Un fugitif se déguise en vieillard pour échapper à la police

Shaun Miller, alias « Shizz » n’a que 31 ans, mais sur certaines photos, en paraît beaucoup plus: un homme a été arrêté dans l’État du Massachusetts, alors qu’il tentait d’échapper aux policiers venus le chercher. Il était en cavale depuis sa condamnation, en avril, pour trafic d’héroïne.

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Jeudi, la police a cerné sa planque à South Yarmouth (Massachusetts), avant de lui ordonner de sortir sans résistance.

Un homme pas très malin mais très dangereux

Problème: à la place du délinquant trentenaire qu’ils s’attendaient à voir, c’est un vieux monsieur qui leur est apparu sur le seuil de la porte.

Mais les forces de l’ordre ne se sont pas laissées abuser longtemps: elles ont vite compris que c’était bien leur homme qui leur faisait face, simplement vêtu d’un masque de vieillard.

La police a juste eu le temps de se faire une bonne frayeur. En effet, si « Shizz » n’est pas, généralement, très malin, il est réputé très dangereux.

Deux armes à feu chargées retrouvées

D’ailleurs, les policiers ont découvert dans sa planque deux armes à feu chargées, dissimulées dans un bac à linge.

Se satisfaisant de son arrestation, le bureau de répression du trafic de stupéfiants (ATFHQ) a fait savoir sur Twitter que les charges retenues en avril contre « Shizz » faisaient partie d’une affaire judiciaire de plus grande ampleur.

Bien Public

En Australie, le voile islamique est invité dans les entreprises

Plusieurs grandes entreprises proposent aux salariées qui le souhaitent un uniforme doté d’un hidjab. Un choix qui crée la polémique dans ce pays pourtant ouvert au multiculturalisme. Et inventeur du burkini.

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Le voile de Sarah couvre parfaitement ses cheveux et son cou. Il est gris clair ; a priori on ne peut plus banal dans la catégorie des foulards islamiques. Mais un logo apparaît discrètement : celui de la Commonwealth Bank, la CBA, l’une des plus grandes banques australiennes.

Son uniforme comprend désormais un hidjab pour les salariées intéressées. Quelques semaines après sa présentation, environ 300 d’entre elles l’ont commandé. Les employées d’une banque concurrente, la Westpac, porteront, en avril 2017, leur nouvelle tenue qui pourra aussi comprendre un hidjab : un foulard bleu marine avec la lettre «W» dessinée en gris charbon. Chez l’opérateur téléphonique Optus, la couleur n’a pas encore été tranchée parmi les deux qui représentent l’entreprise : le voile sera soit bleu canard, soit mauve.

« Nous avons de nombreux salariés musulmans et nos clients sont d’origines très diverses, donc il est important qu’ils se sentent soutenus. » Malini Raj, directrice de la Commonwealth Bank

Ils viennent principalement du Royaume-Uni, de Nouvelle-Zélande, mais aussi de Chine, d’Inde, des Philippines, du Vietnam, etc. Selon le recensement de 2011, 2,2 % des habitants sont musulmans et plus de 60 % de ces derniers sont nés à l’étranger (notamment au Liban, en Turquie, en Afghanistan et au Bangladesh). L’Australie est « la société multiculturelle qui connaît le plus de succès dans le monde », ne cesse de vanter son premier ministre, Malcolm Turnbull.

Appel au boycott de la banque

Mais n’en déplaise au chef du gouvernement, Pauline Hanson, une candidate « anti-islam » qui veut « abolir le multiculturalisme », vient de remporter quatre sièges au Sénat avec son parti One Nation. Cette formation fait son grand retour sur la scène politique après vingt ans d’absence.

Dans ce contexte, l’introduction d’un voile « corporate » dans quelques-unes des plus grandes entreprises australiennes divise. Certains applaudissent. Mais, à l’opposé, a été lancé un appel à boycotter la CBA, la banque la plus médiatisée dans cette affaire. Elle a été accusée, par courrier, d’insulter les femmes et les patriotes australiens.

Sur les réseaux sociaux, certains lui reprochent « de célébrer une culturemisogyne rétrograde » et de soutenir « un symbole d’oppression pour des millions de femmes dans le monde ». « Ce serait bien si en signe de solidarité avec la culture australienne les femmes musulmanes s’habillaient un jour comme nous », peut-on ainsi lire sur Facebook.

La banque s’attendait sans doute à de telles réactions : elle a préféré ne pas communiquer le nom de famille de l’employée qui témoigne dans The Australian Financial Review afin d’éviter les réactions haineuses à son égard.

Le Monde

A la tête d’un réseau pédophile, Jean-Luc voulait organiser des excursions sexuelles au Maroc

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Selon l’enquête de la police catalane, appuyée par la garde civile et les cyberpoliciers de la PJ espagnole, Jean-Luc A. et ses associés, dont un autre Français, ont abusé de plusieurs dizaines d’adolescents – des garçons âgés de 12 à 17 ans – depuis une quinzaine d’années et commercialisé les images de ces viols. Sur les quelque 300 clients qui ont pu être répertoriés, près de la moitié résideraient en France.

Du porno à la pédopornographie

C’est le « trop-plein » de sexe gratuit en ligne qui aurait conduit le Français, installé de longue date en Catalogne, à délaisser son premier métier – il apparaît comme producteur au générique d’un film « hard-core » français de 1995 – pour orienter sa société de production, Productos Aschcom, créée en 2002 à Barcelone, vers un nouveau créneau : la pédophilie. L

ors des perquisitions, les enquêteurs ont mis au jour la bagatelle dun million de documents, photos et vidéos mettant en scène des mineurs entre eux, des ados violés par des adultes, voire des jeunes avec des animaux, et saisi un stock d’un millier de DVD. La commercialisation s’effectuait sur Internet par la vente de clés de chiffrement permettant d’accéder à l’un des 28 sites (Boyarabsex, Besteenstube, Gayboybook…) rattachés à sa société, ou par correspondance avec l’envoi de DVD par la poste. Les enquêteurs ont pu tracer des gains de l’ordre de 80.000 euros en trois ans. Jean-Luc A. est personnellement mis en cause dans les viols de huit mineurs.

Derrière chaque image, un viol et une victime

Un signalement des services sociaux de Tortosa est à l’origine de l’enquête en 2015. C’est en effet dans les foyers de la Direcció General d’Atenció a l’Infància i l’Adolescència (DGAIA), qui a ouvert une enquête interne, que les pervers recrutaient des gamins vulnérables et sans attaches familiales solides. Des garçons de nationalité espagnole, roumaine ou marocaine. Payés une misère, drogués ou alcoolisés et soumis à des vidéos porno pour les désinhiber, ils étaient ensuite déguisés et filmés, parfois à leur insu grâce à un dispositif de caméras cachées.

Des séjours au Maghreb, en Asie et en France

Les sept pédophiles présumés – dont deux Français, un Marocain, un bijoutier de Valence, un ancien policier basque, un cadre d’une compagnie aérienne –, parmi lesquels trois ont déjà été condamnés pour des faits similaires, ont en effet effectué de nombreux voyages ces dernières années. Autant d’occasions pour assouvir leurs pulsions mais aussi pour enrichir leur catalogue avec des gamins des rues abusés en Afrique (Kenya, Tunisie, Maroc), en Asie (Sri Lanka, Cambodge, Laos, Thaïlande, Singapour, Indonésie) et en Europe avec des séjours en République tchèque et en France.

Les policiers catalans sont persuadés que les deux vagues d’interpellations, menées au printemps 2015 et fin juillet 2016, ont ruiné le dernier projet de cette équipe : se lancer comme « tour-opérateur » au Maroc, avec la commercialisation de « forfaits » incluant des relations sexuelles avec des mineurs. D’autres interpellations ne sont pas à exclure dans cette enquête qui devrait prendre prochainement une dimension internationale, notamment dans l’Hexagone.

Le Journal du Dimanche

Le directeur de campagne de Trump impliqué dans une affaire de corruption en Ukraine

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Dimanche, le New York Times a révélé que le directeur de campagne de Donald Trump serait impliqué dans une affaire de corruption en Ukraine. C’est le bureau ukrainien anti-corruption qui a dévoilé cette information concernant Paul Manafort.

Ses enquêteurs ont découvert un livre noir dans lequel figurent des centaines de noms écrits en cyrillique. Ce document secret a été retrouvé dans les locaux du Parti des régions, une formation pro-russe à laquelle appartenait le président Viktor Ianoukovitch, allié de Vladimir Poutine.

Ce dernier a été contraint de fuir en Russie au moment de la Révolution de 2014. Parmi les centaines de noms que contient ce registre, celui de Paul Manafort revient 22 fois entre 2007 et 2012. « Au cours de cette période, Manafort, qui travaillait alors comme consultant pour le Parti des régions, aurait touché secrètement 12,7 millions de dollars en espèces »

Ouest France

Simon S., l’individu qui a mis le feu dans un train et poignardé des passagers identifié

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Selon le journal suisse Blick, l’agresseur s’appelait Simon S. Il avait 27 ans. Selon un porte-parole de la police locale, Hanspeter Kruesi, l’assaillant est de nationalité suisse et non issu de l’immigration.

Le jeune homme de 27 ans sous-louait un appartement depuis trois ans au Liechtenstein, à la frontière avec le canton de Saint-Gall. La police a perquisitionné ce lundi matin l’appartement en question.

Il travaillait à temps partiel chez un revendeur de pièces détachées automobiles de la région, où avait réalisé un apprentissage. Il avait également auparavant étudié dans une université technique de Buchs, dans le canton de Saint-Gall.

Le Soir

Samedi après-midi, l’homme a versé un liquide inflammable dans un compartiment d’un train qui traversait le canton suisse de Saint-Gall et y a mis le feu avant de porter des coups de couteau à plusieurs passagers. Outre une femme de 34 ans décédée dimanche, cinq autres personnes ont été blessées.

Le Parisien

Une fillette de 6 ans, une jeune fille de 17 ans et une femme de 43 ans sont toujours à l’hôpital, a indiqué lundi le porte-parole de la police st-galloise Hanspeter Krusi.

Le Matin

« Le terrorisme n’est pas notre piste privilégiée », a insisté auprès de l’AFP le porte-parole de police Bruno Metzger, affirmant que « d’autres mobiles » sont plus probables, sans souhaiter en dire davantage. L’homme a agi seul, a affirmé la police sur la foi d’images vidéo le montrant, armé d’un couteau, verser le liquide et y mettre feu.

France 24

Une pétition demande à Google de placer à nouveau la Palestine sur Google Maps

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Si vous tapez le mot Palestine dans Google, vous tombez sur la zone qui correspond à son territoire, mais aucun nom n’est indiqué sur la carte.

Sur Change.org les pétitionnaires accusent Google de prendre parti dans le conflit, de ne pas reconnaître l’Etat palestinien alors que l’Etat d’Israël, lui, est marqué en toutes lettres sur le service de cartographie Google Maps.

Signer la pétition

France Inter

Poutine forme des mercenaires pour combattre en Syrie via une société dirigé par un néo-nazi

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Si la Russie est une nation en guerre, le Kremlin a toujours veillé à limiter sa campagne en Syrie a une opération aérienne. Mis à part un nombre limité d’«instructeurs et conseillers militaires», les responsables russes ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils ne doivent pas mettre «un pied au sol».

Le récit russe du conflit est sérieusement contesté par des russes qui affirment que la participation de leur pays en Syrie est beaucoup plus vaste et plus coûteux que quiconque dans l’administration du président Poutine n’est prêt à l’admettre.

Ces personnes ont révélé a Sky News qu’ils ont été recrutés par une société militaire privée appelée «Wagner» et déployés en Syrie à bord d’avions militaires russes. Pour l’équivalent de 3 500 € par mois, ils déclarent avoir été jetés das le champs de bataille syrien contre les factions rebelles, y compris l’Etat islamique.

Deux membres du groupe, Alexander et Dmitry, déclare a Sky News qu’ils se sentent chanceux d’être encore vivant. «C’est du 50-50, affirme Alexander. La plupart des gens qui y vont pour l’argent trouvent la mort, ceux qui se battent pour des idéaux, lutter contre les Américains ou une idéologie, ont une meilleure chance de survie. » « Entre 500 et 600 hommes y sont morts », affirme Dmitry.

image_28329L’homme qui dirige la société militaire « Wagner » est un ancien soldat des forces spéciales, Nikolai Utkin, dont la seule image connue a été publiée en début d’année par le journal basé à Saint-Pétersbourg « Fontanka » Le journal le décrit comme un admirateur de l’esthétique et de l’idéologie nazie du Troisième Reich.

Molkino est un petit village dans le sud de la Russie, qui abrite une base des forces spéciales. Une partie de la base a été alloué à « Wagner » pour le recrutement et la formation des combattants.

Alexander et Dmitry étaient stationnés dans la principale base russe sur la côte syrienne, avant d’être déployés pour reprendre la vile de Palmyre.

« Au cours des combats a Palmyre, nous étions utilisés comme de la chair à canon. Dans ma compagnie d’assaut, 18 sont mort. Après notre passage, l’armée d’Assad a suivi et a terminé le travail, mais nous avons fait le gros du boulot ».

Le nombre officiel de Russes tués en Syrie est de 19. Toutefois, si on comptabilise les combattants « Wagner » cela se chiffrerait probablement a des centaines.

Sky News

Une fuite d’e-mails révèle la présence de miliciens français d’extrême droite au Donbass

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La fuite de milliers d’e-mails d’une fonctionnaire de la République populaire de Donetsk, proclamée par les séparatistes pro-russes, démasque leur réseau de supporters français.

Le 3 août, un tweet rendait public le contenu de la messagerie électronique d’une certaine Tatiana Egorova, attachée au service de presse de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR) – la zone tenue par les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine. Une mine de 1 400 e-mails et autant de pièces jointes, reçus durant l’année passée, que Ouest-France a pu consulter.

Cette fuite, dont l’origine reste inconnue, révèle d’innombrables informations sur l’administration séparatiste, des histoires d’amour, des complots, des conflits internes, une paranoïa générale due à la peur d’espions étrangers… Mais, surtout, une présence importante de Français sur place.

Depuis l’été dernier, Laurent B, un Bourguignon installé à Donetsk, était par exemple chargé d’espionner les journalistes français, et de refuser la venue de ceux qui ne respectaient pas les éléments de langage imposés. Il en a mis un grand nombre sur liste noire – dont nos correspondants.

De nombreux « intellectuels », chercheurs, écrivains, tous proches de l’extrême droite, sont également venus légitimer la république séparatiste. Figurent dans les e-mails, deux proches du député lepéniste Gilbert Collard : l’avocat Josy-Jean Bousquet venu débusquer « les crimes de guerre ukrainiens » et Jacques Clostermann, délégué national du FN, de passage à Donetsk en janvier.

Les données personnelles de Français venus combattre aux côtés des séparatistes pro-russes apparaissent également dans ces messages. Dont un Rouennais, néonazi et membre de l’Unité continentale, mouvement ultranationaliste implanté à Donetsk.

Comme beaucoup, après s’être battu des mois contre l’armée ukrainienne, ce Normand est rentré en France… comme un simple touriste.

Enfin, il y a cette lettre, dans laquelle Pascal Ellul, le président des jeunes de la Droite populaire, le courant des Républicains animé par le député Thierry Mariani, propose un « partenariat » aux séparatistes et écrit : « Nous serions ravis et surtout très honorés de pouvoir constater par nous-mêmes la réalité du terrain et pouvoir être des relais en France de ceux qui se battent pour la liberté. »

Ouest France

Essais nucléaires : L’Eglise protestante accuse l’État français de crime contre l’humanité

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L’Eglise protestante maohi, qui regroupe les protestants de Polynésie française, va attaquer la France pour crime contre l’humanité, en raison des conséquences des essais nucléaires dans l’archipel. La plainte sera déposée devant le tribunal de La Haye et devant l’Organisation des nations unies.

La Polynésie française a subi 193 essais nucléaires entre 1966 et 1996« Pour toutes les conséquences des essais nucléaires, et pour son mépris face à toutes les maladies endurées par les Polynésiens, l’Eglise protestante maohi a décidé de porter plainte contre l’Etat français au tribunal de La Haye », a annoncé le 7 août, devant les fidèles, Céline Hoiore, la secrétaire générale de cette église. Cette plainte doit aussi être présentée à l’ONU. La puissante église protestante prend régulièrement des positions à connotation politique et s’est déjà opposée aux essais nucléaires. Avec cette plainte, elle durcit le ton.

Les Polynésiens demandent l’indemnisation des patients touchés par des maladies radio-induites, la pérennisation de la dette nucléaire (un versement de l’Etat qui a baissé à plusieurs reprises depuis la fin des essais), ou encore la création d’un mémorial. Le président de la République, François Hollande, s’était engagé à accéder à ces requêtes lors de sa venue à Papeete en février.

France TV

Racisme, islamophobie : 19 supporters d’extrême droite israélienne inculpés pour tentative de meurtre

Dix-neuf membres d’un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem (1re division), connus pour leurs dérapages racistes, ont été inculpés dimanche de tentative de meurtre, a indiqué la police israélienne. 

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Ces supporters arrêtés fin juillet et membres du groupe «La Familia» ont été inculpés pour «tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de vol, de délits racistes, de possession illégale d’armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport en Israël et à l’étranger», a précisé la police dans un communiqué. Parmi les violences attribuées à des membres de «La Familia» figurent des agressions contre des supporters d’équipes rivales.

Le procureur a demandé leur maintien en détention préventive jusqu’à la fin des procédures engagées contre eux.D’autres inculpations de membres de «La Familia» arrêtés puis libérés ces derniers jours devraient intervenir prochainement, a ajouté la police. En outre, neuf membres de l’organisation ont été inculpés pour trafic de drogue. 

Ultranationalistes juifs, les membres de La Familia qui seraient plusieurs centaines selon les médias israéliens, sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes lancées contre les Arabes et les musulmans. Le Teddy Stadium à Jérusalem où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé «l’enfer» en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte d’y déployer d’importants renforts lors des matchs.

Le 18 août, le Beitar Jérusalem y recevra le club français de l’AS Saint-Etienne en Ligue des champions lors du dernier tour des préliminaires. En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie. Cette décision avait déclenché des réactions racistes d’une frange des supporters au point que l’équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. 

Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d’un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l’équipeLe Beitar, qui puise ses fondements dans l’histoire de la droite nationaliste israélienne, n’a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël, où les Arabes israéliens représentent plus de 17% de la population.

Le Figaro

Canada : enquête sur un millier de femmes autochtones assassinées

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Marion Buller, une juge amérindienne, va diriger, de septembre jusqu’à fin 2018, une vaste enquête sur des centaines de meurtres et disparitions de femmes autochtones au Canada, qui ont eu lieu au cours des trois dernières décennies, a annoncé mercredi le gouvernement.

La mise en place de cette commission d’enquête fait suite à 18 séances de consultations publiques, au cours desquelles plus de 2000 femmes autochtones ont été entendues depuis décembre, afin d’établir le cadre des travaux des enquêteurs.

«Ce que nous avons entendu était sans ambages et très personnel. Il ne fait aucun doute qu’il y a un besoin urgent d’examiner les causes sous-jacentes et profondément systémiques de cette violence, y compris le racisme, le sexisme et l’impact continu du colonialisme», a souligné en préambule la ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett. Réclamée depuis des années par les responsables autochtones, cette investigation avait toujours été refusée par le précédent gouvernement conservateur.

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Souvent accusée de ne pas enquêter avec le même soin ou la même célérité sur ces disparitions, la police a recensé près de 1200 femmes autochtones disparues ou assassinées entre 1980 et 2012, soit trois à quatre fois plus en proportion que dans le reste de la population canadienne.

Paris Match

Google retire la Palestine de ses cartes et l’a remplace par israel

La décision de Google de retirer la Palestine de ses cartes et de la remplacer par Israël a été tout de suite dénoncée par le Forum des Journalistes Palestiniens.

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Selon leur déclaration, la décision de Google faite le 25 Juillet est « une partie de la stratégie d’Israël pour établir son nom en tant qu’Etat légitime pour les générations à venir et rayer définitivement de la carte la Palestine« .

« Le déplacement vise également à falsifier l’histoire, la géographie, ainsi que le droit du peuple à avoir sa patrie, et aussi une tentative échouée de manipuler la mémoire des Palestiniens et des Arabes ainsi que du monde ».

D’après le forum, ce remplacement est « contraire à toutes les normes et conventions internationales », ce qui souligne que Google doit refuser ses actions.

Les internautes ont largement réagi à la décision de Google de remplacer la Palestine par Israël sur ses cartes.

Sputnik

L’école de l’horreur : des enfants juifs orthodoxes violés par leurs professeurs en Israël

Six professeurs d’une école talmudique sont poursuivis pour viols et agressions sur mineurs. Le principal accusé est également inculpé pour extorsion. 

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Selon les actes d’accusation, les crimes ont été commis entre 2000 et 2011 sur 22 enfants âgés de trois à dix ans, qui étaient les élèves des accusés. Durant cette période, les professeurs ont procédé à des sévices physiques et psychologiques quotidiens. L’école religieuse juive était surnommée «Bergen-Belsen» par les écoliers, en référence au camp de concentration nazi. Le principal accusé, Avraham Mordechai Rosenfeld, était lui appelé «Rosenazi».

Avraham Rosenfeld, selon l’acte d’accusation, forçait les enfants à se rendre dans l’un des salons de l’école où se trouvaient des lits. Afin que les élèves arrêtent de pleurer après avoir été violés, il leur donnait des bonbons – dont certains avaient été confisqués à d’autres écoliers – puis les renvoyait en classe. Le professeur aurait aussi demandé aux enfants, à de nombreuses reprises, de profiter de la récréation pour lui ramener des bouts de bois afin qu’il puisse les frapper avec.

Le document juridique relate que dans certains cas, Avraham Rosenfeld attachait les écoliers à leur bureau ou à des chaises avec des câbles, ou encore, qu’il les forçait à se tenir debout pieds et mains liés dans la classe. Une fois attachés, il leur faisait avaler de force une cuiller pleine de poivre ou de savon, sans qu’ils ne puissent se rincer la bouche après.

Mais ce sont pas les seules atrocités que ce professeur aurait commises. Il aurait ainsi interdit à certains de ses élèves de se rendre aux toilettes et en a obligé d’autres à faire leurs besoins dans leur pantalon assis à leur bureau. Avraham Rosenfeld aurait aussi frappé un chat qui venait d’entrer dans la salle de classe, avant de le jeter par la fenêtre et de le tuer.

Tous les accusés ont nié les charges retenues contre eux, expliquant – concernant les accusations les moins lourdes – qu’il s’agissait d’humour de mauvais goût ou qu’ils ne voulaient pas blesser les enfants. Certains des accusés sont défendus par Zion Amir, l’avocat qui avait représenté l’ancien président israélien Moshé Katsav, qui fut reconnu coupable de viol.

RT

Belgique: Des militaires sur la sellette pour leur appartenance à un groupe d’extrême droite

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Depuis le début de l’année, la Sûreté de l’Etat et le service général du renseignement militaire SGRS s’intéressent de près aux sympathisants belges des « Soldats d’Odin », une milice d’extrême droite qui s’oppose à l’afflux migratoire et entend, selon ses propres termes, « défendre les valeurs occidentales », rapportent Het Belang van Limburg et Knack mercredi.

Au sein de la défense, quatre militaires en font partie. Les « Soldats d’Odin » ont été créés en Finlande en 2015. L’organisation dispose de ramifications dans plusieurs villes du pays et de sympathisants à l’étranger, dont en Belgique depuis le mois de janvier. Ses membres, des citoyens qui patrouillent dans les rues, se considèrent comme une extension de la police.

Selon la presse flamande, au moins quatre militaires belges en font partie et ont été appelés à rendre des comptes. Les services de renseignement tiennent également à l’oeil deux autres formations. Il s’agit de la section anversoise des « Fils d’Odin » et des « Combattants de Thor« .

Le Soir

Israël abaisse à 12 ans l’âge minimum d’emprisonnement des enfants palestiniens

Le parlement israélien vient d’adopter une loi permettant l’emprisonnement des mineurs à partir de 12 ans. Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée.

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Il aura fallu à la Knesset, le parlement israélien, 3 lectures pour adopter définitivement le texte de loi, mais c’est chose faite depuis ce mercredi soir : Israël a abaissé de 14 à 12 ans l’âge minimum pour emprisonner l’auteur d’un acte « terroriste » grave.

La nouvelle loi « permettra aux autorités d’emprisonner un mineur reconnu coupable d’un crime grave comme un meurtre, une tentative de meurtre ou un homicide, même si il ou elle a moins de 14 ans« , dit le Parlement sur son site internet, qui précise qu’elle sera en vigueur par décret pour une période d’essai de trois ans.

Une mesure déjà en vigueur en Cisjordanie occupée

Cette réalité « exige une approche plus agressive », affirme le Parlement. « Peu importe à ceux qui sont assassinés d’un coup de couteau dans le coeur que l’enfant (auteur des faits) ait 12 ou 15 ans », dit Anat Berko, députée du parti de droite Likoud, citée par le Parlement, et qui parrainait la loi adoptée et soutenue par la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

Dans les faits, la nouvelle loi s’applique là où est appliquée la loi civile israélienne. En Cisjordanie occupée, la loi militaire permet déjà à Israël d’emprisonner des mineurs âgés de 12 ans.

B’Tselem, une ONG israélienne qui documente les violations des droits de l’Homme dans les Territoires occupés, s’est émue de l’adoption de la loi. « Plutôt que de les envoyer en prison, Israël ferait mieux de les envoyer à l’école, où ils grandiraient dans la dignité et la liberté, et non pas sous le régime de l’occupation« , a-t-elle déclaré.

France Inter

Cisjordanie occupée : record de destruction de maisons par Israël en 2016

Sur chaque tas de graviers se dresse un drapeau palestinien. Les habitants du village de Qalandiya, situé entre Jérusalem et Rammalah, au pied du mur de séparation, ont marqué leurs maisons détruites de cette façon. Fin juillet, les bulldozers ont rasé 11 habitations de ce village de 1 100 habitants.

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La maison que Mohammad Hamdan faisait construire pour son fils est du lot. Il assure avoir perdu plus de 120 000 dollars (105 000 euros). « Cette histoire m’a donné des cheveux blancs, raconte-t-il. On avait tant donné pour cette maison. Du temps et de l’argent. J’ai emprunté à la banque. Maintenant, il va me falloir plusieurs années rien que pour ramener le terrain comme avant. Mais peu importe, je reconstruirai cette maison ».

Rares permis de construire

Les villageois se sont regroupés et ont fait appel à un avocat qui tente de prouver que les destructions n’ont pas été faites en accord avec la procédure. « Cette terre m’appartient légalement, déclare Sharaif Awadallah, dont la maison a aussi été démolie, et qui estime qu’il aurait dû être averti. Cela fait plus de trois ans que j’ai commencé les travaux et personne ne m’avait jamais rien dit. J’espère que mon avocat arrivera à faire entendre notre point de vue, mais avec Israël, on sait que c’est difficile de leur prouver qu’ils ont tort ».

Il est en effet compliqué, voire impossible, d’obtenir un permis de construire délivré par Israël pour la zone C qui est occupée, soit 60 % de la Cisjordanie. Selon l’Agence des Nations unies pour l’aide humanitaire, moins de 2 % des autorisations sont accordées aux Palestiniens.

RFI