A la tête d’un réseau pédophile, Jean-Luc voulait organiser des excursions sexuelles au Maroc

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Selon l’enquête de la police catalane, appuyée par la garde civile et les cyberpoliciers de la PJ espagnole, Jean-Luc A. et ses associés, dont un autre Français, ont abusé de plusieurs dizaines d’adolescents – des garçons âgés de 12 à 17 ans – depuis une quinzaine d’années et commercialisé les images de ces viols. Sur les quelque 300 clients qui ont pu être répertoriés, près de la moitié résideraient en France.

Du porno à la pédopornographie

C’est le « trop-plein » de sexe gratuit en ligne qui aurait conduit le Français, installé de longue date en Catalogne, à délaisser son premier métier – il apparaît comme producteur au générique d’un film « hard-core » français de 1995 – pour orienter sa société de production, Productos Aschcom, créée en 2002 à Barcelone, vers un nouveau créneau : la pédophilie. L

ors des perquisitions, les enquêteurs ont mis au jour la bagatelle dun million de documents, photos et vidéos mettant en scène des mineurs entre eux, des ados violés par des adultes, voire des jeunes avec des animaux, et saisi un stock d’un millier de DVD. La commercialisation s’effectuait sur Internet par la vente de clés de chiffrement permettant d’accéder à l’un des 28 sites (Boyarabsex, Besteenstube, Gayboybook…) rattachés à sa société, ou par correspondance avec l’envoi de DVD par la poste. Les enquêteurs ont pu tracer des gains de l’ordre de 80.000 euros en trois ans. Jean-Luc A. est personnellement mis en cause dans les viols de huit mineurs.

Derrière chaque image, un viol et une victime

Un signalement des services sociaux de Tortosa est à l’origine de l’enquête en 2015. C’est en effet dans les foyers de la Direcció General d’Atenció a l’Infància i l’Adolescència (DGAIA), qui a ouvert une enquête interne, que les pervers recrutaient des gamins vulnérables et sans attaches familiales solides. Des garçons de nationalité espagnole, roumaine ou marocaine. Payés une misère, drogués ou alcoolisés et soumis à des vidéos porno pour les désinhiber, ils étaient ensuite déguisés et filmés, parfois à leur insu grâce à un dispositif de caméras cachées.

Des séjours au Maghreb, en Asie et en France

Les sept pédophiles présumés – dont deux Français, un Marocain, un bijoutier de Valence, un ancien policier basque, un cadre d’une compagnie aérienne –, parmi lesquels trois ont déjà été condamnés pour des faits similaires, ont en effet effectué de nombreux voyages ces dernières années. Autant d’occasions pour assouvir leurs pulsions mais aussi pour enrichir leur catalogue avec des gamins des rues abusés en Afrique (Kenya, Tunisie, Maroc), en Asie (Sri Lanka, Cambodge, Laos, Thaïlande, Singapour, Indonésie) et en Europe avec des séjours en République tchèque et en France.

Les policiers catalans sont persuadés que les deux vagues d’interpellations, menées au printemps 2015 et fin juillet 2016, ont ruiné le dernier projet de cette équipe : se lancer comme « tour-opérateur » au Maroc, avec la commercialisation de « forfaits » incluant des relations sexuelles avec des mineurs. D’autres interpellations ne sont pas à exclure dans cette enquête qui devrait prendre prochainement une dimension internationale, notamment dans l’Hexagone.

Le Journal du Dimanche

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