L’identitaire Claude Hermant a bien vendu des armes à Amédy Coulibaly

Nouvelles révélations sur les attentats de janvier 2015. Selon les informations de BFMTV, les enquêteurs connaissent désormais l’origine des armes utilisées par Amédy Coulibaly, lorsqu’il a semé la mort dans l’Hyper Cacher. Une partie de son arsenal provient de Lille, d’un ancien indicateur des gendarmes.

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La peine de mort requise contre le terroriste d’extrême droite Dylann Roof

Charleston, S.C., shooting suspect Dylann Storm Roof is escorted from the Cleveland County Courthouse in Shelby, N.C., Thursday, June 18, 2015. Roof is a suspect in the shooting of several people Wednesday night at the historic The Emanuel African Methodist Episcopal Church in Charleston. (AP Photo/Chuck Burton)

La justice fédérale américaine a annoncé mardi qu’elle requerrait la peine capitale à l’encontre de Dylann Roof, accusé d’avoir abattu neuf paroissiens d’une église noire de Charleston.

Il s’agit de la pire tuerie raciste de l’histoire récente des Etats-Unis. «Cette décision s’impose étant donné la nature même des crimes reprochés et les dommages qui en ont résulté», a affirmé dans un communiqué la ministre de la Justice, Loretta Lynch, en sa qualité de procureur général.

Dylan Roof, un Blanc qui professe sa haine des Noirs, doit être jugé à une date restant à fixer. Le jeune homme de 22 ans est accusé d’avoir ouvert le feu, le 17 juin 2015, dans l’église Emanuel de Charleston, un édifice emblématique de la lutte contre l’esclavage dans l’Etat de la Caroline du Sud (sud-est).

Il est inculpé de neuf assassinats et de trois tentatives d’assassinats et

» Son animosité à l’encontre des Noirs a pesé dans ses meurtres», a jugé le ministère de la Justice dans un argumentaire rendu public mardi. Il est rare que la justice fédérale décide de requérir la peine de mort lors d’un procès pénal.

Le Parisien

« J’ai tiré parce que c’était une étrangère » il y a 10 ans, une tuerie raciste sans précédent

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Bart De Wever (N-VA), le bourgmestre d’Anvers, a rédigé une lettre ouverte à l’occasion du dixième anniversaire de la fusillade pour motifs racistes perpétrée par Hans Van Themsche dans le centre de la ville le 11 mai 2006.

Le bourgmestre estime que ces événements ont « laissé des cicatrices dans notre société ». Il dit rêver « plus que jamais » d’une « communauté anversoise au sein de laquelle tout le monde serait intégré et transcendant les différences culturelles et religieuses », mais il promet parallèlement en tant que bourgmestre de combattre les extrémismes violents.

Les assassinats racistes de la petite Luna Drowart, âgée de deux ans, et de sa nourrice malienne Oulematou Niangadou, 25 ans, ainsi que la grave blessure par balle qu’a subie Songül Koç, une dame originaire de Turquie, ont propagé une « onde de choc à travers la ville », se souvient M. De Wever.

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De Wever rappelle que l’extrémisme violent a malheureusement toujours existé

« La folie a frappé ce jour-là », explique-t-il. « Celui qui se livre à l’extrémisme violent ne voit pas son prochain comme un compagnon, ni même comme un être humain. L’extrémisme violent justifie l’assassinat et le consacre même comme un bien moral. Cette perversion a malheureusement toujours existé. » Les assassinats de Hans Van Themsche sont « une tragédie que nous ne pouvons jamais oublier », estime le bourgmestre, qui appelle à condamner la violence et le racisme et à mettre en avant « ce qui nous rassemble ».

Pour rappel, Hans Van Themsche, alors âgé de 18 ans, était un étudiant fréquentant des milieux skinheads et issu d’une famille proche du nazisme et de l’extrême-droite, dont le père est même membre fondateur du Vlaams Block devenu Belang. Il arborait différent signes liés à l’extrême-droite le jour où il a perpétré sa tuerie raciste. Il déclarera après coup, à propos du meurtre d’Oulematou Niangadou : « J’ai tiré parce que c’était une étrangère. »

RTL

 

Turquie : Les « rebelles » Kurdes revendiquent l’attentat suicide contre la mosquée de Bursa

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Mercredi, une kamikaze s’était fait exploser à Bursa (nord-ouest), blessant 13 personnes. Cette attaque a été revendiquée dimanche par un groupe dissident du PKK, les « Faucons de la lierté du Kurdistan » (TAK).

Dans un communiqué, ce groupe a précisé que sa militante, une jeune femme de 23 ans nommée Eser Cali, avait « raté sa cible« , laissant entendre que celle-ci était la grande mosquée, haut lieu touristique de cette grande ville située à une centaine de kilomètres au sud d’Istanbul.

Le même groupe avait déjà revendiqué deux attentats sanglants commis à Ankara en février et en mars.

L’Express

4 néonazis jugés pour avoir planifié une série d’attentats contre des mosquées et réfugiés

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Leur nom: OSS, comme «Old School Society». Leur logo: un crâne humain flanqué de deux hachoirs de boucher ensanglantés. Quatre des membres de cette organisation ouvertement xénophobe et soupçonnée d’être une cellule terroriste comparaissent depuis mercredi 27 avril devant le tribunal de Munich. Ils sont accusés d’avoir fomenté un attentat contre un foyer pour réfugiés situé dans la ville saxonne de Borna, rapporte le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

À la barre, Andreas H., un peintre en bâtiment âgé de 57 ans, ex-membre du parti néonazi NPD, qui occupait le poste de président de l’association Oldschool Society. Le vice-président, Markus W., était déjà bien connu des services de renseignement: selon le quotidien Die Welt, il avait lui aussi été encarté au NDP par le passé et faisait partie du noyau actif de l’amicale Aachener Land, un groupuscule d’extrême droite aujourd’hui interdit en Allemagne. La trésorière, Denise G., et le porte-parole, Olaf O., font également partie des accusés. Tous ont été arrêtés en mai 2015 au cours d’une vaste opération policière menée à travers le pays.

Résidant dans différents Länder, les membres de l’organisation communiquaient entre eux au départ via internet, avant de créer un groupe de discussion sur Whatsapp à l’été 2014 puis de migrer vers la messagerie cryptée Telegram afin d’éviter de se faire repérer. Mais tout en ouvrant une page Facebook au nom de l’organisation pour recruter de nouveaux membres, qui avait récolté plus de 3.000 likes avant sa fermeture par les autorités allemandes.

Selon Die Welt, les membres d’OSS se rencontraient virtuellement trois soirs par semaine pour évoquer leurs ennemis désignés: les réfugiés, les musulmans, les membres de l’extrême gauche. Malgré leurs précautions, leurs échanges ont été surveillés par l’Office fédéral de police criminelle durant des mois. Die Welt cite en exemple cet extrait de conversation qui figure dans le dossier de l’enquête:

«Ensuite, nous faisons exploser une mosquée l’une après l’autre et nous suspendons des porcs sur les lieux.»

Jusqu’à ce que lors d’une de ces discussions, les participants fassent explicitement référence à un projet d’attentat contre un foyer pour réfugiés au moyen d’explosifs qu’ils s’étaient procurés en République tchèque. Lors des perquisitions menées quelques jours plus tard, des pistolets à gaz, des explosifs et des clous ont été retrouvés chez certains des accusés.

Ce nouveau procès de l’extrême droite est très médiatisé en Allemagne, où les attaques visant les foyers pour réfugiés se sont multipliées en 2015 et ces derniers mois, et ce alors que  le procès de la cellule terroriste d’extrême droite NSU, soupçonnée d’avoir perpétré une série de meurtres et d’attentats racistes, est toujours en cours.

Slate

Le terroriste israélien qui avait brulé vif un adolescent palestinien jugé « sain d’esprit »

Prison guards escort Yosef Haim Ben-David, the third defendant in the murder of Muhammed Abu Khdeir, as he arrives to the Disctrict Court in Jerusalem, on April 19, 2016. The Jerusalem District court found Yosef Haim Ben-David guilty in the murder of Muhammed Abu Khdeir. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** ??? ???? ????? ??? ???? ?? ?-16 ?????? ??? ???? ????? ??????? ??? ???? ?? ???

Le principal accusé juif israélien dans le meurtre d’un adolescent palestinien brûlé vif en 2014 a été considéré sain d’esprit et apte à être jugé, a indiqué mardi la justice israélienne.

Deux accusés déjà condamnés. « Le tribunal a estimé qu’au moment où il a commis les faits, l’accusé n’était pas psychotique, qu’il a totalement compris les faits, qu’il était responsable de ses actes et n’avait pas de difficulté à appréhender la réalité », a indiqué un communiqué du ministère de la Justice.

Yosef Haim Ben David, 31 ans, est considéré comme le principal exécutant de l’enlèvement et de l’assassinat commis en 2014, pour lequel deux jeunes Israéliens, mineurs au moment des faits, ont déjà été condamnés à la prison à perpétuité pour l’un, et à 21 ans de détention pour l’autre.

Mohammed Abou Khdeir, 16 ans, avait été enlevé le 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est. Son corps avait été retrouvé entièrement brûlé près d’une forêt, à l’ouest de la ville.

Europe 1

Un groupuscule d’extrême droite préparait des attaques contre des réfugiés en Allemagne

La police allemande a arrêté aujourd’hui cinq personnes soupçonnées d’appartenir à un groupuscule d’extrême droite projetant des attaques à l’explosif contre des demandeurs d’asile, annonce le parquet fédéral.

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Plus de 200 agents des forces de l’ordre ont participé à l’opération menée dans la région de Dresde, la capitale politique du land de Saxe, en ex-Allemagne de l’Est.

Les cinq suspects, âgés de 18 à 39 ans, auraient formé l’an dernier le « groupe de Freital », du nom d’une ville de la région où un centre d’accueil de demandeurs d’asile a été la cible d’un incendie criminel l’an dernier.

Le Figaro

Antoine Denevi, un Français soupçonné d’avoir armé Coulibaly arrêté en Espagne

L’Espagne annonce avoir interpellé mardi un Français soupçonné d’avoir fourni des armes pour les attentats de janvier 2015 à Paris.

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La police espagnole a interpellé mardi à Malaga (Sud) un homme de 27 ans, mis en examen mercredi pour trafic d’armes, soupçonné d’avoir fourni les armes dont s’est servi Amedy Coulibaly, l’auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher, porte de Vincennes, à Paris, le 9 janvier 2015, a-t-elle annoncé.

L’homme, Antoine Denevi, âgé de 27 ans et originaire du Pas-de-Calais (nord de la France), était recherché par la France. Lors de son audition mercredi par un juge à Madrid, il a nié avoir vendu ces armes et a accepté sa remise à la France, selon des sources judiciaires.

L’attaque avait fait cinq morts. Selon les informations publiées par le quotidien espagnol El Mundo , il aurait été arrêté à Rincon, en Andalousie, où il résidait à la suite d’une opération menée avec la police judiciaire française.

Le Point

Comment reconnaître un vrai «expert» antiterroriste, florilège

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Depuis les attentats de Bruxelles, ils investissent les différents plateaux télé ou radio pour livrer une expertise sans faille sur le terrorisme, analyser comme personne les motivations des djihadistes, balancer des informations exclusives sur les enquêtes en cours. Et combler le vide.

On a choisi de retenir quelques noms bien connus comme Thibault de Montbrial (avocat et expert), Mohamed Sifaoui (journaliste et expert), Claude Moniquet (ex-agent de la DGSE et expert), Pierre Martinet (ex-agent de la DGSE et expert), Roland Jacquard (consultant et expert) et Jean-Paul Ney (journaliste et expert).

Comment savoir reconnaître un véritable expert d’un imposteur? Voici quelques caractéristiques précises pour cerner leur profil:

1. L’expert antiterroriste veut que vous ne ratiez aucune de ses apparitions télé.

2. L’expert antiterroriste a des informations exclusives… qui sont parfois des intox.

Thibault de Montbrial, qui partage (malgré lui) quelques intox, a retweeté ce hoax d’un compte proche de la fachosphère. En réalité, la RTBF n’a jamais écrit que Salah Abdeslam avait assisté à l’enterrement de son frère.

Régulièrement invité sur I24News, Jean-Paul Ney a balancé mardi le nom d’un prétendu suspect sur son compte Facebook. En réalité, il s’agissait de fausses accusations. Cet «expert» est d’ailleurs poursuivi par le parquet de Paris pour avoir fait fuiter d’autres noms lors des attentats contre Charlie Hebdo.

3. L’expert antiterroriste l’avait dit bien avant les autres.

3. L'expert antiterroriste l'avait dit bien avant les autres.

4. L’expert antiterroriste se félicite d’avoir été le premier à le dire.

4. L'expert antiterroriste se félicite d'avoir été le premier à le dire.

5. L’expert antiterroriste est le seul à pouvoir dire tout et son contraire.

La suite sur Buzz Feed

Découverte d’armes et d’explosifs, 2 militants nationalistes déférés devant un juge antiterroriste

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Deux militants nationalistes corses interpellés mardi à Ajaccio dans le cade d’une enquête sur une infraction à la législation sur les armes devaient être présentés jeudi à un juge antiterroriste parisien.

Un mandat d’arrêt pour association de malfaiteurs a été délivré contre les deux hommes par le juge d’instruction Antoine Gaudino, après la découverte d’armes et d’explosifs dans un local à Ajaccio en 2014. L’un des deux militants a été interpellé mardi à Ajaccio avec quatre autres personnes et l’autre extrait de sa cellule en région parisienne où il est incarcéré dans le cadre d’une autre affaire.

Ces six militants nationalistes avaient été placés en garde à vue et interrogés dans le camp militaire d’Asprettu à la périphérie de la Cité impériale. Outre les deux qui devaient être présentés à un juge jeudi, l’un d’entre eux a depuis été relâché, et les trois autres sont toujours en garde à vue.

France 3

#StopIslam : 90% des tweets étaient critiques vis-à-vis du hashtag

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Le hashtag islamophobe #Stopislam est devenu le plus discuté sur Twitter le 22 mars suite aux attentats de Bruxelles. Mais contrairement aux apparences, la plupart des tweets étaient anti-islamophobes. Analyse.

Stupeur et désespoir. C’est à peu près l’effet que pouvait provoquer la vision des “tendances” sur Twitter (les sujets les plus discutés) le 22 mars, après les attentats de Bruxelles. Le hashtag #Stopislam, amalgamant islam et terrorisme, est resté au sommet de celles-ci presque toute la journée : en début de soirée, 140 000 messages contenant ce mot-clé avaient été tweetés selon le logiciel Dataminr, utilisé par le New York Times.

L’analyse plus approfondie de ce hashtag est plutôt rassurante. En réalité, de nombreuses personnes l’ont utilisé pour le critiquer et déconstruire la fausse évidence qu’il véhicule, en affirmant par exemple : “Les extrémistes radicaux sont à l’islam ce que le KKK est à la chrétienté”, “Le terrorisme n’a pas de religion”, ou encore “si les 1,6 milliard de musulmans dans le monde étaient des terroristes, je ne pense pas que vous seriez encore là”.

90% des messages sont critiques vis-à-vis du hashtag

Ainsi, selon l’analyse statistique du Washington Post, sur un échantillon de tweets publiés dans le monde avec ce hashtag entre 14h20 (en France) et 12h50, 90% le critiquaient. Certains n’ont pas eu besoin de statistiques pour le comprendre :

“C’est l’ambivalence des hashtags. Moi-même j’ai hésité à tweeter avec, histoire d’aller sur le terrain discursif des gens que j’ai envie de combattre, mais le problème c’est que ça amplifie la visibilité du message”, constate Clément Sénéchal, ancien community manager de Jean-Luc Mélenchon et auteur du livre Médias contre médias, La société du spectacle face à la révolution numérique (éd. Prairies ordinaires).

“Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations”

Est-il surprenant que le hashtag #Stopislam ait été finalement partagé dans un but antiraciste ? Selon Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, auteur de La guerre des civilisations n’aura pas lieu : coexistence et violence au XXIème siècle, CNRS Éditions, cette réaction s’inscrit dans la continuité des précédents attentats : “Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations, mais il y a des gens qui luttent contre l’amalgame. Après les attentats du 7 janvier 2015, contrairement aux craintes il y a eu une baisse de l’islamophobie. Ça n’a pas profité au populisme et à l’extrême droite”.

Média horizontal par excellence, Twitter aurait pu être saturé de mini-communiqués haineux contre les musulmans, compte-tenu de l’organisation bien huilée de la fachosphère en matière d’activisme numérique. Mais la réalité est plus nuancée. Depuis les précédentes attaques, le débat a été informé, estime Clément Sénéchal : “Sur Twitter, les communautés d’internautes sont vigilantes. Un discours critique est établi pour lutter contre les amalgames. Les sentinelles antiracistes se mobilisent très régulièrement”.

Attentats Bruxelles : Facebook réactive son dispositif du 13 Novembre

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Aux États-Unis, les jeunes enfants tuent davantage de monde que les terroristes

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Vous avez probablement vu passer l’histoire de cette militante pro-armes à feu blessée par une balle tirée par son fils de quatre ans. L’histoire a beaucoup circulé et a été tournée en ridicule, notamment en raison des déclarations de cette femme par le passé:

«Jamie Gilt, qui a 31 ans, gère un compte Facebook pro-armes –qui n’est actuellement plus public– sur lequel elle avait posté une photo d’elle avec son fils et un fusil. Elle y déclarait: “Même mon fils de 4 ans est tout content de s’entraîner à tirer avec un calibre 22.”»

Quelques jours après l’incident Lindy West, qui défend la régulation des armes à feu a expliqué, dans une tribune sur le site du Guardian, à quel point il pouvait être effrayant «d’élever des enfants dans un pays obsédé par les armes à feu». Le tout avant de publier une statistique assez surprenante: aux États-Unis, les jeunes enfants tuent davantage de monde avec des armes que les terroristes.

Surpris par cette affirmation, nous avons suivi la source. Le lien renvoie vers Snopes.com, un site qui vérifie la véracité des différentes rumeurs qui circulent sur internet. À l’origine de cette vérification, se trouve cette publication d’une page progressiste sur Facebook:
Snopes est donc allé creuser, pour en savoir plus, et il se trouve que Lindy West a bien raison. En 2015: plus de personnes ont été tuées par des jeunes enfants que par des terroristes.

Entre les tueries de Chattanooga et de San Bernardino, dix-neuf personnes ont été tuées (vingt si l’on ajoute la victime américaine des attentats de Paris), souligne Snopes, alors que vingt-et-un jeunes enfants ont tué quelqu’un aux États-Unis, en 2015, selon le décompte d’un journaliste du Washington Post.

Ce qui fait dire à Lindy West:

«Et je dois croire que des réfugiés syriens apeurés sont la vraie menace pour mes enfants? […] L’incident qui s’est produit avec Jamie Gilt est la leçon que mon pays mérite. Quand même des experts n’arrivent pas à se protéger de leurs propres enfants, on devrait envisager cela comme le rappel que les armes sont fondamentalement dangereuses.

Ce sont des machines qui expulsent un projectile créé pour tuer. […] Les États-Unis n’ont pas le droit de faire des leçons de morale alors qu’ils abritent –législativement et culturellement– un système dans lequel des incidents comme celui auquel a eu affaire Jamie Gilt ne sont pas seulement possibles, mais inévitables.»

Slate

Le groupe terroriste PKK dresse une tente à Bruxelles, Erdogan dénonce l’hypocrisie de l’UE

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L’installation d’une tente du PKK en plein Bruxelles a suscité l’indignation d’Ankara. Le chef de l’Etat a dénoncé une ambivalence européenne dans la lutte contre le terrorisme, cinq jours après un attentat qui a frappé la capitale turque.

Le chef de l’Etat turc, Tayyip Erdogan, a dénoncé l’attitude des autorités belges qui ont autorisé des partisans du PKK, un groupe terroriste reconnu comme tel par l’Union européenne, à dresser une tente en plein Bruxelles. Le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, se trouve lui-même dans cette ville pour mener des négociations concernant le plan d’action sur les migrants.

«Nous attendons des pays européens qu’ils fassent preuve d’empathie», a déclaré le président lors d’une cérémonie commémorant l’anniversaire de la bataille des Dardanelles.

«Ils ne sont pas honnêtes, pas sincères. Ils se comportent de manière ambivalente. Aujourd’hui, ils ont retiré le drapeau et les banderoles, mais qui essayez-vous de berner ? Soyez honnêtes, soyez sincères. Vous n’avez pas en face de vous une Turquie dupe. Notez-le bien. Cela s’appelle baisser la garde contre le terrorisme et ces gens-là ont capitulé face au terrorisme», a-t-il fulminé avant de prévenir : «Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara n’explose pas un jour à Bruxelles où les partisans du groupe terroriste sont autorisés à faire un show en plein cœur de la ville».

Erdogan a estimé que la désinvolture de certains pays s’apparentait à «danser sur un champ de mines».

Ankara vient de subir deux attentats en l’espace de trois semaines. Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe satellite du PKK, a revendiqué les attaques qui ont entraîné la mort de 65 personnes au total.

Zaman

Un groupe terroriste kurde proche du PKK, revendique l’attentat sanglant d’Ankara

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Un groupe radical proche PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), revendique ce jeudi l‘attentat à la voiture piégée qui a fait 35 morts dimanche à Ankara.

Dans leur texte, ce groupe a diffusé la photo d’une femme, Seher Cagla Demir, alias Doga Jiyan, âgée de 24 ans, présentée comme l’auteure de l’attaque, confirmant ainsi l’identité de la «kamikaze» publiée par les autorités turques. 

Selon le ministère turc de l’Intérieur, cette femme a été entraînée en Syrie par les Unités de protection du peuple (YPG), bras armé du principal parti kurde de Syrie que la Turquie considère comme un mouvement «terroriste».

Dimanche à 18 h 45 (17 h 45 heure française)), une voiture piégée était venue se faire exploser contre un bus municipal, dans le quartier très fréquenté de Kizilay, siège de nombreux commerces et important noeud des transports en commun de la capitale turque.

Dans un premier temps, cette attaque n’avait pas été revendiquée mais son mode opératoire la rapprochait de celle commise le 17 février dernier, dans le même quartier, qui avait visé des bus transportant des personnels militaires et coûté la vie à 29 personnes. Ce précédent attentat avait déjà été revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe classé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne (UE).

Avant même la revendication officielle de l’attentat de dimanche, les Kurdes étaient accusés par le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu, qui indiquait : «Nous avons des informations concrètes sur le groupe terroriste à l’origine de l’attaque». En riposte, l’aviation turque avait bombardé lundi des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak.

Le Parisien