Henry de Lesquen, proche du Front National, veut « bannir la musique nègre des médias »

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Henry de Lesquen, candidat a l’élection présidentielle de 2017 a dévoilé son programme sur son site internet.

1. La nouvelle politique culturelle sera nationale, populaire, identitaire, et s’appuiera sur les canons de la culture occidentale.

(…)

7. La musique nègre sera bannie des media publics et progressivement éliminée des media soutenus ou autorisés par l’Etat.

Lesquen 2017

Haine contre les musulmans, les noirs, les juifs, l’étrange laxisme judiciaire envers un militant FN

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Il a été relaxé pour ses propos guerriers contre les musulmans sur Facebook. Le parquet de Laval semble embarrassé par cette affaire.

Quelle attitude adopter face aux dérapages haineux et racistes sur les réseaux sociaux ? La question s’est posée au parquet de Laval, après la diffusion par le site Islam & info de la vidéo dérangeante d’un militant FN de Château-Gontier.

Sur son compte Facebook, le sexagénaire réagit, le 8 janvier 2015, au lendemain de l’attaque meurtrière contre Charlie Hebdo. Dans une mise en scène martiale, béret, treillis et salut militaire, il se présente comme réserviste de l’armée. Il appelle à « la mobilisation de tous les patriotes » contre « les musulmans qui ont reçu l’ordre de tuer des Français ». Il se dit prêt à donner sa vie.

Le parquet de Laval avait choisit de le poursuivre pour provocation à s’armer contre l’autorité de l’État et les populations plutôt que pour incitation à la haine raciale. Le 15 octobre dernier, le tribunal correctionnel de Laval le relaxe. Le parquet fait appel. Mais le second procès ne s’est même pas tenu, le 10 mars dernier, à Angers. Le ministère public a jeté l’éponge.

Le profil Facebook de cet habitant de Château-Gontier continue de diffuser des messages haineux. Contre les musulmans, dans leur ensemble, les Noirs, les juifs. Mais aussi contre le Premier ministre ou le ministre de l’Intérieur, copieusement insultés. « Je ne dis pas qu’on ne regarde pas ce qu’il diffuse », convient l’avocat général d’Angers. Mais celui-ci renvoie vers le procureur de Laval qui ne donne pas suite à nos questions. Comme si l’affaire était devenue une patate chaude.

« 732 C Martel » des tags d’extrême droite dégradent un monument aux morts a Bayeux

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Depuis le début du mois de mars 2016, les services techniques de  (Calvados) retrouvent de mystérieux tags avec des chiffres « 732 » et « 1431.732 », à plusieurs endroits de la ville.

C’est exceptionnel de trouver des tags des Bayeux », assure à Normandie-Actu un responsable de la Ville de Bayeux. « Les services techniques de la Ville en ont retrouvé à plusieurs endroits : sur le monument aux morts du cimetière, un mur de la sous-préfecture, du skate-park et sur un mur près de Saint-Vigor-le-Grand, aux portes de Bayeux. À chaque fois, c’est écrit « 732 ».

Pour le monument aux morts, il y a eu « 1431 » en plus. La mairie a déposé plainte pour le tag du monument au mort et une enquête est en cours auprès de la gendarmerie de Bayeux. »

Des tags de l’extrême-droite ?

La mairie suppose que 1431 pourrait correspondre à l’année de la mort de Jeanne d’Arc. Et 732 à celle où Charles Martel a arrêté les Arabes à Poitiers. Près du skate-park, le tag est plus explicite « 732 C Martel », révèlent nos confrères de La Renaissance-Le Bessin. Jeanne d’Arc et Charles Martel sont deux figures historiques dont se réclame souvent l’extrême droite.

Le tag du monument au mort devrait être effacé par une entreprise privée dans les jours à venir. Pour les autres murs, ce seront les services techniques qui se chargeront de recouvrir ces inscriptions.

Normandie Actu

Bergé-Rossignol-Badinter, misogynie et racisme décomplexés de la bourgeoisie de gauche

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La haine des femmes musulmanes et la négrophobie ont encore frappé fort ce week-end, en provenance d’une ministre inculte, Laurence Rossignol, rapidement relayée par la milliardaire misogyne Elisabeth Badinter.

Sous prétexte de « débat sur la mode islamique » Laurence Rossignol, ministre des « Droits des Femmes » entend décider à la place des femmes musulmanes comment celles-ci doivent s’habiller.

Comme l’écrivent les initiateurs d’une pétition demandant des sanctions contre la ministre, Mme Rossignol réduit les femmes musulmanes « à des poupées de porcelaine nécessitant une aide extérieure pour savoir ce qui est bon et moins bon ».

« Que les goûts vestimentaires de Laurence Rossignol et consorts les amènent loin de la mode islamique est une chose, qu’ils érigent leurs préférences en norme absolue et indépassable en est une autre. Qui sont-ils pour dicter aux femmes leurs codes textiles ? », poursuivent les auteurs de la pétition (pour signer celle-ci : https://www.change.org/p/tousuniscontrelahaine-du-gouvernement-que-laurence-rossignol-soit-sanctionnée-pour-ses-propos-racistes)

Non contente d’étaler son islamophobie, Laurence Rossignol, qui était interviewée à la radio RMC, y a ajouté une pincée de négrophobie. Quand l’animateur de l’émission Jean-Jacques Bourdin lui fait observer que l’achat de vêtements « islamiques » résulte généralement d’une démarche volontaire de la part de cette clientèle, elle répond en effet : « Mais bien sûr il y a des femmes qui choisissent, il y a des nègres afro… des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Propos décousus et aberrants, mais qui ne cachent pas le racisme de leur auteure.

Devant le tollé provoqué par la ministre, l’establishment politico-médiatique a été rapidement mobilisé pour la protéger.

Citons, parmi les soutiens à Rossignol, le « millionnaire de gauche » Pierre Bergé, dont la misogynie n’est plus à démontrer. « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » déclarait déjà ce pathétique individu lors de la campagne pour le mariage homosexuel.

Le micro a bien sûr été complaisamment tendu à la « féministe » Elisabeth Badinter, une femme qui revendique ouvertement son islamophobie. Rappelons que Mme Badinter est l’héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, un des créateurs du marché de la publicité en France, autrement dit une industrie où l’instrumentalisation, quand ce n’est pas l’avilissement du corps féminin, a toujours sévi.

Après avoir exprimé son accord « sur le fond » avec la ministre, Elisabeth Badinter, « plus militante que moi tu meurs », préconise carrément le boycott des enseignes qui ont des vêtements islamiques à leur catalogue. « Je pense que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », déclare-t-elle au journal Le Monde.

Le gouvernement va-t-il pour autant la poursuivre pour discrimination à raison de la religion ? On peut en douter.

CAPJPO

Mohamed, agent SNCF victime de racisme ordinaire, menacé de radiation

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Son chef reconnu coupable par la justice d’injures racistes, sa hiérarchie accusée par l’inspection du travail de « harcèlement moral » à son encontre : c’est un véritable calvaire que vit depuis des années Mohamed Moussa Benyacine, agent SNCF de la police ferroviaire à Valenciennes et militant CGT. C’est pourtant sur sa tête que la direction de la SNCF fait pleuvoir les sanctions, jusqu’à une mutation disciplinaire prononcée le 25 mars. En arrêt depuis presque sept mois, Mohamed ne se laisse pas démolir et contre-attaque aux prud’hommes.

 

L’inspection du travail, elle, conclut, le 19 février, que son cas « s’apparente effectivement à une situation de harcèlement moral, les agissements répétés dont (il a fait) l’objet ayant pour effet d’altérer (sa) santé mentale ». La SNCF l’a pourtant traîné en conseil de discipline le 2 mars, aoù il risquait la « radiation des cadres ». En clair, un licenciement pour faute.

En janvier 2011, Mohamed fait condamner son supérieur pour insultes racistes (lire ci-contre). En septembre 2015, Mohamed craque : « Je suis père de trois enfants, quand on voit sa femme pleurer tous les jours, c’est dur, après treize années d’ancienneté. » Indispensable pour sa santé mentale, son arrêt de travail le prive cependant de toutes ses primes, soit « 400 à 500 euros par mois », estime-t-il.

« grand malaise » au conseil de discipline

Le dossier contient le certificat d’un psychiatre attestant de « l’état de détresse » de Mohamed et de son épouse, ajoute Nicolas Pavard, qui se souvient également du « grand malaise de la direction » quand il a lu le rapport de l’inspection du travail.

Le « bougnoule de service » et le chef raciste
« Bougnoule de service », « mangeur de loukoums », grossesse de son épouse comparée à « une portée de rats »… Mohamed avait déjà subi, en 2009 et 2010, les injures racistes répétées de son supérieur hiérarchique, qui affichait dans son bureau son appartenance au Front national.

Après un véritable parcours du combattant pour Mohamed, son chef était condamné en janvier 2011 par la cour d’appel de Douai, pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », à une amende de 600 euros. Les réquisitions étaient d’un mois de prison avec sursis.

Le coupable a été muté… avec une promotion. « La SNCF vit très mal que les victimes de propos racistes ne vivent pas dans l’ombre et demandent réparation », commente Jean-Claude Dulieu, conseiller départemental communiste du Valenciennois et responsable national du Mrap, qui s’était porté partie civile et soutie

Humanité

« Nègre » Le club philanthropique le Lion’s club secoué par un scandale de racisme

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Des propos haineux tenus au sujet d’un adhérent pressenti pour être vice-président ont déclenché une avalanche de démissions. Une crise qui ternit l’image de l’association.

Le Lion’s club de Sablé-Solesmes est dans la tourmente. Des propos racistes ont été tenus par un membre de l’association caritative à l’encontre d’un autre adhérent qui devait devenir vice-président. Des démissions en pagaille ont suivi : sept effectives et quatre à venir. Une plainte a été déposée à la gendarmerie.

Bachir Laouar, figure du monde associatif local, est amer. C’est lui qui a parrainé le membre d’origine sénégalaise. « On l’a traité de nègre, se désole le vice-président démissionnaire. Des propos hyperracistes. Je ne retrouve plus mes valeurs. Je ne peux plus rester dans le club. »

Tout a commencé en juillet 2015, quand Philippe Le Hors prend la présidence. Il choisit un adhérent, depuis 2012, comme vice-président du club. Le bureau de l’associaton approuve ce choix à deux reprises.

« J’ai quitté la salle »Mais, « en novembre, lors d’une assemblée générale », les propos dégradants sont tenus par un membre, raconte l’adhérent pressenti pour être vice-président. « D’autres membres se sont ralliés à lui. J’ai quitté la salle. »

Le 3 mars, le même groupe s’oppose ouvertement à la désignation de l’adhérent visé par les propos racistes comme vice-président. Sans justifier leur position. Les membres soutenant la victime des propos interprètent cette position comme étant basée sur des fondements racistes.

« Une institution respectable »Des bénévoles de la première heure n’en reviennent pas. L’image du Lion’s club est sérieusement écornée. « Le racisme et ce genre de propos, les statuts interdisent cela », souligne Bachir Laouar. Et d’insister : « C’est une institution respectable. »

Il pointe le décalage entre la mission caritative du club et les propos en son sein.« Quand on est dans l’associatif, on est là pour aider. Pas pour se bagarrer. » Ce dernier affirme avoir déjà rencontré « des problèmes de racisme » quand il a occupé la présidence du club local, il y a deux ans.

Le président actuel s’interroge sur l’opportunité de quitter ou non le Lion’s club. Au niveau du district, le conseil des sages suit le dossier depuis huit jours. Il va se réunir en convoquant les deux parties en présence et une décision sera prise. Le gouverneur de district déplore cette situation, qui ne correspond pas à l’image du Lion’s Club.

« Nègres » « voile » l’humoriste Kevin Razy réagit « Les nègres commencent à fatiguer »

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Hypersexualisation, attentats, racisme… Kevin Razy fait de l’actualité le coeur de ses sketchs, mais aussi de ses coups de gueule. Aujourd’hui, l’humoriste a dévoilé une nouvelle vidéo sur sa page Facebook dans laquelle il exprime sa colère, mais aussi sa lassitude.

« Ça commence à fatiguer là un peu le manque de respect qu’on a pour la communauté noire en France.

C’est incroyable quand même, en France, on est dans un pays où on peut traiter une ministre qui vient d’Outre mer de singe et lui lancer des bananes sans que personne ne monte au créneau, où on peut utiliser le mot nègre dans le plus grand des calmes à la télévision, sans que la personne derrière ne soit inquiétée. ».

Vous l’aurez compris, l’humoriste fait ici référence au dérapage de Laurence Rossignol sur les « nègres », qui a également suscité la colère de Jhon Rachid.

Pour rappel, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a fait le rapprochement entre le port du voile par les musulmanes et l’esclavage, suscitant ainsi la polémique. « On n’est pas à l’abri que le mot bamboula revienne à la mode », s’exprime-t-il, revenant ensuite sur l’excuse que la ministre a donné et qu’il considère comme « une excuse de merde » :

« Le mot nègre est un mot péjoratif qui ne s’emploie plus que pour évoquer l’esclavage en référence à l’ouvrage abolitionniste de Montesquieu. », se justifiait-elle. « On dirait Nadine Morano qui se justifie en parlant de De Gaulle. (…) Excusez-moi madame la ministre, mais là c’est première à droite, porte à gauche, ça dégage. », lui balance-t-il sans détour.

« Mais respectez-là un peu ! », lance-t-il en parlant de la communauté noire en France. « ça suffit les sorties, les dérapages à outrance. Là je préfère vous le dire, les nègres commencent à fatiguer ».

Melty

Après avoir dénoncé des récupérations racistes, Caroline De Haas est menacée de viol

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Après avoir dénoncé sur Twitter des récupérations racistes des agressions sexuelles du Nouvel an à Cologne, la militante féministe Caroline De Haas a reçu sur les réseaux sociaux de nombreuses invectives, allant jusqu’à des menaces de viol. Pour que cessent ces pratiques inacceptables, la militante a décidé de porter plainte, révèle le site Buzzfeed.

Après les agressions sexuelles à Cologne le jour de la Saint-Sylvestre, Caroline De Haas s’était exprimée sur Twitter pour dénoncer la récupération raciste que certains avaient pu en faire. « Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l’arrivée des migrants : allez déverser votre merde raciste ailleurs« , avait-elle écrit une semaine après les événements. Une prise de position qui a lui a valu une flopée de commentaires haineux, et même des appels au viol. Pour ne pas laisser impunis de tels faits, la fondatrice d' »Osez le féminisme » a décidé de porter plainte contre deux de leurs auteurs, l’un sur Facebook et l’autre sur Twitter, révèle ce mercredi 30 mars le site Buzzfeed.

Ces réactions n’ont pas été immédiates, précise l’activiste féministe. « Ivan Rioufol (éditorialiste du Figaro, ndlr) a retweeté mon message quelques jours après, et là je me suis pris une volée de trolls d’extrême droite« , raconte t-elle à . « J’ai eu, en une seule journée, des centaines et des centaines de notifications avec des insultes. J’ai dû me déconnecter pendant trois jours, tellement c’était violent. »

En effet, les propos contre lesquels elle porte plainte sont d’une extrême violence : « Va te faire violer par tes migrants. salope de collabo tu te fera raser la tête pouffiasse« , « qu’elle se fasse violer par ces migrants cette pute de collabo«  ou encore, « effectivement vous êtes bien une sacré connasse que les muzzzz de France vous sodomise à sec » (sic sic sic), ont ainsi écrit les deux internautes visés par la plainte enregistrée le 16 février par le tribunal de grande instance de Paris.

Le précédent Rokhaya Diallo

Ce n’est pas la première fois qu’une personnalité publique décide de ne plus laisser impunies des menaces de ce genre. En 2013, Rokhaya Diallo avait porté plainte pour les mêmes raisons, afin de « rappeler que les lois de la République s’appliquent aussi à Twitter. » L’homme qui l’avait prise à partie (« Il faut violer cette conne de Rokaya comme ça fini le racisme« , sic) a finalement été condamné à 2.000 euros d’amende et 1.000 euros de dommages et intérêts.

Caroline De Haas a d’ailleurs choisi le même avocat que la militante anti-raciste : Me Kevin Grossmann. Celui-ci rappelle dans BuzzFeed que « l’incitation au viol est une des infractions les plus sévèrement réprimées dans la loi sur la liberté de la presse (45.000 euros d’amende et 5 ans d’emprisonnement, ndlr), mais quand on arrive au tribunal, le juge condamne peu« .

Contacté par Marianne, il développe : « Ce sont souvent des primo-délinquants et malheureusement, c’est la raison qui est retenue pour condamner peu« . Il ne faut toutefois pas, souligne-t-il, perdre de vue le plus important selon lui : « Quand on se lance, on y va pour la condamnation de principe« . Un principe simple : la loi de la République interdit ce genre de propos, « in real life » comme sur Internet.

Marianne

Une femme voilée rouée de coups par 4 hommes suite aux attentats de Bruxelles

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Soumaya dit avoir été victime d’une attaque raciste, mardi à Willebroek.

Soumaya en était encore choquée, hier après-midi, au moment de témoigner. Quelques larmes et surtout la volonté de raconter son inacceptable agression, qui s’est déroulée devant témoins. Selon elle, quatre hommes qui ne se connaissaient pas ont allié leurs forces pour la frapper. Avec à la clé, une incapacité de travail, assez importante, de 7 jours.

Il est 15h50, mardi, quand Soumaya Aouami Regragi, une Belge 37 ans, sort du supermarché Delhaize de la chaussée de Termonde, à Willebroek, la commune où elle est propriétaire d’une maison. Avec ses deux jeunes sœurs, cette employée, voilée, se dépêche de ranger ses courses avant d’aller chercher ses deux enfants à la garderie.

La suite, elle la raconte :

« Un homme dans une berline, peut-être une Opel, s’approche tout près de moi. Il a une cinquantaine d’années. Je lui fais signe de s’écarter. Alors il fait vrombir son moteur et me touche légèrement à la cuisse. Je suis excédée et donne un coup sur le capot avec ma pochette. Il sort alors de sa voiture, on s’insulte mutuellement et on se crache dessus. Il me traite, en français, de ‘sale macaque, sale bougnoule« , décrit-elle. La situation, déjà gênante, n‘a pas encore dégénéré en violences physiques.

C’est alors que, selon la victime et ses deux sœurs, trois autres hommes, également âgés de la cinquantaine, sortent de leurs voitures respectives et interviennent. « L’un d’eux, qui conduisait une Austin Mini, m’attrape à la gorge et serre sa main. Pendant ce temps, un autre me donne des coups de poing sur la tête. »

Il a fallu, selon les témoins, qu’un jeune homme lâche ses courses et crie aux quatre hommes d’arrêter de frapper une femme, à quatre contre un. Le conducteur de la Mini aurait ensuite, toujours selon la victime, fait le signe de la moustache d’Hitler avec deux doigts, sous les félicitations de sa compagne.

La zone de police Willebroek-Mechelen a confirmé hier le dépôt de plainte et indique que l’enquête est en cours. Aucune arrestation n’aurait encore eu lieu.

Dh Be

L’extrême droite allemande appelle a fermer et à interdire toutes les mosquées

L’aile droite du département bavarois du parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD) a préparé un rapport où elle appelle à « mettre fin à l’utilisation et à la construction des mosquées ».

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Ce document de 45 pages est un projet additionnel au programme qui sera discuté lors du congrès du parti qui se tiendra fin avril 2016, rapporte le journal allemand Die Welt.

Le parti AfD se dit une force politique critique envers l’islam. Selon les auteurs du projet, « l’islam n’a rien à voir avec l’Allemagne » et « le mosquées servent non seulement à la prière commune, mais aussi à la diffusion des enseignements de cette religion, basés sur l’élimination de notre ordre juridique ».

« L’islam se dirige vers l’hégémonie mondiale et est présent dans 57 des 190 pays du monde », affirment les auteurs du projet, qui exhortent à corriger l’article de la Constitution qui porte sur la liberté de conscience.

« Les créateurs de la constitution n’ont pas pris en compte les religions dont les adeptes appellent à commettre des crimes et à tendre vers l’hégémonie mondiale », précisent les auteurs du projet.

Cependant, le chef du département bavarois du parti Petr Bystron a pris ses distances avec ce document. D’après M.Bystron, il s’agit d’un projet alternatif, car beaucoup de membres du parti ne sont pas d’accord avec la ligne de ses dirigeants.

Sputnik News

« Génération identitaire » groupuscule français d’extrême droite indésirable en Belgique

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Le groupuscule français d’extrême droite, Génération identitaire, prévoyait de manifester, samedi, à 15 h, dans le quartier de Molenbeek, à Bruxelles (Belgique), pour « expulser les islamistes », selon l’appel lancé sur son site internet.

La bourgmestre (maire) de cette commune défavorisée, Françoise Schepmans, a pris, hier, un arrêté de police interdisant tout rassemblement sur la place communale, ce jour-là. Les autorités craignaient, en effet, que la présence de contre-manifestants provoque des échauffourées.

Le Télégramme

Un maghrébin tabassé par des nationalistes d’extrême droite, le parquet rejette le motif « raciste »

Le parquet d’Agen requiert le renvoi devant le tribunal correctionnel des quatre auteurs présumés de la double agression du 23 juin 2013 au festival rock de la Prairie à Agen. L’avocat d’une des victimes enrage.

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Pour les violences exercées entre autres à l’encontre d’un Français d’origine algérienne dans la nuit du 23 au 24 juin 2013 à Agen, le magistrat du parquet d’Agen en charge du dossier demande le renvoi des quatre agresseurs présumés devant le tribunal correctionnel pour violences aggravées. Mais des trois circonstances aggravantes, l’une a été laissée de côté, celle de l’appartenance de la victime à une ethnie ou à une nation.

«Il ne faut pas perdre de vue», précise Me Briat, l’avocat de la seule victime partie civile, «la plainte initiale, et la qualification pénale initiale». Pour le parquet encore, rien ne permet d’affirmer noir sur blanc que les deux agressions ont un caractère raciste.

3e voie

Pourtant, les agresseurs présumés accompagnés ce soir-là de deux jeunes femmes sont identifiés comme appartenant au mouvement nationaliste d’extrême-droite 3e voie. Une dizaine d’affiches vantant les thèses de ce groupuscule nationaliste est retrouvée lors d’une perquisition au domicile de l’un des mis en examen.

Croix gammée

À des degrés divers, chacun et chacune ne conteste pas l’appartenance à cette ligne de conduite à l’extrême droite. Jugé en mars en cour d’assises pour un braquage commis en 2012 au Lidl de Casteljaloux, l’un des protagonistes de ce soir-là à la Prairie reconnaît aussi avoir appartenu à cette mouvance. Devant les jurés, il décrit ses tatouages : croix gammée, soleil noir «qui rappelle les camps de concentration» ou encore un badge avec Hitler en arrière-plan.

Ce soir-là, le Français d’origine algérienne et un ami venu assister au concert «mais pas à l’aspect politique du festival» veulent se rendre au club «Le Saint-Barth» par le quai qui longe Garonne. Ils sont roués de coups, l’un plus que l’autre, et se retrouvent au commissariat.

«Fissures» aux vertèbres

Le plus touché des deux — il se fera par la suite appelé Icham pour se protéger — bénéficie finalement d’une ITT de 30 jours. «Il a maigri, est devenu agoraphobe», précise son avocat Me Briat. Le corps médical relève des «fissures» sur les vertèbres C4 à C6. Les coups de matraque et de poing américain, sans parler des coups de pied, ont laissé des traces.

La Depeche

« Retournes dans ton pays, sale grec » Nikos Aliagas victime de racisme sur Twitter

Invité ce mardi dans « C à Vous », Nikos Aliagas a évoqué les attaques dont il est parfois le cible sur Twitter.

 

Hier soir, Anne-Sophie Lapix recevait Nikos Aliagas dans C à Vous , et lui a demandé comment il gérait les attaques dont les célébrités sont souvent la cible.

Si l’animateur de TF1 avoue ne pas avoir beaucoup « d’insultes personnelles« , il est régulièrement sollicité pour soutenir le peuple grec. Une situation à double tranchant : « Si tu le cries sur les toits, ça fait genre ‘il le fait, c’est une opération de comm’, si tu ne le fais pas, c’est genre ‘tu ne fais rien, t’es un bourgeois’« , a-t-il déploré avant d’évoquer l’antisémitisme présent sur Twitter .

« Je ne réponds pas aux racistes, par exemple. Celui qui me dit « Retournes dans ton pays, sale grec, on aurait dû te tuer pendant la dictature », des trucs comme ça… J’en ai vu d’autres, il faut en rire« , a expliqué Nikos Aliagas qui relativise.  »

Closer

Un député d’origine turque menacé de mort par l’extrême droite en Allemagne

…zan Mutlu (Bildungspol. Sprecher B90/Die GrŸnen im Abgeordnetenhaus Berlin)

Ozcan Mutlu, député des Verts en Allemagne, est menacé de mort par des ultranationalistes allemands en raison d’un article qu’il a publié la semaine dernière.

Lors de son interview accordée à l’Agence Anadolu, M. Mutlu a indiqué qu’il avait écrit pour le quotidien Der Tagesspiegel un article sur les cours de démocratie dans les écoles allemandes.

“J’ai aussi partagé mon article sur les réseaux sociaux. Les commentaires laissés par des racistes dépassaient vraiment les limites. Ils me menaçaient de mort. J’ai porté plainte auprès du parquet et expliqué la situation dans une lettre destinée à Facebook. Ce n’est pas la première fois que je suis menacé de mort. Cela arrive à plusieurs députés allemands d’origine étrangère. J’avais aussi porté plainte à cause d’une autre menace et l’enquête se poursuit depuis 2015” a-t-il noté.

TRT