Netanyahu a assuré lundi que son gouvernement soutenait les colonies comme aucun autre, pour tenter d’apaiser les colons qui risquent de le confronter sous peu à de sérieuses difficultés.
Dans ce souci de calmer les esprits, Netanyahu a annoncé devant le Parlement que son gouvernement avait demandé à la Cour suprême de repousser la date butoir fixée au 25 décembre par la justice pour détruire une colonie sauvage de Cisjordanie occupée. La Cour a précisé dans un communiqué que le gouvernement avait demandé un report de sept mois.
La colonie d’Amona, où vivent entre 200 et 300 Israéliens, au nord-est de Ramallah en Cisjordanie occupée, est devenue un casse-tête pour Netanyahu. Amona est une colonie sauvage, c’est-à-dire illégale non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais des lois qu’Israël applique sur la majeure partie de la Cisjordanie.
La Cour suprême a décidé qu’Amona, construite dans les années 1990, l’avait été sur des terres privées palestiniennes et devait être détruite avant le 25 décembre.
Netanyahu est pris entre d’une part les pressions des habitants qui refusent l’éviction et de l’important lobby des colons, y compris au sein de son gouvernement, et d’autre part celles de la communauté internationale, à commencer par le grand allié américain.
L’affaire est aussi suivie attentivement par la communauté internationale. Celle-ci considère l’installation de près de 600.000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens et la poursuite de la colonisation comme un obstacle majeur au règlement d’un conflit vieux de près de 70 ans.
Un homme accusé de violences avec usage d’une arme comparaissait ce vendredi 28 octobre 2016 au Tribunal de Rouen ( Seine Maritime ), pour avoir failli tuer un « ami » au couteau, deux semaines plut tôt
Les faits se sont produits le vendredi 7 octobre 2016. Sylvain Firmin est attablé avec un ami à la terrasse d’un bar de la rue Saint-Sever à Rouen (Seine-Maritime). C’est un habitué, ayant sombré dans l’alcool depuis qu’il a perdu son emploi… et sa famille. Ce jour-là, une discussion les oppose et une rixe intervient, au cours de laquelle il sort de sa poche le couteau qu’il porte toujours sur lui et frappe son ami à la gorge, le laissant inerte au sol dans une flaque de sang.
Pronostic vital engagé
Les passants, médusés, appellent la police, qui l’interpelle. La victime est transportée à l’hôpital, où on constate que son pronostic vital est engagé. L’accusé reconnaît qu’il avait passé la matinée à boire et marmonne : « Je ne me souviens pas pourquoi j’ai fait ça ».
Aujourd’hui, si la victime est sauvée d’un destin fatal, le procureur soutient que « l’accusé est ingérable quand il a bu », et qu’une peine significative doit lui être infligée. La défense cherche à relativiser l’acte :« Mon client ne voulait pas en arriver là ».
Au final, le tribunal condamne Sylvain Firmin à 36 mois de prison dont dix huit avec sursis, assortis d’une obligation de soins psychiatriques.
L’Institut Fraser, un organe privé spécialisé dans la qualité de vie des Canadiens, a dévoilé, samedi 29 octobre, son classement annuel des meilleures écoles secondaires (équivalent du collège) du Québec. L’école privée Jeunes Musulmans Canadiens (JMC) se hisse à la seconde place concernant les écoles privées.
Fondée en 2000 par Layla Sawaf, la JMC est une école mixte qui affiche des résultats de 100 % de réussite aux examens nationaux. Les élèves bénéficient de classes à effectifs réduits, en moyenne 15 par classe, et peuvent suivre des cours de religion et de langue arabe. Les parents y inscrivent leurs enfants pour un coût total de 4 500 dollars canadiens par an (3 070 euros).
« Cela fait 11 ans qu’on demande la subvention mais on revient le panier vide. (Cette) deuxième place au classement Fraser montre les efforts au sein de notre établissement et qui doivent être pris en compte », témoigne Mohamed Najhi, conseiller pédagogique.
Le procès du controversé député néerlandais Geert Wilders pour discrimination et incitation à la haine s’est ouvert lundi matin, en son absence, à quelques mois des élections législatives.
Le député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders change de tactique : il a annoncé qu’il serait absent du procès qui lui a été intenté, suite au dépôt de quelque 6 400 plaintes, pour discrimination, incitation à la haine et insultes. Les audiences prévues – une douzaine au total – devaient commencer lundi 30 octobre, dans un tribunal hautement sécurisé de Schiphol.
Alors qu’il se présentait jusque-là comme l’apôtre de la « parole libre » et devait, pensait-on, utiliser ce procès pour défendre son projet anti-immigration et anti-islam, le dirigeant du Parti pour la liberté (PVV) a indiqué qu’il serait seulement représenté par son avocat. Le ministère public pourrait toutefois exiger sa comparution s’il la jugeait indispensable.
M. Wilders dénonce le « procès politique » qui lui a été intenté et entend seulement s’expliquer devant ses collègues du Parlement de La Haye. Il affirme, en outre, que ce qui lui est reproché – vouloir « moins de Marocains » aux Pays-Bas – figure depuis longtemps dans le programme de son parti. Dans une lettre diffusée vendredi 28 octobre, il écrivait :
« C’est mon droit et mon devoir, en tant qu’homme politique, de parler des problèmes de notre pays. »
« Je n’ai rien dit de mal, des millions de Néerlandais – 43 % de la population – veulent moins de Marocains, poursuit l’allié du Front national au Parlement européen. Pas parce qu’ils détestent les Marocains ou veulent qu’ils quittent tous le pays, mais parce qu’ils en ont assez de la terreur que font régnertellement de Marocains. » Ce qu’il a rappelé lundi matin avant l’ouverture de son procès dans un message en néerlandais et en anglais diffusé sur Twitter : « Les Pays-Bas ont un mégaproblème avec les Marocains. Se taire à ce propos est lâche. » Une sorte de pied-de-nez au tribunal, qui a indiqué qu’il rendrait son arrêt le 9 décembre.
« Figure carnavalesque »
Le procès porte, en fait, sur des propos tenus en mars 2014, à La Haye. M. Wilders avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ». Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu en souriant : « Nous allons nous en charger ».
Acquitté lors d’un autre procès pour racisme, en 2011, le dirigeant populiste n’a, en tout cas, pas changé de cap. Au cours des derniers mois, il a répété que son objectif était de faire fermer toutes les mosquées des Pays-Bas et interdire le Coran. Cela lui a attiré les foudres de tous les partis, mais pas la disgrâce des électeurs potentiels : des sondages organisés en vue des législatives, qui auront lieu en mars 2017, affirment que le PVV reste la première formation du pays, devant le parti libéral du premier ministre Mark Rutte.
Il apparaît toutefois de plus en plus improbable que la formation populiste de M. Wilders puisse arriver un jour au pouvoir, même si son chef, qui se voit premier ministre, affirme l’inverse. Tous les partis rejettent désormais l’idée de gouverneravec lui. M. Rutte avait tenté de bâtir, en 2010, une coalition soutenue de l’extérieur par M. Wilders.Il a dû rapidement constater son erreur.
Le dirigeant du PVV encourt une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, une amende de plus de 20 000 euros ou un peine de travaild’intérêt général. « S’il est acquitté, comme la première fois, cela renforcera certainement sa popularité, mais s’il est jugé coupable, cela découragera les gens de voter pour lui », a expliqué à l’AFP Meindert Fennema, auteur d’une biographie (non traduite) du dirigeant.
« Le PVV est un parti protestataire et sa chance de revenir au pouvoir m’apparaît nulle, écrit quant à lui l’historien et commentateur Maarten van Rossem. Wilders n’est plus un politique sérieux, mais seulement une figure carnavalesque, ce qu’il a, en fait toujours été. Cela n’empêche pas que l’on doive se demander d’où vient la colère qui anime ses supporteurs. »
L’Office européen de lutte antifraude (Olaf) soupçonne Marine Le Pen, députée européenne et patronne du Front national d’avoir salarié deux assistants aux frais du contribuable européen, alors qu’ils travaillaient pour le parti. La somme réclamée atteint 339 000 €.
L’Olaf a demandé en août au Parlement européen de lancer une procédure de recouvrement à l’encontre de Marine Le Pen. Dans la foulée, il a prévenu la présidente du FN qui n’a pour le moment pas répondu, toujours selon les deux médias. Le montant réclamé correspond aux salaires versés entre 2010 et 2016 à deux assistants de Marine Le Pen : Catherine Griset et Thierry Légier.
Volet judiciaire en France
La première, ex-belle soeur de la patronne du FN était, sur la période visée par l’Europe, responsable du secrétariat de Marine Le Pen, avant de devenir en février 2015, sa chef de cabinet. Or, d’après Marianne, son job d’assistante parlementaire était un « contrat à temps plein équivalent ».
Quant à Thierry Légier, garde du corps pendant vingt ans de Jean-Marie Le Pen, il était chargé de la protection de la présidente du FN. Et dans le même temps, il devait la suppléer et tenir sa permanence à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) quand elle n’y était pas, au titre d’assistant local de l’eurodéputée. Cette situation aurait durer quelques mois, à partir de la fin 2011.
L’Olaf a transmis un « rapport d’enquête administrative » à la justice française, le 26 juillet, selon Marianne. Car les suspicions concernant Marine Le Pen et ses deux assistants pourraient s’inscrire dans le cadre d’investigations sur « l’affaire des assistants parlementaires FN » qui a entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris en 2015.
L’enquête française porte alors sur des faits qui débutent au début de l’actuelle mandature, en juillet 2014. ont été étendues, fin août, à des faits couvrant désormais la période 2010-2016.
Kris V.M. sera fixé sur son sort le 29 et 30 novembre prochain.
Les faits remontent à janvier 2014. Kris V.M. a décapité sa petite amie dans sa maison située à Vurste (près de Gavere, Flandre-Orientale). Au cours de ses premières déclarations, il a justifié son acte en répétant avoir tué un « vampire », peut-on lire dans HLN.
En juin dernier, la Chambre a décidé de ne pas porter cette affaire devant la cour d’assises, mais plutôt de la traiter au tribunal correctionnel. L’affaire sera donc jugée à Gand le 29 et 30 novembre.
Est-il vraiment sain d’esprit?
Les avocats de Kris V.M. ont déjà annoncé qu’ils demanderaient l’internement de leur client. Plusieurs psychologues et psychiatres ont jugé que l’individu de 39 ans était sain d’esprit. Mais la défense exige d’entendre les avis des psychologues, des psychiatres et d’autres experts privés au tribunal.
Le 29 et 30 novembre prochain, dix experts médicaux discuteront de l’état de santé mental de l’accusé, comme c’est généralement le cas en cour d’assises. Le procureur aurait également souhaité entendre l’avis des policiers présents sur les lieux du crime mais le tribunal a estimé que ce n’était pas nécessaire pour faire la lumière dans cette sombre affaire.
Présenté mercredi par l’Autorité Israélienne des Antiquités, ce papyrus soulève beaucoup d’interrogations…
Un papyrus d’une valeur inestimanble ou un simple faux ? Il a été présenté comme l’objet portant la plus ancienne mention non religieuse de Jérusalem. Mais le papyrus saisi en 2012 et présenté mercredi par l’Autorité Israélienne des Antiquités (AIA) comme datant du VIIe siècle avant J.-C.a soulevé bien des doute chez plusieurs archéologues.
«Une carte-postale du passé adressée à l’Unesco»
Ce document avait été présenté quelques heures après l’adoption par l’Unesco d’une résolution sur Jérusalem-Est qui, selon des responsables israéliens, ignore « le lien millénaire entre les juifs et la ville sainte », en reconnaissant les sites de Jerusalem par leur appellation arabe.
Netanyahu avait affirmé que ce papyrus constitue «une carte-postale du passé adressée à l’Unesco» et sa ministre de la Culture, Miri Regev, l’avait qualifié de «preuve que Jérusalem a été et restera toujours la capitale éternelle du peuple juif».
Mais «comment peut-on savoir qu’il ne s’agit pas d’un faux destiné au marché des antiquités?», se demandait pourtant vendredi dans le quotidien Haaretz le professeur Aren Maier, spécialiste d’archéologie à l’université de Bar Ilan. Il a critiqué l’AIA pour avoir rendu public ce document «alors qu’il était clair à l’avance qu’il susciterait une controverse».
La datation au carbone insuffisante
Pour lui, la datation au carbone 14 est insuffisante: «Il y a de nombreux exemples d’inscriptions rajoutées sur d’anciens supports». Christopher Rollston, professeur à l’université américaine George Washington, a souligné que l’on pouvait facilement acquérir sur internet d’anciens papyrus et y ajouter une inscription.
Une infirmière a été arrêtée et inculpée au Canada pour le meurtre de huit personnes âgées dans des maisons de retraite de la province de l’Ontario, a annoncé mardi la police. Ces meurtres auraient été commis entre 2007 et 2014 dans deux maisons de retraite des villes de London et Woodstock, au sud-ouest de Toronto, où travaillait cette infirmière, ont indiqué des représentants de la police de l’Ontario.
La prévenue, Elizabeth Wettlaufer, âgée de 49 ans, a été inculpée de huit chefs d’accusation pour homicide. Elle a brièvement comparu mardi matin devant un tribunal et a été placée en détention.
Les victimes, des femmes et des hommes, avaient entre 75 et 96 ans. Elles ont succombé « à la prise de médicaments », a dit un détective, Dave Truax, lors d’une conférence de presse télévisée.
Bien que « l’enquête se poursuive », la police croit à ce stade « que toutes les victimes ont été identifiées », a-t-il déclaré. La police ne prévoit pas d’exhumer les restes des victimes dans le cadre de l’enquête.
Dès 1867, Bartholdi réalise l’esquisse d’un projet qui deviendra bien plus tard sa Miss Liberty de New York. Sauf qu’il imagine alors sa statue en Egypte, posée devant l’entrée du nouveau canal de Suez. Le scuplteur alsacien est fasciné par ce pays où il a entrepris un long voyage. Il compte baptiser son oeuvre « L’Egypte apportant la lumière à l’Asie ». Il s’agit d’une femme colossale brandissant une torche à bout de bras, et la tête en partie recouverte d’un voile. Son projet sera refusé par Ismaël Pacha.
Les faits se sont déroulés à partir de 2014, à Lorient et Inzinzac-Lochrist. L’homme, issu de la communauté des gens du voyage et déjà condamné à une vingtaine de reprises, était poursuivi pour avoir violé et frappé celle qui était alors sa concubine, aujourd’hui âgé de 25 ans, et qui n’est autre que la fille du nouveau compagnon de sa mère.
Sa précédente concubine, avec qui il a eu deux enfants, se portait aussi partie civile pour les mêmes faits. Anthony Guénaff a obligation de se soigner et interdiction de paraître dans le Morbihan et de contacter les victimes à l’issue de son incarcération.
« Ce n’était que des mots. Évidemment, je ne les pensais pas. » Robert* regrette ce qu’il a dit à son épouse, le 2 mai 2016 à Étain, chez lui, devant témoins : « Je vais la tuer, la décapiter et l’enterrer vivante. » De simples mots qui lui valent une comparution pour menaces de mort devant le tribunal correctionnel de Verdun. Mais aussi pour harcèlement.
Pour menaces de mort et harcèlement, Robert écope de six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Il devra soigner son alcoolisme sous peine de passer quelques mois derrière les barreaux.
Bavure ou légitime défense ? La justice s’est donné du temps pour trancher, en poursuivant l’enquête ouverte en flagrance pour « homicide volontaire » après la mort, vendredi soir à Echirolles, d’un forcené de 51 ans, tué de plusieurs balles par la police.
Placés en garde à vue après les faits, les cinq policiers présents sur les lieux du drame ont été relâchés samedi en début d’après-midi. Un drame qui intervient en pleine crise sur les moyens accordés à la police, où certains fonctionnaires demandent une redéfinition de la légitime défense.
Vendredi, vers 20 heures, ces policiers de la BAC (brigade anticriminalité) et de la section d’intervention sont appelés pour un problème de voisinage qui dégénère dans un quartier pavillonnaire d’Echirolles, une commune proche de Grenoble.
Lorsqu’ils arrivent au 27 de la rue Baudelaire, ils se retrouvent face à un homme visiblement éméché et très excité, qui brandit une machette dans le jardin de sa maison. Après l’avoir convaincu de lâcher sa machette, l’individu aurait, selon les policiers, « sorti une arme de derrière son dos». C’est alors que les fonctionnaires de police, positionnés en colonne derrière deux boucliers balistiques, ont tiré au fusil d’assaut HK G36 et au pistolet automatique. Le quinquagénaire, touché par plusieurs projectiles au thorax et à la tête, décède sur le coup.
La victime aurait brandi un pistolet d’alarme
Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, décide alors de placer en garde à vue les cinq policiers « afin de déterminer avec précision les circonstances du drame et mener une enquête objective ». L’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale, est saisie.
Jean-Pierre Ferrara, la victime, père de quatre enfants, était carrossier à la Sémitag, le réseau de transport en commun grenoblois. Il n’était pas connu des services de police.
Son épouse, Coralie, qui n’était pas présente au moment du drame, dénonce une bavure policière : « Pour moi, c’est une grosse bavure. Vous vous rendez compte, il a été touché par au moins cinq balles ! Alors qu’ils auraient pu seulement le blesser. Ce n’était pas un homme méchant. Je n’ai jamais vu d’arme à la maison. Je vais porter plainte pour que justice soit faite. Mon mari allait être grand-père. Il laisse quatre enfants. Je suis en colère. Je leur en veux. J’ai toujours été pour la police. Mais là, ça a été trop fort. »
L’avocat des policiers, Me Arnaud Lévy-Soussan, estime en revanche que « la légitime défense ne fait aucun doute ». L’arme brandie par le forcené est un pistolet d’alarme. « Si plusieurs policiers ont tiré en même temps, c’est qu’ils ont tous estimé que la menace était réelle. Dans ce genre de situation, il faut réagir très vite. Sinon, on se retrouve avec la mort d’un policier », explique Yannick Biancheri, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP-Police-FO. Des expertises balistiques vont être effectuées. « Les résultats de l’enquête seront connus d’ici quelques semaines », a précisé le procureur.
De la Guerre de Sécession aux protestations actuelles contre les violences policières, en passant par Rosa Parks, Martin Luther King et Barack Obama, le sort des des esclaves venus d’Afrique et de leurs descendants est au cœur de l’élection présidentielle du 8 novembre.
cause d’une simple histoire de couleur de peau, l’arrivée à la Maison-Blanche d’Obama, en 2008, a été un symbole d’une force extraordinaire. Les cas innombrables de violences policières touchant toujours des Afro-Américains prouvent que les symboles ne suffisent pas toujours à changer la réalité des choses. « Black lives matter », dit le slogan forgé en 2013, après l’une de ces affaires. Trois ans plus tard, après d’autres morts, des manifestants continuent de défiler pour rappeler que « les vies noires comptent » à un pays qui semble avoir du mal à l’admettre. L’obsédante « question noire » est une vieille affaire aux Etats-Unis. La plupart des Européens ignorent à quel point son histoire a été brutale.
Elle prend racine dans ce que, par euphémisme, Jefferson, un des pères de l’indépendance, appelait « l’institution particulière ». L’esclavage est pratiqué massivement par les Etats du Sud et, pour ne pas se les aliéner, la Constitution adoptée en 1787, qui prétend célébrer la liberté et l’égalité, n’ose pas le supprimer. Durant tout le XIXe siècle, le fossé se creuse entre une Amérique du Nord-Est qui s’industrialise et les régions dont l’économie de plantation – tabac, et surtout coton – repose sur la main-d’œuvre servile.
La rupture a lieu en 1860 quand Lincoln, un républicain qui a fait campagne sur le thème de l’abolition, se fait élire à la Maison-Blanche. Sept puis onze Etats du Sud se retirent de la fédération pour former les « Etats confédérés d’Amérique », un nouveau pays qui entre en guerre avec celui qu’il vient de quitter. C’est la guerre de Sécession (1860-1865), sanglante, meurtrière, qui se termine par la victoire écrasante du Nord et la réalisation d’une promesse : en 1865 le 13e amendement abolit l’esclavage. Sortis des chaînes, 4 millions d’êtres humains pensent qu’ils vont enfin devenir des citoyens à part entière d’un pays où on les a installés de force.
Racisme d’Etat
Pendant une petite décennie, la période dite de « la Reconstruction », ils ont pu y croire. Les premières élections auxquelles les Noirs participent, massivement, portent au pouvoir des élus de couleur. L’idée est insupportable aux anciens maîtres. Dès que l’occupation par les armées du Nord cesse, en 1877, le vieux Sud met en place un effrayant racisme d’Etat qui vise à rappeler à chacun quelle est sa place dans la société. C’est le temps de la ségrégation. Elle a une face institutionnalisée, avec ses lois qui tracent partout, dans les bus, les écoles, les toilettes et même les cimetières une ligne de séparation entre « white » et « colored ».
Elle a aussi une face retorse. Le 15e amendement interdit spécifiquement que quiconque soit exclu du vote en fonction « de sa race ». Les Etats du Sud le bafouent par tous les moyens. Soit ils utilisent la ruse, en imposant par exemple aux électeurs noirs des tests d’alphabétisation, délibérément infaisables, dont les Blancs sont dispensés. Soit ils utilisent l’intimidation physique.
Dans ce monde, la violence est l’arme constante des dominants. Quand elle n’est pas le fait du Klu Klux Klan – il disparaît dans les années 1870 mais ressuscite dans les années 1920 –, elle est pratiquée par des foules entières, qui estiment de leur droit de se faire justice soi-même. Des années 1880 aux années 1950, environ 4.000 Noirs, hommes, adolescents, sont victimes de lynchages, c’est-à-dire qu’ils sont brûlés, torturés à mort ou encore pendus lors de cérémonies publiques auxquelles les foules blanches se pressent, le plus souvent en famille. Un quart de ces exécutions sont motivées par des accusations, fondées ou infondées, d’agressions sexuelles envers des femmes blanches.
La loi et les faits
Dès la fin du XIXe siècle, par centaines de milliers, les Noirs quittent ces terres de malheur pour tenter leur chance dans les grandes villes industrielles du Nord comme Chicago ou Detroit. Ils y découvrent les emplois sous-payés et les ghettos d’un monde où l’exclusion ne passe pas par la loi, mais par l’économie. Le racisme ne s’arrête pas, en effet, aux frontières du Sud. Comment oublier que la Cour suprême fédérale elle-même a pu, dans un arrêt de 1896, approuver la ségrégation ? Comment oublier que l’armée américaine, qui est entrée dans deux guerres mondiales au nom de la justice et du droit, était une armée dans laquelle les soldats noirs n’étaient armés que par exception, parce qu’on avait peur de ce qu’ils pouvaient faire avec un fusil ?
Depuis toujours, des militants courageux ont lutté pour abattre ces murs d’injustice. Il faut attendre les combats éclatants des années 1950-1960 – Rosa Parks, qui refuse de se lever devant un Blanc dans un bus de l’Alabama ou l’immense « marche pour les droits civiques », conduite par Martin Luther King, qui aboutit à Washington en 1963 – pour que les pouvoirs publics se décident à agir. En 1964, le Civil Rights Act, signé par le président Johnson, déclare illégale toute discrimination. Plus d’un demi-siècle plus tard, l’actualité prouve que les faits ont du mal à suivre la loi.
« L’UE défend la liberté d’expression et d’association, conformément à la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne, qui s’applique aux Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) menées sur ce territoire », a déclaré la diplomate en réponse à une question écrite d’eurodéputés.
« L’UE rejette les tentatives de la campagne BDS pour isoler Israël et est opposée à tout boycott d’Israël », a-t-elle toutefois cru bon de nuancer.
Une lettre signée par plus de 30 eurodéputés avait appelé Fédérica Mogherini à prendre des dispositions pour assurer la liberté d’expression du mouvement antisémite BDS.
Jenny Tonge a été suspendue par les Libéraux Démocrates. Les Tories et l’ambassade israélienne protestent contre une réunion de la Chambre des Lords où un membre de l’audience a comparé Israël à l’EI.
Le parti Libéral-Démocrate a suspendu jeudi un de ses membres, anti-israélien, de la Chambre des Lords, la baronne Jenny Tonge, quarante-huit heures après qu’elle ait tenu une séance au Parlement durant laquelle un membre du public a été applaudi pour avoir clamé que les Juifs portent la responsabilité de l’Holocauste et pour avoir comparé Israël à l’Etat islamique.
Tonge, qui siège en tant qu’indépendante à la Chambre des Lords après avoir démissionné du groupe parlementaire du parti en raison de propos anti-israéliens en 2012, présidait cette réunion organisée par le Centre pour le Retour des Palestiniens.
Cette rencontre marquait le point de départ d’une campagne appelant le gouvernement britannique à présenter des excuses pour la Déclaration Balfour de 1917 affirmant le droit du peuple juif à retrouver un foyer dans la Palestine d’alors.
La Fédération sioniste de Grande-Bretagne a salué cette suspension, affirmant dans un communiqué transmis aux medias jeudi dans la soirée que la mesure contre Tonge « souligne la pure laideur de la réunion de défense des droits de l’Homme » à laquelle elle s’est rendue.
« Depuis des années, ces événements ont eu lieu en servant de caisse de résonnance à des interlocuteurs qui concourent les uns les autres à celui qui fera les déclarations les plus ignorantes, les plus grotesques et les plus offensantes concernant Israël », lit-on dans le communiqué.
L’ambassade israélienne à Londres s’est simplement contentée pour sa part d’expliquer en réponse au communiqué annonçant la suspension que « l’antisémitisme ne pourra jamais être toléré ».
La teneur des paroles prononcées lors de cette réunion, qui a été diffusée en direct sur Facebook par le Centre pour le Retour des Palestiniens, a été évoquée jeudi à la Chambre des Communes.
Le « dégoût » d’Israël entraîne la hausse de l’antisémitisme britannique, selon une baronne
L’ancien parti des Libéraux démocrates de Jenny Tonge se distancie de ses remarques
La hausse de l’antisémitisme en Europe reflète le « dégoût » de la population générale devant le traitement des Palestiniens par le gouvernement israélien, a déclaré lundi une membre controversée de la Chambre des Lords de Grande-Bretagne.