Une organisation d’extrême droite apporte son soutien a Thomas Mair, l’assassin de Jo Cox

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Il y a quelques mois, ils brandissaient une bannière proclamant «Hitler avait raison» et « Les réfugiés ne sont pas les Bienvenus» à Newcastle. Maintenant, ils apportent leur soutien Thomas Mair, l’homme inculpé pour l’assassinat de Jo Cox.

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Action National est une organisation ouvertement néo-nazi et antisémite, basée au Royaume-Uni.

L’an dernier,  Zack Davies, 26 ans a été condamné pour avoir tenté d’egorger un homme sikh au pays de Galles en criant «White Power». Davies était membre de l’Action nationale.

Et au cours des derniers jours, ils ont loué l’assassin de Jo Cox et incité a voter pour le Brexit:

#VoteLeave, Ne laissez pas le sacrifice de cet homme vain. Jo Cox aurait rempli le pays avec encore plus de sous-hommes!

action national

Political Scrapbook

« C’est soviétique » : à Fréjus, ville FN, journalistes indésirables et micros coupés

«Mêlez-vous de vos fesses!»: comment le maire FN de Fréjus parle à l’opposition. A Fréjus, le sénateur et maire FN Davis Rachline multiplie les attaques contre la presse et l’opposition.

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Dans nombre de villes, il arrive que les conseils municipaux soient animés, voire très animés, parfois à la limite du cirque politique. À Fréjus (Var), commune du sénateur-maire FN David Rachline, l’opposition ne rit plus.

« C’est soviétique, résume le divers droite Philippe Mougins, dirigeant de l’opposition LR (ex-UMP). On assiste à une dérive autocratique. » « J’ai assisté à quelque chose hier soir, je ne sais pas si on peut appeler ça un conseil municipal. C’est Ubu Roi », raconte une autre élue municipale. « On ne peut plus exercer notre rôle d’opposition », se désole Françoise Cauwel, cheffe de file du groupe divers droite, laquelle dit être rentrée « abattue ».

Mediapart

Taubira comparée à un singe : l’ex-candidate FN s’excuse et brandit son «ami noir»

Une peine de deux mois de prison avec sursis a été requise mercredi soir contre Anne-Sophie Leclère, ex-candidate FN poursuivie pour avoir comparé Christiane Taubira à un singe en octobre 2013. La prévenue s’est excusée, mettant en avant un « ami noir ».

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L’éternelle ritournelle de « l’ami noir » pour se prémunir d’accusations de racisme. L’ex-candidate FN aux municipales dans les Ardennes Anne-Sophie Leclère en a usé, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Poursuivie pour « injure raciale », pour avoir comparé l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira à un singe, la militante – commerçante dans les Ardennes – s’est confondue en excuses.

« Un mot en a entraîné un autre », a-t-elle déclaré, le soir de la diffusion de l’émission, « je n’ai pas dormi de la nuit », se demandant comment elle a pu « sortir ça ». « Je regrette tout », d’avoir reçu ces journalistes, « d’avoir blessé énormément de personnes », à commencer par Mme Taubira « bien sûr » et « toute la communauté noire ». Puis : « J’ai un ami qui est noir ». Et encore : « une grand-tante qui est noire ».

Metro News

Zemmour en kippa, ou le prêcheur pétainiste de la synagogue de la Victoire

C’est à la prestigieuse grande synagogue que l’on a pu entendre le polémiste reprendre sa défense de Vichy.

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À la grande synagogue de la Victoire, cœur majestueux du judaïsme français, un homme est venu dénoncer la «formidable puissance juive» dans la France d’avant-guerre, et refuser qu’on use de «sentimentalisme» à propos de Vichy ou de l’extermination des Juifs. C’était le 1er juin dernier. Gilles Bernheim, ancien grand-rabbin de France, débattait des juifs français avec le journaliste Éric Zemmour.  L’Institution cédait à une tentation: que le théoricien à succès du néo-nationalisme français, dénonciateur du grand remplacement, chantre éploré d’un pays rongé par l’immigration, figure de proue du lepenisme culturel, fut un juif, paroissien de la synagogue voisine de la rue Saint Lazare.

Aujourd’hui, les administrateurs de la Victoire ont décidé de ne pas diffuser le film intégral de la conférence, tétanisés par un scandale qui monte. Recensant le débat, le site juif Actu Jparle de propos «donnant la nausée» et décrit une réhabilitation du pétainisme par le polémiste.

On peut en juger. La fin de la conférence est sur le web. Interpellé par Bernheim, Zemmour y défend une des thèses de son livre: l’influence salvatrice du régime de Vichy –l’État Français, dirigé par le Maréchal Pétain, auquel les Allemands concédèrent une souveraineté théorique après 1940– sur le destin des juifs français. Ce serait grâce à Vichy, son existence même et sa pratique, que les «israelites» français eurent la vie sauve, tandis que les juifs étrangers, majoritairement immigrés de l’Est, les «ashkénazes».

Une pratique de realpolitique nationale et cynique, que Zemmour, au fil de ses propos, ne désapprouve en rien. Il admet que les lois raciales de Vichy étaient antisémites: l’abrogation du décret Crémieux, dénationalisant les juifs d’Algérie, ne visait-elle pas sa propre famille! Mais ces lois n’étaient pas exterminationnistes, et, ajoute-t-il, elles pouvaient se comprendre, tant il existait dans le peuple français une rancœur envers les juifs à la veille de la guerre.

Un antisémitisme acceptable?

Zemmour brandit des banalités. L’effet retard de la zone non-occupée –lieu du pouvoir fantoche de Pétain– sur le destin des juifs est une réalité physique que toute famille juive passant la ligne de démarcation, entre 1940 et 1942, connaissait. De même, l’introduction de la xénophobie dans l’antisémitisme pétainiste. De même, la différence entre l’antisémitisme d’État vichyssois, qui prétendait libérer la société Française de ses juifs, présumés irréductibles à l’intérêt national, et la rage de Hitler et de ses émules. Être chassé de la Nation n’est pas être gazé, enfin! C’était pour autant un préambule. Hitler, avant d’en venir à l’extermination, avait commencé par priver les juifs de leurs droits de citoyen, comme Pétain après lui… Mais ensuite?

Éric Zemmour, ce soir-là coiffé d’une kippa, invité à prêcher à la Victoire, prophête juif et plus seulement national, qui le suggère.L’homme est d’une impavidité de faussaire et d’une habileté de contrebandier. Son discours glisse d’une observation supposée objective de la situation de 1940 à l’instillation de ses convictions profondes. Il évoque ainsi les prémisses des lois anti-juives de Pétain.

«À l’époque, on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir, qu’ils ont trop trop de puissance, qu’ils dominent excessivement l’économie, les medias, la culture françaie comme d’ailleurs en Allemagne et en Europe. Et d’ailleurs c’est en partie vrai (…). Il y avait des Français qui trouvaient que les juifs se comportaient avec une arrogance de colonisateur. Et arrive encore l’immigration des juifs d’Europe de l’est et de l’Allemagne. La France est le pays qui a reçu le plus de réfugiés. Et c’est la France qui a subi le plus de conséquences. Les medecins français se plaignaient que les medecins juifs leur volent leur clientèle. Il y avait des concurrences terribles. il y avait des trafics. Il y avait l’affaire Stavisky. Tout ça n’a pas été inventé par les antisémites. Et les juifs français etaient les premiers à se plaindre des problèmes que causaient les juifs ashkenazes.»

La falsification de l’histoire

Ce n’est pas faire injure à un homme que de dire d’où il parle. Zemmour est de l’extrême droite française. Quand il dit, «on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir», il est imprécis. «On» n’est pas la France. «On» est le fascisme de l’époque, et cette histoire de puissance juive n’était pas une opinion banale: c’était l’opinion des fascistes. Cela faisait un peu de monde, mais pas du joli. «On» est l’extrême droite qui contestait à Léon Blum, en 1936, le droit d’être Président du Conseil.

«Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif, avait lancé en séance le député Xavier Vallat. Pour gouverner cette nation paysanne qu’est la France, il vaut mieux avoir quelqu’un dont les origines, si modestes soient-elles, se perdent dans les entrailles de notre sol, qu’un talmudiste subtil.» 

Vallat, sous Vichy, serait un commissaire général aux Questions juives tenant de l’antisémitisme national, infiniement moins vulgaire que le teuton… Quant à Blum, normalien, conseiller d’État, admirateur de Barrès, plus que français puisqu’alsacien de souche, il n’avait rien à voir avec les débarqués d’Allemagne ou de Roumanie qui auraient créé l’antisémtisme, mais ne le subissait pas moins.

C’est la grande falsification de Zemmour. Laisser supposer que seuls les «ashkenazes» et la detestation qu’ils inspiraient faisaient naître un antisémitisme dont la véritable France aurait été immune sans cette immigration-agression. Charles Maurras, idéologue de l’antisémitisme d’État, qui pourfendait les «États confédérés» hostiles à la Nation, ragera, condamné à la Libération: «C’est la revanche de Dreyfus»… C’est cette partie de la France qui prit le pouvoir en 1940. Ce sont les héritiers de cette France qui entendent Zemmour avec ravissement.

Cette falsification n’est pas sans but. Zemmour, qui entretient méthodiquement l’hostilité contre les arabos-musulmans dans la France conrtetemporaine, puisque l’immigration nous détruirait, valide en passant par Vichy la «préférence nationale» qu’il appelle de ses vœux. Il le dit, à La Victoire. Au fond, il faut minimiser ce que Pétain faisait aux juifs -simplement des lois d’exceptions.

Pour Zemmour, l’antisémitisme provoqué par «l’influence juive» était si courant, si normal, que même le gaullisme le véhiculait. Comment, alors, en vouloir à Pétain? «Il faudrait lire les témoignages des français libres de 1940 qui sont pour la plupart très remontés contre les juifs, très remontés contre l’influence juive qu’ils estiment néfaste et qui a préparé la défaite.» Textuellement, à la Victoire.

Zemmour n’est pas très intéressé par la vérité des morts. Il dit que 100% des juifs hollandais furent tués pendant la guerre, puiqu’ils n’avaient pas de Vichy pour les protéger. Non, 20% survécurent. Dont la famille de ma mère. C’est un peu plus qu’un détail. Il y a juste un moment où la promenade spécieuse dans les cadavres devient désobligeante.

En d’autres temps, une synagogue de bon ton n’aurait pas invité un juif tenant le discours des antisémites.

Slate

Le Parlement européen réclame 320 000 € à Jean-Marie Le Pen

« Des mesures ont été prises il y a déjà un moment contre M. Le Pen dans le cadre de l’enquête sur la politique d’embauche des assistants parlementaires du FN », le parti français d’extrême droite Front National dont il est l’ex-président, a affirmé à l’AFP un porte-parole du Parlement européen, confirmant une information de Challenges.

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« Mais nous ne pouvons pas entrer dans les détails, » a-t-il ajouté.

Une somme de 380 000 euros est également réclamée, pour des faits similaires, à Bruno Gollnisch, lui aussi député européen du Front National, a ajouté une source proche du dossier et « d’autres eurodéputés FN » devraient suivre.

Pas de preuve du travailLe parquet de Paris a ouvert en mars 2015 une enquête sur les salaires versés, sur des fonds européens, à une vingtaine d’assistants d’élus FN, soupçonnés d’avoir été employés de manière fictive au Parlement de Strasbourg.

Le Parlement avait au préalable saisi l’organisme anti-fraude de l’UE, l’Olaf.

Dans un document que l’AFP s’est procuré, le secrétaire général du Parlement, Klaus Welle, réclame à Jean-Marie Le Pen le remboursement de 320 026,23 euros qui lui auraient été « indûment » versés pour rémunérer son assistant parlementaire, Jean-François Jalkh, entre 2009 et 2014.

Car il remarque que M. Jalkh, aujourd’hui député européen, avait dans le même temps été employé comme « assistant parlementaire local » ou en tant que « prestataire de service » pour « participer au contrôle des comptes de campagne » du FN.

En outre, Jean-Marie Le Pen « ne fournit ni explication, ni preuve du travail d’assistance parlementaire réalisé par M. Jalkh ».

« Il n’est pas possible de confirmer la régularité des dépenses remboursées au titre de l’assistance parlementaire », conclut M. Welle.

Selon l’entourage de Jean-Marie Le Pen, ce dernier s’est vu réduire de moitié le montant de son indemnité de député européen, qui passe de 6 200 à 3 100 euros mensuels nets et la totalité de son enveloppe de frais généraux de 4 300 euros a été supprimée depuis début mai.

Son avocat, Me Frédéric Joachim, qui dit avoir formulé des recours « devant le tribunal de première instance de l’UE », s’est insurgé auprès de l’AFP contre « le caractère illégal et injuste de cette décision ».

Ouest France

Le patron de la DGSI Pointe du doigt l’extrême-droite et évoque un risque de «guerre civile»

Pointant du doigt l’ultra-droite française, le patron du renseignement, Patrick Calvar a, à deux reprises le mois dernier, émis des craintes concernant une « confrontation » en France, voire une « guerre civile ».

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« Guerre civile ». C’est un terme qu’il n’avait jamais été prononcé publiquement jusqu’à récemment. Patrick Calvar, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), l’a utilisé mi-mai, en dressant un constat devant les députés de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre. »Nous sommes au bord d’une guerre civile », a affirmé le patron des services de renseignements, lors de son audition.

S’il n’avait pas brandi le terme précédemment, il avait déjà établi le risque fort d’une « confrontation » entre différentes mouvances extrémistes en France, le 10 mai dernier, devant les députés de la commission de Défense.

« Encore un ou deux attentats et la confrontation aura lieu »

« Les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra-droite qui n’attend que la confrontation« , prévenait-il. Avec des prédictions alarmistes. « Je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires », estimait aussi Patrick Calvar.

« Avant l’Assemblée nationale, Patrick Calvar a déjà parlé en interne de la volonté d’action de ces groupes d’ultra-droite« . « Il craint qu’un nouvel attentat les réveille, car il montrerait que les moyens de l’Etat ne suffisent plus.

« L’ultra-droite, on s’en occupait moins »

Avec la montée en puissance du risque islamiste, nous avons orienté nos capteurs sur les djihadistes ces dernières années. L’ultra-droite, on s’en occupait moins« , constatait notre source.

La faiblesse de cette galaxie extrémiste, composée d’une multitude de groupuscules, était pourtant perceptible le 8 mai dernier, lors du traditionnel défilé pour Jeanne d’Arc. Sa visibilité est d’autant plus restreinte, depuis la dissolution en 2013 de plusieurs structures nationales, telles que le groupe Troisième Voie de Serge Ayoub, Jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac, ou l’Oeuvre française d’Yvan Benedetti.

L’Express

Fraude : Six élus FN apportent 21 voix lors d’un vote au conseil régional d’Île-de-France

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Lors du vote d’un amendement sur le projet de règlement intérieur du Conseil régional, dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 juin, six élus FN étaient présents dans l’hémicycle. Mais le parti d’extrême droite a réussi à avoir un peu plus de voix. 21 pour être précis. 

De fait, un élu présent peut voter pour un absent. Au maximum, donc, le FN pouvait apporter 12 voix. Pas 21. Les deux chiffres sont il est vrai assez semblables, il est sans doute possible de les confondre.

Oups… Wallerand de Saint Just a donc fait amende honorable :

Il était tard, on a commis une erreur, plusieurs élus ont voté trop de fois, je frappe ma coulpe. C’est une erreur de jeunesse [le FN est entré au conseil régional en 2015] et une erreur d’une heure du matin.

Et voilà comment énerver Carlos Da Silva, élu PS au conseil régional qui, accusant le FN de tricher, a donc redemandé un vote. « Il a beau être 1 h 22 du matin, on va revoter », a-t-il déclaré. Avec au final un amendement adopté sans les voix du FN.

Europe 1

Julien Udressy, militant d’extrême droite, viré de son école d’art pour ses dessins racistes

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L’EPAC a exclu l’étudiant qui publiait des dessins politiques sous le pseudonyme «Artiste Mal Pensant». Proche de l’UDC et accusé d’antisémitisme, il fait l’objet d’une plainte pénale.

En avril dernier, il confiait les inquiétudes de ses proches, «manipulés par les médias». Dans une vidéo, le dessinateur «Artiste Mal Pensant» expliquait que ses parents avaient peur que ses idées nationalistes ne nuisent à sa carrière. Finalement, ce jeune valaisan n’obtiendra pas son diplôme. Peu avant ses examens finaux, il avait été suspendu par l’Ecole professionnelle des arts contemporains de Saxon (EPAC).

Ce lundi, l’établissement a définitivement rompu son contrat professionnel, suivant les recommandations de la Commission fédérale contre le racisme. Selon la directrice Patrizia Abderhalden, «même s’ils ont été réalisés en dehors de l’école, ses dessins dépassent toutes les normes pénales suisses». Pour elle, il ne s’agit pas de maladresses ou de dérapages: «Il assume ses œuvres.»

10750171_1557284407836357_1101780260396389947_oSous pseudonyme, ce jeune homme de 25 ans partageait régulièrement ses caricatures politiques avec un public de plus de 5000 suiveurs sur les réseaux sociaux. Ses croquis de juifs, de migrants, de «gauchistes» ou d’homosexuels étaient relayés par des membres de l’UDC, des figures de l’extrême droite française, et plusieurs sites de la droite pamphlétaire, parmi lesquels Lesobservateurs.ch.

Ces dernières semaines, plusieurs figures de l’extrême droite française ont exprimé leur soutien à Artiste Mal Pensant, victime, selon eux, des «anti-Blancs», de «la police de la pensée», ou de «la haine talmudique». Aujourd’hui, plusieurs anonymes qui se décrivent «patriotes» dénoncent une atteinte à la liberté d’expression.

Le Temps

Fête de la musique: quand le maire FN de Villers-Cotterêts tente de museler les artistes

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Par peur de se faire critiquer par les artistes qui se produiront dans sa commune pour la Fête de la musique, le maire FN de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, a intégré une clause à leur contrat, avant de se raviser.

Assassinat de Joe Cox : Le site de Robert Ménard crie au complot

« L’assassinat de Jo Cox : pourquoi on ne peut écarter l’hypothèse d’un complot ». C’est le titre d’un article (capture d’écran ci-dessus) paru samedi 18 juin dans Boulevard Voltaire, site fondé par Robert Ménard, actuel maire de Béziers. 

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Selon l’auteur, un dénommé Christophe Servan « En présence d’un assassinat politique, écarter d’emblée la thèse du complot est au minimum une négligence et, pourquoi pas, une preuve de complicité, si complot il y a vraiment. Il faut savoir qu’aussi loin dans le passé qu’il nous soit possible de remonter (Philippe II de Macédoine) jusqu’à nos jours (Boris Nemtsov), l’écrasante majorité des assassinats politiques ont été le fait d’une conspiration et non d’un dément.

« si l’on veut influencer les électeurs, il faut se poser en victime pour susciter la compassion des indécis. Dans l’affaire Joanne Cox, l’hypothèse d’un complot ourdi par le camp du Brexit n’a donc aucun sens. En revanche, dans l’hypothèse inverse, le fait que Joanne Cox soit à la fois un député de la base et une mère de famille en fait la victime idéale. (…) Qu’il existe des lobbys (sic) privés pour ne pas dire mafieux, qui tirent grand profit de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Europe, est une évidence. Alors, geste fou d’un militant de l’extrême droite nationaliste ou complot ? C’est à chacun de se faire son opinion mais, au moins, voilà la question posée »… 
Le lendemain, rétropédalage :  dans un hommage ambigu à Joanne Cox, Emmanuelle Duverger, directrice de la publication de Boulevard Voltaire et compagne de Robert Ménard, écrit :

« Il nous faut aussi rappeler que si rien, à l’heure qu’il est, ne permet (comme le font certains) de dépeindre son assassin comme un « néo-nazi » — à entendre son frère, il serait plutôt un malade mental — à l’inverse, rien non plus ne vient étayer la thèse du complot dont certains se repaissent déjà. Si les opposants au Brexit n’ont pas hésité à attiser les peurs, si la campagne a pris un tour de plus en plus violent alors que les derniers sondages donnaient gagnants les partisans de la sortie de l’Europe, on ne voit pas ce qui permettrait aujourd’hui d’en conclure que les milieux favorables à Bruxelles auraient ourdi un tel complot ».

Emmanuelle Duverger est-elle au courant qu’un texte signé par Christophe Servan et instillant l’idée d’un complot a été publié sur le site qu’elle dirige ? A-t-elle prévu de signaler aux lecteurs de Boulevard Voltaire qu’il est non seulement tout à fait possible d’être à la fois néo-nazi et sujet à des troubles mentaux, mais également que Thomas Mair, l’assassin, était un partisan de longue date de la National Alliance (NA), l’une des principales organisations néo-nazies américaines et que la police britannique a retrouvé à son domicile des symboles nazis et de la littérature d’extrême droite ?

Conspiracy

« J’aime la guenon, pas Taubira » : L’ex candidat FN Michel Sokoloff condamné pour injure raciste

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Michel Sokoloff, candidat FN aux départementales de 2015 vient d’être condamné pour avoir comparé Christiane Taubira à un singe. 

Le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône a condamné pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race ou de son origine », à une amende de 800 euros dont 400 avec sursis pour avoir comparé l’ancienne garde des Sceaux à un singe en 2014. Sur un panneau Michel Sokoloff avait inscrit « J’aime la guenon, pas Taubira ». 

Pour sa défense, l’ancien candidat FN a avancé avoir voulu soutenir la militante de son parti politique condamné à neuf mois de prison ferme pour avoir tenu des propos racistes à l’encontre de Christianne Taubira sur sa page Facebook. Mais il a nié avoir voulu faire la même comparaison.

Lyon Capitale

Euro 2016 : 11 hooligans espagnols arborant des insignes néo-nazis expulsés à Nice

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Après un groupe de supporters russes, ce sont maintenant des Espagnols qui sont reconduits à la frontière.  Les Espagnols, originaires de différentes régions, devaient regagner l’Espagne en avion lundi, après un passage en centre de rétention, a précisé à l’AFP le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre.

Quatre d’entre eux auraient porté des coups à un gérant de supérette du Vieux-Nice qui refusait de leur vendre de l’alcool vendredi dernier. Ils seront convoqués devant le tribunal correctionnel de Nice à l’automne pour « vols avec violence et en réunion ».  Les 11 hommes avaient été interpellés vendredi après-midi, quelques heures avant le match Espagne-Turquie (3-0), avec l’aide de six policiers espagnols spécialisés dans les hooligans.

Les Espagnols très tatoués – l’un d’eux arbore une croix gammée, d’autres des portraits de dignitaires nazis comme Hitler ou Goebbels – semblent faire partie d’une mouvance ultra espagnole d’extrême-droite, a estimé la justice.  La vente d’alcool à emporter est interdite dans la ville les veilles et jours de match en vertu d’un arrêté préfectoral.

Ouest France

Expulsé samedi, un hooligan russe revient en France et nargue la police sur twitter

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Le chef des hooligans russes Alexandre Chpryguine a été interpellé ce lundi soir à Toulouse alors qu’il assistait au match Russie-Pays-de-Galles, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Problème : cet ultranationaliste avait été expulsé de France samedi, après les violences en marge de la rencontre de l’Euro-2016 Angleterre-Russie à Marseille. 19 autres supporters avaient été, comme lui, reconduits à la frontière le même jour.

Avant l’annonce de son interpellation ce lundi soir, Alexandre Chpryguine avait publié sur Twitter des vidéos du stade de Toulouse :

Comme le racontait « l’Obs » lors de sa reconduite à la frontière samedi, Alexandre Chpryguine n’est pas un supporter lambda. Né en 1977, ancien hooligan du Dynamo Moscou et figure de l’extrême droite russe, il est même identifié par le « Guardian » comme un des pionniers de l’introduction du néo-nazisme dans les stades à la fin des années 1990.

Qualifié par « Télérama » d' »homme le plus indésirable de l’Euro 2016« , Alexandre Chpryguine est aussi un proche de Vladimir Poutine et du ministre russe des Sports, Vitali Mutko. Des connexions qui ont permis à sa troupe de supporters de voyager gratuitement vers la France.

L’OBS

Saccages, agressions, menaces… l’étrange impunité dont bénéficie l’extrême droite a Aix

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Des partis et mouvements de gauche et de défense des droits de l’homme s’inquiètent de l’absence de réponse judiciaire aux exactions de l’Action française

L’argument vaut un direct du gauche bien placé : « Si des syndicalistes mènent une action dans les locaux d’une organisation politique ou contre un siège social, cassent du matériel et cognent sur les gens, le quart d’heure d’après, ils sont en taule. »

C’est Luc Foulquier, du Parti communiste français (PCF) d’Aix-en-Provence, qui l’a asséné hier matin. Avec d’autres représentants d’associations et d’organisations syndicales et politiques locales – la Fédération syndicale unitaire (FSU), le Parti socialiste, la Ligue des droits de l’homme, Ensemble, Partit occitan – ils s’inquiètent de l’absence de réponses judiciaires aux exactions de l’Action française (AF).

Les diverses plaintes déposées contre ce groupuscule d’extrême droite n’ont toujours pas abouti. « Nous sommes dans une situation stupéfiante du point de vue du droit, estime David Tessier, de la FSU. C’est comme si l’extrême droite bénéficiait ici d’une forme d’impunité. »

Mais qu’est-il reproché à cette organisation royaliste très proche du Front national ? Rien moins que des rassemblements fracassants, une tentative d’incendie, des menaces de mort et des distributions de coups.

En novembre 2014, ses membres ont fait irruption dans les locaux aixois du PCF et blessé un militant des Jeunes communistes qui portera plainte – laquelle semble être toujours en cours de traitement (lire ci-dessous).

En décembre 2015, une conférence sur la montée de l’extrême droite est perturbée à l’Institut d’études politiques d’Aix. Puis c’est la cérémonie des voeux du député socialiste Jean-David Ciot qui est la cible d’une quinzaine de militants d’AF en janvier dernier. Enfin, mi-mai, les locaux du PCF d’Aix ont de nouveau été attaqués.

« Nous avons écrit au procureur de la République, mais nous n’avons pas eu de réponse », confie Rémy Jean, du mouvement Ensemble. En attendant, « au marché, quand ils vendent leur torchon (journal, Ndlr), ils crient ‘Mort à la juiverie internationale !' », soutient David Tessier.

La Provence