu’il a qualifié la représentation donnée par le groupe Eagles of Death Metal de concert « inspiré par Satan ».

Certains paroissiens vivent très mal « les positions ultra-conservatrices » de l’abbé Schneider sur de nombreux points comme par exemple la contraception.

« Ça nous dérange », avoue Valérie, une pratiquante qui a souhaité conserver l’anonymat. Il manque d’ouverture dans ses homélies… Quand je l’ai entendu prononcer ces paroles à propos du Bataclan, on s’est tous regardé dans les yeux et on s’est dit : ça y est, il recommence. »

D’après ces témoignages, l’abbé Schneider aurait tenu à plusieurs reprises des propos que l’on pourrait qualifier de « limite ». D’ailleurs, le vicaire général Pierre-Jean Duménil ne s’en cache pas : « Ce n’est pas nouveau… »

Vosges Matin

L’identitaire Claude Hermant et son épouse placés en garde à vue dans l’enquête sur l’attentat de l’hyper cacher

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Deux personnes, dont un homme déjà incarcéré pour trafic d’armes en bande organisée, ont été placées en garde à vue ce mardi, selon une information de BFMTV confirmée par l’AFP.

Il s’agit de Claude Hermant, proche des milieux d’extrême droite du nord de la France, et de sa compagne, a précisé le parquet de Lille. Les enquêteurs les interrogent car des armes retrouvées dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, avaient transité par une société gérée par la compagne d’Hermant, a expliqué une source proche de l’enquête.

Claude Hermant appartient au Bloc identitaire, un groupuscule nationaliste révolutionnaire. Proche des milieux néonazis, ancien mercenaire et ex-membre du service de sécurité du Front national.

Ancien para, boxeur, c’était aussi un proche de Serge Ayoub, membre du mouvement d’extrême droite radical dissout Troisième Voie.

L’Express

Cache d’armes découverte chez un militant d’extrême droite, kalachnikov, fusil à pompe, drapeau Nazi…

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Alors que Genève reste en alerte, le procureur général genevois Olivier Jornot a indiqué avoir saisi jeudi « un arsenal impressionnant » composé de nombreux fusils d’assaut.

Selon Olivier Jornot, la personne qui possédait cet « arsenal invraisemblable » était adepte du survivalisme. Des fusils d’assaut kalachnikov et M16, un fusil à pompe, une mitraillette, deux armes de poing, une hache et plusieurs dizaines de mousquets ont été saisis.

De nationalité suisse et établie à Genève, elle serait « radicalisée » et proche de l’extrême-droite, un drapeau du IIIe Reich ayant notamment été découvert dans son domicile.

Le procureur général a précisé que cette perquisition n’a pas de lien avec la menace terroriste actuelle.

RTS