Bourges : un sympathisant FN devant le tribunal après des violences en réunion

Un homme présenté comme un « sympathisant du Front national » est convoqué devant le tribunal après l’agression, le 5 novembre dernier à Bourges, d’un militant du Parti communiste, quelques heures après un rassemblement anti-migrants, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

5920647-dissoudre-des-groupes-d-extreme-droite-un-geste-politique

Trois hommes avaient agressé le responsable des Jeunes communistes du Cher et l’avaient frappé alors qu’il marchait avec deux amis. Trois jours d’incapacité totale de travail lui avaient été prescrits.

Le rassemblement anti-migrants, organisé par le Front national, avait suscité un contre-rassemblement à l’appel de partis et d’organisations de gauche. L’agression s’était produite dans ce contexte, quelques heures après les rassemblements et à distance du lieu où ceux-ci s’étaient déroulés.   La police avait ouvert une enquête après la plainte du militant communiste.

Identifié grâce à une vidéo tournée lors des deux rassemblements et interpellé mardi, l’agresseur présumé, un jeune homme de 21 ans, a reconnu avoir frappé la victime, selon la police. Il a en revanche refusé de donner le nom des deux autres agresseurs.

Selon le parquet, cet homme est un « sympathisant du Front national, mais pas un adhérent ». Il comparaîtra  en mai 2017 devant le tribunal correctionnel de Bourges pour violences volontaires en réunion.

BFM

Corps carbonisés, villages incendiés : les musulmans Rohingyas massacrés par l’armée birmane

Plusieurs photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux ce week-end témoignent d’une nouvelle flambée de violence dans l’État de Rakhine, en Birmanie.

burnt_corpse_1.jpg

 

C’est là le dernier épisode d’une longue et brutale répression exercée par l’armée birmane à l’encontre de la minorité musulmane Rohingya. Comme des centaines de Rohingyas, deux de nos Observateurs ont fui leur village suite aux récentes attaques.
Au moins 69 civils et 17 soldats ont trouvé la mort dans des raids menés par l’armée le week-end dernier en Birmanie, d’après les chiffres avancés par les médias officiels.

Selon les militaires, les victimes étaient des « assaillants violents » et les attaques avaient pour but d’éradiquer le terrorisme dans l’État de Rakhine. Ces opérations font en effet partie d’une vaste campagne menée depuis le mois d’octobre par l’armée contre un prétendu groupe terroriste appelé Aqa Lul Mujahidin. Ce nouveau groupe aurait des liens avec l’Organisation pour la Sécurité des Rohingyas, un groupe armé actif dans les années 1990, mais plus ces dernières années.

France 24

 

L’entourage de Donald Trump envisage de relancer le fichage des musulmans

Selon un de ses conseillers, son administration songe à réactiver un fichier ciblant les immigrants de certains pays, créé après le 11 septembre 2001. Durant sa campagne, le candidat a promis d’interdire l’accès du territoire américain aux musulmans, puis aux ressortissants de pays où sévit le « terrorisme islamiste ».

donald-trump-elu-president-des-etats-unis-arrive-pour-faire-une-declaration-le-9-novembre-2016-a-new-york_5740017

«Le jour où ils créeront une base de données des musulmans, j’irai m’enregistrer comme musulman», a déclaré récemment Jonathan Greenblatt, le président de l’organisation antiraciste américaine Anti-Defamation League. Ces derniers jours, la phrase «First they came for the muslims» («D’abordils sont venus chercher les musulmans»), référence au poème antinazi de Martin Niemöller, est devenue très populaire sur Twitter.

La promesse d’une «base de données des musulmans» a été une des plus explosives de toute la campagne de Donald Trump, et on en sait un peu plus désormais sur ce qu’entend mettre en place la nouvelle administration: pour résumer, une politique qui existait déjà lors de la dernière décennie, a été jugée discriminatoire à l’époque par les organisations de protection des droits de l’homme et inefficace par l’administration qui l’appliquait.

Un système déjà en place après le 11-Septembre

Le secrétaire d’État du Kansas Kris Kobach, artisan de quelques-unes des lois sur l’immigration les plus restrictives des années 2000 et conseiller de Trump sur les questions d’immigration, a expliqué à l’agence Reuters que la nouvelle administration (dans laquelle il pourrait devenir ministre de la Justice) réfléchissait à réactiver le National security entry-exit registration system (NSEERS). Un système de contrôle des immigrants mis en place après le 11 septembre 2001, et qu’il avait lui-même contribué à façonner en tant que conseiller de l’administration Bush.

Le même système était imposé à des citoyens déjà présents sur le territoire avec un visa non-résident (tourisme, travail, étudiant…), qui devaient notamment signaler certains de leurs déplacements, comme leurs déménagements

Ce système créait un fichier avec une triple identification (empreintes digitales, photographie et interrogatoire poussé) pour des citoyens de 25 pays lors de leur entrée sur le territoire américain. Le même système était imposé à des citoyens des mêmes pays déjà présents sur le territoire avec un visa non-résident (tourisme, travail, étudiant…), qui devaient notamment signaler certains de leurs déplacements, comme leurs déménagements. Il ne ciblait pas explicitement les musulmans mais 24 des 25 pays cités étaient arabes, du Maghreb à l’Asie du Sud-Est en passant par le Moyen-Orient, le vingt-cinquième étant la Corée du Nord.

Selon NBC News, plus de 80.000 personnes avaient été fichées dans ce cadre. Aucune n’avait été poursuivie pour des faits de terrorisme, mais 13.000 personnes avaient été déportées pour violation des lois sur l’immigration. Le programme a été vidé de sa substance en 2011, mais n’a jamais été complètement abrogé.

Au mauvais souvenirs des camps d’internement

Comme l’explique The Hill, Trump avait beaucoup varié sur le sujet durant la campagne, donnant parfois l’impression qu’il voulait ficher tous les musulmans du pays ou interdire l’immigration de tous les pays à majorité musulmane. Quand un journaliste l’avait interrogé en lui demandant en quoi ce fichage différerait de celui des Juifs sous le nazisme, il avait eu une réponse évasive.

Et histoire d’ajouter aux craintes que suscitent ce genre de fichiers chez beaucoup de citoyens, les soutiens de Trump citent des exemples qui rappellent des périodes sombres de l’histoire des États-Unis: sur Fox News, Carl Higbie, le porte-parole d’un lobby pro-Trump, a défendu les intentions de l’administration en rapppelant que l’Amérique avait pratiqué des politiques du même genre pendant la Seconde Guerre mondiale vis-à-vis des personnes d’origine japonaise. 120.000 personnes avaient alors été internées dans des camps, dans ce que Ronald Reagan avait qualifié quarante ans plus tard de «grande injustice» de l’histoire américaine. Après les attentats de Paris, de nombreux politiques avaient appelé à la création de camps du même genre pour les immigrants du Moyen-Orient.

Slate

Haine raciale contre les marocains : 5.000 € d’amende requis contre Geert Wilders

5991906lpw-5991905-article-jpg_3865845

Le ministère public néerlandais a requis jeudi une amende de 5.000 euros mais pas de peine de prison à l’encontre du député d’extrême droite Geert Wilders lors de son procès pour discrimination et incitation à la haine à la suite de ses propos de 2014 sur les Marocains. Le dirigeant du Parti pour la Liberté (PVV) avait alors remis en cause le droit fondamental de ces derniers à exister en promettant qu’il y en aurait « moins » dans son pays à l’avenir.

Les procureurs néerlandais estiment que les trois chefs d’inculpation sont prouvés et que les propos incriminés avaient été tenus dans l’intention délibérée de viser un groupe ethnique particulier, en infraction avec la Constitution.

Au cours d’une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye, cet homme de 53 ans, absent à son procès, avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ».

Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu dans un sourire : « Nous allons nous en charger ».

Ces propos avaient suscité le dépôt de 6.400 plaintes par des citoyens et des organisations.

Il s’agit du deuxième procès de ce type pour l’élu, relaxé en 2011.

Il encourt un maximum de deux ans d’emprisonnement ou une amende de plus de 20.000 euros, mais une peine sévère est peu probable, d’après les experts. Le verdict est attendu pour le 9 décembre.

Au parlement, les députés du PVV ont manifesté à la suite de ce réquisitoire en déployant une affiche de leur chef de file barré d’une croix rouge, comme privé de sa liberté d’expression.

LaLibre

USA : inculpation de 2 néonazis qui voulaient décapiter et tuer une centaine d’afro-Américains

Ils voulaient tuer 102 afro-Américains et finir par Obama, ils sont poursuivis pour sept chefs d’accusations…

1244815566470.jpg

Ils voulaient tuer 102 afro-Américains et finir par Barack Obama. Ils ont été inculpés au lendemain de l’élection de leur cible à la présidence des Etats-Unis. Les deux jeunes néonazis seront poursuivis pour sept chefs d’accusation.

Parmi ceux-ci, «menaces contre un candidat à la présidence», «possession illégale d’arme à feu» et «complot pour vol d’arme». Ils encourent cinq ans de prison pour les menaces, et cinq à dix ans pour chacun des autres chefs d’accusation.

Un mois de conspiration pour une mission-suicide

Daniel Cowart, 20 ans, et Paul Schlesselman, 18 ans, comptaient dévaliser une armurerie, puis tuer par balles 88 Noirs et en décapiter 14 autres, «en visant notamment une école majoritairement afro-américaine», d’après les autorités. Ils ont été arrêtés en possession de plusieurs armes à feu dont un fusil à canon scié.

D’après le procès-verbal, «les accusés ont assuré qu’ils étaient prêts à mourir durant cette tentative d’assassinat». Les deux jeunes prévoyaient de foncer en voiture sur Barack Obama et de lui tirer dessus depuis la fenêtre de leur véhicule. Ils comptaient tous deux porter pour l’occasion un smoking blanc et un haut-de-forme.

20 Minutes

Suède: un journaliste inculpé pour avoir ramené un enfant syrien

Un journaliste de la télévision suédoise a été inculpé pour aide à l’immigration illégale après avoir ramené de Grèce un enfant réfugié syrien, un délit passible d’une peine de prison ferme, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Suède-migrants-contrôles-frontières-e1447422136232.jpg

Fredrik Önnevall réalisait un documentaire sur la réponse des partis nationalistes européens à la vague migratoire au printemps 2014 quand il a rencontré en Grèce un jeune Syrien de 15 ans, « Abed« . Avec deux de ses collègues, également inculpés, il lui a permis de gagner la Suède.

« De manière préméditée, (ils ont) aidé un étranger (…) à (entrer) en Suède via Malmö bien que cette personne n’eût ni passeport, ni aucune autorisation pour rentrer dans ce pays« , explique l’acte d’accusation. Le journaliste, qui encourt trois mois de prison ferme, plaide non-coupable.

« En tant qu’être humains, nous avons senti que nous devions le faire pour un garçon qui se trouvait dans une situation d’urgence« , s’est-il justifié à la télévision.

Une vague de sympathie 

La diffusion de son documentaire en janvier 2015 avait suscité une vague de sympathie mais c’est aussi à cette époque qu’une plainte avait été déposée. « Beaucoup (de Suédois) se demandaient ce qu’ils auraient fait si un garçon les suppliait de l’aider et qu’ils étaient les seuls à pouvoir le faire« , rappelle-t-il.

Fredrik Önnevall a auparavant affirmé qu’il n’avait pas agi comme un passeur puisque ni lui ni ses collègues n’avait accepté d’argent.

« Il suffit d’aider quelqu’un à passer une frontière dans un pays européen » pour que le délit d’aide à l’immigration illégale soit constitué, souligne auprès de l’AFP la procureure en charge du dossier, Kristina Amilon.

RTBF

Maroc : la poubelle de l’Europe ?

Alors que la COP22 s’ouvre à Marrakech, le Maroc serait-il en passe de devenir la « poubelle de l’Europe » ? C’est ce que craignent les défenseurs marocains de l’environnement.

La signature d’un accord bilatéral prévoyant l’importation de déchets provenant d’Italie vers le Maroc suscite de nombreuses inquiétudes.

Ces déchets, destinés à servir de combustibles dans les cimenteries du pays, viennent en effet de Naples, en Italie, une région où la mafia locale a pendant de nombreuses années proposé à des entreprises d’enterrer leurs déchets de tout type à moindre coût.

Info Arte

La maire qui attaque Assa Traoré en justice, partage un post qui appelle les « citoyens de souche à s’armer »

Très critiquée pour son silence après la mort d’Adama Traoré, décédé lors de son interpellation en juillet dernier, la maire de Beaumont-sur-Oise a décidé d’attaquer la famille en justice.

Capture d’écran 2016-11-17 à 16.27.30.png

L’édile UDI de la ville, Nathalie Groux, souhaite déposer une plainte pour diffamation contre Assa Traoré après des propos tenus dans l’émission de Canal+ Le Gros Journal diffusée le 28 septembre.

«Elle se met du côté des gendarmes»

Dans ce programme animé par Mouloud Achour, Assa Traoré regrette l’absence de soutien de la part des autorités et notamment du gouvernement et accuse la maire de la ville d’avoir pris le parti des gendarmes:

«Nous sommes des habitants de Beaumont depuis presque 30 ans, mais nous avons été traités comme des inconnus (…) Nous n’avons toujours pas eu de condoléances, nous avons des bâtons dans les roues depuis le début, dès qu’on veut mettre quelque chose en place. Donc la maire a choisi son camp et de quel côté elle se met, du côté des gendarmes. Ce qui veut dire du côté de la violence policière.»

Aucune condoléances de la part de la maire

Depuis le décès d’Adama Traoré, l’édile a été critiquée par une partie de ses administrés qui lui reprochent de ne pas s’être exprimée sur la mort de cet habitant, ni d’avoir participé aux différentes marches de soutien. Après un appel au calme lancé suite à plusieurs échauffourées dans la ville, elle avait systématiquement refusé de répondre à la presse. Son compte Facebook, contenant des publications controversées repérées par la militante Sihame Assbague, a par ailleurs été désactivé ce jeudi.

Buzzfeed

«Les anciens du GUD au coeur de la campagne de Marine Le Pen»

Les anciens du GUD (groupe union défense, un groupuscule étudiant d’extrême droite radicale) sont plus que jamais présents au cœur de la campagne de Marine Le Pen.

croix-celtique

Axel Loustau, un de ses anciens chefs de file, va par exemple s’occuper des finances : il est déjà trésorier de Jeanne, le microparti de Mme Le Pen.

Frédéric Chatillon, lui, ami de jeunesse de la présidente du FN, patron de la société Riwal, a laissé entendre de son côté qu’il pourrait être salarié de la campagne : comme Axel Loustau et comme Riwal, il a été renvoyé en correctionnelle à la suite de l’enquête menée par la justice sur le financement du FN.

Riwal n’ayant pas le droit de travailler avec le parti dans le cadre des campagnes électorales, cela permettrait à Frédéric Chatillon de garder son rôle de prestataire. Il vient en tout cas régulièrement au siège de campagne.

Le directeur de campagne David Rachline, maire de Fréjus, ne cache pas être un ami de « Fred ». Quant à l’ancien avocat fiscaliste Philippe Péninque, qui représente la génération des gudards des années 1970 (Chatillon et Loustau y étaient, eux, dans les années 1990), il continue de jouer le rôle de visiteur du soir auprès de Marine Le Pen.

Le Monde

Zemmour condamné à 3000 € d’amende pour «provocation à la haine envers les musulmans»

Ce jeudi, la cour d’appel de Paris a condamné le polémiste Eric Zemmour, jugé pour des propos envers les musulmans de France prononcés en 2014, à une amende de 3000 euros.

image

Les magistrats ont confirmé la peine de 3000 euros d’amende, prononcée en première instance contre le polémiste Eric Zemmour.La cour d’appel de Paris a rendu son jugement, ce jeudi, dans le procès de l’ancien chroniqueur de France 2, jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans ». En première instance, le parquet avait requis 10 000 euros d’amende. Le polémiste devrait également verser 1000 euros à trois associations, pour leur préjudice moral, et 1 euros à deux autres associations.

En octobre 2014, dans un entretien donné au journal italien Corriere Della Sera, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ». « Les Français ont été obligés de s’en aller », avait commenté le polémiste, selon qui, le Front national est « trop à gauche du point de vue social » et « pas assez engagé contre le mariage homosexuel ».

L’hypothèse de la déportation des musulmans français

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

« L’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que vingt ans après, un million de pieds-noirs allaient devoir quitter l’Algérie pour rentrer en France? », soulignait-il. Ces propos avaient été repérés et fustigés par Jean-Luc Mélenchon. SOS Racisme et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) avaient notamment porté plainte.

L’Express

Essai nucléaire en 1960 : 150 prisonniers algériens utilisés comme cobayes humains par la France

hqdefault_573114966

René Vautier est mort le 4 janvier 2015. Résistant à 15 ans, il fut, avec pour seule arme sa caméra, engagé sa vie durant contre le colonialisme et les injustices ; emprisonné dès son premier film à 21 ans ; censuré comme nul autre réalisateur français ne le fut. Lui qui avait des liens si forts avec l’Algérie s’était fait l’écho d’un témoignage terrible. Il était surtout intervenu auprès d’amis algériens

Cela se passe au Centre saharien d’expérimentation militaire situé à Reggane, à 700 km au sud de Colomb Bechar. Les tirs sont effectués à Hamoudia, à une cinquantaine de km au sud-ouest de Reggane. Le 1er avril 1960 a lieu le second essai nucléaire français, sous le nom de code “Gerboise blanche”. La bombe dégagea environ 4 kilotonnes.

Le tir a été l’occasion d’étudier la résistance des matériels militaires (avions, véhicules, parties de navires…) à une explosion nucléaire. L’armée française a mené des essais sur des rats, des lapins et des chèvres. Des exercices militaires en ambiance «post-explosion» ont été réalisés. Ils commencèrent vingt minutes après les tirs. Mais, environ 150 hommes vivants furent aussi exposés aux effets de la bombe, ligotés à des poteaux, à environ 1 km de l’épicentre.

Nous sommes en pleine guerre d’Algérie, cette guerre qui a fait plusieurs centaines de milliers de victimes algériennes, militaires et surtout civiles. Beaucoup de victimes meurent torturées. Pour le colonialisme français et son armée, la vie des algériens ne vaut pas cher à l’époque…

René Vautier, avait monté son film “Algérie en flammes”, tourné aux côtés des combattants algériens dans les studios de la DEFA (Deutsche Film-Aktiengesellschaft) en RDA. 
C’est là qu’il a appris que Karl Gass, réalisateur documentariste à la D.E.FA. avait recueilli le témoignage d’un légionnaire français d’origine allemande affecté à la base de Reggane. Le témoin affirmait avoir reçu, juste avant l’explosion, l’ordre de récupérer dans des prisons et des camps de concentration, 150 Algériens qui devaient être utilisés comme cobayes à proximité du point zéro. Il déclarait les avoir fait venir, les avoir remis à ses supérieurs hiérarchiques et ne les avoir jamais revus. Ce légionnaire a été affecté ailleurs en 1961.

M. Mostefa Khiati, médecin à l’hôpital d’El Harrach et M. Chennafi, enlevé avec cinq de ses amis de Staouéli (ouest d’Alger) à Reggane où ils devaient travailler, confirment ce témoignage (voir encadré “Ce que disent les Algériens”). En Algérie, la presse et les médias algériens, la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme, des juristes, des médecins évoquent ces questions.

Suite sur le Matin d’Algérie

Discriminations en entreprise : les candidats d’origine maghrébines écartés dés les procédures de sélection

La ministre du Travail recevait ce mercredi un nouveau rapport sur la «lutte contre les discriminations en entreprise».

Image PNG (Portable Network Graphics)-BE027E306C35-1.png

La discrimination à l’embauche reste une réalité. C’est en tout cas le constat que dresse la ministre du Travail Myriam El Khomri qui recevait ce mercredi un nouveau rapport relatif à la «lutte contre les discriminations en entreprise». «Les hommes et femmes d’origine supposée maghrébine peuvent être clairement écartés des procédures de sélections dans certaines entreprises. Ne faisons pas semblant de l’ignorer», a-t-elle déclaré mercredi lors de la remise de ce document de 80 pages, le deuxième en un an et demi. Pour parvenir à ce constat, que Myriam El Khomri juge «sombre», même «accablant», une quarantaine d’entreprises de plus de 1.000 salariés ont été testées.

Ce rapport est le fruit d’un groupe de travail entre associations et syndicats, présidé par Jean-Christophe Sciberras, ancien président de l’association nationale des DRH. Son nom était apparu l’an dernier à l’occasion de la publication d’un précédent rapport de ce même groupe de travail qui s’était prononcé contre la généralisation du CV anonyme. Cette mesure polémique, inscrite dans la loi de 2006 mais jamais appliquée, avait finalement été abrogée par la loi Rebsamen du 17 août 2016.

Cette fois, le groupe de travail, qui réunissait associations, syndicats organisations patronales – ces dernières ont claqué la porte en septembre – propose notamment une formation à la non-discrimination dans les entreprises de plus de 300 salariés, une campagne de communication «Les compétences d’abord», ou encore l’action de groupe contre les discriminations. Ces mesures sont déjà reprises par le gouvernement, actuellement en discussion au Parlement dans le cadre du projet de loi Egalité et Citoyenneté.

D’autres mesures sont préconisées comme un «vade mecum de bonnes pratiques en entreprise pour assurer l’égalité de traitement des candidats à l’embauche» ou encore un «développement de la formation des recruteurs dans les TPE-PME».

Ces propositions risquent de tomber aux oubliettes car les partenaires sociaux sont déjà vent debout. «Deux ans de réunions, de propositions des syndicats et le gouvernement annonce… une expérimentation» dénonce dans un tweet Sophie Binet (CGT).

Le Figaro

La « France sans islam » de Philippe de Villiers: « Un racisme à peine déguisé »

Dans un entretien au magazine Valeurs Actuelles, le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers évoque sa volonté de voir « une France sans islam ». Notre contributeur, l’avocat et directeur du site Cultures&Croyances Asif Arif, met en garde devant le danger que représentent de tels propos.

Capture d’écran 2016-11-17 à 02.27.45.png

Depuis quelques semaines, on sentait une certaine accalmie sur la question tumultueuse de l’islam en France ou l’islam de France. Les médias étaient préoccupés par la montée de Donald Trump et par la question migratoire, sauf Valeurs Actuelles qui, en couverture de son dernier numéro, proposait un entretien exclusif avec Philippe de Villiers évoquant « [sa] France sans islam ».

Lecteur du Coran à ses heures perdues, Philippe de Villiers ne semble pas avoir tiré grand-chose des enseignements fraternels qui en découlent. Au contraire, il semble que ses conceptions moyenâgeuses de la France ont fait résurgence sur son caractère. Bien plus que commenter ses opinions sur l’islam, il s’agit en réalité de penser, aussi intellectuellement que possible, une France sans l’islam.

Viser l’islam, mais pas les musulmans

Ce titre se pose de multiples questions. Que veut-il dire par là? Parle-t-il d’un pays sans mosquée, sans patrimoine culturel oriental? Faut-il s’en baser seulement au Puy du Fou? Comment concevoir une France sans islam mais avec des musulmans? Cela revient étrangement à faire choisir les musulmans entre islam et République, alors que les deux sont compatibles.

La République offre à l’islam une palette de libertés qu’elle ne saurait gérer sans remettre en cause ses fondements: la liberté de conscience et la liberté de religion. Penser un pays comme la France sans islam, c’est rêver, comme Donald Trump, d’une Amérique sans migrants! Outre l’écho populiste que trouve cette affirmation de Philippe de Villiers, elle ne porte que très peu d’intérêt pratique.

Une affirmation illicite

Il est impossible de concevoir une telle France: l’islam fait partie intégrante du patrimoine religieux du pays. Cette sortie fait suite à beaucoup d’autres, toutes preuves d’un racisme à peine déguisé contre les populations immigrées ou nées sur le territoire français et d’origine africaine ou maghrébine.  

Il faut que ces Unes cessent, car elles portent atteinte à notre pacte républicain. Elles sont une atteinte continue à l’un des piliers de notre société, à savoir, la fraternité. Pas un seul discours politique ne fait l’effort de prendre le recul nécessaire et proportionné nécessaire au traitement du fait religieux. Cette hystérie continuelle dans les débats politiques ne peut plus durer.

Elle enlève toute crédibilité aux partis républicains et donne de la force à deux entités redoutées par la République: Daech d’un côté et le Front national de l’autre, l’avers et l’envers de la même pièce. Ils contribuent, tous les deux, à diviser notre société en faisant croître et en montant en épingle nos différences. Il est urgent que la République prenne le dessus et que de tels propos soient sanctionnés, au nom de notre fraternité républicaine.

L’Express

Un journaliste éthiopien condamné à 1 an de prison pour «diffamation» contre l’église

Getachew Worku, rédacteur en chef d’un hebdomadaire indépendant amharic a été condamné à un an de prison pour “diffamation” à l’encontre de la puissante église orthodoxe éthiopienne. 

Capture d’écran 2016-11-17 à 02.36.55.png

Le journaliste accusait notamment certains membres du clergé, présicément ceux du monastère de Sainte-Marie situé à Addis-Abeba, de corruption, fait savoir le portail d’actualités éthiopien, Addis Standard, sans plus de détails.

Arrêté la semaine dernière, Getachew Worku a été gardé à vue jusqu‘à la prononciation de sa peine. Le procureur avait plaidé trois ans de prison estimant qu’il avait violé l’article 63 du code pénal éthiopien relatif à la “diffamation et diffusion de fausses informations”.

Sa condamnation intervient dans une période sensible en Éthiopie où le pouvoir a dû décréter un état d’urgence de six mois depuis le 9 octobre pour faire face à la vague de manifestations violentes anti-gouvernementales qui ont déjà fait des centaines de morts selon les organisations de défense de droits de l’homme.

Africa News

Israël vote une loi préliminaire légalisant 3.000 maisons de colons en Cisjordanie occupée

Le Parlement israélien a adopté mercredi en lecture préliminaire un projet de loi controversée qui légaliserait des milliers de maisons construites pour des colons israéliens en Cisjordanie, territoire palestinien occupé.

des-batiments-en-construction-dans-la-colonie-israelienne-de-har-homa-a-jerusalem-est-le-7-mars-2016_5581263

Ce texte critiqué à l’étranger a été adopté avec la voix du Premier ministre Benjamin Netanyahu et concerne entre 2.000 à 3.000 logements en Cisjordanie. Avant d’avoir force de loi, il doit encore passer par trois lectures au Parlement et risque ensuite d’être soumis à l’examen de la Cour suprême.

L’orient Le Jour

Marine Le Pen se réapproprie une œuvre de Banksy, artiste engagé pour les migrants

Marine Le Pen inaugurait, ce mercredi 16 novembre, son siège de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, un joli QG dénommé « L’Escale » et installé rue du Faubourg-Saint-Honoré, à seulement 1,7 kilomètre de l’Élysée.

marine-le-pen-se-reapproprie-une-oeuvre-de-banksy-artiste-engage-pour-les-migrants

Sur un mur, bien en évidence, on pouvait voir une image représentant un manifestant jetant un bouquet de roses bleues

 

Cela n’est certainement pas un hasard : le Front national aime les clins d’œil, même les plus évidents. En témoigne donc le nom et l’adresse de ce QG, comme pour signifier à ceux qui n’auraient pas encore compris que la présidentielle n’est, dans l’esprit frontiste, qu’un chemin menant au pouvoir.

Les photos et le logo affichés dans le QG témoignent de la même volonté : s’amuser avec les codes existants pour promouvoir une symbolique propre au FN. La décoration du siège de campagne a été pensée dans ce sens. On pouvait donc apercevoir dans les salles et les couloirs des photos détournées de Clint Eastwood, « seul courageux » à s’être déclaré pour Donald Trump selon Marine Le Pen, de Brigitte Bardot, des Tontons Flingueurs ou encore d’Albert Einstein et des Rolling Stones – déjà récupéré par Donald Trump…

Cette image est loin d’être inconnue. Elle est signée Banksy, street-artist britannique présenté par certains comme un « artiviste », à savoir un artiste aux messages politiques notamment liés aux mouvements altermondialistes.

Là où le choix frontiste détonne, c’est que Banksy, dont on ignore l’identité exacte, a notamment œuvré en faveur des migrants de Calais. En 2015, il avait réalisé plusieurs œuvres dans la « jungle », et notamment une peinture de Steve Jobs, équipé d’un ordinateur et d’un baluchon. Une manière pour Banksy de signifier que le cofondateur d’Apple était le fils d’un Syrien ayant immigré aux États-Unis au milieu du XXe siècle. En août 2015, il avait également mis à la disposition des migrants les matériaux ayant servi à la construction de son parc d’attraction éphémère Dismaland.

Le Lab