Des militants d’Action Française ont fait irruption à Sciences-Po Aix mercredi soir

n-POLITIQUE-FRONT-NATIONAL-SCIENCE-PO-PS-large570

Une conférence sur le Front National organisée par le Parti socialiste à Sciences-Po Aix a été perturbée par une vingtaine de militants masqués de l’Action française, un groupuscule monarchiste d’extrême droite, a-t-on appris jeudi 03 décembre de sources concordantes.

Les militants ont fait irruption mercredi soir dans une salle de classe de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) alors qu’une conférence consacrée à « la montée de l’extrême droite en région Paca » devait s’y dérouler. « Dissimulés derrière des cagoules, des casquettes et des écharpes, ils ont déployé des drapeaux français et de l’Action française, et crié ‘Socialistes assassins' », a décrit Jean-Victor Roux, étudiant élu au conseil d’administration de l’école et présent lors de la réunion.

« Habillés tout en noir, ils sont entrés en courant, ont renversé un bureau et jeté des boules puantes », a précisé Cyril di Meo, secrétaire de la section PS d’Aix-en-Provence. Les militants sont partis au bout de quelques minutes, bousculant une jeune femme du public, et la conférence a pu suivre son cours, a-t-il ajouté. « Ce sont des actes d’intimidation, l’Action française se radicalise et monte en puissance ces derniers mois », ajoute-t-il, affirmant avoir déjà déploré plusieurs incidents avec ses militants dans la ville.

Huffington Post

Michel massacre son chien avec un manche de pioche, deux ans de prison ferme

1131771408_B977236965Z.1_20151203160814_000_GBS5O15A2.1-0

C’était un cocker de quatre ans «qui aboyait trop», ce que Michel Hettmann savait lorsqu’il l’a adopté il y a juste un mois, «pour avoir un compagnon». Mais, lundi, il a frappé l’animal et l’a laissé agoniser une heure. 

Des voisins ont appelé la police que le quinquagénaire a accueillie en grande colère, insultant, injuriant et menaçant les fonctionnaires dans une proportion rarement atteinte. Ce jeudi, l’attitude de l’homme a vivement agacé le tribunal de Valenciennes qui l’a condamné sévèrement.

Le vétérinaire qui a examiné le cocker avant d’abréger ses souffrances a relevé de nombreuses fractures occasionnées par des coups, un pneumothorax fatal. Les policiers, appelés par des voisins qui entendaient l’animal hurler de douleur, ont découvert celui-ci baignant dans son sang. « Non, il était sur un coussin ! » s’est obstiné à rectifier le quinquagénaire douchynois aux bras croisés sur la poitrine, bien décidé à ne pas se laisser faire. Comme lundi, face aux forces de l’ordre, insultés et menacés avec une violence inouïe.

Parties civiles, la SPA et la Fondation Brigitte-Bardo recevront des dommages et intérêts à hauteur de 300 €. Quant aux cinq policiers, également parties civiles, leur préjudice a été entendu et évalué à 300 € pour quatre d’entre eux, 500 € pour le cinquième, plus touché. Le tribunal a également prononcé à l’encontre de Michel Hettmann l’interdiction définitive de détenir un animal, quel qu’il soit.

La Voix Du Nord

Marc, François-Marie, Jean-Michel et François condamnés pour trafic de cocaïne

648x415_18_kg_de_cocaine_et_20_kg_de_cannabis_saisis_par_la_police_le_23_novembre_2015_photographies_a_la_pj

Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, lundi, les auteurs et complices de l’importation d’une torpille contenant 101 kilos de cocaïne à des peines allant de trois ans de prison avec sursis jusqu’à douze années assorties d’une mesure de sûreté au deux tiers.

Cette équipe de délinquants chevronnés, originaires de Corse et des Alpes-Maritimes, est à l’origine de la première opération française d’importation d’une torpille soudée sur la coque d’un navire, mode d’acheminement utilisé par les cartels de la drogue sud-américains.

L’opération avait été déjouée en avril 2013 sur le port de Rotterdam où avait accosté le Laguna D, un chimiquier néerlandais en provenance du Venezuela, lesté de cette «narcotorpille» contenant 79 paquets de cocaïne. Trois Français, équipés de matériel de plongée et de parachutes de levage, avaient été interpellés, dont le cerveau présumé de cette tentative de récupération, Marc Armando, qui s’est suicidé dans sa cellule des Baumettes quelques heures après sa mise en examen, le 3 mai 2013.

Le prévenu le plus lourdement condamné, François-Marie Bérard, 56 ans, s’est vu infliger 12 ans de prison avec une mesure de sûreté aux deux tiers et 30.000 euros d’amende, pour son rôle d’interface avec les trafiquants colombiens. Ce Corse s’était installé à Pereira (Colombie) à la demande de Marc Armando et avec la promesse de percevoir une commission de 40.000 à 50.000 euros.

Une peine de cinq ans de prison assortie d’un mandat d’arrêt a été prononcée contre François Lackner et Jean-Michel Dominici. Tous les deux avaient été contrôlés le 17 juin 2012 à trois heures du matin, alors qu’ils participaient à une plongée sous-marine autour de navires, dans le port pétrolier de Fos-sur-Mer, près de Marseille. Selon la procureure Audrey Jouaneton, ils auraient pu être, cette nuit-là, à la recherche d’une «narcotorpille».

20 Minutes

État d’urgence, le préfet condamné par la justice suite a un arrêté abusif contre un imam

214c411f4aa8a30e8aa7c1a362944

Le tribunal administratif de Nice a suspendu l’arrêté préfectoral qui lui interdisait  de fréquenter tout lieu de culte à Cannes et Grasse dans le cadre de l’état d’urgence.Au lendemain de l’audience, le tribunal administratif de Nice a rendu son jugement.

Les documents fournis par la préfecture pour justifier cette interdiction ne permettent pas de conclure que l’imam appartient à une mouvance radicale menaçant la sécurité publique, estime le tribunal dans ses conclusions publiées jeudi.

L’interdiction est donc suspendue et l’État doit verser une somme de 1.000 euros au plaignant, conclut le tribunal.

Pendant l’audience, le jeune imam avait reçu le soutien du recteur de la Grande mosquée de Cannes, Mustapha Dali. Ce dernier s’était  félicité d’avoir employé depuis un an cet homme, qui étudie pour l’obtention d’un doctorat et dont il connaît les professeurs.

France 3

Des élus FN dénoncent une escroquerie fomentée par le Front National

Chatillon-mis-en-examen-le-FN-n-a-rien-a-se-reprocher

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi à Valenciennes, trois élus FN du Nord ont dénoncé une «escroquerie» de la part du mouvement. Tous trois candidats aux départementales de mars 2015, ils contestent l’usage au sein du parti d’un «kit de campagne» conçu par la société Riwal. Utilisé par le FN depuis plusieurs scrutins, ce kit est un lot de matériel comprenant affiches, bulletins de votes ou encore conception d’un site Internet.

Censé faciliter la vie des candidats, le système est pourtant au cœur d’une enquête judiciaire depuis avril 2014. Les juges du pôle financier cherchent notamment à déterminer si l’achat de ce kit était obligatoire pour la plupart des candidats FN, et si le prix de certaines prestations n’a pas été surévalué.

«On nous a dit dans une réunion que, si on ne prenait pas les kits, on ne serait pas candidats», assure Francis Boudrenghien, conseiller municipal FN à Anzin, qui dit avoir été contraint de commander un supplément d’affiches électorales.

De son côté, Jean-Luc Laurent, conseiller municipal de Valenciennes, critique le prix et le format des prestations du kit : «Lorsqu’il m’a été proposé, pour un montant total de 8 000 euros, j’ai voulu y prendre quelques pièces et en refuser d’autres. La prestation de l’expert-comptable, par exemple, était facturée 1 400 euros alors qu’un professionnel local ne me demandait que 600 euros pour le même travail. J’ai également refusé la facturation de 28 000 cartes postales, livrées si tardivement que je n’aurai pas eu le temps de les distribuer.»

Selon Jean-Luc Laurent, ces réticences lui auraient valu d’être sermonné par le responsable local du FN, Guy Cannie. Dans un échange de courriels entre les deux hommes, exhibé par M. Laurent, Guy Cannie qualifie le kit d’«obligatoire». Ce terme apparaît également sur des documents adressés aux candidats du FN lors des municipales de 2014.

Ces éléments pourraient tout de même renforcer dans leurs soupçons les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeck et Aude Buresi. Les deux magistrats se concentrent sur la campagne législative de 2012, lors de laquelle le système des kits était déjà en place. Dans la double hypothèse d’un achat obligatoire et «surfacturé», le système ferait un perdant : l’Etat lui-même, qui rembourse aux candidats leurs dépenses de campagne en vertu du code électoral. Et deux gagnants. La société Riwal d’une part : productrice du kit, elle est dirigée par le très radical Frédéric Chatillon, un ami de Marine Le Pen.

Le microparti Jeanne d’autre part : piloté par des proches de cette dernière, il propose aux candidats FN des prêts leur permettant d’acheter le kit, à un taux d’intérêt de 6,5%. Neuf personnes ont déjà été mises en examen, dont Frédéric Chatillon, le vice-président du FN Jean-François Jalkh, son trésorier Wallerand de Saint-Just, ainsi que Jeanne et le FN eux-mêmes en tant que personnes morales.

Libération

Mickaël, catholique pratiquant, fiché comme islamiste radical et assigné résidence

1211010548.9

Mickaël L., 30 ans, s’est présenté au commissariat central dans la nuit du 15 novembre après une perquisition «infructueuse» menée chez un ami à lui, à Blagnac, par la DGSI.

«Les policiers me recherchaient. Ils m’ont appris que j’étais fiché comme islamiste radical depuis juin 2014. Je suis assigné à résidence depuis le 24 novembre mais moi je n’ai strictement rien à voir avec tout ça.

On m’accuse de faire du prosélytisme pour les salafistes… Je suis catholique pratiquant, j’ai même un tatouage du Christ sur le bras !», s’insurge ce Blagnacais qui a entamé une procédure devant le tribunal administratif pour faire tomber son assignation.

La Dépêche

Jean-Claude faisait subir « les pires misères » depuis plusieurs années au couple qu’il a assassiné

image

« Des saletés dans la piscine », « du cambouis jeté sur l’appentis », « des menaces » : Eric Simon, tué mercredi avec sa compagne devant leur domicile à Foulayronnes près d’Agen, subissait depuis « au moins trois ans » les agissements de son ex-ouvrier, témoigne son père Gérard Simon, maire de Saint-Léon-d’Issigeac, en Sud-Dordogne, où la victime a grandi. « Il leur a fait les pires misères », réagit-il, sous le choc de la nouvelle.

Sud Ouest


 

Couple abattu : Jean-Claude, le tireur présumé arrêté sur un parking d’un supermarché

L‘homme recherché depuis mercredi matin, dans le cadre du double homicide survenu à Foulayronnes, a été interpellé ce jeudi, un peu avant 9 heures, par les policiers en civil,

Jean-Claude Petitfaux est soupçonné d’avoir tué Stéphanie Marcassa – qui travaillait dans un cabinet d’architectes à Agen – et son compagnon, Eric Simon, alors qu’ils s’apprêtaient à conduire leurs enfants à l’école. Eric Simon était directeur de l’agence Seg-Fayat à Agen, une entreprise spécialisée dans le bâtiment. Le couple a été abattu devant leur domicile.

« De toute façon, toi, je vais te fumer » aurait déclaré le tireur présumé

Dès mercredi, les enquêteurs se sont rapidement intéressés à cet individu – ex-salarié de l’entreprise Seg-Fayat – qui aurait plusieurs fois menacé de mort Eric Simon. Le chef d’entreprise aurait même déposé plainte dernièrement. Selon une source proche de l’enquête, le tireur présumé lui aurait dit: « De toute façon, toi, je vais te fumer « .

Jean-Claude Petitfaux est né le 19 juillet 1955, à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Il a obtenu son CAP de maçon en 1972. Après plusieurs emplois chez divers patrons, il a intégré la Seg-Fayat en 2000. Puis, il a été licencié de cette entreprise pour « inaptitude » en 2011 après un arrêt pour longue maladie. Il touchait depuis une pension d’invalidité. Parmi ses collègues, le meurtrier présumé est loin d’avoir laissé une bonne impression. Décrit comme un « fouteur de merde », Jean-Claude Petitfaux avait, suite à ses problèmes de santé, refusé différents postes de reclassement. Il souhaitait passer à mi-temps. Ce que l’entreprise ne lui a pas accordé, choisissant plutôt de le licencier.

Il vit maritalement à Sauvagnas, dans une maison éloignée du bourg, depuis de nombreuses années. Il n’a pas d’enfant et sa compagne serait plus âgée que lui. La longévité de cette présence dans ce bourg de l’Agenais ne rimait pas avec une participation active dans la vie locale.

Il se promenait souvent en tenue paramilitaire et treillis

L’homme est plutôt décrit comme quelqu’un de solitaire qui aimait la chasse et la cueillette des champignons. Dans le village, il se promenait souvent en tenue paramilitaire et treillis.

 

Paris Match

6 terroristes basques de l’ETA condamnés pour le meurtre d’un policier français

5333797_92644800-9855-11e5-9390-00151780182c-1_545x460_autocrop

Six membres de l’ETA ont été condamnés mercredi à Paris à des peines allant de 14 ans de réclusion criminelle à la perpétuité pour un braquage et le meurtre d’un policier français en 2010, dernière personne tombée sous les balles de l’organisation séparatiste basque.

Le dernier grand chef militaire de l’ETA, désigné comme « l’un des deux auteurs des tirs mortels« , Mikel Carrera Sarobe dit « Ata« , 43 ans, a été condamné à la peine la plus lourde, conformément aux réquisitions. Son ADN avait été retrouvé sur des douilles sur les lieux de la fusillade.

En revanche, Xabier Goyenechea Iragorri, 35 ans, également poursuivi pour meurtre, a été acquitté de ce chef et condamné à 14 ans de réclusion criminelle pour sa participation au braquage qui a précédé la fusillade. Le ministère public, qui avait estimé que cet accusé ne pouvait être le second tireur au vu des preuves présentées, avait requis 18 ans à son encontre.

La victime, le brigadier chef Jean-Charles Nérin, le policier français tombé sous les balles de l’ETA et la dernière des 829 personnes tuées au nom de la lutte pour l’indépendance du Pays basque. 

Les Espagnols — cinq hommes et une femme — étaient jugés par une cour d’assises spéciale (composée de magistrats professionnels) pour avoir appartenu à un commando armé qui, le 16 mars 2010, a braqué un dépôt-vente de voitures, séquestré son employé avant de s’enfuir avec plusieurs véhicules, puis déclenché une fusillade en réponse à un contrôle de police à Villiers-en-Bière, en région parisienne.

La cour a estimé que tous étaient coupables de participation au braquage, commis, circonstance aggravante, en bande organisée et en lien avec une entreprise terroriste. 

Au cour des audiences, comme souvent lors de procès d’etarras, les accusés se sont murés dans leur droit au silence, ne prenant la parole que pour de brèves déclarations politiques. Ils ont quitté la salle en entonnant un chant de résistance basque, repris en écho par leurs sympathisants dans le public, le poing levé.

L’Express

Orlando d’origine italienne, perquisitionné car converti à l’islam

1359251185_B977231745Z.1_20151202201219_000_G6H5NSIES.1-0

Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs perquisitions administratives ont été menées dans l’Avesnois, notamment à Aulnoye-Aymeries, Avesnes-sur-Helpe ou Avesnelles. Dans cette paisible bourgade, les gendarmes ont débarqué à 4 h du matin au domicile d’Orlando Sodoyer.

« Il y avait des militaires en cagoule qui ont toqué à ma porte, raconte Orlando. Lorsque j’ai demandé ce qu’ils voulaient, ils m’ont dit, vous savez très bien. Là, j’ai compris que c’était lié à ma religion. » Car depuis deux ans, ce père de famille d’origine italienne, s’est converti à l’Islam.

Deux heures de recherche

Même s’il est resté discret sur cet aspect de sa vie privée, les rumeurs ont commencé à circuler dans le petit monde d’Avesnelles. « Les gens ont des craintes vis-à-vis de cette religion, avec l’état d’urgence, j’étais sûr que les gendarmes finiraient par débarquer chez moi. » La perquisition a été méthodique. Chaque recoin de la maison a été fouillé. « Même le grenier. Pendant ce temps, mes deux garçons étaient surveillés par les gendarmes », poursuit Orlando.

« Ils nous ont dit que tout allait bien se passer », explique son fils Benjamin. La perquisition va durer deux heures durant lesquelles les autorités vont prendre des photos du Coran d’Orlando, d’autres livres liés à l’Islam et même un DVD. Le contenu du disque dur de l’ordinateur sera inspecté. « Ils ont même relié nos smartphones à leurs appareils pour voir le contenuEt puis ils sont repartis »

« Je trouve ça dingue »

Orlando Sodoyer est encore sonné par cette visite nocturne. Et aujourd’hui, l’homme l’assure, il se sent discriminé. « C’est fou, je trouve ça dingue. On nous dit de ne pas faire l’amalgame mais on vient chez moi parce que mon seul tort c’est d’être converti à l’Islam. »

Aurait-il pu laisser apparaître des signes de radicalisation ? Orlando manque de s’étrangler lorsqu’on lui pose la question : « je m’en tiens aux cinq piliers de l’Islam, c’est tout ». Avant d’indiquer l’endroit où il se trouvait le 13 novembre : « au stade de France pour le match, avec mes enfants. Si les terroristes avaient réussi à entrer, j’aurai été une victime.Mais je suis passé du statut de victime à celui de suspect. Je lis le lendemain dans la presse que je pourrais être radicalisé. »

Les proches d’Orlando lui ont envoyé des messages de soutien. « Maintenant j’ai peur de la réaction des gens, j’ai envie de parler à mes voisins. Mais je ne sais même pas quoi leur dire… »

La Voix Du Nord

Une chrétienne pose avec une kalachnikov lors d’un séjour au Liban, la police débarque

image

Soupçonné d’être en lien avec une entreprise terroriste, un jeune couple brestois a fait l’objet d’une perquisition administrative le 24 novembre. Il dénonce la violence de ce type de procédure. Rien de suspect n’a été trouvé.

Sabrina, Brestoise de 19 ans, se souviendra longtemps du mardi 24 novembre. Il est 6 h du matin quand la jeune femme est réveillée en sursaut. « Ouvrez ou on défonce la porte ! », entend-elle. Avec son compagnon, ils s’exécutent quand ils comprennent que c’est la police.

« Ils sont entrés à six ou sept, et ont été dans toutes les pièces, pour voir si des personnes étaient cachées. » Il s’agit en fait d’une perquisition administrative, procédure décidée par le préfet dans le cadre de l’état d’urgence.

Le couple le comprend au bout de quelques minutes. « Ils nous ont dit que quelqu’un les avait contactés pour leur dire qu’on pouvait être en lien avec une entreprise terroriste », raconte, l’air sidéré, Sabrina.

Ce qui a pu donner du crédit à cette information ? « Mon compagnon est Franco-libanais. L’an passé, on est allé six mois au Liban. » De ce séjour, les enquêteurs ont gardé une photo de la jeune femme, une Kalachnikov dans les bras…

Fouille intensive

« Lors d’une balade dans les montagnes, on a fait une halte chez des habitants. Il y avait un AK-41 sur le canapé. C’est plutôt fréquent là-bas, car la situation est compliquée… Comme on ne voit pas ça en France, j’ai demandé à mon compagnon de me prendre en photo, et je l’ai envoyée par texto à quelques amis », assure Sabrina. Elle n’a aucune idée de comment elle est parvenue aux services de l’État. « En dehors de ça, ils ne se sont pas renseignés sur nous. On est chrétiens ! Ils ont d’ailleurs pris en photo deux bibles, une en français, l’autre en arabe, qu’ils ont cru être un coran. » 

Ouest France

En plus du sursis l’agriculteur devra payer 2400 € à ses voleurs Quentin et Audrey

eleveurs-agriculteurs

Il avait détruit le fourgon de ses voleurs, dans un moment de colère qu’il avait justifiée par la répétition des vols dans les exploitations. Il devra leur verser 2400 euros.

La justice a tranché et condamné l’agriculteur, qui avait percuté avec son tractopelle le fourgon d’un couple de jeunes, occupés à lui voler du matériel dans son champ, à verser à la jeune femme, propriétaire du véhicule,1500 euros pour son préjudice matériel, 500 euros pour son préjudice moral et 400 euros pour sa « perte de chance à caractère professionnel ».

Sud Ouest


Un agriculteur condamné pour avoir démoli le fourgon de ses voleurs Quentin et Audrey

Un agriculteur a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour avoir démoli le fourgon de deux voleurs sur son exploitation au moyen de son tractopelle (photo d’illustration), le 31 juillet dernier.

Les deux brigands ont eux été condamnés à 70 heures de travail pour l’une, 3 mois de prison ferme pour l’autre, rapporte « Sud Ouest » ce mercredi . Audrey et Quentin avaient entrepris de voler une batterie et un panneau solaire dans cette exploitation du Béarn et s’étaient fait surprendre par le propriétaire.

A la suite d’une discussion musclée où l’exploitant raconte avoir « fait la morale » au duo, les deux voleurs s’engagent à « indemniser et réparer ». Tout aurait pu s’arrêter là… Mais les deux intrus tentent malgré tout de quitter les lieux précipitamment et arrachent un câble d’irrigation dans leur fuite. « C’est ce qui m’a mis hors de moi », explique Jean.

L’agriculteur monte dans un tractopelle et retourne le fourgon d’où la jeune femme s’échappe, puis il pousse le camion dans la rivière voisine. Jean a perdu 7 500 euros de recettes à cause de l’absence d’irrigation. La propriétaire du fourgon a quant à elle évalué à 13 000 euros l’ensemble de son préjudice.

L’Obs

Un octogénaire musulman s’évanouit après une perquisition brutale pour… du bicarbonate de soude

screen-shot-2014-01-30-at-10-33-30-am

Alors que les perquisitions s’enchaînent en France depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, une famille musulmane de Strasbourg a vécu une mésaventure, voyant son domicile perquisitionné par les forces spéciales, qui n’y ont rien trouvé.

Recherchant des armes et de la drogue, le RAID, la police judiciaire et la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) ont perquisitionné un appartement de Strasbourg, n’hésitant pas à user de la méthode forte. Alors qu’un père de famille, âgé d’environ 80 ans, s’évanouit lorsqu’il entend des détonations faisant exploser sa porte, il est menotté au sol par les forces antiterroristes. Sa fille, âgée de 46 ans et déficiente mentale, subit le même traitement.

A l’origine de la perquisition, deux frères issus de cette famille sont contrôlés à deux reprises à la frontière tunisienne, puis à la frontière suisse, peu après les attentats de Paris. Prise pour de la drogue, une fiole de bicarbonate de soude retrouvée sur eux attire l’attention.

S’ils les laissent à chaque fois regagner la France, les douaniers gardent cependant des soupçons, et lancent une enquête. Celle-ci aboutit finalement à la perquisition musclée du domicile de leur père, ordonnée par le parquet de Strasbourg. Mais malgré les dégâts matériels et psychologiques occasionnés par celle-ci, les policiers rentrent bredouilles.

Estimant la mesure absurde, l’un des frères rapporte au site d’information Rue 89 que son frère utilisait uniquement la substance suspecte «pour des problèmes d’estomac». Celui-ci estime qu’«ils ont été arrêtés au faciès», notamment parce qu’ils «portent la barbe».

RT

COP 21 : David écope de 3 mois ferme pour avoir jeté un projectile sur les CRS

image

Trois ferme et 200 € de dommages et intérêts. C’est la peine prononcée ce mardi soir, vers 23 heures, contre un homme de 28 ans arrêté après les incidents survenus dimanche sur la place de la République, lors d’un rassemblement en marge de la COP21. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis, dont quatre ferme.

A la barre, David M., poursuivi entre autres pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, reconnaît avoir jeté un projectile sur un policier, lui occasionnant une légère blessure à la lèvre. « Mais c’était une canette, pas une bouteille en verre, se défend-il. J’étais énervé parce que je venais d’être aspergé de gaz lacrymogènes. »

Cet après-midi-là, cet habitant de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), père de deux enfants, sans emploi, était ivre : il avait 2,26 g d’alcool dans le sang. Il venait de rejoindre des amis zadistes sur la place de la République où une chaîne humaine pour le climat était organisée quand, assure-t-il, il s’est retrouvé face aux CRS, au milieu de groupes violents prêts à en découdre.

341 personnes arrêtées
En tout, 341 personnes ont été arrêtées dimanche. La quasi-totalité a été placée en garde à vue. Non pas pour violences mais pour ne pas avoir respecté l’interdiction de manifester, prise dans le cadre de l’état d’urgence. Tous ont été rapidement remis en liberté dès le lendemain, sauf neuf personnes. Parmi elles, Damien M.

« Je n’aurais pas dû faire ça, je le regrette. Je ne suis pas quelqu’un d’agressif », affirme ce garçon aux cheveux châtains et à la voix douce. Et le t-shirt qui masquait son visage ? interroge le procureur. « C’était pour me protéger des odeurs de poivre. »

Le ministère public avait requis un mandat de dépôt. Damien M. pourra finalement repartir libre. Une jeune femme de 25 ans comparaissait également ce mardi soir pour avoir refusé d’obéir à l’ordre de dispersion de la police, puis pour n’avoir pas accepté la prise d’empreinte digitale. Elle a été condamnée à 1 000 € d’amende.

Le Parisien

Dépôt de plainte contre le militant d’extrême droite Boris Le Lay pour menace de mort

Olivier Cuzon, militant syndical de Sud, a porté plainte contre Boris Le Lay pour des menaces de mort qu’il aurait reçues via le mur Facebook de Boris Le Lay, reprenant un article écrit sur son site Breizh Atao.

« Boris Le Lay est propriétaire de ce mur et la jurisprudence est constante. S’il ne me menace pas directement, plusieurs commentaires le font très clairement » explique celui qui n’entend pas céder à la peur.

Brest. Plainte nominative contre Boris Le Lay

Par ailleurs, le même site Breizh Atao avait déjà publié des contenus à la suite d’une manifestation qui avait opposé l’Adsav aux antifas dans les rues de Brest en octobre.

Le 11, il avait notamment publié une première  » note de renseignements sur les collaborateurs pro-islamistes de la ville  » de Brest où figuraient 7 personnes.

Dans un courrier adressé au procureur, six d’entre-eux demandent instamment à la justice de faire le nécessaire pour retrouver Boris Le Lay afin qu’il purge la peine de six mois de prison ferme prononcé par le tribunal correctionnel de Quimper en mai dernier, à la suite d’insultes à caractère raciste proférées contre un musicien de couleur noire.

Le Télégramme

Un agriculteur détourne des subventions européennes pour construire un circuit de motocross

image

La Cour des comptes européenne chargée de veiller au bon respect de l’utilisation des fonds financiers de l’Union européenne vient de révéler l’importance des dérives, notamment dans le domaine agricole.

Un agriculteur espagnol résidant dans la région de Castille-La-Manche (sud-ouest de l’Espagne) mais dont le nom n’a pas été mentionné, a réussi à détourner les subventions européennes, initialement attribuées au motif de son activité, pour la construction d’un circuit de moto-cross.

Autre cas de fraude particulièrement récurrent en Espagne, les subventions concernant l’élevage. En Espagne, les terres qui ont été déclarées comme des prairies permanentes ont souvent été retrouvées totalement ou partiellement couvertes de végétation ou ne pouvant être subventionnées, car elles sont recouvertes de roches , d’arbres ou encore de buissons épais» indique le rapport.

La CCE a en outre révélé que ce type de cas ne concernerait pas uniquement l’Espagne. Ce procédé de fausses déclarations a également été enregistré à travers d’autres pays de l’union européennes comme l’Allemagne, le Danemark, la République tchèque, la France, l’Italie, la Slovaquie et le Royaume-Uni.

Les subventions européennes notamment dans le domaine agricole représentent une partie non négligeable du budget dédié à la politique agricole commune (PAC) dont le montant s’élève à 40% du budget européen soit 58 milliards d’euros.

RT