Aux USA, un logiciel aide les juges à devenir racistes

Une enquête du magazine ProPublica montre que des juges américains se reposent sur un « logiciel raciste » pour évaluer le risque de récidive ou de commission de crimes et délits d’un individu, lorsqu’il faut décider de le remettre en liberté.

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Les États-Unis ont une passion pour la prison. Le pays a le taux d’incarcération le plus élevé au monde, avec 743 prisonniers pour 100 000 habitants (contre 102 en France), et l’on estime que les prisonniers américains représentent près d’un quart (23 %) de l’ensemble de la population carcérale mondiale ! Selon les statistiques officielles, plus des deux tiers des personnes incarcérées aux États-Unis sont des Afro-Américains, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population.

Mais quand il s’agit de libérer un individu ou de lui faire bénéficier d’une peine alternative, une part importante de la décision est de plus en plus mise entre les mains d’un algorithme secret, qui serait lui-même coupable de racisme.

Avec ce logiciel, les juges qui doivent décider d’une remise en liberté peuvent consulter une « note de risque » de 1 à 10, calculée selon les réponses à 137 questions complétées par l’administration pénitentiaire ou par le prisonnier lui-même.

La note permet d’évaluer le risque de commission d’un délit ou d’un crime de toute nature après la libération, ou le risque de récidive. La tentation est grande pour les juges, qui le feraient de plus en plus, de se reposer largement sur ce logiciel « scientifique » pour décider de l’avenir de l’individu.

Numerama

Système « raciste » au Canada : Surreprésentation des Noirs et Autochtones dans les prisons

Il viole une fillette et accuse «2 noirs» qui seraient allés dans un «magasin musulman»

Le Montréalais accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de 11 ans avant de la laisser pour morte dans une ruelle s’est défendu en mettant la faute sur «deux Noirs» que lui seul a vus.

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«Ils avaient 14 ou 15 ans, mais pouvaient paraître plus vieux… L’un n’est pas très grand, un était habillé foncé, l’autre en jaune», a témoigné vendredi l’accusé de 44 ans. L’homme, qui ne peut être identifié afin de protéger l’anonymat de la victime qui le considérait comme son oncle, a ainsi juré qu’il n’avait rien à voir dans cette affaire de tentative de meurtre et d’agression sexuelle, survenue en mai 2013 dans l’arrondissement Saint-Laurent.

Et ce, même si la victime avait dès le début identifié l’accusé comme étant l’agresseur.

«Il a pris une corde [à danser], il l’a mise autour de mon cou et il a serré très fort, on le connaît», avait expliqué la petite, tout en ajoutant que cet événement s’était déroulé chez elle, où l’accusé habitait aussi.

 

Lors de son témoignage, l’accusé s’est pour sa part décrit comme une personne attentionnée, qui avait même participé à l’organisation d’une fête pour célébrer la puberté de la victime. «Je la considère comme ma fille», a-t-il dit.

Mais dès qu’il a été question des crimes allégués, l’accusé a assuré que la petite s’était trompée.

«Je suis sûr qu’il y a quelqu’un derrière ça», a-t-il lancé pour défendre sa version contre celle de la victime. Selon l’accusé, le jour du drame, l’enfant était allée jouer dehors et il l’avait même aidée à trouver sa corde à danser.

 

En amenant la fille à l’extérieur, il aurait alors aperçu «deux garçons noirs» marchant dans la même direction que la victime. Et plus tard, voyant que la victime n’était pas de retour chez eux, il serait parti à sa recherche pour recroiser ces deux garçons qu’aucun témoin n’a vus à part lui.«Ils ont sauté sur moi agressivement, ils m’ont griffé sur la poitrine, le visage, les bras», a-t-il dit.

Et l’accusé est formel, l’un d’eux tenait dans ses mains la corde à danser de la victime.

L’accusé aurait ensuite revu ces deux personnes peu après, non loin d’un «magasin musulman», a-t-il dit à la cour en sanglotant. Mais, déplore-t-il, c’est lui qui a été arrêté.

Son témoignage, devant la juge Silvie Kovacevich, reprendra ce mercredi, au palais de justice de Montréal.

Journal De Quebec

 

Les crimes violents commis par l’extrême droite explosent de 40 % en Allemagne

Confronté à un afflux de migrants sans précédent, l’Allemagne a vu le nombre des crimes violents commis par des radicaux d’extrême droite augmenter de 40% en 2015.

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L’Allemagne a ainsi enregistré 1.485 de ces crimes l’an dernier contre 1.029 l’année précédente. Plus largement, le ministère de l’Intérieur note une explosion (+77%) des «crimes de haine», des infractions à caractère raciste ou antisémite et des infractions ciblées par la religion des victimes.

Les foyers de demandeurs d’asile ciblés

Dans le même temps, les actes de violences ciblant les foyers de demandeurs d’asile ont quadruplé avec 923 crimes et délits recensés, d’après les chiffres cités par ABC News.

Les autorités allemandes s’étaient déjà émues en février dernier d’une dérive xénophobe, amplifiée avec l’arrivée des migrants et aiguillonnée par des mouvements islamophobe et d’extrême droite comme Pegida.

Direct Matin

USA : la Cour suprême casse un verdict raciste sur un Noir condamné par 12 Blancs

Washington – La Cour suprême des Etats-Unis a annulé lundi la condamnation à mort en 1987 d’un Noir jugé coupable du meurtre d’une femme blanche, ses avocats ayant apporté les preuves d’une sélection raciste du jury de l’époque, composé de 12 Blancs.

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Cette décision, à la majorité de sept juges sur huit, est de grande portée car l’Amérique reste, trente ans plus tard, toujours confrontée au problème du racisme dans la sélection des jurés de ses procès.

Toujours détenu dans le couloir de la mort et toujours menacé d’être exécuté, Timothy Foster avait été jugé dans l’Etat de Géorgie et été reconnu coupable à l’unanimité d’un jury de 12 Blancs.

Des documents apparemment accablants, obtenus tardivement par la défense du prisonnier, avaient été présentés début novembre 2015 lors de l’audience à la Cour suprême: on y voyait, sur la liste des appelés tirés au sort, parmi lesquels furent choisis les jurés, un « B » écrit à la main devant le nom des personnes noires (« Black«  en anglais).

Ces citoyens estampillés « B » ont été écartés du jury lors du processus contradictoire qui permet au procureur et aux avocats de récuser un certain nombre de jurés.

Pire, avait dénoncé le premier défenseur de Timothy Foster, le procureur avait rédigé une liste de six personnes à récuser à tout prix.

Sur cette liste de « non absolus« , les cinq premières personnes étaient des Noirs, la sixième ayant clairement fait savoir son opposition à la peine capitale, avait exposé l’avocat.

L’Express

Booba : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas »

Dans le magazine de TF1 « 7 à 8 », Booba a fendu l’arme pour se confier comme jamais. Racisme, misogynie, annulation du concert de Black M à Verdun, le rappeur n’a éludé aucune question.

Le Duc de Boulogne s’est aussi confié sur la polémique concernant le concert de Black M qui aurait dû avoir lieu à Verdun dans le cadre des commémorations des batailles de la Première Guerre mondiale. « Aucun noir célèbre, ni Omar Sy ni Yannick Noah, personne n’a réagi. Ce que je trouve affligeant et incroyable c’est qu’une personne de couleur qui chante pour la commémoration de Verdun, on trouve ça insultant (…) alors qu’on se souvient des tirailleurs sénégalais qui se sont battus pour la France » a indiqué le rappeur.

L’interprète de « Walabok » a également donné son ressenti sur le racisme qui l’a touché depuis son enfance : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas. Je suis né en France, comme tout enfant j’étais innocent. Le racisme, les portes fermées, ça m’est tombé dessus en grandissant. Ce n’est pas moi qui l’ai cherché« .

 

 

« Heil Hitler » « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 » des tags antisémites sur les murs de la fédération du PS

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mai, les locaux de la Fédération du Parti socialiste de l’Eure, rue Joséphine à Évreux, ont été couverts de tags ouvertement racistes et antisémites. Sur le mur, outre des étoiles de David et une croix gammée, on pouvait y lire des inscriptions « Vive le IIIe Reich », « Jude Sarko » ou encore « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 ».

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Les tags ont été nettoyés dans la matinée par les services de la ville. Une autre inscription a été effacée dans la même rue, quelques mètres plus loin (un « Heil Hitler » mal orthographié), sous un porche. La police d’Évreux a ouvert une enquête pour tenter d’identifier le ou les auteurs des tags racistes.

Marc Antoine-Jamet, le secrétaire départemental du PS se dit « attristé devant cet acte de vandalisme » mais indique qu’il ne souhaite pas porter plainte. « Je plains ceux qui ont fait ça. » Il dénonce la responsabilité de l’extrême-droite et notamment de Nicolas Bay, secrétaire général du Front national et conseiller régional de Normandie. « La parole se libère, les gens croient que tout est permis. Il y a à la fois un climat antirépublicain et antidémocratique qui fait vivre ce leader tendance Mégret » assène-t-il.

 

Paris Normandie

Eagles of Death Metal : 2 concerts annulés après ses propos complotistes et racistes

En désaccord avec des propos tenus par le leader des Eagles of Death Metal, les festivals Rock en Seine et Cabaret Vert ont décidé d’annuler les concerts du groupe prévus cet été.

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Les festivals Rock en Seine et du Cabaret Vert ont annulé vendredi les concerts prévus cet été des Eagles of Death Metal, le groupe qui jouait au Bataclan le soir des attentats du 13 novembre, après des propos polémiques de son leader sur cette attaque.

« Désaccord total ». « En désaccord total avec les récents propos tenus par Jesse Hugues, chanteur de Eagles of Death Metal, à un media américain, les festivals Cabaret Vert et Rock en Seine ont décidé ce jour d’annuler les concerts du groupe » prévus les 25 et 26 août, respectivement à Charleville-Mézières (Ardennes) et à Paris, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.

Des propos polémiques. Début mars, le chanteur, connu pour ses positions pro-armes à feu, avait suscité une première polémique en déclarant que l’attaque du 13 novembre avait été préparée de l’intérieur de la salle de concert et en exprimant des soupçons à l’encontre des vigiles.

Dans une nouvelle interview, accordée récemment à Taki’s Magazine, Jesse Hughes se dit toutefois à nouveau « certain qu’ils (les assaillants, ndlr) étaient là tôt ». « Je me souviens d’eux en train de fixer mon pote. J’ai juste mis ça sur le compte de la jalousie des arabes » à l’égard des Américains, ajoute le chanteur.

Il assure également avoir vu au Bataclan Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando djihadiste des attentats de Paris. L’enquête n’a toutefois jamais fait état de sa présence sur les lieux.

Jesse Hughes assure dans la même interview avoir « vu des musulmans faire la fête dans la rue pendant l’attaque, en temps réel« . « Comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer ? Il y a sûrement eu une coordination« , déclare le chanteur à cette publication, souvent critiquée pour ses prises de position extrémistes.

Europe 1

Théorie du complot, racisme : le leader d’Eagles Of Death Metal dérape encore sur le 13 novembre

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Jesse Hughes persiste et signe. Le guitariste et chanteur des Eagles Of Death Metal, groupe qui jouait sur la scène du Bataclan le soir du 13 novembre, ne regrette finalement aucun de ses propos et en remet une couche. Le rescapé de l’attaque expliquait en mars dernier que selon lui, une partie du personnel de la salle de concert avait été de mèche avec les terroristes.

« La jalousie des Arabes à notre égard »

Interviewé par Taki’s Magazine, site conservateur fondé par le journaliste Taki Theodoracopulos, Hughes a remis une couche dans la machine à complot, profitant de l’occasion pour tenir des propos racistes (“Je me souviens d’eux en train de fixer mon pote, j’ai juste mis ça sur le compte de la jalousie des Arabes à notre égard“).

Il a ainsi notamment déclaré avoir vu des musulmans fêter les événements dans la rue alors qu’ils étaient en train d’avoir lieu (“comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer ? Il y a très certainement eu une coordination”). Il ajoute aussi être persuadé d’avoir aperçu Salah Abdeslam dans les coulisses.Il n’y a aucun doute que les terroristes étaient déjà à l’intérieur, d’une manière ou d’une autre“, estime-t-il.

« la peur de l’islamophobie et des armes ont mené à beaucoup de morts »

Il faut dire que les questions posées par Gavin McInnes étaient particulièrement orientées. Le journaliste note d’ailleurs que le musicien était particulièrement enthousiaste pour y répondre. L’auteur a commencé l’entretien tout en finesse, disant à Jesse Hughes :

« Il est difficile parler des attaques sans donner l’impression que l’on blâme les victimes, mais il est impossible de nier que la peur de l’islamophobie et des armes ont mené à beaucoup de morts; »

Les Inrocks

Un homme politique italien veut voir Sadiq Khan «se faire exploser à Westminster»

L’humoriste italien et fondateur du parti «Le mouvement 5 étoiles», Beppe Grillo, est sous le feu des critiques après une blague sur le nouveau maire musulman de Londres, Sadiq Khan. Une sortie qui pourrait handicaper le deuxième parti d’Italie.

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Alors qu’il se produisait dans la ville de Padoue pour un spectacle, Beppe Grillo a salué d’une manière un peu particulière l’élection de Sadiq Khan à la mairie de Londres. Il a d’abord qualifié le nouveau maire de «Bengladeshi» [la famille de Sadiq Khan étant originaire du Pakistan].

Le comédien a ensuite noté que le premier maire musulman de Londres était l’exemple même que rien n’était joué d’avance et qu’il fallait croire en ses rêves, ajoutant néanmoins : «Maintenant, je veux le voir se faire exploser à Westminster

Une blague sur le terrorisme et l’islam qui pourrait être préjudiciable à son parti, «Mouvement 5 étoiles», qui cherche à se présenter comme une alternative sérieuse aux partis traditionnels, en particulier au Parti démocrate (PD) du Premier ministre Matteo Renzi.

 

RT

Racisme(s) médiatique(s), racisme dans les médias

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Le lundi 4  avril 2016, le quotidien Libération publiait un dossier intitulé «   Ces visages contestés de l’antiracisme », consacré aux « nouveaux militants contre les discriminations », et qui a suscité des débats dans la mouvance antiraciste, l’éditorial de Laurent Joffrin (« Piège grossier ») faisant l’objet de la plupart des critiques. On pouvait en effet y lire, entre autres, ceci :

 Le « nouvel antiracisme » que nous décrivons pose plusieurs questions. D’abord parce qu’il est délibérément communautaire. Les musulmans défendent les musulmans, les Noirs défendent les Noirs. Ainsi chacun s’occupe de sa paroisse, de son clocher, de son origine. Au nom d’une légitime autodéfense ? Certes. Encore faut-il le faire aussi au nom de valeurs communes, et non de simples réflexes communautaires. Encore faut-il éviter cette malsaine concurrence des victimes qui attise les tensions au lieu de les apaiser.

Les reproches faits à Laurent Joffrin ont été de deux principaux ordres :
1. Accuser de «   communautarisme  » des militants antiracistes depuis une rédaction qui n’abrite en son sein quasiment aucun journaliste «  non-blanc ».
2. «   Donner des leçons » d’antiracisme depuis un journal qui a à plusieurs reprises été épinglé pour la publication d’articles ou de propos considérés comme racistes [1].

Nous ne nous attarderons pas ici sur le dossier de Libération, ni sur l’éditorial de Laurent Joffrin (qui ne reflète guère, au passage, le contenu mesuré du dossier), mais plutôt sur ces deux accusations récurrentes contre les «  grands médias  » : donner peu de place (dans les rédactions) et peu de visibilité (dans les productions) aux populations non-blanches ; relayer, diffuser, entretenir des préjugés racistes.

Qu’en est-il exactement ? C’est à ces interrogations, et à quelques autres, que nous entendons répondre dans ce dossier, en interrogeant non seulement les contenus médiatiques, mais aussi les pratiques journalistiques elles-mêmes, ainsi que le poids des routines professionnelles et les conséquences de la composition sociologique des rédactions. Précisons ici que tous les «  grands médias  » n’entretiennent pas le même rapport au racisme, et que l’on ne peut mettre sur un pied d’égalité des médias comme, d’un côté, Le Monde ou Libération et, de l’autre, Valeurs actuelles, Le Figaro ou Causeur. Il n’en demeure pas moins que les constats que nous dressons dans ce dossier n’épargnent aucun des grands médias qui, tous, à des degrés divers, participent de la diffusion et de la reproduction des clichés racistes et discriminatoires.

Des racistes dans les médias

C’est une évidence : les cas de racisme avéré au sein des médias dominants sont nombreux, et récurrents. Les «   Unes   » de certains hebdomadaires sont malheureusement là pour le rappeler, qu’il s’agisse du Point, de L’Express, de Marianne ou, hors concours, de Valeurs actuelles.

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Saïf étudiant en médecine: « Ils m’ont recalé car je suis d’origine marocaine »

Saïf, étudiant en médecine à l’UCL, juge qu’il a été victime de discrimination lors de son stage de spécialisation, rapportent nos confrères de la DH.

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Saïf est étudiant en 7e année de médecine à l’Université catholique de Louvain (UCL). Comme bon nombre de ses camarades étudiants, il a effectué cette année un stage dans le but d’entamer une spécialisation. Son objectif : devenir anesthésiste. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu…

« Je devais faire quinze semaines de stage. Lors des quatorze premières, tout se passait bien. J’ai eu de bonnes notes à toutes mes évaluations hebdomadaires. Mais la dernière semaine, tout a changé. La note qui m’a été donnée était mauvaise, sans que je comprenne pourquoi. Plus tard, on m’a communiqué la note finalement de mon stage. Ils m’avaient donné 9/20, j’étais donc exclu de la spécialité. Rien ne laissait présager une telle issue, je suis tombé de très haut », explique le jeune homme.

Saïf est alors convoqué pour une rencontre en tête à tête avec son maître de stage, censé lui expliquer les raisons de cet échec. « J’étais très déstabilisé et comme je ne comprenais pas, j’ai décidé d’enregistrer notre conversation… »

Et ce qu’il va entendre va le choquer. « Il disait que je n’étais pas arrivé à bien m’entendre avec l’équipe. En cherchant des raisons, il a commencé à tenir des propos limites. »

Dans l’enregistrement , on entend le docteur se demander si le problème pourrait « être culturel ». Il ajoute ensuite : « Tu es en Belgique depuis combien de temps ?« . Un vrai affront pour un jeune né ici.

« Je ne comprends pas ce que viennent faire ces interrogations dans notre conversation. Mon stage s’est bien passé, je suis en 7e année de médecine, il ne doit pas être question d’origines, s’insurge Saïf. Finalement, alors qu’il me fallait une cote 60 % pour atteindre mon rêve, ils m’ont mis 58,3 %… Je n’accuse personne de racisme, mais je suis persuadé de faire l’objet d’un délit de sale gueule. Tous les autres ont réussi leur stage. »

Saïf, avec sa mère en appui, décide de contester cette décision. Ils introduisent un recours auprès de l’université et un rendez-vous est pris pour la semaine prochaine avec l’ambassadeur du Maroc, pays dont sont originaires les parents de Saïf.

Du côté de l’UCL , on conteste fermement les accusations de racisme. L’université préfère ne pas commenter l’affaire tant que le recours interne est analysé par le jury. « Par ailleurs, nous sommes une institution très multiculturelle », précise sa porte-parole.

La Libre

Elle insulte une policière de «Connasse» et un commerçant de «Bougnoule» et écope d’une amende

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Le jeudi, c’est jour de marché, place Marc-Lanvin à Arras. Comme pour tous ces rassemblements sur une place publique, les voitures ont l’interdiction de stationner à partir d’une certaine heure. Ce que n’a pas respecté M.-J. G. ce matin du 16 juillet 2015. Cette femme de 60 ans s’était stationnée sur une place handicapée (sa fille l’est) pour aller à la pharmacie et ne souhaitait pas la bouger. Le commerçant ambulant prévient alors la policière municipale qui fait office de placière sur le marché.

Le ton monte rapidement. Et des injures fusent. « Connasse », à la policière. « Bougnoule. Qu’ils rentrent chez eux », à l’encontre du commerçant. « Je n’ai aucun souvenir d’avoir tenu ces propos », déclare la femme à la barre. « Mais pourquoi quatre personnes différentes disent le contraire alors ? », interroge la présidente du tribunal Hibon. « Je ne peux pas avouer ce que je n’ai pas fait », répond-elle.

Les avocats des parties civiles ne la comprennent pas. « Elle aurait pu dire qu’elle avait tenu ces propos et s’excuser. Rien de cela. On a l’impression d’entendre qu’il y a même un complot contre elle. » Pour Élise Bozzolo, substitut du procureur, « cette dame a clairement eu un comportement hystérique ce matin-là. En dix ans, au parquet d’Arras, c’est la première fois que je vois la placière du marché d’Arras porter plainte ! D’après les différents témoignages, elle a vraiment dit « vous me faites déplacer pour un bougnoule ? »

M.-J. G. a été condamnée à 500 euros d’amende. Elle devra verser des dommages et intérêts, près de 1000 euros au total, à la placière et au commerçant.

La Voix Du Nord

Le maire FN de Cogolin fait censurer la chanson « Aïcha » d’un spectacle de fin d’année

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Nouvelle polémique à Cogolin, commune du Golfe de Saint -Tropez de 11.600 habitants dirigée par le Front national. 

Après avoir, s’être mis en scène dans une vidéo tournée dans un camp de Roms en cours de destruction. Après avoir l’an passé, interdit la représentation de danses orientales à une association, le maire Marc-Etienne Lansade, aurait fait pression sur une des écoles de sa ville pour qu’elle retire la chanson « Aïcha »  – écrite par Jean-Jacques Goldman et interprétée par Khaled – de son spectacle de fin d’année prévu le 14 juin. Un projet pédagogique pour les élèves de CM1-CM2 sur le thème d' »un voyage en Méditerranée » avec des chansons italiennes, grecques, françaises et donc orientales.

Si toutes les subventions accordées aux écoles de Cogolin ont baissé de 25% cette année, celle dédiée au groupe scolaire Fontvieille a été, dans un premier temps, amputée de 64%.

« Rien à voir avec le choix de la chanson », dit le maire, qui n’a pas souhaité être enregistré. Il fallait refaire la climatisation dans cette école. L’élu parle de « corrélations capilotractées ».

L’Inspecteur d’Académie est directement intervenu jeudi auprès du maire pour qu’il revoit sa position. Face à la polémique et « pour taire les rumeurs », dit le maire Marc Etienne Lansade, la subvention de l’école concernée vient d’être réévaluée.

France Inter

Censure de Black M : Le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants dénonce « un pas vers le totalitarisme »

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Vous venez de publier un communiqué dans lequel vous dénoncez le « déferlement de haine, d’injures et de menaces » contre Black M. Sur I-Télé, vous avez même parlé de « premier pas vers le fascisme »…

C’est même un pas vers le totalitarisme. Comment accepter des menaces contre l’intégrité physique du maire de Verdun et même du chanteur? Comment accepter de telles violences? Dans une démocratie, c’est intolérable. Le gouvernement condamne avec force une campagne de haine qui porte atteinte à la liberté d’expression et de création.

Cette campagne est menée par les mêmes que ceux qui ont sifflé François Hollande sur les Champs-Elysées [le 14 juillet ou le 11 novembre] ou ceux qui ont porté atteinte à la mémoire de Jean Zay [lors de son entrée au Panthéon]. Cela est d’autant plus inacceptable que ça intervient lors de moments solennels qui devraient réunir la Nation.

L’Express